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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Mar 7 Jan - 11:12 (2014)    Sujet du message: Ces liens qui nous unissent ... [Terminé] Répondre en citant

PublicitéSupprimer les publicités ?
Lyn pianotait sur l’accoudoir de son fauteuil. A ses pieds, se trouvait, à genoux, un chef de village barbare. Celui-ci était venu demander clémence à la Dame de l’Est, et protection. En effet il y avait maintenant eu et a plusieurs reprises des attaques contre ses gens, de la part d’étrangers de l’extérieur du royaume. Lyn considérait cet homme comme culotté, car lui aussi vivait par delà la frontière. Pourquoi venir chercher sa protection a elle et non pas celle de leur stupide république, comme ces idiots nommaient cela ? Visiblement le concept n’était pas au point vu que certains cherchaient à croquer dans le gâteau de l’autre.

L’homme perçut l’impatience de la Dame et aussitôt une goutte de sueur se mit a couler le long de sa temps, signe qui trahissait sa nervosité croissante. Il se mit à bégayer des paroles sans queue ni tête, jusqu'à ce que l’injonction de Lyn le fasse taire :


« Il suffit ! »

Oui ! Assez ! Assez de ces pleurnicheries et jérémiades. Lyn regarda d’un air hautain cet homme qui se vautrait dans sa décadence. Pourtant c’est avec un regard compréhensif qu’elle se leva, et lui tendit la main, avec une voix douce et aimable qu’elle lui parla :

« J’ai entendu vos prières et soyez assurés, je vais faire en sorte que mes meilleurs hommes traquent ces salopards. »

Oh, oui et même le gratin du gratin. Lyn eu un sourire a la fois cruel et satisfait. Voila qui la débarrasserait de Vaellar et de ses principes a la noix, de son regard noir et plein de reproches et … De lui quoi !! Elle en dansait presque, alors qu’elle se devait de raccompagner le cher de village a la porte.


« Ne vous en faites pas, mes soldats partiront des demain, je vous en fais serment. »

Et entre moult bénédictions et remerciement, Lyn parvint enfin à claquer la porte de sa salle de doléances.

« Qu’on fasse venir Lahire ! Tout de suite ! »

Et ce fut un concert de pas, de cris et de chahut, jusqu'à ce que, ENFIN, messire Vaellar veuille bien pointer son nez devant elle. Les joues de la Seigneur étaient roses de plaisir. Son regard violet détaillait chaque détail du corps de cet aman improvisé et inconvenant. Quel dommage, si celui-ci venait à disparaitre lors d’une escarmouche. Quel soulagement si cela arrivait. Lyn pourrait enfin gérer sa mesnie comme ELLE l’entendait, sans faire attention à ses regards réprobateurs. Lyn jubilait. Oui c’était le mot, elle jubilait de voir son Lige passer d’un pied a l’autre sous son regard de braise. La seigneur souriait en coin alors qu’elle annonçait d’un ton léger :

« Vaellar mon cher, j’ai une mission pour toi. »

Et de continuer à énoncer les responsabilités qui seraient celles du lige pendant les semaines à venir. Et d’apprécier le visage de son homme de main qui se décomposait à mesure qu’il comprenait la sentence. Il avait osé la frapper ? Lyn l’envoyait au casse-pipe en échange. C’est donnant-donnant !

Deux jours passèrent durant lesquels Lyn vécut comme sur un petit nuage. Deux jours, le temps que le lige sélectionne ses hommes et les apprête pour leur voyage à venir. Le jour J, Lyn arbora un air un peu triste quand la troupe de soldat parut dans la cour. La Dame portait de beaux tissus, blancs et pourpres, un voile sur ses cheveux et aucun bijou. Elle se porta au près de son Lige, un faux sourire contrit et lui murmura des paroles d’encouragement ; fausses elles aussi. Et pour donner l’illusion d’un duo seigneurial uni, elle poussa le vice à porter une main sur le haut de la botte de son lige en signe d’affection et d’encouragement. Affection et encouragement, tu parles ! Lyn ne repensait qu’à une chose a chaque fois que ses yeux se posaient sur Vaellar : L’humiliation qu’il lui avait fait subir alors qu’elle avait cherché à le lier a elle autant que le corps que par l’âme. Et juste avant de partir, Vaellar s'etait vu libérer de sa prison de fer qui lui ceignait les reins, et la ceinture de chasteté prendrait dorénavant la poussière dans un coin du castel.

Peste sois de ces foutus mâles ! Mais le sourire satisfait refit surface alors qu’elle agitait un mouchoir dans le dos de ses hommes.


« Bon voila qui est fait ! »

Et elle se tourna vers ses gens, lesquels se mirent à la regarder d’un air apeuré. Pour eux, le départ de Vaellar c’était un retour en arrière, a une époque ou seule Lyn avait le pouvoir. Pour eux, c’était une condamnation, un abandon de la part du chevalier. Un homme, borgne, crachat en direction des chevaux qui disparaissaient au loin. Puis il se signa devant sa seigneur. Peu à peu, la foule se dispersa.

Et le cauchemar commença.
Enfin pour le petit peuple hein ?!

