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De miasmes en marasmes
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Vaellar dit Lahire
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MessagePosté le: Sam 18 Jan - 13:15 (2014)    Sujet du message: De miasmes en marasmes Répondre en citant

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Si ce n’était l’Enfer, ça devait furieusement y ressembler. Vaellar voyait tant d’horreurs, de sang et de démons ces derniers temps qu’ils lui paraissaient aussi réels que son propre corps. Il les voyait danser devant lui, se moquer de lui. Il sentait parfois des parfums plus doux venir lui chatouiller aimablement les narines. Puis c’était à nouveau le feu, ou la glace. Et toujours des démons, des rires et des chants. Il se sentait tiraillé, torturé. Toutes les fibres de son corps étaient douloureuses. En particulier son sexe. Il n’arrivait d’abord pas à mettre des mots sur cette impression mais... Il eut bien vite l’impression qu’il ne lui appartenait plus, que les sensations qu’il y ressentait étaient comme déconnecté du reste des souffrances qu’il endurait.

Parfois, dans un flash, il se vit entouré de barreaux dans une pièce luxueuse. Une vision d’un paradis interdit. D’autres fois, pendant des périodes plus longues, c’était le néant total. Le noir, froid, humide, oppressant. Il était seul. Seul.

Seul.

Et cela recommençait, les démons revenaient le torturer, lui faire voir d’innommables tourments. Avait-il quelque repos ? Même lorsqu’il se nourrissait, respirait, buvait, Ils revenaient l’assaillir. De temps en temps, des visions fugaces, des impressions agréables. Un ange à la peau diaphane venait lui rendre visite. Il tentait de parler mais c’était des sons incohérents, rauques, débiles. Puis c’était à nouveau le chaos. Les lieux changeaient. Parfois une pierre froide. Parfois des grilles froides. Le monde semblait se resserrer sur lui. Il n’avait de prise sur rien. Il hurlait... Sans réponse.

Il voulait sortir.

Et, quand il put manifester une pensée cohérente, vint un moment étrange. Un démon vint le harceler. Mais, en même temps, il ressentit un plaisir incroyable au niveau de son membre. Il était perdu : devait-il souffrir ou jouir ? Une voix, féminine, comme celle d’un ange, l’accompagna. Au début, il la repoussa, très loin. Voulut qu’elle se taise. Puis, il l’accueillit, l’accepta et décida de la suivre.

Quand il eût reçu son plaisir et qu’elle eût fini, il sentit à nouveau ce poids titanesque sur son entre-jambe. Il hurla. Ne voulait plus le voir et à ce moment, les démons revinrent. Il voulut dormir mais les démons faisaient pleuvoir sur lui des douches glacées. Il était en permanence dans les ténèbres. Sur le sol, glacé. Il ne pouvait se lever. Il ne pouvait s’allonger. Il tentait de sombrer dans l’obscurité bienveillante du sommeil mais des bruits horribles de l’acier raclant sur l’acier lui vrillèrent l’esprit et les tympans.

Après une éternité d’errance, brusquement. Tout devint clair. Il se retrouvait dans le noir. Assis. Compressé presque. Il se sentait faible. Il avait faim, chaud et froid, il était faible mais se sentait prêt à dépecer un ours. Dans son estomac, il y avait un vide à combler. Un trou béant qui augmentait, encore et encore. Comme s’il lui rongeait les viscères. Il hurla. Et cette sensation de vide, de manque, fit naître en lui les pires pensées, les pires instincts. Il voulait répondre à la douleur. Sang pour sang. Dans cette cage, dans le noir, il en était revenu pour ses premières pensées conscientes à un besoin primal, au goût du sang, le sien peut-être qu’il avait dans la bouche. Le froid du métal lui brûlait la peau. Il en devenait enragé, fou de douleur, il voulut détruire les barreaux. Les écarter l’un de l’autre, pour que cette douleur cesse. Comme pris de démence, il hurlait. Il se battit jusqu’à l’épuisement, jusqu’à enfin, perdre connaissance.
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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Dim 19 Jan - 15:29 (2014)    Sujet du message: De miasmes en marasmes Répondre en citant

Lyn soupira en se laissant tomber sur son lit. La nuit était levée depuis fort longtemps, son temps précieux usé jusqu'à la trame. La Seigneur jeta tout de même un œil à la forme sombre tapie dans une cage minuscule dans un coin de sa chambre.

Vaellar se terrait, telle un bête sauvage. Le sevrage se passait mal ; le lige ne redevenait pas comme avant. Il faut dire qu’elle avait été pressée. Car le lendemain de sa découcheriez avec Mara, Lyn avait eu une idée géniale, fantastique et s’était dépêchée de la mettre à exécution. Le Chevalier fut tiré de sa geôle, encore, pour être attaché et drogué au maximum sans mettre ses jours en danger, dans la chambre de la blonde. Celle-ci avait alors fait transformer des passages secrets qui se trouvaient sous les sols et dont les espions de son père se servaient pour écouter les négociants barbares quand ceux-ci se pensaient seuls.

