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Au coeur de la forêt.
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Alahel Nepthys
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MessagePosté le: Lun 28 Oct - 14:40 (2013)    Sujet du message: Au coeur de la forêt. Répondre en citant

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Adossé au tronc confortable d'un énorme chêne, Alahel goûtait aux plaisirs simples de la forêt tout en dégustant quelques fruits secs glanés à gauche à droite. Il observait l'étrange va et vient d'un oiseau déjà occupé semble-t-il à la confection d'un nid pour sa prochaine nichée. La petite calotte rouge qui ornait sa tête indiquait qu'il s'agissait d'un pic noir mâle; à chacune de ses arrivées, l'oiseau tambourinait de façon énergique sur l'écorce de l'arbre faisant résonner à travers toute la clairière le bruit sec et saccadé si caractéristique des représentants de son espèce.


Jusqu'a ce que... Jusqu'à ce que l'attention du jeune homme soit accaparée par un lévrier, à quelques encablures de l'arbre contre lequel il reposait.
Un lièvre. Les règles étaient strictes: il était absolument interdit de chasser le gibier sur l'ensemble de la seigneurie. La forêt était le domaine de chasse privilégiée de la maîtresse des lieux et de ceux à qui elle donnait l'autorisation d'aller chasser sur ses terres. Quiconque surprit en train de braconner serait sévèrement puni. Alahel se souvenait encore parfaitement des mots du héraut qui venait chaque année jusqu'au village pour lire les nouvelles lois sur la place publique.


Et pourtant, le jeune homme hésitait. Cela faisait plusieurs jours qu'il n'avait pas eu la chance de manger de viande. Les bruits émis par son estomac finirent par le convaincre qu'il lui fallait saisir sa chance. Jetant des coups d'oeils aux alentours pour se rassurer, il ramassa une branche et s'avança le plus silencieusement possible du petit animal.


Quelques instant plus tard, le lièvre gisait au sol, immobile. Un coup sur la nuque avait suffit. La perspective de manger du gibier illuminait son visage d'un grand sourire. Il garderait un morceau pour sa petite soeur qui l'attendait au village.


Il pourrait aussi cueillir quelques baies sur le chemin du retour. Ou devait-il plutôt se mettre en quête de noisettes ? Sa soeur en raffolait. 


Des bruits de sabot au loin coupèrent court à toute tergiversation. Des chevaux. Il s'agissait soit d'un noble du château, soit de soldats, soit de brigands. Dans tous les cas, il avait intérêt à disparaître rapidement. 


Jetant un regards aux alentours, il repéra un épais buisson qui pourrait le dissimuler sans peine alors que le hénissement d'un cheval lui rappela que les intrus se rapprochaient à grande vitesse. Sans réfléchir davantage, le jeune homme se précipita à l'abri, serrant le lièvre contre son corps.


Depuis le couvert du buisson, il ne distinguait rien des montures et de leur cavaliers qui approchaient. Peu importe, qui qu'il fussent, il lui faudrait retenir son souffle.
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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Mar 29 Oct - 15:27 (2013)    Sujet du message: Au coeur de la forêt. Répondre en citant

Lyn se rendait dans les villages frontaliers ce matin.
Elle souhaitait faire dont des "reliques" que ses gens prisaient plus que tout. Les mules de ses serviteurs étaient chargées de paniers contenant les précieuses parties intimes. Les gueux pensaient que ces bout moisis apportaient fécondité ou longévité quand on les réduisait en poudre et qu'on les consommait, mélangé a du lait de chèvre.

C'est pas la seigneur qui les aurais démentit, ça lui permettait d’écouler les objets les plus atteints par le temps. Mais elle ne distribuait pas que des testicules, mais aussi des oreilles, des doigts ou tout autre partie humaine qu'elle prélevait sur ses esclaves ou prisonniers. C’était son péché mignon, fallait bien l'avouer.

Enfin bref, Lyn était donc sur la route, il lui restait plusieurs lieux a parcourir, quand un mouvement dans les buissons attira son attention. Elle fit un geste et Vaellar son fidèle homme Lige bondit sur le malheureux qui se planquait la. Un rictus découvrit les dents parfaites de la Dame de l'Est qui poussa sa monture tout prêt du jeune homme. Elle posa ses yeux violets sur lui, détaillant ce qu'elle voyait. Tout de suite la seigneur remarqua le lièvre dans les bras du gueux. Un braconnier? intéressant.


"Vaellar, mon cher, voici un homme qui ne respecte pas mes règles."

Lyn poussa encore son destrier, manquant de renverser le paysan et de le faire piétiner par son cheval.

"Dorénavant il sera mon esclave."