Pour commencer, Lyn fit remplacer Vaellar dans son rôle de maitre d’arme. Elle nomma un nommée Beorg, gros, et fort, dans le même genre que le Sourd mais avec un peu plus de cervelle. Le gus fut tout content et les soldats en firent la gueule. Car entre le respect induit naturellement par Vaellar et la brute sans scrupule qu’était Beorg, il y avait un monde.

Les garnisons furent dans les premiers jours éclaircies, les hommes loyaux au lige disséminés dans les contreforts les plus lointains. Cela provoqua la grogne des restants … et les éclats de rire du maitre d’arme.

De plus, Lyn rappela a ses cotés son ancien ministre, l’homme qui eu à tester l’émasculation. Le vieillard fut tiré de sa geôle pour être plongé dans un baquet glacé et récuré de la tête aux pieds avant de paraitre devant la Seigneur. Les yeux du vieux avaient du mal a s’adapter a la lumière. Sans cesse il les faisait cligner. Cela agaca la dame de l’est, qui le renvoya dans ses quartiers.

Une semaine s’était écoulée, le temps que tout ceci ce fut mit en place. Lyn était satisfaite de ses gens, de ses conseillers. Ils abondaient tout les deux dans son sens, ne l’entravaient pas dans ses projets, la confortait dans sa grandeur.
Tout le contraire de ce lige … Quel était son nom déjà ?

Enfin quel qu’il fut … Et Lyn savait bien comment Lahire se nommait, il était loin maintenant.
Et un premier mois passa, a la plus grande satisfaction de la Seigneur.
Puis un jour son ministre vint lui chuchoter, au détour d’un repas particulièrement garni :


« Ma Dame, il faut que je vous informe d’une chose. »

Intriguée, Lyn posa couvert et verre pour poser ses yeux violets sur son homme de conseil.

« C’est au sujet du Chevalier Lahire. »

Lyn fit un geste excédé. Ah non !
Voila un mois qu’elle n’avait pas eu a composer avec cet abruti ! Ce n’était pas le moment de le rappeler à son bon souvenir.


« Quoi encore avec le chevalier Lahire ? Il est loin ! Il ne reviendra pas avant un long moment. »

Pourquoi l’ennuyer pendant son repas ? Lyn soupira, et recommença a manger, furieuse que son ministre ne vienne qu’avec des nouvelles pas fraiches.

« C’est que ma Dame, nous avons eu un rapport d’espion, que Beorg a fait infiltrer au sein de son équipe. Il semblerait qu’il n’a pas que de bons sentiments à votre égard.
-Normal, je lui ai chipé sa place, pour la donner a un autre.
-Non ma Dame, je parle d’attenter a votre vie.
-Comment ca ? »

Un long silence passa, le temps pour Lyn d’assimiler ce que son ministre venait de lui dire, et les conséquences que cela impliquait. …
Les yeux de la belle se firent de glace. D’un bond elle se leva.


« Sale traitre ! »

Et la réaction ne se fit pas attendre, Lyn ordonna qu’une patrouille parte dès le lendemain, non dès l’instant, a la recherche du Sire Lahire ! Le rechercher, pour le ramener aupres d’elle avant qu’il ai la tete tranchée !


Dernière édition par Evelyn Benito le Mer 19 Fév - 12:52 (2014); édité 2 fois
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Vaellar dit Lahire
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MessagePosté le: Mar 7 Jan - 12:14 (2014)    Sujet du message: Ces liens qui nous unissent ... [Terminé] Répondre en citant

Tout cela ne me dit rien qui vaille...

La convocation donnée par la Dame Bénito laissait décidément un arrière-goût amer dans la gorge du Chevalier. Il avait travaillé dur ces derniers temps pour remettre la garnison d’aplomb. Et cette exigence ne pouvait tomber plus mal : il avait encore fort à faire à l’intérieur du Castel. Lorsqu’il vint se présenter devant sa Seigneur, quelle ne fut pas sa surprise de constater un changement palpable dans l’ambiance et dans l’attitude. D’emblée, il se mit sur la défensive.

Et elle lui énonça ce qu’il devait faire... Partir loin vers l’Est, porter assistance à d’obscures tribus. Ouais, une expédition punitive qui lui prendrait du temps, et l’éloignerait des lieux de pouvoir, une déchéance et une disgrâce. Il ne le prit pas autrement.

Il prit deux jours pour choisir avec soin les meilleurs hommes, aptes à l’accompagner dans cette mission dangereuse. Il ne prit pas forcément les plus forts, mais les plus habiles et ceux en qui il pouvait avoir toute confiance. A sa grande surprise, Evelyn avait même ôté sa cage. Curieuse façon pour elle de le relâcher symboliquement, ce qui n’était pas pour lui déplaire d’ailleurs. Il avait insisté pour que Mara reste aux cuisines et aux corvées quotidiennes, afin de ne pas attirer l’attention sur elle.