Et au bout d’un mois, ce fut un labyrinthe équipé de systèmes hydrauliques (fonctionnant donc par la force de l’eau) qui avait pris place sous les pieds des habitants du château. Pas très étendu, composé surtout de couloir et de toutes petites pièces, le dit labyrinthe menait de la salle de doléances à la chambre de la Seigneur. Lyn fut ravie de la tête que fit son Lige quand on le poussa dans les couloirs la toute première fois. En plus, pour ajouter suspense et divertissement, la ceinture de fer avait retrouvé sa place aux reins du jeune homme.

Alors que Lyn s’endormait, en rêvassant, un hurlement déchirant emplit la pièce. La jeune femme sursauta et tomba presque de son lit. Peste soit des hommes. Voila que le Lige était en manque ! La Seigneur se rendit à la cage et se saisit d’un fouet qui trainait non loin. Voila un mois qu’elle n’avait frappé Vaellar, laissant le poison et les hallucinogènes stimuler ses douleurs à sa place. Par contre, Lyn en avait fait son jouet sexuel, s’amusant avec lui, et parfois de lui. Rien de plaisait plus a la blonde que de profiter de l’esclave du Lige et devant ses yeux. Elle savait qu’il délirait et associait alors les cris de plaisir de Mara a des hurlements plus qu’affreux, que leurs ébats devenaient danses funèbres et obscènes.

Parfois, Lyn s’amusait a grimper, nue sur le corps du jeune homme, et se mettait alors a se déhancher, lentement, longuement, testant la résistance du Lige, testant le désir qui lui restait. Et parfois elle le prenait, s’offrant un plaisir égoïste.

Le fouet en main, la Seigneur l’abatit sur la cage, sans vraiment faire de mal a la bête tapie dedans.

« SILENCE », cria la jeune femme. « TAIS TOI, ou tu dormira dans la boue demain ! »

Mais l’homme de cessa pas de hurler. Donc pour faire taire cet imbécile, Lyn alla chercher un verre de vin, auquel elle ajouta une dose, minime de drogues. Puis elle s’en retourna vers la cage, se glissa derrière la chose, pour lui saisir les cheveux et lui tirer la tête en arrière. Là, la Seigneur versa le vin dans la bouche ouverte et offerte, sans vraiment se soucier que l’homme aie le temps d’avaler.
Une fois la coupe vide, Lyn se recula, attendant que la mixture fasse effet.
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Vaellar dit Lahire
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MessagePosté le: Lun 20 Jan - 06:04 (2014)    Sujet du message: De miasmes en marasmes Répondre en citant

La douleur devenait de plus en plus aiguë, la sensation brutale, terrible qui lui retournait l’estomac n’en pouvait plus de le faire souffrir. Il gueulait. Il avait l’impression qu’on lui ponçait les viscères. Il manquait quelque chose. En bas, l’acier sur sa peau le démangeait atrocement. Il s’arrachait les ongles sur ce métal qui lui meurtrissait les chairs.

Un claquement retentit, lui arrachant les tympans. Une lacération sur la chair qui lui semblait telle une lame acérée. Cela ne fit rien pour l’apaiser, vous en conviendrez. Il eut alors une drôle de vision quand il se tourna pour voir d’où venait la frappe. Il vit une jeune femme blonde. Il lui semblait la connaître. Puis, ses souvenirs conscients revinrent. Il put mettre un nom sur son visage. Un titre sur sa fonction. En bas, le désir revint violemment mais fut brisé net par l’acier contraignant. Surtout le froid brutal, vif, vint lui tirer un nouveau cri de douleur.

Il était concentré sur sa propre souffrance. Il ne revint à la réalité que lorsque sa crinière fut brusquement tirée en arrière et qu’on lui versa un liquide dans la bouche. Sous la surprise, il se laissa faire. Le liquide coulait à flots, dans sa gorge, sur son torse. Il tenta de déglutir mais rien ne passa. Il attendit. Attendit un peu. Il sentait vaguement quelque chose. Il toussa brusquement puis retomba sur le sol. Presque en catatonie. Il avait froid.

Très froid. Il frissonnait et grelottait. Et surtout, les souvenirs lui revenaient comme autant de coups de boutoirs.

« Vous... »

Une parole chargée de haine, de honte, de colère et de désir entremêlés. Les derniers flots du liquide s’épanchaient non loin de lui. Il avait froid, il avait mal, mais sa conscience revint comme un flash.

Avant de s’évanouir à nouveau dans ce néant brutal, vorace, violent. Il enrageait. Il avait mal. Et ce vin n’avait rien fait pour le calmer. Il avait de drôles d’images dans la tête. Des danses macabres, funestes, de corps entrelacés, de seins se mouvant gracieusement, de chevelures chatoyantes. Il enrageait.
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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Jeu 23 Jan - 12:32 (2014)    Sujet du message: De miasmes en marasmes Répondre en citant

« Vous…
-Oui moi aussi je suis ravie de te voir … »

Lyn fit un pas de coté, la tête penchée pour examiner l’homme. Elle lut la haine dans les yeux de celui-ci, une colère presque pas maitrisée et surtout la honte et l’envie qui le tenaillait.

