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"Venez, que je vous croque." [terminé]
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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Mar 8 Oct - 13:32 (2013)    Sujet du message: "Venez, que je vous croque." [terminé] Répondre en citant

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Evelyn soupira.

Voila trop d’heure déjà que la blonde se trouvait à dos de cheval. De retour d’une rencontre diplomatique avec les représentants d’une culture barbare, la jeune femme était pressée d’arriver enfin à destination. Il faut dire qu’elle est levée depuis l’aurore, elle qui ne se lève souvent qu’une fois none sonnée.

Juchée en amazone sur sa selle, la seigneur portait pour ce jour, une longue robe de couleur lilas intense, pour souligner la couleur particulière de ses yeux. En tant qu’ambassadrice de sa reine, Lyn arbore des bijoux d’or et d’améthystes, couleurs parfaite en l’occasion.

Satisfaite, car elle a put obtenir la cessation des combats, Lyn chevauchait sans vraiment faire attention aux bois qui l’entourent. Une garnison composée d’environ trente hommes d’armes entourent la jeune femme, l’œil vigilant. Ils savent ce qui se passerait si la Dame venait à être mécontente de leur travail, et certains d’entre eux se touchaient rapidement les attributs pour être sur de leur présence. C’est que Lyn est connue pour aimer priver les hommes de leur virilité et souvent par caprice.

Pourtant cette journée ne devait peut être pas se finir aussi bien qu’elle avait commencé …
Car au détour d’un virage, la petite troupe tombe nez a nez avec un groupe de barbare. Étrange il s’agissait la de ceux de la même tribu dont la seigneur venait de quitter le camp. Ils allaient vetus de peaux et de cuirs usagé, courbés en avant comme prêts a bondir a tout instant. Leurs visages tartinés de terre n'auguraient rien de bon. Dans leurs mains, coutelas d'os, massues et autres bâtons. Tout en eux était menaçant.

L’un d’eux sourit en voyant la blonde froncer les sourcils et il croassa : « Chef pas aimer gonzesse qui donne ordres. Toi bientôt esclave a lui. » Puis il tendit le doigt en direction de Lyn et donna un ordre dans son jargon. Les manants se ruèrent a l’attaque et les soldats de Lyn se regroupèrent autour de la jeune femme.

Tirant sur les renes de son destrier, la blonde cria l'ordre de maintenir les rang sous peine de punition exemplaire.


Dernière édition par Evelyn Benito le Mar 15 Oct - 16:25 (2013); édité 1 fois
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Vaellar dit Lahire
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MessagePosté le: Mar 8 Oct - 16:05 (2013)    Sujet du message: "Venez, que je vous croque." [terminé] Répondre en citant

Les lieues et les lieues avaient défilé sous les sabots de sa vieille rosse. Vaellar errait sans réel but depuis qu’il avait quitté les terres inhospitalières de sa prétendue famille. Depuis peu, l’idée lui était venue de quitter le royaume et de partir, partir … Il avait toujours été fasciné par la différence. Il voulait apprendre à combattre contre des personnes de styles tout à fait opposés au sien. Pour s’améliorer … Ou mourir en essayant. Ainsi, l’idée d’un exil vers les royaumes lointains situés à l’Est s’était imposée à son esprit. Il chevauchait depuis des semaines vers cette destination et s’apprêtait enfin à quitter le Royaume Danzerchust.

Là, il laissa sa monture se reposer un peu du voyage éreintant qu’il lui avait imposé. Au faîte d’une petite colline, il la laissait paître à sa guise tandis qu’il était étendu, tranquille, sur le sol doux et amène, goûtant un repos doux-amer. Les cris et les mots d’alarme le tirèrent de sa torpeur. Il se redressa, l’oreille aux aguets, la main sur le pommeau de son arme.