Elle sourit

"Ça lui apprendra."
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Vaellar dit Lahire
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MessagePosté le: Mer 30 Oct - 10:17 (2013)    Sujet du message: Au coeur de la forêt. Répondre en citant

Vaellar avait pris la tête de la petite troupe pour une expédition vers les villages frontaliers. Il était plus que temps de raviver la flamme superstitieuse des croquants qui y vivaient. Sa Seigneur avait décidé de se défaire des quelques « reliques » qu’elle prélevait régulièrement sur hommes et femmes. Le commerce finissait par profiter à tout le monde : Lyn pouvait ainsi satisfaire ses penchants inavouables voire les justifier pour le bien être d’une population crédule.

Ils traversaient les domaines seigneuriaux en propriétaires. Cela faisait du bien à Vaellar de pouvoir se mouvoir sans risquer de tomber continuellement dans une embuscade. Ceci dit, des mouvements attirèrent bien vite son attention. Il jeta un regard vers les hommes d’armes et sa Seigneur. Celle-ci lui fit un geste impérieux. Sans même soupirer, le chevalier descendit de sa monture et s’approcha des fourrés. Il s’y jeta comme un prédateur sur de la chair tendre, l’épée au clair. Il mit la main sur un homme plutôt grand mais au physique malingre, rongé par la faim. Il jeta l’homme sur le chemin devant sa Seigneur et eut la satisfaction de la voir sourire de sa prise.

L’homme ne semblait pas tant se débattre que cela et Evelyn Bénito a pprochait, soulignant bien que le braconnier contrevenait à la loi seigneuriale. Vaellar sourit : sans doute de belles réjouissances en perspective. La Dame annonça qu’il était désormais son esclave et qu’il lui en cuirait. Elle approchait de plus en plus, jusqu’à ce que le magnifique destrier percutât presque le jeune homme. Evelyn avait tendance à trop montrer le plaisir qu’elle tirait du fait d’écraser littéralement la vie des hommes. Ce qui n’était pas pour déplaire au chevalier.

« Pour lui enseigner à ne plus voler, dois-je lui couper la main fautive ? »

Vaellar faisait référence à l’ancestrale coutume voulant qu’on privât l’homme du membre qui avait volé. La voix était profonde, presque gutturale.
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Alahel Nepthys
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MessagePosté le: Mer 30 Oct - 13:27 (2013)    Sujet du message: Au coeur de la forêt. Répondre en citant

"Dorénavant il sera mon esclave." 


Je n’en croyais pas mes oreilles. Fautif, je l’étais. Puni, je devais l’être, surement, mais… a-t-on déjà vu une telle punition ? Se voir priver de sa liberté pour… pour un lièvre ? Les dieux étaient-il en train de lui faire une cruelle farce ?
 
Avant meme que je ne pu ouvrir la bouche pour exprimer quoique ce soit, celui qui semblait être le capitaine de la garde ou quelque chose comme ca prit la parole:
 
“Pour lui enseigner a ne plus voler, dois-je lui couper la main fautive?”
 
Mon cœur se mit à battre la chamade. Il fallait que je fasse quelque chose.
Je levais alors les yeux pour la première fois vers la Seigneur, découvrant ses armoiries sur l’armure portée par ses soldats. Elle ? Elle était trop jeune et trop… belle. Impossible qu’elle se montre d’une telle cruauté pour… un lièvre. L’espace de quelques instants, j’oubliais la faim qui me nouait les tripes. Une peur sans nom envahit chaque fibre de mon corps alors que la dame fit avancer sa monture au loin, m’oubliant deja, comme si les quelques mots qu’elle avait prononcé faisaient office de loi et qu’elle n’avait pas besoin d’en dire davantage.
 
Merde, il fallait que je fasse quelque chose. Sans réfléchir, je pris la parole.
 
« Votre Altesse, j’implore votre pardon, je ne souhaitais que nourrir ma famille. Je ne souhaitais causer aucun mal »
 
Je n’avais jamais rencontre de personne de haute naissance. Je n’ai aucune idée du titre de la dame… j’espère que « l’altesse » ne la froissera pas si elle a un rang plus élevé. Je ne sais même pas ce que ça veut dire. Bordel…
 
D’une voix des plus douces, gardant le regard rivé au niveau de sa monture, faut surtout pas qu’elle croit que je veux la défier du regard, je continue.
 
« Votre Altesse je… je… » Bordel, faut que je dise quelque chose... « je vous paierai la valeur du lièvre en pièces d’argent, je vous en fait le serment »
 
Pourtant j’ai pas un sou. Qu’importe, il faut que je me sorte de cette situation. Je trouverai bien un moyen. Quitte à voler. Quitte à tuer.
 
