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La musique adoucit les moeurs

 
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Lys Saltarelli
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MessagePosté le: Dim 22 Juin - 05:45 (2014)    Sujet du message: La musique adoucit les moeurs Répondre en citant

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Le soleil tapait fort et se tenait haut dans le ciel, ce début d'été commençait fort et faisait remonter la puanteur des ruelles engorgées de la populace grouillante. Cela faisait plusieurs jours que Lys restait cloîtrée dans cette charrette brinquebalante, du moins depuis qu'elle, quelques autres filles, la maquerelle et son homme de main avaient pris la route depuis leur bourgade perdue vers la capitale. La jeune femme découvrait les lieux depuis les interstices qu'offraient les planches mal rapprochées et ce qu'elle pouvait y découvrir furent les quartiers commerçants regorgeant de monde et d'étrangetés en tout genre, le paysage changeant jusqu'aux bas-fonds qui déboulaient sur une place où des êtres humains y étaient entreposés comme du bétail.

L'horrible véhicule stoppa enfin son insupportable vacillement pour se figer devant une bâtisse mal entretenue, disposée légèrement à l'écart du brouhaha de la plèbe. Les battants s'ouvrit soudainement, laissant pénétrer une lumière vive qui lui dévorait les pupille et rendit la dame aveugle un court instant, il fallait s'habituer à ce nouvel environnement mais on ne le lui laissa pas réellement prendre le temps, le gros Robert l'avait extirpé du fond en agrippant violemment par le bras. Le garde l’emmena se joindre à une vingtaine d'autres femmes toutes plus différentes les unes que les autres et vu leurs entraves ou leurs comportements, elles savaient très bien ce qui allait se passer.

La maquerelle leur emboîta le pas, s'introduisant dans l'édifice le groupe gagna l'obscurité du bâtiment et l'intimité des chandelles tout en suivant presque docilement la tête du convois. La dame blanche restait en retrait à l'arrière, elle était l'une des rares à ne pas être entravée, de peur qu'elle ne s'abîme pas la peau avant la vente, mais était suivi de près par le "chien" de sa maîtresse qui refermait la marche et ferma la porte derrière lui les prenants au piège.

Le petit couloir donnait sur une pièce circulaire confortablement installée de sièges et de coussins ou plusieurs servantes remplissaient les tables de vivres et de vin à la couleur délicate. Deux entrées dans le fond étaient refermées par des tentures colorées ou la maquerelle emmena chaque fille une a une, leur octroyant une robe et les accompagnant à une alcôve qui leur étaient destinée. Lys fût la dernière à se présenter, malgré ses craintes la jeune femme gardait le dos droit et se présenta devant la tenancière.

- Bon, t'as intérêt à te montrer sous ton meilleur jour car si tu ne me rapportes pas le double de ce que je t'ai entretenue je te promet que tu le regretteras jusqu a la fin de ta chienne de vie!

Le ton était donné, et la jeune femme tentait de garder un visage digne devant les épreuves qu'elle allait traverser. La maquerelle la pris à part un moment, l'emmenant devant une bassine et s'occupant elle-même de sa préparation, lavée, coiffée, parfumée elle l'intima à enfiler une fine robe blanche serrée à la taille qui lui remontait la poitrine et mettait ses petites hanches en valeur. Quelques parties du tissus transparents affichaient ses longues jambes et la fit prendre place à la fin du chemin dans une niche un peu plus confortable avec un décor rouge "lin de vin" mettant en avant sa pâleur et ses yeux perçants.

Ne sachant pas trop à quoi s'attendre, Lys pris place sur un pouf en velour, le dos bien droit et sa longue chevelure doré pendre sur le coté. l'attente rendait les filles nerveuses, les chuchotements montaient d'une niche a l'autre.

-VOS GUEULES LES CATINS!!

Le silence se fit d'un coup, installant une pression si forte que Lys pouvait sentir son cœur battre dans la poitrine. Regardant autour d'elle, une petite Lyre était laissée à son attention surement pour qu'elle puisse en joue devant les clients potentiels et afficher son savoir faire. Ici il fallait calmer ses soeurs de souffrance et les notes de musiques sélevères brisant le silence de mort d'une musique douce et apaisante.

Le temps parraissait interminable et ce fut bien plus tard que des conversations poussaient dans la salle voisines, se remplissant petit à petit d'individus majoritairement masculins.
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Armand d'Estalie
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MessagePosté le: Lun 23 Juin - 16:34 (2014)    Sujet du message: La musique adoucit les moeurs Répondre en citant

Il était assez étonnant de voir un homme comme Armand dans un lieu pareil. Après tout, le jeune homme venait coup sur coup de perdre son épouse et son amante. Sans doute aurait-on pensé qu'il allait porter le deuil un moment avant de s'offrir un morceau de chair fraîche. Mais en toute honnêteté, la conscience du jeune homme ne se formalisait pas un seul instant de cela. Il n'avait jamais supporté la jeune femme que son père lui avait fait épousé et elle le lui avait bien rendu. Cette enquiquineuse pourrie gâtée n'avaient par ailleurs même pas eu pour elle d'avoir des hanches fertiles. Malgré les nombreux essais des époux, rien ne s'était jamais présenté. À croire que toute la bile qu'elle avait dans le sang avait empêché un enfant de venir nicher en son sein. Quant à l'amante que le jeune seigneur avait prit pour tromper le manque d'affection de son épouse, c'était une gentille fille. Pas méchante pour un sous, mais pas bien dégourdie non plus. Elle était douée, voir très douée dans un lit, mais cela ne faisait pas d'elle quelqu'un d'irremplaçable.


