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Enfin arrivés [PV: Capucine Berthelot]

 
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Flavien Isidor
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MessagePosté le: Lun 31 Déc - 09:49 (2012)    Sujet du message: Enfin arrivés [PV: Capucine Berthelot] Répondre en citant

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Flavien avait visiblement surpris la jeune femme, en lui expliquant qu'elle serait considéré comme une prise de guerre. Mais c'était le plus pratique pour Flavien. Il pouvait la traiter aussi bien ou aussi mal qu'il le souhaitait. Arrivant enfin chez lui, de nuit, les quelques loufiats encore réveillés durent se secouer les puces pour accueillir correctement leur Seigneur. Flavien fît descendre la jeune femme de cheval, et descendit également, puis, sans véritablement la lâcher, la tenant par la main, il l'invita a le suivre a l'intérieur, tandis qu'un laquais s'occupait de ramener le canasson a sa "demeure".

A l'intérieur, le château était bien éclairé. Plus probablement que la plupart des autres châteaux des environs. Certes, ce n'était pas économique en torche et en bougies, mais Flavien n'aimait pas trop l'obscurité, et c'était devenu une habitude. Aussi, il amena la jeune femme, tout en lui faisant visiter des pièces parmi les plus spacieuses et les plus joliment décorés, jusqu’à une pièce ou une table plutôt grande remplissait l'espace.


"Je vous en prie mademoiselle, asseyez vous là. Je suis très content d'avoir pû plus facilement entendre votre voix tout a l'heure. Il est tard, mais je sais que vous avez faim, aussi, j'ai demandé a ce qu'on nous apporte a manger. Malheureusement, les cuisiniers dorment, alors, il n'y aura rien de savamment préparés, mais nous devrions pouvoir nous débrouiller, n'est ce pas ?"

Sur ces mots, deux a trois larbins arrivèrent avec quelques plats contenant des fruits et légumes, du pain, quelques produits de ferme, et d'autres choses pour manger.

"Voila voila. Vous allez pouvoir manger convenablement. Moi aussi, d'ailleurs."

Puis, sans pour autant attaquer la pitance, Flavien continua sur un ton plus discret. Il n'y avait plus qu'eux deux dans la pièce un peu sombre et assez chaude, eux deux et le reflet de la lune, ainsi que de multiples ombres projetés contre les murs par les torchères.

"Vous savez, comme vous l'avez dit, sans moi et mes hommes, il est vrai que vous vous seriez trouvé mal... Par une nuit aussi froide, seule, dehors, a la merci de tout ce qui rôde... Enfin, heureusement que ce n'est pas le cas !"

Flavien commença après cela a manger, se servant sur les plats et grignotant de temps a autre, tout en regardant la jeune femme. Elle était appétissante, elle aussi. Lorsqu'ils avaient chevauchés, Flavien avait pu sentir son corps contre le sien, l'odeur de ses cheveux, la douceur de la peau de son visage. La seule chose qu'il avait regretté, c'était qu'ils fussent tout le deux habillés sur un cheval, et pas nus dans son lit. Flavien n'avait aucune idée de ce qu'il allait faire de la jeune femme, d'un autre côté. Pour le moment, il en ferait ce qu'il voudrait, en attendant de voir. La jeune femme était polie, discrète, retenue, et plutôt agréable. Soit elle était noble, soit elle était intimidé par le statut de Flavien. Peu importait, en fait. Elle serait ce qu'il voudrait qu'elle soit.

"J'espère que vous appréciez le repas. Souhaitez vous quelque chose d'autre, avant d'aller dormir ? Doit je dire de vous préparer un bain ? Ou autre chose ? N'hésitez pas a me dire."
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Capucine Berthelot
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MessagePosté le: Mar 1 Jan - 10:40 (2013)    Sujet du message: Enfin arrivés [PV: Capucine Berthelot] Répondre en citant

Les lueurs des flammes les accueillirent de loin, dansant dans la nuit, dessinant le pourtour de l'enceinte de la demeure du seigneur, aura rassurante et protectrice, puis vint le bruit des serviteurs, dont la machine huilée se mettait en marche, à l'approche du groupe de cavaliers revenus de leur périple nocturne. Les sabots crissèrent sur le sentier de graviers tandis qu'ils s'avançaient vers l'entrée principale où une fourmilière de laquais et de servantes s'affairaient rapidement, ouvrant les portes et allumant de nouveaux flambeaux.