En contrebas, il pouvait voir une petite troupe confrontée à un petit contingent des Sauvages de l’Est. Des membres de tribus aussi vindicatifs que sauvages. Un instant, son esprit s’enflamma. Enfin, l’appel du sang et des armes ! Mais de quel côté se ranger ? De celui des pillards qu’il rejoindrait peut-être ? Ou de la troupe visiblement menée par une jeune femme blonde quoique frêle ? Tout est une question de pertes et profits. Et il y a plus à gagner à porter assistance à une personne parée de bijoux qu’à des gueux couverts de hardes. Il considéra un instant ses chances. Heureusement, les Sauvages n’avaient pas d’armes de jet. Ce qui lui laissait toutes ses chances pour les prendre à revers et faire jouer sa science de l’épée.

D’un bond, il était sur sa vieille rossinante et l’éperonna sans douceur. En pleine descente, il se garda bien de pousser quelque cri que ce soit. Il comptait bien jouer de la surprise. A quelques mètres de l’impact, enfin, un des Sauvages donnait l’alarme. Vaellar éperonna encore une fois son cheval et le lança là où il y avait le plus de Sauvages. Lui sauta en chemin, lame en main. Il atterrit dans un geste vif et une gerbe de sang. La première tête n’avait pas touché le sol que déjà, son revers d’épée trancha un nouveau Sauvage qui s’était tourné vers lui. La danse macabre venait de débuter.
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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Mar 8 Oct - 19:09 (2013)    Sujet du message: "Venez, que je vous croque." [terminé] Répondre en citant

Lyn criait ses ordres, ses soldats lui obéissaient. Mais les sauvages étaient plus nombreux et malgré l’habileté de ses hommes au combat, Lyn commençait à se demander si la fuite n’était pas la meilleure des solutions. Certes, cela revenait à condamner ses guerriers, mais la jeune femme estimait sa propre vie bien supérieure aux leurs.

Elle fit presque faire demi-tour a sa monture, prete a donner l'ordre a ses hommes de mourir pour elle. Quel plus bel honneur que celui de se sacrifier pour sa seigneur quand des cris et hurlements furieux se firent entendre de l'arrière des attaquants.

La situation sembla s’inverser et les rustres se débandaient en hurlant. Interloqués les gardent de Lyn tuèrent tout les sauvages qu’ils purent ne laissant qu’une poignée s’enfuir.Face a eu venait un chevalier, monté sur une bête de piètre qualité. Lyn évalua du regard cet inconnu, cherchant a savoir s’il en voulait a sa vie lui aussi. L’inconnu laissait dans son sillage les corps des sauvages qu’il avait tués. La vue de la lame couverte de sang fit sourire la jeune seigneur, qu'elle dissimula bien vite de sur son visage. Un frisson la parcourut et la jeune femme sut qu'elle etait en manque, que ce soir elle irait faire un tour dans ses geoles pour se divertir au spectacle de la torture.

Elle savait que son apparence fragile lui permettrait de tromper le chevalier. Un de ses capitaine fit un pas en avant, lance baissée, prêt a défendre encore sa Dame.
« Pas un pas de plus manant, ou je te perfore l’estomac ! »

Lyn observait le manège, son beau visage lisse. Sous elle son cheval caracolait, a cause de l’odeur du sang. Lyn le maitrisa d’un coup de rênes sec et hargneux. Elle s’adressa bientôt a son garde.

« Ne perdons pas de temps, je suis lasse, et désire me reposer. »
Elle posa ses yeux sur Vaellar : « Votre nom. Et dépêchez-vous je n’ai pas que ca a faire. »
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Vaellar dit Lahire
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MessagePosté le: Mer 9 Oct - 01:38 (2013)    Sujet du message: "Venez, que je vous croque." [terminé] Répondre en citant

Les rustres ne pouvaient lutter sur deux fronts. La surprise avait bien joué son rôle, surtout lorsque son cheval venait de charger dans les rangs des Sauvages. A pieds, Vaellar tranchait à tours de bras, se servant de son bras gauche pour dévier les coups et du droit pour tailler, trancher, estoquer, sectionner les artères. Tout à sa guerrière occupation, il n’avait conscience de rien d’autre. Enfin, les barbares se firent moins vindicatifs et bientôt, il n’eût plus face à lui que des cadavres. Il siffla sa monture. Le cheval, de piètre qualité mais de bon caractère vint tranquillement vers lui. D’un geste souple, Vaellar remonta en scelle. Un des capitaines vint le menacer d’une lance. Vaellar considéra l’imprudent d’un regard étonné mais fut coupé dans toute réaction par l’intervention de la jeune femme. Intervention faite sans ménagement d’une personne habituée à commander. De cela, il n’en avait nul doute.