La Seigneur s’accroupit devant la cage un sourire naissant aux lèvres.


« Quoique, ravi, ca n’a pas l’air d’être tout a fait ton cas … »

Oh non. Si Lyn ouvrait cette cage, la bête lui sauterait dessus à coup sur, et tenterais de l’étrangler. Aussi la jeune femme se redressa pour toiser celui qui fut son Lige.

« Et en même temps, je me fiche de tes états d’âmes. Durant ce dernier mois, bien des choses ont changées, et si tu veux survivre tu devras t’adapter. »

Elle n’ajouta rien de plus a ce sujet, mais se contenta de lever un doigt.


« Maintenant que tu es à nouveau parmi les conscients, je vais te mettre à l’épreuve. Te souviens-tu de Beorg ? Il est comme toi maintenant, mon prisonnier, et un objet de divertissement. Sauf que, … je suis beaucoup moins intime avec lui, nos relations se limitent a comment lui causer le plus de souffrance possible. »

Lyn se pencha sur la cage et y donna un léger coup pour la faire résonner.

« La ou ca devient peut être intéressant pour toi, c’est que la place de Lige, a mes cotés est toujours vacantes. Beorg et toi êtes en concurrence sur ce poste. J’ai donc décidé de vous tester. »

La Seigneur s’en détourna pour se rendre à la fenêtre. Elle se saisit au passage d’une coupe qu’elle remplit de vin et le dégusta lentement. Elle sentait sur elle le regard farouche et noir de son compagnon, et elle sentait aussi son interrogation.

« En fait, chacun de vous aura un but précis. Il faudra vous y tenir, sinon, ce sera la corde et la mort que vous trouverez. »
Lyn reposa son verre, vide et revint vers la cage.

« Veux-tu savoir ce que tu devras faire, dans le labyrinthe demain ? Humm bien sur que non, tu veux en garder la surprise, n’est ce pas ? »
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Vaellar dit Lahire
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MessagePosté le: Dim 2 Fév - 15:31 (2014)    Sujet du message: De miasmes en marasmes Répondre en citant

Elle prenait visiblement un malin plaisir à balancer ce genre de provocations à son lige. Il ne pouvait même pas tourner en cage, si petite qu’était celle-ci. Il soupira puis l’écouta. « Parmi les conscients » ... « survivre » ... « épreuve » ... « divertissement ». Rien de tout cela ne faisait sens, malheureusement pour lui. Mais, ses bribes naissantes de conscience lui indiquèrent toutes que cela n’était pas bon signe... absolument pas bon signe.

Il hurla lorsque la cage résonna. Son esprit encore faible ne put supporter le choc. Il se prit les tempes à deux mains, fixa le sol et attendit que l’effet cesse. Beorg et lui ? En concurrence pour devenir homme-lige ?

Mais quelle folie avait donc éprise la dame Bénito ?

Et elle continuait son manège. Elle parlait de choses curieuses... Un labyrinthe. Puis, de plus en plus de bribes lui venaient en tête. Des images curieuses, faites de plaisir et de souffrance. Il avait le sentiment qu’une partie de lui désirait ardemment sa Dame, que l’autre la repoussait.

« Attendez, attendez... Un labyrinthe ? Où ? Survivre ? Un but précis ? Qu’est-ce que vous me dites ? »

Il lui semblait perdre la raison. Il avait mal à la tête. Atrocement mal. Et surtout, il avait l’impression que son esprit se refusait à accepter l’évidence.

« Et redevenir votre Lige ? Après avoir vécu ce que vous pouvez me faire subir pour un oui ou pour un non ? Pourquoi voudrais-je jouer la concurrence avec Beorg ? »

Il était évident que la question appelait bien plus que l’alternative funeste d’un décès prématuré...
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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Dim 2 Fév - 15:51 (2014)    Sujet du message: De miasmes en marasmes Répondre en citant

« Attendez, attendez... Un labyrinthe ? Où ? Survivre ? Un but précis ? Qu’est-ce que vous me dites ? »

Lyn se pencha sur la cage, un doigt sur les lèvres, faisant chut, d’une voix douce, ses lèvres pleines étirées en un léger sourire.
« Chut, chut, chut, tu redécouvrira tout ca dès demain. Pour le moment il ne faut pas que tu t’angoisse. »
Mais son homme de main n’en avait pas fini.

« Et redevenir votre Lige ? Après avoir vécu ce que vous pouvez me faire subir pour un oui ou pour un non ? Pourquoi voudrais-je jouer la concurrence avec Beorg ? »

Les yeux de la seigneur se plissèrent, sa bouche se ferma en un pli sévère. Sa main se crispa sur le fouet qu’elle tenait, et il n’en fallait pas beaucoup plus que les lanières frappent à nouveau la cage. D’ailleurs c’est ce qui se passa, l’impatience fit voir rouge la Dame de l’Est. Et avant que Vaellar ne puisse crier, Lyn lui agrippa les cheveux en lui sifflant à l’oreille :


« Tu va le faire, parce que je t’en donne l’ordre. Et si tu n’obéis pas, ou si tu ne gagne pas contre l’autre raclure, je te tuerais. Moi-même et a très petit feu. »

Et elle relâcha l’homme en lui donnant une poussée à l’arrière de la tête ; lui faisant valser le front contre les barreaux de fer.