Capucine, bien droite sur la monture, toujours calée solidement entre les cuisses du seigneur, observait tout ceci avec calme, ayant retrouvé ses habitudes de posture altière. Elle suivit Flavien des yeux lorsqu'il mit pied à terre et lui tendit les mains pour l'aider à descendre à son tour. Posant ses mains blanches sur les avants bras de l'homme, elle s'appuya pour glisser le long du flanc de l'animal, mais quand son pied nu toucha les graviers, elle grimaça et s’agrippa plus solidement aux manches de la veste du seigneur. Fermant les yeux un instant, tant pour oublier la douleur que la fatigue qui commençait à s'emparer d'elle, elle reprit son souffle doucement. La tête lui tournait légèrement, de faim, d'épuisement aussi sans doute.

Près d'eux, quelques marches d'une pierre blanche usée menaient à une large porte à double battant autour de laquelle les serviteurs s'étaient alignés pour leur ouvrir le passage comme des torches humaines. Flavien la guida rapidement au dedans, jusqu'à une grande salle où trônait une table immense. La cohorte de laquais poursuivit son manège mécanique, apportant en un instant une dizaine de plats contenant des fruits et autres mets variés, bien que de la plus grande simplicité.

L'estomac de la jeune femme se tordit brusquement en voyant apparaitre la nourriture et elle porta une main à son ventre. Alors qu'il l'invitait à prendre place, elle se hâta de rejoindre la table et tendit une main vers le plat de fruits, réalisant qu'elle tenait toujours serrée la miche de pain mystérieuse de la forêt. Elle hésita un instant, le bras figé tendu devant elle au dessus de la table, regardant le quignon écrasé, semblant avoir un moment d'absence.

Puis, lentement, elle tourna sa main paume vers la table et déposa son précieux trésor, décrispant ses doigts figés depuis quelques heures dessus.

Son corps et son esprit semblèrent se remettre en clenche, comme délestés de ce poids absurde et ses deux mains se tendirent vers les plats, saisissant fruits, viandes, pain en même temps, se faisant une provision devant elle, et enfourna une bonne partie dans sa bouche, vorace et affamée.


"Vous savez, comme vous l'avez dit, sans moi et mes hommes, il est vrai que vous vous seriez trouvé mal... Par une nuit aussi froide, seule, dehors, a la merci de tout ce qui rôde... Enfin, heureusement que ce n'est pas le cas !" dit il alors qu'elle dévorait tout ce qu'elle pouvait, comme si on allait lui retirer tout cela d'ici peu.

Une pomme croquée encore près des lèvres, elle tourna les yeux vers lui, où cette fois une expression sombre et sérieuse pouvait se lire et répondit  :

"J'aurais su me défendre... si je n'avais été surprise dans mon sommeil. Quel combattant saurait se sortir victorieux d'un assaut alors qu'il est au plus faible, entre les bras des anges ?"

Elle soutint le regard du seigneur quelques secondes, comme s'il l'avait provoqué et qu'elle devait prouver quelque chose soudain. Puis fronçant les sourcils, elle baissa la tête.
Se retrouver ainsi en lieu sûr, bien qu'inconnu, au chaud dans cette grande bâtisse lumineuse, venait à bout de ses dernières forces. Toute la tension contenue depuis ces trois derniers jours se relâchaient enfin.

"Mais... merci. Merci encore de votre aide."

Elle leva sur lui un regard au bord du vide, inspira et sourit tristement :

"Un bain ? C'est bien trop à me proposer... Je veux juste pouvoir dormir."