« Vaellar. On me surnomme Lahire avec rang de chevalier. »

Il considéra la petite troupe bien perturbée par le récent combat avec un sourire ma foi fort suffisant.
Il prit le temps d’éponger le sang de sa lame avant de la remettre enfin au fourreau.

« Le délassement était parfaitement divertissant. C’est curieux tout de même de voir ses Sauvages attaquer sur les terres mêmes du Royaume. »

Le regard de Vaellar se porta au loin, tentant de discerner dans l’étendue si les fuyards n’allaient pas rameuter des renforts. Ce qui, au vu des circonstances, était parfaitement probable. Il revint ensuite porter le regard sur celle qui dirigeait la troupe : une personne toute menue mais avec un éclat dans le regard qui ne manquait pas d’interroger.
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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Mer 9 Oct - 12:23 (2013)    Sujet du message: "Venez, que je vous croque." [terminé] Répondre en citant

Le nom que lui offrit le chevalier, Lyn ne le connaissait pas. Elle fronça les sourcils a l'adresse de son officier qui s’avança d'un pas en direction de l'homme en lui demandant ses intentions. Visiblement cet étranger était surpris de voir une attaque sauvage. Lyn faillit avoir un rire froid. Qu'est ce qu'il croyait celui là? Que l'Est était une jolie petite région sans histoire?
Seulement voila, la terre-frontière subissait régulièrement les assauts de nations rivales. Et constamment pour cette région la guerre menaçait.

"Un divertissement?"

La seigneur éperonna son cheval pour s’avança vers l'inconnu. "Sachez qu'ici, vous n’êtes plus tout a fait sur les terres du Royaume. Ici les Sauvages tentent tout les jours de rogner un peu plus nos terres. Ici vous êtes au bout du monde."

La bête sur laquelle Lyn se trouvait perchée était nerveuse, énervée par la proximité des cadavres juste a coté. La seigneur devait le tenir d'une main de fer, et surtout elle n’était pas d'humeur a se laisser diriger par un stupide canasson. Elle considéra un instant l'homme. Sale, repoussant. Une barbe non taillée. Lyn exécrait ce genre de personne. Ils n’étaient que des bons a rien.
Elle se pencha en avant et lui lança un regard hautain. "Et par delà cette frontière, vous ne trouverez que la barbarie et la mort."

Lyn fit un signe de tête a ses troupes qui la rejoignirent. Ils entourèrent le chevalier et pointèrent leurs lances sur lui.
"Tu vas nous accompagner, le temps que la lumière soit faite sur ton implication dans cette attaque."

Les yeux de Lyn brillaient de façon malsaine. Ses bourreaux seront ravis de pouvoir jouer un peu. Voila longtemps qu'elle les négligeait. Leur offrir le jeune homme leur permettrait de se dérouiller un peu. Et offrirai a la seigneur un délicieux amusement. La jeune femme se redressa de toute sa hauteur, bien décidée a montrer qui commandait ici. Sa voix claqua comme un fouet :
"Gardes, saisissez vous de son épée."

Aussitot deux hommes s'élancèrent sur Vaellar pour lui prendre son arme.
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Vaellar dit Lahire
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MessagePosté le: Mer 9 Oct - 13:59 (2013)    Sujet du message: "Venez, que je vous croque." [terminé] Répondre en citant

Qu’est-ce qu’elle parle, celle-là… Assurément, elle aime être écoutée et obéie. Non pas que son visage soit désagréable à regarder d’ailleurs mais son discours semblait bien trop emphatique : terre du bout du monde ? Va dans les étendues glacées du Nord juste pour voir. Et regarde combien de temps tu peux survivre !

Elle commande à la troupe qui décide de venir autour de moi. Ils sont nombreux, entraînés mais je ne suis pas sans défense non plus.


« Tu vas nous accompagner, le temps que la lumière soit faite sur ton implication dans cette attaque. »

Est-elle folle ? Sans mon « implication », son petit groupe se serait fait décimer proprement. Après tout, j’ai peut-être choisi le mauvais camp.