« Ais-je été claire ? »
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Vaellar dit Lahire
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MessagePosté le: Dim 2 Fév - 16:08 (2014)    Sujet du message: De miasmes en marasmes Répondre en citant

Plus elle parlais, moins il comprenait. Enfin, à voir son sourire, elle semblait parfaitement profiter de la situation et même en tirer un profit tout jouissif. Mais il reconnut vite son erreur d’en avoir trop dit. Les tympans se vrillèrent lorsque le coup de fouet vint frapper la cage mais il fut interrompu dans son élan par la poigne de fer de la Dame. Dans ses souvenirs, il ne lui connaissait pas une telle force. Il encaissa le coup avec un léger grognement et ne put qu’écouter la sourde menace émanant de la Dame. Fallait-il qu’elle soit emplie de haine pour lui pour qu’elle en vienne à ourdir de tels projets.

Il fut brutalement projeté en avant et heurta lourdement les barres de fer. Il attendit que le monde autour de lui arrête de tourner pour pouvoir prendre le temps de réfléchir et de répondre à la question de sa suzeraine :

« Parfaitement claire ! Il me faut espérer alors qu’il me réserve une mort rapide demain. »

Il ne fixa pas la dame. A la place, il prit conscience de l’objet qui lui enserrait l’intimité. Il se rappelait vaguemet de cela. Du forgeron. Plus il y réfléchissait... Plus ce visage angélique, couronné de cette magnifique chevelure blonde... fascinait et terrifiait en même temps. Il eut une pensée pour Beorg qui devait vivre un calvaire.

Il encaissa les réponses de la Dame puis tenta de trouver un repos précaire. Il lui sembla réussir jusqu’à ce qu’on le tire de sa cage pour l’amener dans la salle des doléances. Il eut tout le temps de bien se réveiller et de se demander ce qui allait lui arriver. Il réfléchit, reprit progressivement ses sens, se rendit compte qu’il avait une faim de loup et qu’il était bien plus faible que quelques semaines auparavant. Il était maintenant rendu dans la salle des doléances, avec devant lui, au sol, il la reconnaissait bien, l’entrée de la prison pensée par Evelyn, sans doute l’entrée du labyrinthe. Il entendit, dans les tréfonds, un grognement. Beorg.
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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Lun 3 Fév - 15:08 (2014)    Sujet du message: De miasmes en marasmes Répondre en citant

Lyn se tenait dans la salle, assise droite sur son siège tandis qu’on poussait Beorg dans la cellule. L’homme avait un air hagard, les yeux perdus. Lyn fit un geste de la main et on arrêta le prisonnier juste avant qu’il ne passe la tête dans le trou.

« Te souviens-tu de ta mission ?
-Oui Dame.
-Très bien. »

Et la grille se referma. De la, la jeune femme actionna diverses manettes et pivots. Le sol gronda, les gonds cachés gémirent, et devant Beorg, la route s’ouvrit.

La Seigneur ne s’accorda pas le temps de regarder ce que faisait la brute. Elle s’en alla pour déjeuner et profiter d’un bon bain chaud. Elle soupira en délassant son corps de rêve dans l’eau brulante. Tiens et si on faisait mander Mara ? Non ! Prendre du plaisir avec cette nouvelle amante ne devait pas devenir une priorité ! Et pour pas ? Mais ! Il ya plus intéressant a faire !

Lyn se passa la langue sur les lèvres … Oui, elle était impatiente de voir comment son ancien Lige se débrouillerait face a la brute. Humm en même temps, elle avait parié gros sur l’homme de main venant du Nord, ca serait idiot de perdre. Et pourquoi ne pas tricher ? Ah oui, c’est une bonne idée ca ! Trichons, trichons !

Très vite, la Dame de l’Est quitta son jus pour se secher et retourner a la salle de doléances. Et quelle chance, Vaellar venait tout juste d’arriver pour entrer a son tour dans la geolle souterraine.


« Tenez le ! »

L’ordre était sec. Lyn avait perdu l’habitude de parler a ses sous fifres, ne communicant avec eux que par des claquements de doigt ou de langue. Elle contourna le groupement qui venait de se former pour poser sa mains sur le crane du lige et y apporter une forte pression, obligeant l’homme de main a sinon se mettre a genoux devant elle, au moins courber l’échine. D’un geste elle indiqua a ses soldats qu’ils devaient faire tenir position a Vael, peut importe la suite.

Et elle reprit sa position de départ et plongea sa main dans sa manche. De la Lyn en tira un objet rond et lisse a forme allongée.


« Détends toi, ca ne dura qu’une seconde. »
Et d’un geste sur, la Seigneur glissa la chose dans le trou qui restait dans la ceinture de chasteté. Un tour de poignet et l’objet fut verouillé, invention atypique du forgeron. Un anneau pendouillait encore mais Lyn n’y toucha pas.