Il était donc sur le départ deux jours plus tard. Il dut cependant supporter le désagréable spectacle de sa Seigneur qui vint lui donner sa bénédiction pour l’expédition à venir. Il ne fit pas de commentaire et se contenta de saluer poliment sa suzeraine. Enfin, au moment de passer les portes, il s’arrêta sur le pont-levis :

« Tuomàs, as-tu ce que je t’ai demandé ? »

Le-dit homme de main répondit par l’affirmative.

« Bien. »

La petite troupe s’élança donc en contrebas de la colline et traversa l’immense forêt. Arrivé à une clairière, à la confluence de deux ruisseaux, Vaellar décréta une halte. Ses hommes furent surpris de cet arrêt intempestif, d’autant qu’ils n’avaient marché qu’une heure. Seul Tuomàs sourit.

« Patience. »

L’homme de main se permit tout de même de demander au chevalier :

« Es-tu sûr qu’il soit sage de l’attendre ? Comment être sûr qu’elle... Enfin, qu’elle s’en sorte ? »

Le chevalier lui sourit :

« Regarde autour de toi, nous avons déjà affaibli la garnison du Castel en partant aussi nombreux. Et puis, nous avons mis toutes les chances de notre côté. Tu sais que la Seigneur aurait tout fait pour empêcher qu’elle se joigne à moi pour cette expédition. »

« Quand même, tout ça pour une esclave... »

Vaellar le foudroya du regard : « Cette mission est précisément ce pour quoi je l’ai achetée. Il me faut quelqu’un de valeur, que l’ennemi puisse aisément sous-estimer. Aucun d’entre vous ne peut porter ce rôle. Elle y arrivera. Et considère cela comme un test : si elle réussit, elle gagnera ton respect. »

Effectivement, trois heures plus tard, une flamboyante rousse fit son apparition à la lisière des arbres. Vaellar sourit, alla l’accueillir et manda Tuomàs pour qu’il aille lui chercher ce cheval supplémentaire qu’il lui avait demandé la veille. La rousse se voyait donc confier un joli alezan, vif et volontaire.

« Content de voir que tu as réussi à t’éclipser Mara. Maintenant, nous pouvons partir. »

Et ils firent un long chemin vers l’Est. Ils entrèrent finalement dans cette république reculée et tentèrent de régler tant bien que mal les dissensions internes inextricables. Ce fut un travail laborieux, pénible, qui nécessita un état de veille permanent. La troupe était sur le qui-vive, prête à imploser tant la tâche pouvait lui peser. Heureusement, les divers talents parvinrent à s’unir, jouer leur rôle. Et, au bout d’un mois d’âpres négociations, on voyait enfin le bout de cet imbroglio fantastique.

Mara fut mise à contribution plus d’une fois, son statut et son sens de l’observation lui permirent d’amener quantité d’informations cruciales pour la poursuite de la mission.

Un soir, Tuomàs vint quérir Vaellar, il avait l’air paniqué. Il lui annonça l’arrivée imminente d’une troupe de Dame Bénito qui n’avait visiblement pas de bonnes intentions à son égard. Vaellar soupira et ordonna à tous d’aller chercher leurs armes et de se tenir prêt.

Le chef de la troupe énonça l’ordre seigneurial. Les hommes de Lahire furent pris d’une bouffée de rage, que celui-ci calma d’un geste de la main.

« C’est bon, nous vous suivons. »

« Lahire, pour... ? »

« Tais-toi et regarde. Vous n’allez pas vous battre et vous tuer alors que vous vous connaissez ? Réfléchis. Mêlez-vous à la troupe de la Seigneur. »

« Et pourquoi doit-elle gagner ? »

« Et pourquoi pas ? »

Cette réponse énigmatique trotta dans la tête de Tuomàs tout du long du voyage de retour vers le château. Qu’avait-il donc voulu dire ?
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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Mar 7 Jan - 14:45 (2014)    Sujet du message: Ces liens qui nous unissent ... [Terminé] Répondre en citant

Mais ou était cette pute de rousse ?!

Lyn ne supportait plus les gestes frénétique de Silence, qui depuis un mois, s’activait a retrouver la rouquine écervelée. La réponse avait tout de suite sauté aux yeux de la Seigneur, quand ses yeux s’étaient posés sur la ceinture de chasteté pour males.


« Sale pute ! » cria une fois de plus la blonde en furie « C’est pas la peau du dos que je t’arracherais cette fois ci ! »

Et la Seigneur n’avait plus cessé de tourner en rond comme un lion en cage, jusqu’à ce que le cortège qui devait lui ramener la patrouille de son Lige refasse surface. Lyn trépignait presque pendant que Madeleine la ficelait dans sa robe. Le moment tant attendu était enfin arrivé.

La Seigneur fut quasiment la première dans la cour, alors que ca aurait dut être a Beorg que revenait cet honneur. Sauf que la brute devait être dans un coin sombre à cuver son vin, une gueuse a ses cotés. Sur ce point, Lyn regrettait le Lige qu’elle voyait attaché en tête de colonne.

Le capitaine mit pied à terre.