« Gardes, saisissez vous de son épée. »

D’un claquement de doigts, il fit se cabrer le cheval qui donna un bon coup de sabot dans le front d’un des gardes avant de ruer pour se faire de la place. Surpris, les gardes furent un peu bousculés et les lances s’entrechoquèrent. Un grondement rauque sortir de la gorge du chevalier :

« Du calme ! J’ai tué plus de Sauvages que vos hommes. De quelle lumière avez-vous besoin ? »

Le chevalier avait maintenant la lame au clair, pas spécialement décidé à la céder. Les autres le regardèrent d’un œil contrit, conscient de sa valeur. Le capitaine des gardes se tourna vers sa Dame et glissa à voix très basse.

« Ma Dame, sans cet homme, nous n’aurions jamais pu venir à bout des Sauvages. Ne pourrions-nous pas ... »

Le reste de sa phrase se perdit dans les airs. Il ne tenait manifestement pas à croiser le fer contre l’un de ceux qui avait la Mort pour compagne de lit.
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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Jeu 10 Oct - 03:58 (2013)    Sujet du message: "Venez, que je vous croque." [terminé] Répondre en citant

Une douce fureur grimpait dans le cœur de la seigneur. Comment pouvait il oser, ce malotru? Lyn se mordit la levre suppérieure, signe qu'elle allait exploser sous peu. M'enfin c’était si compliqué que ca? Rendre les armes et se faire un peu bousculer? Il n'y avait vraiment rien de méchant la dedans n'est ce pas?

C'est son capitaine qui porta le coup de grace a sa facade et qui dechaina sa colère. Lyn fit faire un bond a son cheval et le pressa en avant, continuant la route interrompue par les sauvages. Elle bougonnait pour elle, furieuse que ses propres hommes d'arme se retourne ainsi contre elle.
"Bah allez y alors, faites en votre ami!" Cria la jeune femme en arrière. "Pendant ce temps, vous laisserez votre Dame a la merci de tout ceux qui pourraient lui faire du mal ..."

Sous entendu a leurs risques et périls. Lyn boudait un peu. Certes, l'inconnu avait changé la donne, mais cela n’empêchait pas que la seigneur nourrisse des soupçons et des doutes sur lui. Et s'il s'agissait un mercenaire payé pour avoir sa tête?
Elle ne délirait pas, elle en avait fait l’expérience.

Lyn avancait sans faire attention aux alentour, bien trop occupée a décider du chatiment qu'elle ferait subir a sa troupe a leur retrour. S'ils osaient revenir toutefois. Finalement elle se décida sur une semaine de travaux aux mines, une punition légère, compte tenu de leur désobéissance.
Enfin Lyn leva les yeux et découvrir que la fuite des Sauvages .... enfin c'etait pas une fuite, mais bien une escarmouche calculée et organisée. Car elle avait sous les yeux maintenant les renforts et bien sur ... Lyn etait seule.

Elle tenta de faire tourner bride a sa monture, mais deja deux hommes avaient saisi ses renes, pour faire garder tete basse au cheval. L'un deux porta meme la main sur elle. Lyn avait les yeux qui lancaient des eclairs. En voila d'autres qui osaient la défier?
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Vaellar dit Lahire
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MessagePosté le: Jeu 10 Oct - 06:02 (2013)    Sujet du message: "Venez, que je vous croque." [terminé] Répondre en citant

Décidément, un sacré caractère prétentieux, orgueilleux et capricieux que celui de la Seigneure. Là voici qui rompt le cercle constitué par ses hommes pour aller reprendre sa route. A la vitesse où elle avançait, elle eût tôt fait de distancer ses gardes. Vaellar s’entretint un instant avec le capitaine qui lui présenta des excuses pour la Seigneure et qui le félicita pour sa valeur au combat.