La peur. C’est tout ce que je ressens à l’ instant présent. Une peur sans nom. 
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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Mer 30 Oct - 15:12 (2013)    Sujet du message: Au coeur de la forêt. Répondre en citant

Lyn ne s'occupait déjà plus de l'esclave. Elle fit faire demi-tour a son destrier, et d'un coup de talon, lui ordonna de rejoindre la route, tandis que Vaellar avait pour mission de passer un collier et une laisse au cou du jeune idiot.
Et le voila tout a coup qui la suppliait, et qu'il promettait de rembourser.
Lyn rejeta la tête en arrière et éclata d'un rire cristallin. Un rire au fond mauvais. Quand elle eu fini elle posa un regard sombre sur le jeune homme.
Puis elle ramena a nouveau son cheval tout près du nouvel esclave, le bouscula, et pris un soin tout particulier a lui écraser la main, la gauche, du sabot de sa monture.
La seigneur se délecta des hurlements que poussa Alahel, en gémit presque, penchée en avant sur son cheval.

"Rembourser? Mais tu le fera, mon grand, avec son sang et avec ta vie."

Puis elle se détourna définitivement du braconnier.

"Si il en retrouve pas l'usage, coupe la lui, Vaellar mon cher. Il a un mois pour récupérer ..."

Puis elle repartit sur les routes, laissant a son Lige la corvée de soutenir le gueux. Lyn ne voulait pas perdre son temps pour des broutilles.
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Vaellar dit Lahire
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MessagePosté le: Jeu 31 Oct - 05:57 (2013)    Sujet du message: Au coeur de la forêt. Répondre en citant

Vaellar resta muet durant la plus grande partie de l’échange. Il était déjà parti quérir le collier fait d’une épaisse pièce de cuir et la chaîne de métal. Il entendit d’une oreille distraite les supplications de l’esclave. Le pardon. Les appels à la pitié. Ils n’avaient vraiment que cela en tête. La force était décidément du côté de sa Dame et voilà précisément pourquoi elle régnait sur les autres. La pitié et le pardon étaient des concepts révoltants, inhumains, sans aucune dignité. L’homme doit assumer ses actes, le faible doit plier devant le fort et reconnaître sa préséance.

S’il s’était tu, la suite aurait été beaucoup plus agréable. Là, Vaellar entendit un cri perçant et brutal ainsi que des bruits immondes de craquement. Il vit sa Seigneur toiser de très haut l’infortuné. Elle venait de lui écraser la main, lui signifiant qu’il paierait en monnaie de sang. Vaellar sourit et revint vers le nouvel esclave, il lui passa le collier autour du cou et attacha la chaîne.

« Viens par ici ! »

Joignant le geste à sa voix de basse, il releva le supplicié et l’amena au coeur du convoi, là où se situaient les mules. Il attacha la laisse à la selle d’un des hommes d’armes, signifiant à ce dernier qu’il en allait de sa vie de surveiller l’esclave.

« Tu veux un conseil ? N’implore plus jamais. Aie une fierté d’homme si tu en es capable. Tu as un mois pour récupérer, prouver ta valeur et inciter la Dame a considérer ta misérable vie autre que comme un instant de divertissement lorsqu’elle décidera de te l’ôter. »

Sur ces mots, Vaellar termina d’attacher le nouvel esclave. Il lui tourna le dos sans autre cérémonie et rejoignit son propre destrier. Sa Dame semblait bien pressée de continuer sa route et il devait avouer qu’il ne souhaitait pas non plus faire s’éterniser cet arrêt impromptu.
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Alahel Nepthys
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MessagePosté le: Jeu 31 Oct - 07:25 (2013)    Sujet du message: Au coeur de la forêt. Répondre en citant

A peine eut-il terminer sa phrase que la jeune femme ordonna a sa monture de faire volte face et d'avancer vers lui, manquant de le renverser. Le jaugeant du regard pendant quelques secondes en silence, elle tira brusquement sur les rênes de son destrier.
 
Une douleur vive et fulgurante parcouru la main du jeune homme. Les sabots du cheval venaient de retomber avec fracas sur sa main. Le hurlement de douleur qui s'échappa de la gorge de l'infortuné  se fit entendre à des lieues à la ronde.
 
"Rembourser? Mais tu le fera, mon grand, avec son sang et avec ta vie."
 
La douleur était atroce. Sa main pendait mollement au bout de son bras, os cartilages et chairs broyés. Les larmes montaient aux yeux du jeune homme. Des larmes de douleur, de colère et d'incompréhension.
Immédiatement, l'imposant soldat qui l'avait repère dans les fourrés s'approcha de lui et lui passa un lourd collier autour du cou. Son sort était scellé.
 