« Si j’étais toi je ne toucherai pas a l’anneau de fer … Il actionne un dilatateur … Sauf si tu aime souffir. »

Puis elle vint saisir le menton de son homme de main.


« Étrangle Beorg. Sers ta Seigneur, il a essayé de me violer, et de violer Mara. Et sa mission a lui est de te prendre, toi aussi. Venge nous, et tue le comme le chien qu’il est … »

PS : La violence de la chose est voulue.
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Vaellar dit Lahire
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MessagePosté le: Lun 3 Fév - 16:27 (2014)    Sujet du message: De miasmes en marasmes Répondre en citant

L’ordre avait résonné d’une drôle de manière. Et curieusement, cela ne présageait aucun bon augure particulier pour le pauvre Vaellar. Il reconnut de suite la voix de sa Seigneur et, au ton qu’elle employait, il vit bien qu’elle avait quelque chose en tête et que cela ne pourrait que lui être préjudiciable. Il sentit une pression sur sa tête et suivit le mouvement. Il fut maintenu ensuite fermement par les hommes de main et entendit un déclic de fort mauvais aloi. Un dilatateur ? Qu’est-ce ... Que...

Il frissonna d’étonnement mêlé d’effroi. Décidément, sa suzeraine mettait tout en œuvre pour ôter à Vaellar toute volonté de donner à nouveau sa confiance. Mais à quoi jouait-elle ? Servir sa Seigneur ? Et puis quoi encore ? Pour se retrouver à nouveau dans une myriade de situations impossibles. D’un autre côté, Beorg ne l’épargnerait pas. Cette brute décérébrée voudrait s’en prendre à nouveau à sa Seigneur et à Mara.

Mara ! Exact ! Avec tout cela, le chevalier en avait presque oublié son esclave. Il lui faudra régler les choses quand elles se présenteront. Tuer Beorg ?

Vaellar regarda sa Dame, la foudroyant presque du regard.

« Comment voulez-vous que je sois disposé à vous servir ? »

Il sourit. Ses pensées revinrent peu à peu, se firent plus cohérentes. Décidément, la Seigneur aimait jouer de tortures mentales.

« D’un autre côté, maintenant que vous me faites la grâce de pouvoir disposer de Beorg, il serait indélicat de refuser... »

Il fut alors conduit à l’entrée du labyrinthe. A sa grande surprise, il découvrit un petit dédale de couloirs. Il tenta d’avancer mais dut bien vite courber l’échine : il ne pouvait que se tenir accroupi : la progression s’effectuerait donc à quatre pattes. Maudite Evelyn, elle avait tout pensé, y compris la meilleure manière d’avilir ses hommes, de les faire ressentir le fait d’être devenu ses chiens. Il lui en toucherait un mot, s’il sortait vivant de cet enfer de pierres. Brusquement, il lui semblait que les pierres se mirent à bouger.

Il s’y reprit à deux fois mais réalisa qu’il n’avait pas la berlue. Tout bougeait et se reformait. Il entendit droit devant lui un grognement sourd et s’y dirigea. Il progressa tantôt à quatre pattes, tantôt en rampant quand la hauteur se fit plus basse. Il arriva à une région plus lumineuse. Au-dessus de lui, des grilles avec un plafond ouvragé comme il n’en existait que dans une seule pièce du Castel : la chambre seigneuriale. Brusquement, il sentit un impact : Beorg venait de se ruer sur lui. Vaellar roula au sol, se redressa et se jeta sur l’intrus. Il frappa du dos de la main, brisant l’arête nasale de la brute. Il prit plusieurs coups en retour. Un duel d’hommes accroupis, qui n’avaient que peu d’espaces pour frapper, avec une grille pour tout horizon.
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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Mar 4 Fév - 15:09 (2014)    Sujet du message: De miasmes en marasmes Répondre en citant

« Comment voulez-vous que je sois disposé à vous servir ? »

Lyn sourit, d’un sourire de lionne, d’un sourire qui ne présageait rien de bon, avant de prononcer de sa voix sucrée :


« Mais simplement, parce que je détiens quelqu’un a qui tu tiens. »

Et ca la rendait folle que son Lige puisse poser les yeux sur une autre femme. Et en même temps … hummm si excitant. Lyn imagina pendant quelques secondes, ce que ca pourrait être de partager son lit avec la rousse et le Lige. Sa peau se couvrit de chair de poule, son corps prit d’un délicieux frisson.

« D’un autre côté, maintenant que vous me faites la grâce de pouvoir disposer de Beorg, il serait indélicat de refuser...
-De toutes façons, tu ne peux pas refuser … »

Et d’un geste, digne des plus grands acteurs de théâtre, Lyn fit un geste en direction de la trappe. L’homme fut poussé en avant et Lyn tourna les talons. D’un pas décidé elle se rendit dans sa chambre et fit sonner une clochette. Une servante se présenta et Lyn lui fit un geste de la tête. La bonne acquiesça et referma la porte.