Des cris leur parvinrent bien vite. Vaellar se retourna en un geste et vit des Sauvages s’approcher dangereusement de la Seigneure avec l’intention vraisemblable de la capturer. Les gardes restèrent interdits. L’un d’eux siffla même un « bon débarras ». Le capitaine ne se décida pas à intervenir. Vaellar eut une brusque poussée de colère :

« N’avez-vous aucun honneur ? Que croyez-vous qu’ils vont faire une fois qu’ils auront la Seigneure ? Ils reviendront en force prendre la Seigneurie, si un autre crevard ne le fait pas avant eux ! Et même pour vous ! Vous finirez au mieux pendus. »

Vaellar éperonna sa monture et fonça dans le tas de Sauvages. Son épée siffla à gauche, à droite et trancha sans discontinuer. Bientôt, à l’oreille, il sut qu’il fut rejoint par les gardes qui firent bravement leur office. Le cheval de Vaellar, rosse de piètre qualité mais solide se prit nombre de coups dont un qui lui cassa la jambe. Le cheval chut dans un hennissement déchirant.

Le chevalier se réceptionna durement et continua à frapper à corps et à cris, rendu furieux par la récente mésaventure. Il frappa tant et si bien qu’il brisa crânes, bras et nuques par brassées entières.
Il prit garde à laisser nombre d’assaillants en vie, parfois simplement assommés. Lorsqu’il fut proche du chef des Sauvages, il fit preuve de sa science du combat et l’étala au sang sans une gerbe de sang : il l’étala pour le compte sans connaissance. Les cris et les bruits de coups s’estompèrent. L’odeur du sang et des tripes emplit l’air de relents fétides.
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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Jeu 10 Oct - 08:47 (2013)    Sujet du message: "Venez, que je vous croque." [terminé] Répondre en citant

Lyn contemplait les masses de sauvages face a elle. Ils avaient l'air heureux, et un instant elle cru qu'ils allaient lui bondir dessus et l'egorger sur le champ. Egorger ... ou pire. Elle se tenait droite et digne, prete a affronter ces ours mal léchés de la facon qu'ils méritaient - en leur donnants du fil a retordre pour lui poser la main dessus - quand une ombre passant devant elle.

Lyn battit les yeux, surprise de voir le chevalier se ruer sus aux sauvages et les taillader en pieces. Bientot il fut rejoind par ses gardes. Lyn vit tout de suite que l'homme d'arme avait su gagner le respect des soldats et une petite voix lui dit qu'un homme pareil dans ses rangs ne pourrait pas faire de mal.
Un des barbares, aux portes de l'agonie eu le culot de venir poser une main en sang sur la peau de la seigneur, mais il fut repoussé par un guerrier, lequel hurla :

"Soldat! Pour la Dame de l'Est!"

Du coin de l’œil Lyn vit que le chevalier inconnu abattait les hommes sans forcement les tuer. Elle fit signe d'entraver ces gueux a certains de ses hommes les plus malhabiles. Puis tout a coup tout cessa.
Vaellar se trouvait au dessus du chef des bandits. Lyn approcha sur son cheval.

"Comment vous avez dit que vous vous appelez?" lui lançât-elle.

Le regard violet étudiât en détail la physionomie du chevalier, depuis les longs cheveux noirs jusqu'au visage taillé a la serpe. Il n’était pas beau, mais il degageait une aura plus que bestiale.

"Capitaine!"

Lyn fit donner l'ordre de faire marcher le chevalier entre eux, comme l'un d'entre eux, et qu'une fois arrivée au domaine, le conduire aux écuries ou il pourrait se choisir une monture parmi les destriers de la garde.

"Quant a vous, je vous envoie tous pour une semaine travailler aux mines!" dit elle a l'adresse de ses hommes. "Ils auraient put m'enlever ou que sais je et vous n’étiez pas la pour anticiper."

Sans plus s'expliquer, elle talonna sa monture. "Allons, et ne me faites pas défaut une nouvelle fois."
La troupe se remit en marche , poussant les captifs devant eux.
Le capitaine eu un rire a l'adresse des prisonniers :

"Vous allez voir les gars, la dame, elle sait y faire avec des soudards de votre espèce. Mon petit doigt me dis que vous allez a-do-rer!"
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Vaellar dit Lahire
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MessagePosté le: Jeu 10 Oct - 11:26 (2013)    Sujet du message: "Venez, que je vous croque." [terminé] Répondre en citant

« Vaellar. Dans le nord au moment de m’adouber chevalier, ils m’ont donné le surnom de Lahire, rapport à mon caractère ombrageux. Et vous-même, vous êtes ? »

Vaellar vit la jeune femme le surplomber et le détailler. Sur son visage, il put voir un regard un peu plus doux et posé que ce qu’il avait observé précédemment. Ce qui l’étonna fort à vrai dire. Vaellar se laissa étudier ainsi.