« Tu veux un conseil ? N’implore plus jamais. Aie une fierté d’homme si tu en es capable. Tu as un mois pour récupérer, prouver ta valeur et inciter la Dame à considérer ta misérable vie autre que comme un instant de divertissement lorsqu’elle décidera de te l’ôter. »
 
Serrant les dents, Alahel peinait à se contenir. Il ne prêta aucune attention aux paroles de l’homme tant la douleur était insoutenable. Son collier était relié par  une corde à la selle du cheval de l’un des soldats, et le jeune homme peinait à suivre la cadence infernale qui lui était imposée. Au bout d’une trentaine de minutes, des hauts de cœurs le firent vomir à plusieurs reprises  avant de céder place à la fièvre. Le sang cognait contre ses tempes comme le battant contre les parois d’une cloche, il avait besoin de s’arrêter. Chaque pas sur la route chaotique ravivait la douleur dans sa main, qui avait gonfle en des proportions inquiétantes.  
 
A l’avant du convoi, la Seigneur semblait respirer la gaieté et la bonne humeur, comme si de rien n’était. Alahel la fixait d’un œil mauvais. Il n’en revenait toujours pas qu’une jeune femme d’aspect si frêle puisse se montrer si impitoyable. Et injuste.
 
Au bout de près d’une heure d'une interminable calvaire pour le jeune esclave, l’étrange cortège arriva au petit village à l’orée de la foret. Rapidement une foule d’habitants se rassembla sur la place centrale autour du convoi. Alors que les soldats mettaient pied à terre pour décharger les mules, une jeune fillette s’approcha en courant et en criant. Sans hésiter une seconde elle se précipita vers Alahel, posant ses bras autour de sa taille et sa tête contre son ventre, les yeux ruisselants de larmes.
 
__
 
Merde, tout sauf ca… Elle s’agrippe à moi comme si j’allais m’enfuir. J’aperçois la Seigneur poser son regard sur elle. J’ai peur de la suite. D’une voix qui se veut la plus intimidante possible, je lui chuchote.
 
« Madeleine, rentre à la maison. Vite. »
 
Deux soldats approchent.
 
« Tu n’as rien à faire là, rentre à la maison, je viendrai ce soir. »
 
Elle ne bouge pas, s’agrippe toujours à moi, elle tremble. Il faut qu’elle parte et vite.
 
« Madeleine, c’est un ordre ! Rentre ! »
 
Ce n’est pas une place pour une petite fille de 14 ans. Qui sait ce dont la Seigneur est capable après ce qu’elle vient de lui infliger.
 
Elle ne bouge toujours pas, au contraire, elle lève des yeux remplis d’incompréhension vers moi.
 
J’ai mal. Partout, à la tête, à la main, même mon estomac tiraillé par la faim me fait mal. J’ai envie de crier, de hurler. Partout autour de nous, les habitants murmurent des choses à voix basse, intrigués par la scène. Je suis seul au monde avec elle. Avec ma sœur. Je veux partir d'ici, m'allonger, fermer les yeux et tout oublier.
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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Dim 3 Nov - 13:00 (2013)    Sujet du message: Au coeur de la forêt. Répondre en citant

Lyn sourit en voyant les visages des gueux se lever avec envie sur elle. Elle prit une attitude hautaine, fit vider ses fontes par ses gardes. L'un d'eux grogna et elle se retourna pour découvrir qu'une gamine de pas plus de quatorze printemps s'est agrippée a son esclave. La Seigneur fait un signe de tête, un des soldats attrape la gosse par le col et tente de la décrocher du soumis. Sauf que la petite idiote se mit a crier, et a ruer, s'accrochant toujours plus fort.

Lyn soupira et s'approcha a son tour.

"Qu'avons nous la?"

Ses yeux violets s'attardèrent sur la petite demoiselle et elle jeta un œil a Vaellar.

"Débarrasse m'en, je n'ai que faire une gosse."

Elle poussa son cheval en avant, apparenta a quitter le village et se diriger vers un autre endroit. C'est juste avant que la main de son Lige se referme sur la petiote, juste avant qu'il ne decide avec sa lame ou autre chose de l'avenir de la gamine que Lyn changea d'avis.


"Attends."