La Dame l’accueilli avec un sourire glacial et un mot de félicitation. Ses yeux aussi froids que sa voix cherchèrent la rousse. La main blanche eu un geste vague en découvrant celle-ci et deux hommes vinrent se saisir de Mara. Laquelle fut amenée prêt de Lyn. La Seigneur se délectait de l’expression sur le visage de son lige. Puis elle se pencha vers l’esclave qu’on tenait à genoux devant elle, pour lui murmurer :


« T’en fais pas, je vais juste te manger toute crue. »

Puis on emmena la rousse.

Et la Dame reposa ses yeux surnaturels sur son lige. Les ordres avaient déjà été donnés et elle fit un geste. On jeta l’homme du nord de sa selle, et on le traina à genoux devant elle. La main de la blonde se leva, et s’attarda sur la joue du lige, le regard perdu dans une rêverie sanglante que le lige ne pouvait imaginer, qu’il avait juste entraperçut avant que Lyn ne tente de changer pour lui.
En un sens ce fut une erreur pour lui de partir.

Vaellar fut trainé et enfermé dans une cage, puis exposé en plein air. La populace se méfiait maintenant de son sauveur, lesquels les avait abandonnés, et était partit sans explications pour chercher la gloire ailleurs. Du moins c’est ce que racontaient les hommes de Beorg et comme personne ne le contredisait, le peuple y croyait.

L’après midi passa, et juste avant que le soleil ne se couche, une toute petite ombre vint se planter devant la cage. Madeleine avait peu grandi, mais elle restait froide, et distante. Le grand homme l’avait toujours impressionné, et l’enfant avait pensé trouver un semblant de protection a ses cotés. Mais la vie était devenue difficile pour la femme en devenir qu’était Mady. Beorg la lorgnait d’un air avide et seul un ordre de la Dame d’attendre la majorité l’avait empeché de sauter sur la gosse dès le premier soir.

Enfin, la gosse se tenait devant le lige, une bouse a la main. Les yeux noirs scrutaient l’homme.

« Pourquoi tu nous a laissés tomber ? »

Le ton était froid, tremblant, et l’enfant semblait sur le point de craquer.
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Vaellar dit Lahire
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MessagePosté le: Mar 7 Jan - 15:08 (2014)    Sujet du message: Ces liens qui nous unissent ... [Terminé] Répondre en citant

Effectivement, comme il le craignait, Vaellar avait toutes les raisons de redouter le retour prématuré au Castel. Le retour s'était effectué dans une ambiance de mort. La petite troupe n'osant rien dire. Même son esclave demeurait parfaitement silencieuse. Il ne pouvait lui en vouloir cependant. Arrivé au château, il put dire qu'il avait connu meilleur accueil, bien meilleur accueil.

Alors qu'Evelyn paradait devant lui, ce n'était pas une question qui fusa de la bouche du lige, plutôt un constat acide :

« Je vois que l'hospitalité que vous prodiguez est bien moins chaleureuse qu'elle ne l'était par le passé. »

Il n'entendait pas de gens rire. Il faut dire que tous étaient conscients qu'il valait mieux pour eux se taire. Néanmoins, il suivit sans résister les mastodontes qui étaient assignés à sa capture. Il vit également Mara partir vers d'autres endroits. Il soupira : n'en avait-elle pas fini avec cette jalousie maladive digne d'une petite enfant trop gâtée ?

Il trouva la cage trop petite à son goût et dut se tortiller péniblement pour trouver une position moins inconfortable. Il resta insensible aux quolibets de la populace. Leur opinion était bien changeante. En un mois, que les choses avaient changé. Les rondes étaient bien moins rigoureuses que lorsqu'il s'occupait de la discipline. Inadmissible.

Le soir venu, il somnolait presque lorsqu'il fut tiré de son sommeil par une petiote à la voix familière. Il chercha à la remettre et mit plusieurs secondes à se rappeler de son prénom. Oui, c'était bien elle.

Il soupira sans aucune indulgence pour cette sotte question :

« C'est donc ça qu'on raconte sur moi dans le Castel... »

Il ne dit plus rien pendant quelques instants. Mais, voyant que la jeune fille n'avait vraisemblablement pas l'intention de dégager d'ici, il reprit :

« T'es bien conne de croire tous les racontars et ragots de couloir... Enfin, j'imagine qu'on peut pas s'attendre à bien mieux de celle qui s'est mis à servir fidèlement une Dame qui, il n'y a pas si longtemps, a voulu crever les yeux de son frère. »

Il toisa cette pitoyable créature avant de simplement détourner le regard. Quelle gamine...
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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Mar 7 Jan - 15:24 (2014)    Sujet du message: Ces liens qui nous unissent ... [Terminé] Répondre en citant

« C'est donc ça qu'on raconte sur moi dans le Castel... »

La petite hochat la tête.


« C’Beorg, qui dit ca. Y dit qu’t’es parti, pas’que, t’y trouvait pas ton compte ! »

La camériste observait d’un air curieux cet homme. Puis elle secoua la tete, et allait ajouter quelque chose quand :
« T'es bien conne de croire tous les racontars et ragots de couloir... Enfin, j'imagine qu’on ne peut pas s'attendre à bien mieux de celle qui s'est mis à servir fidèlement une Dame qui, il n'y a pas si longtemps, a voulu crever les yeux de son frère. »

La bouse dans la main de la gosse partit pour s’écraser dans la face du Lige.