Elle donna ensuite toutes ses instructions à la troupe. Et plutôt que de récompenser les gardes, elle leur donna une semaine de travaux forcés. Ce qu’ils acceptèrent sans rechigner. Et à vrai dire, il ne put être en désaccord avec la Seigneure : ses soldats n’avaient pas donné le meilleur d’eux-mêmes et une telle situation était inacceptable.

Il marcha donc sans ajouter un mot supplémentaire au milieu de la petite troupe. Il dut allonger le pas pour tenir le rythme imposé par la dame qui semblait pressée de retrouver l’espace de son château.

Ils arrivèrent tantôt en vue de la forteresse. Une imposant bâtisse se trouvant au faîte d’une colline, ceinte de fortes tours et murailles. Et avec son expertise militaire, Vaellar dut admettre qu’il avait vu fort peu de châteaux aussi massifs, imposants et bien pensés. En faire le siège ne rimerait à rien. Cela consommerait trop d’hommes pour un piètre résultat : la solution était d’affamer les assiégés. Ils progressèrent d’un bon pas et plus ils approchaient, plus Vaellar se rendit compte de l’immensité de l’édifice. A tel point même qu’il trônait seul au sommet d’un massif et qu’à ses pieds se trouvaient plusieurs villages. Un indice de puissance certain.

Même, Vaellar trouva un petit village au sein de la première enceinte. Ce village devait regrouper les artisans et les serviteurs qui travaillaient directement pour le compte de la Seigneure. Il en fut impressionné.
Une fois arrivé dans la cour de la deuxième enceinte, il remercia bien la Dame pour le cadeau du destrier qu’elle venait de lui faire. Il choisit une bête robuste parmi celles qu’on lui avait montrées. Il aida ensuite à mener les prisonniers dans les sombres cellules qui leur avaient été alloués.
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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Jeu 10 Oct - 12:38 (2013)    Sujet du message: "Venez, que je vous croque." [terminé] Répondre en citant

Lyn ne répondit pas au chevalier. Non pas que son nom devait être tenu secret, elle se demandait juste ce que l'homme pourrait en faire.
A sa troupe la seigneur fit prendre un pas rapide. Cette histoire avait que trop duré et il était grand temps de rentrer.
La jeune femme rêvait d'une baignoire remplie d'eau brulante et fumante, d'étoffes douces sur sa peau, d'un repas chaud.
Elle eu le plaisir de ne pas entendre sa troupe ronchonner a l'annonce de leur punition. Son regard sévère s'adoucit un peu. Il etait heureux que ces inferieurs ne la contredise pas. Il n'aurait manqué que ca pour définitivement gâcher sa journée.

Bientot le castel se détacha du paysage. Impatiente Lyn éperonna a nouveau son cheval. Elle se savait en sécurité maintenant. Quand elle fut dans la cours de la 2eme enceinte, Lyn mit pied a terre. On l’annonçât a grand cris, quand la troupe de soldat fit aussi son entrée et chaque personne présente s'inclina devant elle.

"Saluez la Dame de l'Est. Evelyn Bénito."

D'une voix ferme Lyn donna ses ordres, ceux pour le cadeau au chevalier, ceux pour punir les soldats.
Puis elle se tourna vers un page.

"Fait conduire le Chevalier Vaellar dans ma salle a doléances des qu'il aura choisi son destrier."

Le petit bonhomme s'inclina pour accuser réception du message.
Lyn monta dans ses appartements, là elle s'y changea, se coiffa et prit le temps de boire un peu. Le reste devrait attendre, car la jeune femme avait plus important a faire.
De son pas félin elle se rendit dans la pièce ou elle accueillait les gueux et les artisans, écoutait leurs plaintes et tachait de trouver les meilleurs accords ... pour elle.