Sans se retourner, Eve lanca :


"Il manque une esclave aux cuisines. Passe lui aussi un collier, et attache la a coté de son ami. Et cessez de trainer maintenant!"
hurla-t-elle enfin a sa troupe. "Je voudrais etre rentrée avant la nuit!"
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Vaellar dit Lahire
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MessagePosté le: Lun 4 Nov - 06:10 (2013)    Sujet du message: Au coeur de la forêt. Répondre en citant

L’excursion dans les villages ne devait pas traîner. Déjà, les paysans s’arrachaient les reliques qu’Evelyn, dans sa grande mansuétude, distribuait avec force générosité. Vaellar restait à côté de sa Dame, pour dissuader quiconque de tenter un geste stupide. Il ne put néanmoins empêcher l’intrusion inopportune d’une jeune souillon déjà formée qui vint s’attacher au nouvel esclave. La scène était d’un touchant ridicule, bien souligné par la phrase moqueuse de Bénito.

Les sergents semblaient partagés sur le devenir de la jeune. La Dame aux yeux violets n’eut aucune pitié pour l’intruse. Elle chargea son chevalier de s’en débarrasser. Il tira sa lame, descendit de cheval et s’approcha de la petite. Le signal fut clair pour tout le monde : la distribution de reliques était désormais terminée. Dans le village, tout le monde s’éclipsa discrètement. Trop heureux de s’en tirer à bons comptes avec les précieux sésames, les roturiers ne tentèrent rien pour protéger la jeune femme.

Lorsqu’il la tira par les cheveux, s’apprêtant à lui trancher la gorge, un mot impérieux arrêta sa main.
Il se tourna vers la Seigneur et l’entendit prononcer des paroles qui devaient être terribles pour les deux venants à l’entendre. Sans un mot, il remit la lame au fourreau et alla quérir le lourd collier de cuir. Il le passa sous les protestations de la jeune femme et l’attacha en laisse au même mulet que celui de l’esclave qui, visiblement, avait un lien de famille sinon de parenté avec la petite.

Il lui mit ensuite une bourrade sur les épaules, l’incitant à se taire. Il entendit sa Dame intimer l’ordre à tous de se presser. Il alla retrouver son cheval, puis sa position, légèrement en retrait de celle d’Evelyn Bénito.

La journée n’était finalement pas mauvaise : des villages frontaliers à la ferveur renouvelée et deux nouveaux esclaves pour sa Dame. Il avait connu pire.
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Alahel Nepthys
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MessagePosté le: Lun 4 Nov - 11:37 (2013)    Sujet du message: Au coeur de la forêt. Répondre en citant

"Il manque une esclave aux cuisines. Passe lui aussi un collier, et attache la a coté de son ami"
 
Le monde s'effondrait autour de moi. Ma soeur. Ma petite soeur. Elle avait osé. Comment ? S'en prendre à une enfant, innocente, dont le seul crime avait été d'enlacer son frère. Ma gorge se noua, des larmes de colère roulèrent sur mes joues. Je me sentais impuissant. J'étais impuissant. Des entraves aux mains, le collier au cou, je n'avais nul part où aller, nul espace où agir.
 
Le soldat qui quelques minutes plus tôt s'apprêtait à prendre la vie de ma sœur lui passait à présent le lourd collier autour du cou. Madeleine, elle, me regardait avec ses yeux innocents grands ouverts, attendant une réponse de ma part, ne comprenant pas ce qui se passait. Elle ne se débattait pas. J'essayais de lui sourire, de lui murmurer des paroles douces, mais je n'y arrivais pas. Je voulais pleurer, pleurer toutes les larmes de mon corps, hurler et maudire tous les dieux qui toléraient l'existence de cette dame. Mais je n'y arrivais pas, ma gorge empêchait tout son de s'échapper, et ma main brisée tuait toute envie de rébellion en moi. Petit à petit, la douleur revint, horrible.
 
Le cortège reprit sa route, quittant le village. Madeleine ne me quittait pas du regard.
 
"Pourquoi ont-ils fait ça ?" "Qui est la dame sur le cheval blanc ?" "Où va-t-on ?"
 
Elle ne comprenait pas ce qui venait de se passer, et peut être cela valait-il mieux pour elle.
 
Serrant les dents de douleur, je lui murmurais, me voulant le plus réconfortant possible.
 
"Nous nous rendons dans un château. La dame va nous aider. Tu travailleras dans sa cuisine. Tu verras, c'est grand et il y fait chaud, il y a toujours un feu qui brule, tu n'auras pas froid la bas. Et tu auras à manger tous les jours, des bonnes choses."
 
Elle me regardait en silence alors que je parlais. Me croirait-elle ?
 
"Pourquoi nous a-t-elle attache au cou ?"
 
Encore une fois, je lui murmurais sur le ton de la confidence
 
"Le chemin est long, c'est pour que nous ne nous perdions pas. Tu te souviens des histoires que maman nous racontait sur les princes et les princesses ? Eh bien c'est une princesse elle aussi, et ils agissent bizarrement, il ne faut pas t'inquiéter. Tu verras, le château est très grand, tu n'as jamais vu quelque chose de tel !"
 