« Et j’dois faire quoi d’après toi ? Pour toi c’est facile, tu as une arme, un pénis et surtout t’es un vieux ! »

Les bras le long du flanc de la gamine tremblaient.

« T’tes facons ton cas sera vite réglé, tu as etre torturé puis executé. Parce que le ministre a intercepté une lettre que tu as ecrite et dans laquelle tu parlais de tuer la Dame. »

Et Mady s’enfuit en courant.

Quelques heures plus tards, ce fut le tour de Beorg de venir se poster devant la cage. Il avait a la main un cruchon de vin et de l’autre coté le poignet prisonnier d’une servante. Le gros plein de soupe regardait d’un aire hautain le jeune nordiste et lui rit a la gueule


« Alors Lahire, elle t’plait ta maison ? »
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Vaellar dit Lahire
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MessagePosté le: Mar 7 Jan - 15:37 (2014)    Sujet du message: Ces liens qui nous unissent ... [Terminé] Répondre en citant

Pauvre petite idiote. Vaellar ne lui en garderait pas rancune mais, quand il sortirait d'ici (pas « si », « quand »), il saurait lui rendre la monnaie de sa pièce. Il s'essuya rapidement et aspira enfin à une tranquillité bien méritée. Ce fut sans compter l'apparition d'un gros tas de fiel et d'alcool accompagné d'une pimbêche peu consentante.

Il soupira, à nouveau.

« Bordel, mon gros, j'suis en cage, c'est pas une putain de salle d'audience. Va tirer ta gueuse. »

Putain de petite queue. Elle va pas passer un bon moment celle-là. Heureusement qu'il choisit de se tirer sans me causer trop d'emmerdes. J'vais pouvoir me focaliser sur la question existencielle du soir : « torture et exécution ». J'pense pas que Madeleine disait ça par pure provocation. Non, il doit y avoir un fond de vérité. Après... quels sont mes recours ? Plaider ma grâe ? M’aplatir devant la blonde ? Il n'en est pas question. Et puis, ce ne sont que les ouï-dire et les élucubrations d'une camériste à moitié folle. Voyons ce que demain nous réserve.

La nuit passa, longue, lente et froide. Au lever du soleil, Vaellar était agité. Fatigue. Manque de sommeil. Nerfs. Une journée de merde s'annonçait.
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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Mar 7 Jan - 16:00 (2014)    Sujet du message: Ces liens qui nous unissent ... [Terminé] Répondre en citant

Lyn marchait de long en large, a ses cotés se dandinait son ministre. Le vieil homme se tirait la moustache. L’ordre avait été donné de sortir le lige de sa cage. Il devait être conduit devant elle, sans passer par la case repas, ni par celle du bain. L’homme n’avait même pas le droit de retourner dans ses appartements. En deux mots, Lyn avait déchu l’homme de tous ses droits, en le réduisant au simple esclave, au futur condamné.

On frappa trois fois à la porte de la salle. La Seigneur s’assit, le dos droit, les yeux flamboyants. La lourde porte s’ouvrit, un contingent d’homme entouraient le Lige. La Seigneur se souvenait comment l’homme du nord avait réussit à terrasser la Teigne et le Sourd. Revoir Vaellar raviva le désir de Lyn pour cet homme. Enfin celui-ci avait changé. Un désir de sang animait la Dame de l’Est. Elle voulait s’abreuver aux veines de Vaellar, gouter son fluide vital, s’en repaitre jusqu’as ce que son estomac hurle « assez » !

La Seigneur se mordait l’intérieur de la lèvre alors qu’on jetait son Lige a genoux et que son ministre s’approchait.
Elle resta muette et hautaine, presque lointaine, tandis que le vieil homme énonçait chacun des chefs d’accusations a l’encontre du Lige : trahison, conspiration, et préméditation d’attentat. A ces derniers mots, Lyn posa ses yeux sur l’homme qui fut autrefois son homme de main, sa première et dernière barrière entre elle et le monde pauvre, son amant, son …


« Silence ! »

Lyn regardait Vaellar. Elle connaissait l’oiseau et pouvait presque au mot prêt, réciter le discourt plein d’insulte et de fausse mièvrerie qu’il allait sortir pour sa défense. A moins qu’il ne se mure dans un mutisme résigné.