Quelques minutes plus tard, Mara entra, un collier d’esclave autour du cou. C’était la première fois depuis qu’elle vivait ici, que la Seigneur imposait la laisse et le symbole de la servitude à la rousse. En temps normal la Nordique aurait put passer pour une Serf. Mais aujourd’hui la blonde voulait marquer le coup, donner a son lige et a son adversaire les coups de fouets qui leur fallait pour donner au combat qui allait se jouer sous les pieds des deux femmes, un coté … presque épique.

La Seigneur s’approcha de la rousse et la dévêtit elle-même, tout en lui donnant un baiser pour la rassurer. Puis elle se saisit de la laisse et guida doucement Mara au lit, et l’y fit s’assoir au pied de celui-ci, sur un tapis. Quant a elle, Lyn s’allongea sur son lit, coupe de vin a la main, assiette de raisin a ses cotés.

« Ouvre grand les yeux, ma belle, on va avoir droit a du grand spectacle. »

Et enfin les deux hommes entrèrent, l’un après l’autre dans la pièce exigüe sous les pieds seigneuriaux et soumis. Lyn donna un petit coup sur la laisse quand Mara étouffa un petit cri de surprise en voyant Vaellar.

« Chut ! Ne le déconcentre pas ! »

* Laisse-moi jouir du spectacle !*

Pendant ce temps, Beorg jetai a Vael des regards noirs. La brute portait de nombreuses plaies, un peu partout sur le corps.


"J'vais te démonter!" gronda t'il de sa grosse voix avant de se jeter sur le Lige. Dans le noir, Beorg envoya plusieurs fois son poing a l'aveuglette. "Et après t'avoir eu, je te tuerais, salaud!"
Il est une chose claire, si Lyn a toujours été jalouse de Mara, Beorg c'est de Vaellar qu'il jalousait profondément. De un parce qu'il savait se battre mieux que qui que se soit, parce que les hommes l'aimaient et le respectaient, et surtout parce que Vael était dans les petits papiers de la Seigneur, même dans ses draps ... Franchement, y a de quoi rager non?

Mais se battre dans le noir, ca n'est pas chose aisée ...
Mais l'oreille aux aguets de la brute repérèrent le cliquetait de l'anneau anal que portait Vael.


"Hé, fillette, tu as mis un bouchon? Tu sais que c'est pas bien de tricher? Viens ici, que je te déchire le trou comme il se doit!"

Et il se rua sur le Lige, ses mains tendues pour attraper l'anneau de métal, et cherchant a le tourner cruellement, et détruire les chairs tendre du bas fond de notre héros nordique.
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Vaellar dit Lahire
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MessagePosté le: Dim 9 Fév - 07:03 (2014)    Sujet du message: De miasmes en marasmes Répondre en citant

Le combat était âpre et surtout, bestial. Dans les couloirs et les recoins, les hommes ne pouvaient se redresser pour asséner des coups efficaces, ils en étaient à combattre à mi-distance avec ce qu’ils avaient : poings, dents, coudes, genoux. Ils se ruèrent plusieurs fois l’un sur l’autre, tentèrent de s’étrangler, mais ils furent accueillis réciproquement par de violents coups de coudes. Ni l’un ni l’autre ne lâchait du terrain. Bien vite, ils profitèrent du moindre rayon de lumière pour tenter d’apercevoir l’ennemi et se ruer sur lui. Rien ne semblait pouvoir retenir leur folie destructrice.

Vaellar n’était pas à fond : il ressassait dans son esprit meurtri les paroles de la Seigneure. Il savait bien qu’elle parlait de Mara. Il lui semblait même l’avoir entendu. Il leva un peu les yeux pour tenter d’accrocher une vision. Grossière erreur : Beorg en profita pour se ruer sur lui et le faire basculer en arrière. Le tintement sinistre de métal associé à la main baladeuse du rustaud fit prendre conscience à Vaellar de toute la gravité de la situation. Il se réceptionna sur le côté et envoya un coup de tête violent dans le nez de son adversaire. La lutte reprit, féroce. L’étroitesse des lieux leur empêchait de donner la pleine mesure de leur puissance. Vaellar réalisa bien vite que Beorg n’avait qu’une idée en tête. Il joua avec cela, le laissant miroiter une ouverture avant de le sanctionner rapidement de coups de poings ou de genoux. Mais la sensation de l’objet en bois menaçant le crispait de plus en plus.

A un moment, il chuta lourdement sur le dos et eut la vision de son esclave, Mara, tenue en laisse, le tout dominé par la Dame Bénito, qui semblait prendre un intérêt tout particulier au spectacle. Bien qu’elle détournât ostensiblement son attention vers la coupe de vin ou l’entremets qu’elle s’était faite servir. Vaellar prit un coup vicieux sur le foie et s’adossa au mur pour récupérer avant de revenir à l’assaut. Il gagnait petit à petit du terrain sur un adversaire trop brutal, trop focalisé sur un objectif précis. Mais les conditions de combat terribles lui rendaient les muscles douloureux. Et il avait toujours en tête l’image de sa Dame souriante, profitant de la situation avec un délice pervers non dissimulé. Et cela le mettait en rage. Et lui faisait cogner de plus en plus fort, bientôt au mépris de sa sécurité.
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Mara Menille
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MessagePosté le: Dim 9 Fév - 11:12 (2014)    Sujet du message: De miasmes en marasmes Répondre en citant