Mentir, c'est tout ce qui me restait. Bientôt, nous apercevons le château qui se dessine au loin. Enfin. Le calvaire allait enfin s'arrêter. Il me fallait du repos, absolument. Plus que ma main, ma tête était en feu. J'avais mal au crane, je voulais vomir à nouveau, mais je me retenais. Madeleine ne devait pas voir ça. Je devais me montrer fort. Pour elle.  Elle ne réalisait pas encore que sa vie venait de changer a toute jamais. Et moi non plus. La douleur dans ma main était la seule chose à laquelle je pensais.
 
Un jour, la dame paierait. Dans cette vie ou dans l'autre, nous devons tous répondre de nos crimes.
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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Ven 8 Nov - 15:36 (2013)    Sujet du message: Au coeur de la forêt. Répondre en citant

Lyn fronça les sourcils. Les jacasseries des deux gueux l’énervaient et la faisait grincer des dents. Elle avait été idiote de les attacher au même mulet. Elle aurait du laisser les gardes se servir de la petite a leur guise et puis la laisser sur place. Mais bon, son grand cœur l'avait une fois de plus, portée a faire une bonne action envers un homme de basse extraction, enfin surtout la fille. Et en récompense elle avait quoi? Des regards noirs qui s'ils avaient été des lames, y a belle lurette que la Dame de l'Est serait morte ...

En son cœur, Lyn prit la résolution de faire crever les yeux d'Alahel dès leur arrivée au castel. Mesure difficile, mais nécessaire, la Seigneur ne supportait plus les regards accusateurs de son nouvel esclave.
Le château fini par se dessiner, la jeune femme soupire de soulagement, il était temps. La troupe passa, tirant les deux esclaves derrière eux.
Pourtant Lyn ne put continuer a se réjouir et a rêvasser a la suite des événements, car un cortège se trouvait deja la, a les attendre visiblement. Les gardes se tenaient aux aguets (pas que leur Dame puisse penser qu'ils soient paresseux) surveillant les "invités" d'un œil vif.


"Qu'avons nous la?" Demanda la Seigneur. Sa voix était hautaine, Lyn n'aimait pas qu'on la dérange, surtout quand une séance de torture se pointait dans son après midi.
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Eleonore Fontenay
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MessagePosté le: Ven 8 Nov - 16:17 (2013)    Sujet du message: Au coeur de la forêt. Répondre en citant


Éléonore n’avait jamais été friande de voyager en dehors de ses terres, mais des choses l’incitaient parfois à quitter son confort pour un autre. Elle avait laissé son fils chez son frère jumeau le temps qu’elle puisse remettre de l’ordre et faire surtout un ménage des derniers partisans de son défunt second mari.  Elle avait envoyé son fils un peu plus loin dans les terres de l’Est pour ne pas avoir à se soucier de ce dernier.  Si elle détestait bien une chose c’était d’être chez les autres. Ils n’avaient pas fait beaucoup de halte et même si elle se tenait fièrement jucher sur sa monture, elle n’en restait pas moins épuisée. L’homme qui l’accompagnait était un grand gaillard et bâtit. Il était plus grand elle et c’était presque amusant de savoir qu’il obéissait aux doigts et à l’œil de sa Seigneure.  Ses quelques cavaliers et elle-même avait fini par s’arrêter. Un peu plus et elle ne tiendrait plus en scelle. Il avait fait une bonne partie de leur route, mais cette dernière devait s’arrêter un peu.  Ils avaient traversé un petit village dont le silence était presque inquiétant. Son homme de main avait demandé  le chemin du seigneur le plus près, sachant que sa dame ne courrait pas les petites auberges miteuses. Ils avaient fait le trajet sans plus tarder. Le castel ne semblait pas plus modeste que le sien et la Seigneure s’avança laissant son sbire derrière elle.

Elle n’était pas la plus charmante des invités. Ceux qui la connaissaient savaient comment avait terminé le frère de son époux. En morceau et enterré dans un fossé. Certains disaient qu'elle avait bien fait, mais d'autres désapprouvaient ses actes. Elle avait tenu à venger tout d'abord la mort de son époux et faire subir le pire des châtiments  en guise d'exemple. Elle voulait surtout dissuader n'importe quel homme de tenter sa chance. Seul les plus fous essayaient de tenter leur chance dans le lit de la seigneure, sans réel succès.

-Qui va là. ?!

- Je suis Éléonore Fontenay, moi et mes hommes désirons demander l’hospitalité de votre Seigneure pour la nuit.