« Ne gaspille pas ta salive, ministre, cet homme est bien plus coriace que tout les autres. Je crois qu’un petit détour par mes geôles lui délira la langue. Ainsi nous pourrons tout savoir de ses plans et connaitre ses alliés. Et nous pourront les exécuter tous ensemble. »
Puis elle se leva et vint s’approcher du Lige : « N’ai-je pas raison ? » Puis elle penchat la tete de coté. « Ou alors, on pourra "interroger" ses amis et sa copine et peut etre que leurs cris lui délira la langue ... »
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Vaellar dit Lahire
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MessagePosté le: Mar 7 Jan - 16:15 (2014)    Sujet du message: Ces liens qui nous unissent ... [Terminé] Répondre en citant

Lorsqu'on l'amena devant Evelyn, il ne pouvait s'ôter du crâne l'idée que la forteresse allait à vau-l'eau. Cette fois-ci, on l'amena sous solide escorte. Il ne rencontra pas beaucoup de têtes connues. Juste quelques hommes qui, dans son souvenir, ne l'appréciaient pas particulièrement. Il haussa mentalement les épaules. Après tout, il serait bientôt fixé. On le jeta à genoux sans ménagement devant sa Dame. L'eunuque énonça tout ce qu'on lui reprochait. Décidément, Evelyn Bénito avait le don de s'entourer des pires personnages possibles. Après tout... Cela devait lui conférer une impression de puissance d'être admirée par des abrutis pareils.

Evelyn se leva et vint se poster devant lui. Et pourtant, Dieu sait qu'elle se trouvait au-dessus du lot. Pourquoi avait-elle besoin de tous ces faux-semblants ? Elle eut des paroles terribles qui lui retournèrent l'estomac. Il se garda cependant bien de le montrer. Il attendit qu'elle eût terminé avant de répondre d'un ton égal.

« Bien sûr, ils vous révéleront tout sur le « complot ». Correctement torturé, un homme vous dira tout ce que vous voulez savoir. En les questionnant même suffisamment bien, vous apprendrez que c'est même la Reine qui a ourdi votre perte. »

L'ironie perlait à peine. A peine vous dis-je. Dans le regard de Vaellar, on pouvait par contre voir son caractère entier, et ferme. Sous la torture, il ne parlerait pas. Et que trouverait-il à dire lorsque la Seigneur décidera de torturer les personnes qui lui étaient proches ? Et après tout, que pouvait-il faire pour l'en empêcher.

« Bien questionnés, ils pourront tout vous dire, surtout ce que vous voulez entendre. »
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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Mar 7 Jan - 16:46 (2014)    Sujet du message: Ces liens qui nous unissent ... [Terminé] Répondre en citant

« Bien questionnés, ils pourront tout vous dire, surtout ce que vous voulez entendre. »

Lyn sourit et caressa la joue de Vaellar avant de lui tourner le dos. Bien sur que les hommes de Vaellar lui raconteraient ce qu’elle VEUT entendre. C’est justement pour cela que la Seigneur y songeait.

D’ailleurs elle s’en venta presque :


« Mais Vaellar, mon cher, c’est JUSTEMENT, ce que je veux. Je VEUX que te amis te vendent, je veux que tu désespère en les écoutant crier. »

Puis Lyn quitta pour de bon la salle, laissant le soin a ses hommes de conduire le lige a sa cellule, parmi les plus sombres et plus profondes de son castel. Le sort du Lige lui était pour le moment indifférent. Elle partit s’occuper a ses responsabilités, une troupe de l’extérieur venait d’arriver.

La demoiselle devait se préparer, se rendre présentable.
C’est a Beorg que revint la tache de guider l’homme de Lyn a ca cage.


« Héhéhé, alors mec, tu t’plais bien ? Ca fait quoi de r’vnir en tant que traitre ? »

Visiblement, le gras se plaisait à torturer mentalement le jeune homme.


« Alors, parais qu’t’as tringlé la Seigneur ? Elle est comment ? »

Un sourire lubrique vint s’afficher sur le visage du nouveau maitre d’arme. Il fit un clin d’œil a Vaellar et le poussa du coude.


« Tu m’donnera des trucs avant d’claquer hein ? Comme ca j’pourrais aussi m’la faire, si elle t’a bien voulu, c’qu’elle est pas difficile. »
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Vaellar dit Lahire
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MessagePosté le: Mar 7 Jan - 17:05 (2014)    Sujet du message: Ces liens qui nous unissent ... [Terminé] Répondre en citant

Il n'échappa aux gens présents dans la salle que la torture n'avait finalement d'autre but que celui de plaire à la Seigneur. Vaellar n'était pas sûr de voir l'approbation dans tous les regards. Il secoua la tête :

« Ils me vendront pour que cesse leur souffrance. Et pendant ce temps, ceux qui se jouent de vous continueront tranquillement leur petit jeu... Dans l'ombre. »

Vaellar n'avait jamais désobéi, jamais manqué à son honneur. Curieusement, c'était ce qu'Evelyn lui avait balancé dans la figure un peu plus d'un mois plus tôt. Et maintenant, elle avait complètement retourné sa veste et le considérait comme un traître. Même si elle était jalouse, elle n'aurait jamais pu ourdir cela tout seul. Quelqu'un a dû lui glisser la puce à l'oreille... Amoins qu'elle n'ait décidé de se débarrasser de lui. Purement et simplement.

Ce qui était, après tout, totalement concevable.

Lorsque le gros soulard, visiblement pas remis de ses excès de la veille, Vaellar fit d'abord la sourde oreille à ses propos et se laissa conduire dans des endroits où, lui-même, ne souhaitait jamais se retrouver. Mais lorsqu'il parla de se farcir la chef de meute, il ne put s'empêcher de répliquer.