Elle reposa la pomme à moitié dévorée sur la table, essuya d'un doigt le jus qui avait coulé sur son menton et recula sa chaise.
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Flavien Isidor
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MessagePosté le: Mar 1 Jan - 13:29 (2013)    Sujet du message: Enfin arrivés [PV: Capucine Berthelot] Répondre en citant

La jeune femme le remerciait pour son aide, mais soulignait qu'elle aurait pu s'en sortir toute seule. A ces mots, Flavien réfléchit quelques instants sur ce qu'il souhaitait faire de cette demoiselle... Il ne savait toujours pas ce qu'il allait en faire. Mais une jeune femme inconnue de tous ici, seule, sans personne... Voila qui offrait des opportunités intéressantes. Flavien n'aurait rien contre profiter des charmes de cette créature. Mais il voudrait non pas la violenter et la forcer, ce n'était pas trop son genre. Flavien préférait les choses un peu plus subtiles, il était bien plus manipulateur que violent. En plus, se montrer violent n'aurait aucun intérêt, la jeune femme ne ferait que le détester. Il n'avait rien contre être détesté, du moins en partie, mais il préférait de loin être considéré comme autre chose qu'un homme violent.

Aussi, alors que la jeune femme se leva, Flavien resta assis et lui dit, d'un ton sombre et un peu suave a la fois.

"Oh, vous auriez su vous défendre ? Peut être alors, n'aviez vous pas besoin de moi. J'aurais sans doute dû vous laisser dans les bois, n'est ce pas ?
Je ne sais pas qui vous êtes, mais visiblement, soit vous n'êtes personne, soit vous fuyez qui vous êtes... Dans les deux cas, vous n'êtes rien ici que ce que je désire que vous soyez. Je ne pense pas avoir été mauvais avec vous, ou méchant, je vous traite bien, je dirais même. Mais cela ne dépend que de l'impression que vous me faites. Certains Seigneurs pourraient dire "je vous ai sauvé, votre vie m'appartient" mais je ne pense pas que cela soit nécessaire. Je crois que je fait déjà de vous ce que je souhaite. J'espère donc, qu'il vous apparait clair que si vous souhaitez bien vivre, il vaux mieux me plaire. "


Puis, reprenant après une petit pause.

"Bien. Maintenant que cela a été clairement énoncé, Je ne sais toujours pas comment vous considérer. Pour le moment, je vous l'ai dit, vous êtes une prise de guerre, l'équivalent d'un esclave, même si vous voyez bien que je ne vous traite pas comme tel. Si vous vous comportez bien, je serais concilliant. Je ne vous conseille pas d'essayer de vous comporter mal. Une des plus grandes qualités que je trouve, c'est l'obéissance et la conscience de sa place."

Après quoi, Flavien se leva doucement et fît signe a la jeune femme de le suivre.

"Venez, je vais vous montrer votre chambre"

Flavien amena ainsi la jeune femme jusqu’à une chambre, ni inconfortable, ni luxueuse, et se retira simplement en lui souhaitant une bonne nuit.
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Capucine Berthelot
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MessagePosté le: Mer 2 Jan - 05:33 (2013)    Sujet du message: Enfin arrivés [PV: Capucine Berthelot] Répondre en citant

Le seigneur ne sembla pas apprécier son élan d'audace à prétendre qu'elle savait se défendre, mais certes, il ne l'avait jamais vu une épée en main. Non qu'elle fut une combattante émérite, mais elle savait manier le fer, elle savait le faire tournoyer, fendre l'air et se planter avec une habilité déconcertante dans sa cible. La force lui faisait bien sûr plus défaut qu'à un soldat, mais le poids et la vitesse d'une arme pouvait parfois suffire à clore une escarmouche.

Mais là n'était pas le propos.
Une damoiselle en robe de nuit sale et humide, pieds nus de surcroit et en plein bois, ne pouvait qu'avoir besoin de secours. Et il est vrai qu'au vu de la rencontre dont il l'avait débarrassée d'une flèche, c'était sans doute vrai. Et un homme, seigneur de raison, avait besoin de cette reconnaissance et de cette gratitude normale que devait éprouver une jeune personne du sexe opposé en de telles circonstances. Il eut besoin de répéter qu'il ne la reléguait pour l'heure à aucune classe particulière, ni esclave, ni noble, se targuant de sa clémence en lui offrant l'hospitalité sans prétendre rien lui demander en échange. Ce qui était exact pour le moment. Pourtant Capucine ne pouvait croire complètement à cette générosité altruiste. Lui dire qu'il la considérait comme une prisonnière, "sa" prisonnière, n'était rien d'autre qu'une manière d'assurer ses arrières et la contraindre à rester à sa place.