Bientôt on introduisit le chevalier devant elle. Elle le regarda s'approcher un sourire suffisant aux lèvres. Lyn savait que cette salle faisait pas mal d'effets sur ses visiteurs. En effet, se trouvaient de part et d'autre de l'estrade sur laquelle la seigneur reposait, de grands récipients. L'un contenait les bijoux de familles arrachés au ministre de la jeune femme et ceux d'un homme qui avait voulu la prendre de force dans les couloirs du domaine. L'autre était remplis d'autres organes allant des yeux jusqu'aux boutons de plaisir féminins en passant par les oreilles et les dents. Oui Lyn collectionnait toujours un petit bout de ceux qu'elle aimait torturer...

"Alors chevalier mon castel te plait?"
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MessagePosté le: Jeu 10 Oct - 16:14 (2013)    Sujet du message: "Venez, que je vous croque." [terminé] Répondre en citant

Lorsqu’il eût fini d’amener les prisonniers dans les cachots, un page s’éclaircit la gorge pour attirer l’attention de Vaellar. Il lui rappela les instructions de Dame Evelyn. Vaellar ne se fit pas prier pour obéir et suivit le page dans les dédales du château. Il l’emmena dans l’aile où se trouvait la salle des doléances. Peut-être que « salle du trône » était un terme légèrement plus approprié. Il sourit. La Seigneure maintenait une image ambivalente : une apparence de fragilité avec un choix de termes accentuant ce fait et une volonté, des caprices d’airain.

Il sourit en dépassant les gardes en armes de la salle des doléances pour enfin y entrer. Une grande salle avec une estrade où se trouvait la Seigneure. Autour, deux récipients avec des attributs humains à l’intérieur. Vaellar eut un instant le regard qui s’arrêta sur ce qui furent les effets personnels d’êtres humains.

« Alors chevalier mon castel te plait ? »

Vaellar continua à sourire assez franchement. Il arriva à distance respectueuse de la Seigneure. Ne sachant pas vraiment quelle attitude adopter dans ces contrées éloignées, il s’inclina légèrement et baissa les yeux jusqu’à voir la lisière de la robe de la jeune femme. Il se redressa ensuite.

« Vous avez sans nul doute une forteresse de grande valeur, parfaitement conçue, difficile à assiéger, agréable à parcourir. Et je dois avouer que je suis sensible au choix tout particulier de la décoration. »

La référence explicite au contenu des récipients trottait dans la tête de Vaellar.

« Il est vrai que je n’ai pas l’habitude d’autant de raffinement, je dois vous l’avouer. J’ai l’habitude de travailler de manière beaucoup plus rugueuse, comme vous avez pu le remarquer. »
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MessagePosté le: Sam 12 Oct - 04:03 (2013)    Sujet du message: "Venez, que je vous croque." [terminé] Répondre en citant

"Le raffinement est un art qui s'apprend."

Lyn se leva, quittant son siège, elle descendit de l'estrade sur laquelle elle s’était perchée. D'un pas lent et félin, elle se mit a tourner autour du chevaler, tout en maintenant une certaine distance entre elle et lui. De ses doigts blancs, elle pianotait sur son coude opposé. De l'autre main qu'elle avait libre, Lyn se passait les doigts sur les levres. Elle jaugeait du regard, cherchait les moqueries ... Apparemment il n'y en avait pas.

"Ainsi tu aime la décoration?" Elle eu un petit rire. "He bien mon cher, voila des mots qui me plaisent. As tu un seigneur a servir actuellement?"

Les yeux de la jeune femme brillaient, tandis qu'elle continuait sa danse autour de lui, comme une lionne autour de sa proie. Lyn voyait effectivement Vaellar comme une proie, mais de celles qui peuvent devenir prédateur. Elle évaluait du regard les bras musclés, qui avaient démontré leur puissance a l'épée, les yeux sombres qui semblaient comme deux trous noir sur l'enfer. Elle se disait qu'il serait dommage de livrer pareil homme a ses bourreaux, malgré le spectacle magnifique que cela fournirait.