« T'inquiète, elle est pas farouche. Même avec ta graisse et ton haleine fétide, tu pourras y tremper ton biscuit. Par contre, sois sûr de toi.. Il paraît qu'elle castre tous ceux qui ne l'ont pas satisfaite correctement. »

Et dans un rire acide, presque dément, Vaellar se laissa malmener jusqu'au fond de la geôle.
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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Mar 7 Jan - 17:19 (2014)    Sujet du message: Ces liens qui nous unissent ... [Terminé] Répondre en citant

« Connard ! »

Le poing partit, et la brute cracha a la gueule du Lige. Une lourde porte de fer se referma bientôt sur le chevalier et le faciès de porc de Beorg pointa a la lucarne.

« T’facon, j’saurais m’y prendre mieux qu’toi. Moi dans un mois, j’s’rais Noble et toi, t’sra mort ! »

Puis il partit, laissant le nordique a ses sombres réflexions.
Pourtant il ne put éviter la colère de Lyn quand elle descendit deux heures plus tard et qu’elle constata l’œil au beurre noir qui naissait lentement sur le visage de son Lige. La Dame se saisit du fouet, non pas pour s’en servir sur Vaellar mais bien sur Beorg, lequel reparti en courant et en se jurant qu’il défoncera le cul de la salope un beau jour et qu’elle le regretterait amèrement !

Quand la Seigneur fut enfin seule avec son ancien homme de main, Lyn agrippa de ses doigts la chevelure noire du jeune homme et la tira cruellement en arrière.


« Tsss, pauvre con, a t’abimer ainsi, il va faire de toi un martyre. »

Puis elle relâcha sa poignée d’un geste violent.

« Et puis de toutes façons, il n’a pas a te faire du mal. Seule moi, en ai le droit. »

Et en joignant le geste a la parole, elle se saisit d’une lancette, un couteau a la lame si fine que le simple fait d’en caresser le fil pouvait couper profondément. Les blessures étaient toujours très douloureuses mais cicatrisaient très vite.
Lyn s’approcha de son Lige et lui demanda :

« Alors, dis moi, quand est ce que, ca t’es venu, de vouloir me prendre ma place ? »
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Vaellar dit Lahire
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MessagePosté le: Mer 8 Jan - 07:48 (2014)    Sujet du message: Ces liens qui nous unissent ... [Terminé] Répondre en citant

Mieux vaut être mort en bonne santé que noble et castré, pauvre type.

Vaellar riait encore lorsque Evelyn revint deux heures plus tard accompagné du rustaud. Il rit bien plus fort lorsqu’il observa le manège et la furie de la Seigneur se déchaîner sur Beorg à coups de fouet bien sentis. Le rire s’étrangla tout net dans sa gorge lorsqu’elle lui tira les cheveux en arrière. Il la regarda sans ciller. Il suivit ensuite ses paroles et la lancette qu’elle prit en main. Lui-même frémit légèrement. Il avait déjà connu cette situation, mais il avait été en meilleure posture.

Bon...

C’était le moment de pas se dégonfler.

Lorsque la jeune femme lui posa la question, les bras lui en tombèrent, ballants et un regard incrédule se peignit sur son visage.

Il lui fallait répondre à l’accusation, et de manière convaincante. Quoiqu’il avait la conviction que, finalement, elle n’en avait rien à faire de ses justifications. Alors bon... Autant y aller franc du collier.

« Laissez-moi réfléchir... Est-ce au moment où vous avez hésité à me remplacer par le Chevalier de Sang ? Ou plutôt celui où vous m’avez condamné à une peine infamante en public ? Attendez... C’est peut-être plutôt lorsque vous m’avez fait arracher la peau du dos à coups de fouet par jalousie pour une esclave. Peut-être lorsque j’ai réalisé que votre jalousie vous conduisait à des choses aussi terribles que de mettre mon pénis en cage ? Ou est-ce quand vous m’avez disgracié pour m’envoyer effectuer une mission de merde vers l’Est ? »

Il avait parlé d’un ton égal, avec un pétillement ironique dans le regard. Il allait payer pour ces déclarations. Certes... Mais après tout... Il n’avait plus rien à perdre.

« Vous n’avez que l’embarras du choix. J’ai pour moi la conscience d’avoir toujours rempli mon devoir envers vous. »

Les rapports sur sa mission menée à l’Est n’allait pas tarder à arriver, du moins l’espérait-il. Elle verrait alors qu’il avait scrupuleusement obéi aux instructions, aussi dégradantes étaient-elles pour lui.
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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Mer 8 Jan - 08:01 (2014)    Sujet du message: Ces liens qui nous unissent ... [Terminé] Répondre en citant

« Vous n’avez que l’embarras du choix. J’ai pour moi la conscience d’avoir toujours rempli mon devoir envers vous »

Lyn haussa un sourcil, la lancette a la main. Elle avait perçut le regard de son lige sur la petite lame. Pour s’amuser, elle la fit volter devant le nez du jeune homme en lui murmurant.