Elle espérait bien une réponse positive. Quand bien même un refus, elle ne ferait que passer son chemin. Même si ce voyage n'avait rien de très amusant pour elle, elle tardait à reprendre son fils dans ses terres. Mais il y avait toujours des seigneur(e)s plus sympathique que d’autres et même la voix qui semblait fort déplu de cette demande ne pouvait empêcher une réponse de sa part. Elle se tourna vers la dites voix et resta de marbre.

Mes hommes et moi voyageons déjà depuis plusieurs jours, et nous venions vous demander l’hospitalité. Du moins, si elle existe en vos terres …

Elle n’avait pas pu garder cette remarque pour elle-même. Sa maison avait accueilli nombreux de visiteur. Même si la plupart était quelques peu indésirable, elle se faisait à l’idée, mais Éléonore n’Avait pas apprécié la voix hautaine de la demoiselle. Elle se permettait de la qualifier ainsi intérieurement, tant elle semblait plus jeune qu’elle-même.

 
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Alahel Nepthys
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MessagePosté le: Lun 11 Nov - 06:12 (2013)    Sujet du message: Au coeur de la forêt. Répondre en citant

Après près d'une heure de marche, nous arrivâmes enfin à destination. Le château était a l'image de sa maitresse: imposant, puissant, majestueux. Des gardes patrouillaient sur le sommet des hautes murailles alors que la cour grouillait d'activité, depuis les enfants jouant à cache-cache en courant jusqu'aux palefreniers en train de s'occuper des innombrables destriers, sans oublier un ballet interminables de serviteurs affairés à s'occuper des taches du quotidien. Bambins, palefreniers, serviteurs ou soldats, tous s'inclinèrent lorsque la dame des lieux pénétra dans l'enceinte.
 
Tous, sauf un petit groupe légèrement en retrait. Plusieurs hommes d'armes  entouraient une femme, qui à en juger par son port et ses vêtement n'avait rien à voir avec ceux qui l'entouraient. Les soldats avaient mis pied à terre mais la femme était toujours juchée sur sa magnifique jument.
 
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J'étais éreinte par le voyage, le mal de tête n'avait fait qu’empirer et ma main n'était plus qu'un monticule de douleur. Elle avait gonfle en des propensions inquiétantes et une couleur bleue noir parcourait à présent ma peau la où les veines avaient éclatées. L'arrivée au château était un vrai soulagement. Ma petite sœur avait les yeux grands ouverts, elle n'avait jamais rien vu de tel. Depuis notre village nous n'apercevions que les plus hautes tours, presque totalement dissimulées par la foret, mais rien ne laissait présager de l'immensité du lieu. Elle ne laissa échapper que quelques mots:
"C'est... c'est grand."
Grand, ça l'était. Chaque être vivant s'inclinait devant la jeune femme dont j'avais eu le malheur de croiser le chemin alors que nous avancions dans la cour. Certains lui souriaient franchement, d'autres lui jetaient des regards craintifs. Il ne faisait aucun doute que la jeune femme était la seigneure de ces lieux. Elle semblait jeune pourtant, trop jeune pour être à la tête d'un tel domaine. L'avait-elle hérite suite au décès prématuré de ses parents ?
Mes doutes fut rapidement chasses alors qu'elle prononça quelques mots.


"Qu'avons nous la?"
 
Tout d'un coup, la cour se fit silencieuse. A plusieurs mètres de là je distinguais avec peine à cause des rayons du soleil une petite troupe, une dizaine de soldats entourant une autre femme. Je plissais les yeux pour essayer de distinguer davantage de détails. Il ne faisait aucun doute que la dame en question était de haute naissance. Apres plusieurs secondes de silence, elle fit avancer sa monture pour arriver au niveau de la jeune femme, ses hommes reculant sur son passage.


- Je suis Éléonore Fontenay, moi et mes hommes désirons demander l’hospitalité de votre Seigneur pour la nuit.


Le climat semblait électrique. Tout le monde dans l'enceinte du château s'était. Les deux seigneures juchées sur leurs destriers, surplombaient chacun d’entre nous. C’était comme si deux êtres inaccessibles, de par leur naissance, leur fortune, leurs possessions, leur pouvoir, s'affrontait du regard devant le commun des mortels .
 
Les deux femmes se jaugeaient du regard, l'air hautain. Ma petite sœur vint se serrer contre moi, se doutant que quelque chose allait arriver. Elle me murmura


"Qu'est-ce qui se passe ?"


"Chuuuuut" lui murmurais-je en retour.


D'une voix glacée, la dame en visite reprit.