La seigneur s'arreta, dans le dos du chevalier. Effet calculé, presque a moitié. Elle avançât vers lui, se hissa sur la pointe des pieds et lui souffla a l'oreille :
"Souhaite tu entrer a mon service?"

Elle lui laissa le temps de réfléchir. Elle savait aussi que ses derniers gestes et son souffle chaud sur l'oreille du jeune homme avait surement atisé son désir, si toute fois il aimait les femmes. Lyn savait jouer de sa sensualité, et s'en gênait pas du tout.
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Vaellar dit Lahire
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MessagePosté le: Sam 12 Oct - 04:40 (2013)    Sujet du message: "Venez, que je vous croque." [terminé] Répondre en citant

Vaellar laissa la Seigneure répondre à sa remarque. Apparemment, il avait suscité son intérêt. A tel point qu’il la voyait venir vers lui pour lui tourner autour, littéralement. Comme un chat autour d’un bol de lait.

« He bien mon cher, voila des mots qui me plaisent. As tu un seigneur a servir actuellement? »

Vaellar soutint le regard inquisiteur de la Seigneure. Il y voyait de l’espièglerie, une connaissance poussée des jeux de pouvoir et du caractère.

« Je suis actuellement libre de tout hommage. »

La réponse dut plaire à la Seigneure puisqu’elle s’approcha de lui, féline, sensuelle, sûre d’elle, afin de lui susurrer quelques doux mots à l’oreille.

« Souhaites-tu entrer a mon service ? »

Vaellar bougea pour la première fois depuis de longues minutes. Bien sûr, il n’était pas totalement insensible aux charmes de la belle jeune femme mais il n’était pas non plus homme à se laisser guider par les impératifs de sa verge. Il prit le temps et choisit ses mots avec soin.

« Qu’est-ce que votre service aurait à offrir à un homme de guerre comme moi ? Vous semblez avoir tout ce dont vous pouvez désirer… Quelles sont les missions que vous pourriez me confier ? »

Les mots avaient été choisi avec soin car on ne rend pas un hommage comme on achète une livre de pain. Vaellar n’était que trop conscient des impératifs d’un service qui pouvaient attacher un homme à un Seigneur jusqu’à ce que la mort vienne rompre ce contrat. Il avait besoin de savoir qui était cette demoiselle Bénito et ce qu’il pourrait retirer d’une alliance avec elle. S’il en croyait ce qu’il avait vu en cette journée, au moins ne serait-il pas en manque de combats envers les Tribus Sauvages.
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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Sam 12 Oct - 04:54 (2013)    Sujet du message: "Venez, que je vous croque." [terminé] Répondre en citant

Elle sourit, presque sure de tenir l'homme a sa merci.
D'un pas vif Lyn retourna vers le siège et pris tout son temps pour s'y installer. Quand ce fut fait, elle posa les yeux sur le chevalier.

"Tes missions seront de l'ordre de la protection, conseil, torture, ..."


Elle fit un geste de la main.

"Et j'en oublie probablement. Si tu accepte, tu sera mon homme lige. Tu te devras d'etre disponible a n'importe quel moment du jour ou de la nuit. Ton corps sera mon premier et dernier bouclier. Tes mots devront etre de conseil et non pas de vipère."

Lyn s'adossa un peu dans son siege, et marqua une pause. "D'autant plus que, j'aime chatier si on le mérite. Tu le découvrira tout a l'heure..."

Un page entra a ce moment la, chargé d'un plateau sur lequel trônaient deux coupes et une cruche de vin. Lyn remplit l'une, puis l'autre et en saisi la première. D'un geste elle envoya le garcon apporter la seconde coupe au chevalier.
Lyn sourit de le voir prendre le récipient.

"Alors? Qu'en dis tu?"

Elle jouait et s'en privait pas. La seigneur s'amusait ainsi a faire tourner en bourrique le chevalier.
Elle leva son verre et d'un ton presque jovial : "Sera tu mon homme?"
Elle ne but pas, pas tant qu'il ai prononcé son accord. C'etait une facon de conclure le pacte que de boire a l'unisson.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:29 (2017)    Sujet du message: "Venez, que je vous croque." [terminé]

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