Intelligente et ne voulant risquer de perdre l'avantage qu'elle avait pour le moment, elle fit le choix de ne pas plus répondre pour accepter avec une prétendue humilité le contrat qu'il lui proposait. Après tout, elle avait besoin d'un toit... et sans doute d'un protecteur avant de pouvoir prendre la moindre décision quant à son avenir. Elle y réfléchirait plus tard, une fois la nuit passée.


"Votre clémence et votre générosité sont indiscutables, sire Isidor. Je sais que je suis votre obligée tant que je séjourne sous votre toit. Je saurais me montrer reconnaissante de tout ceci."

Ce sur quoi elle le suivit dans le méandre de couloirs qu'il emprunta d'un pas sûr.
Un escalier et quelques corridors plus loin, ils arrivèrent à une chambre qu'il ouvrit en silence.

Elle y pénétra sans qu'il ne la suive, prenant congé rapidement en lui souhaitant une bonne nuit.

Elle attendit au milieu de la pièce que la porte se referme derrière elle, se retrouvant seule dans le lieu, dans la pénombre et le silence d'un refuge inespéré après sa cavalcade dans les bois.

Une seule bougie était allumée sur la table de chevet près du lit et l'atmosphère de la pièce n'en était que plus reposante. Elle s'approcha doucement de la fenêtre qui menait sur la cour principale du château et y posa sa paume et son front, dégustant la fraicheur qui en émanait. Les yeux ouverts, elle distinguait au dehors, à l'horizon, les prémices des bois dont elle venait, devinant plus que ne voyant vraiment les arbres, le chemin qu'ils avaient empruntés, se souvenant de la route parcourue, de la peur, de l'incertitude... elle ferma les yeux et se mit à pleurer en silence. De la buée se forma sur la vitre avec son souffle chaud, créant un brouillard entre le passé et le présent, alors que le souvenir de toute sa fuite lui revenait, étape par étape, l'arrivée à l'auberge avec les soldats, et cette fenêtre, cette autre fenêtre qui avait été son chemin de sortie pour une autre vie.  Le reste revint également, ces dernières mois, ces dernières années, son père, Duncan, l'errance dans les lieux mal fâmés, le seigneur des Quatrebarbes...

Ses jambes se mirent à trembler et s'affaissèrent lentement sous son corps. Elle glissa le long du mur, se recroquevillant sur elle même, une main cachant à demi son visage.

C'est ainsi qu'elle s'endormit, perdant enfin conscience, cessant de lutter...
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Flavien Isidor
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MessagePosté le: Jeu 3 Jan - 20:27 (2013)    Sujet du message: Enfin arrivés [PV: Capucine Berthelot] Répondre en citant


La jeune femme lui avait répondu quelque chose de parfait. D'absolument parfait. Pourtant, ce n'était pas la première fois que Flavien tenait ce genre de discours. Et il n'avait jamais de réponse parfaite. Cette réponse parfaite était donc une réponse de façade, au moins en partie, pensa Flavien. Ce dernier parti s'occuper de certaines affaires, puis, il revînt bien plus tard dans la chambre de la jeune femme, souhaitant la voir, endormie. Il la vît ainsi, couché, recroquevillé contre le mur de la fenêtre, endormie par la fatigue visiblement.

Flavien se rapprocha, et attrapa doucement la jeune fille, l'amenant jusqu'au lit ou il l'allongea dessus, lentement et en prenant soin de ne pas la réveiller. Il la regarda un peu plus. Elle était bien jolie, trouva t'il. Flavien réfléchit encore plusieurs instants, a la regarder dans la pénombre. Elle dormait visiblement assez profondément. Aussi, Flavien fini de la coucher. Néanmoins, il profita de son sommeil pour s'amuser un petit peu. Il retira doucement la robe de la jeune femme, et la dénuda progressivement sous son regard, jusqu’à ce qu'elle fût entièrement nue, sur le dos, sur le lit.  Il pouvait désormais la contempler entièrement, et ne s'en priva pas. Il aurait aimé aller plus loin... Mais ce n'était pas encore maintenant, le moment. Remontant une lourde couverture sur la jeune femme, il la recouvrit afin qu'elle ne prenne pas froid, et glissa la robe quelque part sur le lit. Puis, il parti de la couche, et alla dormir dans sa chambre. La nuit fût assez courte pour lui, et c'est de bon matin qu'il se leva. Il mangea de quoi se restaurer suffisamment, puis, demanda a un laquais de faire un plateau de choses a manger, et de l'amener devant la chambre de Capucine.