« Arrêtes tes boniments. Nous savons parfaitement que c’est faux : Ta position me permet de saisir n’importe quel prétexte pour te porter au sommet ou au contraire te détruire. »

Les mots avaient étés choisis avec soins. Lyn s’amusait à ressortir presque a la virgule près, les paroles acides que Vaellar lui avait craché a la figure dans sa chambre, un mois plus tôt. Ca lui avait tenu a cœur de lui balancer ses mots creux. Tiens, ressent ce que ca fait !

« Maintenant, pardonne-moi, j’en ai plus qu’assez de tes jérémiades sans queue ni tête. Tu veux quelque chose : à toi de le prendre ! Tu as voulu un sentiment? He bien le voila, regarde ce que tu as laissé naitre ... »

Et le couteau se mit à danser, la partie émousser sur la peau du lige, comme pour lui faire éprouver le stress de la lame sans pour autant le blesser, pas encore, ca devait se faire petit a petit … C’est comme attiser le désir, il faut prendre son temps.

« Aller, défends toi, dans tes chaines, remue et viens me prendre ma maison, aller Vaellar mon cher, viens … viens … Avant que je ne prenne ton sang! »
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Vaellar dit Lahire
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MessagePosté le: Mer 8 Jan - 08:19 (2014)    Sujet du message: Ces liens qui nous unissent ... [Terminé] Répondre en citant

Elle s’amuse la garce, à me ressortir des petites choses comme ça. Elle taquine et s’amuse. J’peux pas tellement lui en vouloir. J’en ai connu qui ont fait bien pire dans cette position. Ceci dit, c’est pas super agréable d’en être la victime. Bon, elle y va un peu fort à parler de « jérémiades sans queue ni tête ».

« Ca vous va bien de parler ainsi, tiens... »

Il souriait un peu, sans trop dissimuler l’appréhension qu’il avait d’être blessé. Il décida lui aussi de jouer des propos qu’elle lui avait tenus.

« Puisque le pouvoir est vôtre : allez-y, amusez-vous. Après tout, qu’y puis-je ? »

C’est bien vrai ça : après tout qu’y puis-je ?

Il avait testé du regard les chaînes qui lui entravaient poignets et chevilles : du bel acier, solide, à toute épreuve. Il n’aurait sa Dame que si elle passait à protée de dents. Et vu qu’il n’avait pas pu la tuer la première fois, il ne pourrait pas là non plus. Mais, apparemment, elle n’aurait pas la même clémence envers lui. Saloperie de bonne femme. Il la voyait pour la première fois depuis plus d’un mois. D’un côté, il la trouvait inchangée, de l’autre... Elle était presque comme... une inconnue.

Curieux sentiment.

Il soupira profondément.
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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Mer 8 Jan - 08:41 (2014)    Sujet du message: Ces liens qui nous unissent ... [Terminé] Répondre en citant

« Puisque le pouvoir est vôtre : allez-y, amusez-vous. Après tout, qu’y puis-je ? »

Lyn sourit de son demi-sourire. « Justement, tu n’y peux rien du tout, tu es a ma merci. »
*Et ca me fait jouir.*

La Seigneur s’approcha de l’homme enchainé, prenant parfois le risque de passer près des dents de celui-ci. Si un garde passait par la et jetait un œil par la lucarne, il verrait une femme en train de tenter de séduire un homme. Tiens ? Pourquoi pas ? Ce serait quelque chose à tenter … Plus tard.

Le soupir du Lige surprit la Dame

« Pourquoi soupires-tu ? Tu t’ennuie ? »

La lancette se retourna sur la peau du lige, et s’arrêta, aussi légère qu’une plume.

« Souhaites-tu que nous commencions de suite alors ? »

Les yeux de la jeune femme s’étrécirent, alors qu’elle lisait dans le regard de sa victime.

« A moins que de me revoir ne t’enchante pas ? Je peux te laisser a la guise de Beorg, pour lui homme et femme ne font guère de différence … Est-ce ton souhait ? ».

Tout a coup l’avis du Lige importait a la jeune femme. Elle voulait savoir ce qu’il pensait, ce qu’il voulait. Elle s’écarta, considéra l’homme a terre, enchainé. Des mois de souvenirs lui revinrent en bloc alors que le pied gauche de Lyn venait frapper la cuisse de Vaellar.


« T’es trop con ! Si tu avait voulu devenir seigneur, j’étais prête à t’épouser, connard ! Mais non, tu en a toujours fais qu’a ta tête, sans jamais réfléchir. Ce n’est pas convenant M’dame non m’dame, non m’dame je fais que ce que je veux … Et blablabla ! Et ensuite pour me dire à moi, a moi, que je pleurniche pour rien ! Alors que je m’étais ouverte a toi ?! »

Un autre coup partit. Elle se détourna, lancette en main, avant de faire volte face et de lancer le couteau, qui partit se ficher comme dans du beurre dans la chair de la cuisse. Une main partit bloquer la bouche du lige, lui interdisant de crier.

« Ta gueule! Tu as mérité ce qui t’arrive, ta gueule ! Coupable ou non, je m’en fiche, c’est de ta faute ! »
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:21 (2017)    Sujet du message: Ces liens qui nous unissent ... [Terminé]

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