"Mes hommes et moi voyageons déjà depuis plusieurs jours, et nous venions vous demander l’hospitalité. Du moins, si elle existe en vos terres …"
 
Mon dieu... le jeune dame avait réduit ma soeur en esclavage pour le simple fait d'avoir osé m'approcher. Pour n'importe quel roturier, prononcer de tels mots c'était se condamner à une mort certaine. Je doutais cependant que la jeune dame allait se comporter de la même manière avec sa vis-à-vis. Elle n'oserait pas. Elle ne pouvait pas. Bien qu'étant sur ses terres, dans son propre château, elle ne pouvait se permettre de traiter une Seigneure comme un simple paysan.
 
Alors que les deux femmes se jugeaient du regard, je profitais de cet instant d'accalmie pour m'asseoir à terre, au pied de la mule a laquelle j'etais toujours attache. Mes jambes n'arrivaient plus à me supporter.
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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Lun 11 Nov - 10:25 (2013)    Sujet du message: Au coeur de la forêt. Répondre en citant

Evelyn toisa de haut en bas l'intruse. Ça, une autre Seigneur? Lyn voulu lui souligner que les vieille peaux, ça se doit de finir leur vie au monastère et de fiche la paix aux jeunes gens.
Néanmoins elle se devait de lui donner hospitalité. La seigneur avisa son intendant et lui fit un signe de tête. Aussitôt, une troupe de gens de service accoururent. Les ordres dans ces cas la etaient clairs. Les gens de Fontenay furent conduis dans les quartiers réservés aux invités.
Bientot il ne resta plus que la Dame sur son cheval, face a Lyn. Laquelle lui signifia d'un haussement de sourcils qu'elle pouvait disposer.


"Il y a une salle a manger commune au rez de chaussé. Mes serviteurs se feront une joie de vous faire plaisir."

De toutes facon ils n'avaient pas le choix, au risque de s'attirer les foudres de leur dame.

Lyn se désintéressa d'Eleonore et posa le regard sur ses nouveaux esclaves. Le jeune homme etait assis par terre. Cela fit froncer les sourcils a la Jeune Dame, qui s’approcha, toujours montée, et demanda d'une voix sèche au soldat en charge des gueux.

"Pourquoi se repose-t-il?"

L'homme tira d'un coup sur la chaine pour faire se relever Alahel. Lyn ordonna qu'on lui crève les yeux, sur le champs et qu'on lui attribue une tache quelqu'onque. Avant de se tourner vers la soeur. Que faire de cette chose toute déformée par l'adolescence? Lyn songeat a en faire une souillon, et l'envoyer aux taches ménagères.
Mais elle se ravisa et décida d'en faire sa camériste. Elle claqua des doigts a l'intention d'une femme de chambre qui entraina l'enfant prendre un bain et se changer. Juste avant qu'elle ne parte, Lyn saisit fortement le menton de la gamine et lui siffla a l'oreille :


"Tente quoi que ce soit contre moi, et je te livre a mes soldats, aussi jeune sois-tu. Suis je claire?"
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Eleonore Fontenay
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MessagePosté le: Ven 15 Nov - 12:23 (2013)    Sujet du message: Au coeur de la forêt. Répondre en citant


Elle n’avait pas l’habitude de sortir aussi facilement de son chez soi.  Autant dire que dans les dernières années, elle avait laissé les sorties hors de son quotidien. Confronter les gens était une habitude qu’elle avait prise, mais le regard de la jeune seigneur en disait plus long que ses paroles. Il aurait été mal vu de  faire un commentaire quelconque.  Éléonore avait davantage l’impression que la femme tentait de se donner un air.

Nous vous remercions ...


Éléonore resta juchée sur sa monture sans bouger observant autant la femme que l’homme qui se tenait à ses côtés.  Elle se força à un sourire  pour remercier la jeune femme et suivit le reste de son cortège. Elle aurait mieux fait de continuer son passage que d’arrêter chez cette femme. Elle en pensait bien des choses, mais elle préférait attendre à un autre entretien. Peut-être l’Avait-elle jugé encore trop vite.

Elle avait jeté un dernier regard à la Seigneure sans qu’elle l’aperçoive. Ce fut son maitre d’Arme et capitaine qui l’incita à ne pas s’attirer les foudres de la femme. Comment arrivait-elle a menacé une enfant ainsi. De qui parlait-elle en s'adressant à un soldat. Il lui faudrait sortir plus souvent à l'avenir.

La dame ne manqua pas de se présenter à la salle à manger et émit un commentaire, qui fit esquisser un sourire à son homme de main. C’était rare qu’elle émette un commentaire positif sur quelqu’un.Surtout quand celui-ci se rapportait à quelqu'un de plus jeune qu'elle pouvait l'être.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:38 (2017)    Sujet du message: Au coeur de la forêt.

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