Flavien vînt jusqu’à la chambre de la jeune fille, et pris le plateau lui même, entrant dans la chambre de la jeune femme. Flavien commença par poser le plateau sur un meuble composant la pièce, non loin du lit en question, puis, il se posa sur le bord du lit, observant a nouveau la jeune femme, couverte et dans une tenue de ce fait plus décente. Il attendit un peu avant de réveiller la jeune femme, assez doucement. Quand la jeune femme lui sembla dans un état ou elle fût capable de comprendre ses propos, Flavien commença a parler.


"Une servante indélicate vous a trouvé par terre, endormie contre la pierre froide. Elle vous a dénudé et mise au lit, m'a t'elle dit... J'espère que vous n'y voyez pas d'inconvénient... Je vous ai apporté de quoi manger, Mademoiselle."
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Capucine Berthelot
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MessagePosté le: Sam 5 Jan - 15:13 (2013)    Sujet du message: Enfin arrivés [PV: Capucine Berthelot] Répondre en citant

La nuit qui s'écoula sembla courte à la jeune femme, dénuée de rêves. Un simple abandon, une inconscience totale, un vrai repos. Pourtant elle garda en mémoire le vague souvenir d'un visage au dessus d'elle qui l'observe dans un brouillard ankylosé, sans menace aucune, de mains qui parcourent son corps sans brutalité, mais tout ceci ne conserve pas plus de consistance qu'un lointain rêve déjà dissout par l'éveil du jour.

Elle ouvrit les yeux doucement en sentant une présence près d'elle, et lorsque ses paupières s'écartèrent, le même visage sembla se dessiner. Son regard était encore embrumé de sommeil et elle ne voyait pas clairement, pourtant... ils étaient si semblables...

Elle referma les yeux une seconde, s'étirant, se frotta les paupières et les rouvrit enfin, définitivement cette fois. Sans se redresser, elle tourna le visage vers le seigneur qu'elle avait maintenant reconnu, son "sauveur" de la veille, alors qu'il commençait à lui parler d'une voix douce.

En même temps qu'il lui narrait les choses, le regard de Capucine se déplaça vers la fenêtre comme retraçant ce qui s'était passé, revint vers le lit puis ses sourcils se froncèrent avant de s'écarquiller. Ses mains remontèrent sur la couverture, la tirant plus haut sur ses épaules nues.

"Oh...? Je... je n'en ai aucun souvenir."

Elle baissa les yeux, cherchant dans sa mémoire, mais tout était flou.
Elle soupira doucement puis releva la tête.

" Ne la punissez pas, sire, elle a bien fait. Je me suis bêtement endormie..."

Elle stoppa sa phrase en plein milieu, en regardant vers la fenêtre, jaugeant sans doute inutile d'expliquer pourquoi. Elle se redressa en position semi assise et repoussa une mèche de ses cheveux roux vers l'arrière, la coinçant derrière son oreille et tenta un sourire maladroit :

"Vous allez devoir cesser d'être si courtois, je vais finir par ne plus savoir comment vous remercier !"


Un petit rire s'échappa de ses lèvres, mais en vérité, elle se sentait gênée. Se sentir redevable n'était pas une position confortable surtout quand, comme elle, on ne possédait plus rien pour rendre la pareille.

Elle regarda vers le plateau posé sur le buffet non loin puis revint sur Flavien.

"Néanmoins..."

Elle leva son regard d'azur sur lui et poursuivit :

"Vous semble t-il envisageable de me fournir un vêtement quelconque ? Je... je n'avais que cette robe et je crains qu'elle soit en piteux état..."

Elle tenait toujours, serrée entre ses deux poings, la couverture qu'elle pressait contre sa poitrine, ne dévoilant que le haut de ses épaules et son cou fin.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:38 (2018)    Sujet du message: Enfin arrivés [PV: Capucine Berthelot]

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