Cela faisait plusieurs heure qu'elle avait reprit ses esprits. Elle se souvenait de se qui s’était passer l'autre soir, enfin, en parti... Les brives de souvenir se mélangeant aux hallucinations et aux souvenirs plus ancien qui habitaient toujours son esprit, mais elle avait quand même conscience a quoi elle s’était adonné avec cette folle sadique.... Quand on l'avais ramener dans sa cellule et que l'effet des drogue avait commencer a s'estomper, elle avait pleurer. Silencieusement et longuement, elle avait laisser son corps évacuer le stress et l'angoisse qu'elle ressentait. Elle était bouffé d’inquiétude, elle avait essayer de ne pas penser au Chevalier pour les protéger protéger tout les deux, mais maintenant qu'elle avait tout lâcher, son esprit avait du mal a se tourner vers autre chose. Elle ne voulait plus penser a cette nuit ou elle l'avait drogué, il ne lui restait plus que le chevalier. Elle angoissé de savoir se qu'il devait subir, se qu'elle en avait fait, ou il se trouver, dans quel état....
Elle fut sortie de sa torpeur par un garde qui vint la sortir et lui passer un lourd collier autour du cou. Elle était encore plus inquiète, mais pour elle cette fois : Elle eu très peur que la Seigneur se soit définitivement débarrassé du chevalier et qu'elle soit contraire de partir ou mines, ou qu'elle l'ai revendu a une quelque conque maison de passe....
On l’amena dans les appartement de Dame Benito, qui s'empressa de la déshabiller de nouveau. Elle ne montra rien, mais elle était tendu de ces gents, il lui semblait a présent qu'elle l'avait réellement violé, vu le sentiment qui l'habitait quand elle posa ces lèvres sur les siennes...
Elle se fit tire au pied du lit comme un pauvre animal, attendait de savoir quel supplice elle allait lui faire subir... Elle ne se serais jamais attendu a ça....
Elle ouvrit les yeux, en effet , de stupeur !
Elle porta ces deux main a sa bouche pour tenter en vint de retenir son cris, et eu les plus grande peine du monde a retenir les larmes qui emplissait de nouveau ses yeux, mais heureusement Evelyn ne pouvais pas les voir.
C'est sa qu'elle lui faisait donc subir ? Elle l'utilisait comme un esclave, s'amusant comme devant un combat de chiens....
Elle ne devait pas savoir, elle ne devait lui montrer a quel point elle était a la fois heureuse et anéantit de revoir le chevalier...


« Ouvre grand les yeux, ma belle, on va avoir droit a du grand spectacle. »

Et enfin les deux hommes entrèrent, l’un après l’autre dans la pièce exiguë sous les pieds seigneuriaux et soumis. Lyn donna un petit coup sur la laisse quand Mara étouffa un petit cri de surprise en voyant Vaellar. Elle n'avait qu'une envie, passer a travers ces barreau et étranglé celui qui menacé son chevalier ! Elle était crisper en avant scrutant dans la cage pour surveiller l'homme, oubliant sa nudité, oubliant la nuit dernière, la seule autre chose a laquelle elle faisait attention c'est de ne pas lâcher ses larme et de hurlait son prénom, de peur d'accorder a son ennemie un moment d’inattention fatal..
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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Ven 14 Fév - 12:28 (2014)    Sujet du message: De miasmes en marasmes Répondre en citant

Lyn siffla. Comment prendre plaisir a quelque chose quand on s'amusait a lui pourrir la vie. Mara l’agaçait, la rendait folle avec ses couinements. La Seigneur dut se mordre l’intérieur des joues pour ne pas fouetter l'esclave sur le champ.

D'ailleurs pourquoi elle était là, la rousse ? Ah oui ! Pour motivé le ver de terre qui lui servait de lige et qui jouait les chiens maintenant. Evelyn rageait, en colère contre la chienne-qui-vivait-en-Serf qui s'amusait a lui gâcher son plaisir.

L'orientation de la laisse changea dans la main de la Seigneur, qui s'en servit comme d'un fouet, alors que Mara poussait un énième soupir.


« Ta gueule ! »

Elle n'avait pas crié, son ton était resté de marbre. Pourquoi élever la voix contre une chienne, une fille de bas étage ? Lyn s'empresserait de remettre la rousse a sa place dès la fin de l'après midi, et celle du combat.

***************************


Beorg, quand a lui, se rua sur Vael, et lui assena plusieurs coups de poings en pleine face.


« Alors fillette, elle t'a promis quoi ? Raconte moi, une nuit dans ses bras, plein d'argent, une place dans sa garde ? »

La brute ria et se jeta a l'assaut de son adversaire. Le duo de combattant fini contre un mur, et Beorg susurra a l'oreille de son vis a vis :

« Moi, c'est le cul de ta copine qu'elle m'a promit. Mais ce que la blondasse ne sait pas, c'est que je l'ai déjà pris, le joli cul de la rouquine. Même plusieurs fois, et pas tout seul. On est toute la garnison a lui être passé dessus et parfois plusieurs en même temps. »

L'ancien soldat fit un bond en arrière, pour éviter le coup de genoux qui visait ses parties intimes. Il riait, d'un air fou et se relança a l'attaque.

« Quoi ? T'es jaloux ?  On aurais put partager, tu sais, mais tu es si grand, si PARFAIT, que tu ne partage rien ! »

Une fois de plus, les deux hommes se cognèrent aux murs exiguë de la prison imaginée par Lyn.
Sa main partit droit en direction du bas fond de l'ex-Lige, un rictus de joie haineuse se dessina sur le visage écrasé et ensanglanté (déjà) de la brute :


« T'en fais pas, je vais commencer par toi, et ton joujou. »
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Vaellar dit Lahire
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MessagePosté le: Mer 19 Fév - 09:47 (2014)    Sujet du message: De miasmes en marasmes Répondre en citant

Il était fatigant. Pas à cause de sa force et de sa puissance, mais de ses jacassements incessants. Il était là pour énerver le chevalier qui l’écoutait à moitié. Bien sûr le sang lui monta à la tête lorsqu’il entendit parler de son esclave. Il soupira un bon coup, visa les parties tout en levant la tête, voir si la Seigneure avait cillé lorsque Beorg l’avait traité de « blondasse ». La brute ne savait même pas qu’il se tenait littéralement aux pieds de la Dame. Pauvre con.

Il n’avait qu’une chose en tête, Vaellar le voyait bien. Il s’amusait à feinter, à feindre des ouvertures pour frapper la brute en retour. Mais l’autre était perclus de folie et revenait sans cesse. Enfin, il découvrit de trop sa main : Vaellar la saisit et retourna l’articulation selon un angle absolument pas naturel. On entendit des craquements. Il en profita pour se glisser derrière la brute et la saisir à la gorge. Il entreprit de l’étouffer. Il sentit les mouvements désespérés, la lutte pour la survie de Beorg mais il ne laissait aucune ouverture. Même, il profitait de chacun des mouvements pour resserrer son étreinte. Dans le combat, les deux hommes se retournèrent. Vaellar tenait toujours fermement Beorg à la gorge et il regardait Evelyn droit dans les yeux, à mesure que le souffle de son adversaire se fit plus court.

Il ne vit dans les yeux de sa Dame que le plaisir inné du spectacle. Elle semblait se divertir, à tenir son esclave en laisse et à voir deux hommes s’étriper pour ses faveurs. Il reporta ensuite son attention sur le tas de muscles décérébré. Il était décidément d’une rare résistance. Un homme qui manquera au Castel en cas d’escarmouche. Mais sa bêtise et son indiscipline étaient bien trop grandes. Le chevalier continua son oeuvre et agrémenta sa guillotine de coups sur le côté, cherchant à briser les côtes de son adversaire tout en tentant d’esquiver ses assauts désespérés.
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Evelyn Benito
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MessagePosté le: Mer 19 Fév - 11:55 (2014)    Sujet du message: De miasmes en marasmes Répondre en citant

Lyn observait le duel âpre. Ça y était, son Lige, son ex-lige, venait de coincer la gorge de son ennemi entre ses bras puissants. La blonde frissonna en se souvenant que ces mêmes bras avaient sut s'enrouler sensuellement autour d'elle …
Comment imaginer qu'un homme puisse être a la fois, fort et doux ?
La Seigneur fronça les sourcils. Attention, ou bientôt elle comparerait Vaellar a un fromage …

La bouche de la Seigneur se plissa en une moue tandis que sa brute agonisait. De la où elle se trouvait, Lyn pouvait parfaitement voir le visage du maudit virer lentement du rouge au bleu, ses lèvres devenant noires. Le souffle de la Dame devint cours, ses joues roses, sous l'effet de l’excitation.

Et aussitôt que Beorg mourut, Lyn quitta le lit, pour jeter une tapisserie sur la grille au sol. Le reste ne lui importait plus. De même, la blonde se saisi de Mara pour la jeter telle quelle, donc toute nue, sur le palier devant sa porte, tandis qu'elle quittait la chambre.

Les ordres donnés a ses soldats furent exécutés. Vaellar continua de croupir dans sa cage, Mara retourna a sa vie de Serf-esclave. Le corps bleu de Beorg fut exposé aux yeux de tous, un panonceau autour du cou indiquant qu'il s'agissait du châtiment destinés aux traîtres.

Et durant les jours qui suivirent, la vie repris son cours normal, comme si la promesse faite par la Seigneur n'avait jamais existé.
Cependant un soir, tandis que son trophée en chair et en os se trouvait sous ses pieds, Lyn se penchant par dessus la grille. L'ourlet de sa robe flirtait avec le sol, faisant jouer les ombres aussi bien dans la chambre que dans la cage.
Les yeux violets scrutèrent un long moment avant que la jolie bouche ne s'ouvre, et pose une question :


« Alors, satisfait de ta victoire ? »
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:15 (2017)    Sujet du message: De miasmes en marasmes

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