Il allait les regretter un peu toutes les deux, mais ni l'une ni l'autre ne méritaient qu'il se vautre dans un long deuil plein de solitude et qu'il reste seul.


S'il conserverait l'apparence du deuil pendant le temps strictement nécessaire, il n'avait pas l'intention de faire plus pour une femme qui l'avait toujours détesté.


Le jeune seigneur cherchait donc un nouveau jouet, une nouvelle compagne pour occuper ses nuits et le divertir durant ses soirées. Une mission des plus compliquées étant donné son exigence et sa propension à s'ennuyer. Il fallait qu'elle sache faire preuve de créativité et d’originalité pour pouvoir lui plaire sur la durée. C'était la raison pour laquelle il avait décidé de se concentrer sur les artistes. Les femmes qui étaient formées aux arts étaient généralement plus inventives dans leurs façon d'approcher leurs maître et de le séduire en quelque sorte.


C'est pour cela qu'il était en train d'observer les vitrines.


Cet établissement était quelque peu délabré, et jamais Armand ne s'y serait rendu si on ne le lui avait pas recommandé. Le lieu était plus que délabré et dénotait d'un sérieux manque de moyen. Mais apparemment, cette femme avait la réputation d'éduquer des esclaves d'une très bonne qualité. Pourquoi pas après tout. En voyant Armand, on pouvait légitimement douter de sa réputation de bretteur. Le jeune homme se laissa donc entraîner par la maquerelle dans son marché un petit peu particulier et les filles lui furent présentées. C'était une façon incroyablement étonnante de présenter sa marchandise. Mise sous verre, comme dans la vitrine d'un magasin, elles étaient alignées les unes à côté des autres dans leur écrin comme des joyaux. Si l'extérieur de l'endroit n'avait rien de reluisant, on se trouvait à l'intérieur dans un véritable écrin pour les sens.


Les filles étaient effectivement d'une grande qualité, toutes très belles et désirables.


Mais l'une d'entre elle attira particulièrement l'attention d'Armand.


Elle était magnifique dans son écrin rouge, sa robe blanche légèrement transparente laissant apparaître ses longes jambes fines presque interminables et la pointe rose de ses tétons. Elle était d'une grande pâleur qui par endroit faisait transparaître les légères veines bleue qui parcourraient ses membres. Ses longs cheveux blonds cascadaient sur son corps et ses longs doigts fins et aux ongles bien taillés parcourraient doucement les cordes d'une petite lyre.


Armand l'observa un certain temps, se demandant si le manque d'attention qu'elle lui accordait était dut à un ordre très ferme qu'elle avait reçus ou au fait que les vitres avaient été fumées et qu'elle ne pouvait pas le voir.


La musique ne lui apparaissait qu'étouffée, mais il avait envie de l'entendre jouer pour lui, de la voir danser pour lui...


Comme une fulgurance, un coup de cœur, il voulait qu'elle soit à lui. Peu importe les autres. C'est elle qu'il voulait avoir.


« Il est possible de la voir de plus prêt ? »


La maquerelle hocha la tête et marmonna une formule obséquieuse avant d'ouvrir la vitrine pour en extirper la joyaux qu'il contenait.


Armand l'observa longuement, se permettant même de caresser la courbe d'un sein, la douceur de ses mains et la fermeté de ses fesses avant de se tourner vers la maquerelle et de prononcer un lapidaire :


« Combien ? »
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Lys Saltarelli
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MessagePosté le: Mer 25 Juin - 10:52 (2014)    Sujet du message: La musique adoucit les moeurs Répondre en citant

La maquerelle qui minaudait au coté du seigneur voyait bien que son « produit » lui avait tapé dans l’œil, aussi lorsque qu’il lui demanda de la voir de plus près, elle exécuta une courbette bien exagérée et tape dans les mains appelant ainsi son homme d’arme  qui ramena la douce enfant auprès du client.
 
Bien droite, la tête haute, Lys se présenta humblement devant le client à qui elle exécuta une humble révérence emprunt de douceur. Sachant bien qu’elle ne devait pas le regarder dans les yeux, la curiosité l’avait néanmoins poussée à désobéir aux règles et passa un œil furtif entre ses longues mèches blondes.  De tous les acheteurs potentiels, il fut le seul à se démarquer largement des autres. Le visage fin et le regard sombre, on pouvait voir à son attitude et à sa façon de parler qu’il n’était pas simplement une brute sans cervelle qui ne devait sa noblesse qu’a un simple hasard de naissance. Étrangement, il était vêtu d’habits  de deuil richement brodé ce qui pouvait expliquer cette impression de chagrin qui émanait de lui, aussi recherchait-il un peu de compagnie ?
 
Le regard perçant du sang bleu la scrutait, la déshabillant presque du regard, mettant la blanche fleur bien mal à l’aise même si elle était habituée a ce traitement animal, venant de sa part, elle avait peur de son jugement. L’un de ses mains se déporta alors sur elle, passant dans l’une de ses mèches blondes, descendant sur la peau douce de ses bras et la courbe frissonnante de sa poitrine qui réagissait visiblement à ce contact intime. Son petit cœur tambourinait, jusqu’ici aucun homme n’avait eu la permission de  la toucher  et ici ce n’est pas n’importe qui et si elle avait pu  choisir son nouveau maître de tous ceux qui ont défilé dans ce couloir sordide, c’était bien lui.
 
-       Combien ?
 
La question était tombée comme un couperet, Lys releva les yeux vers le noble  avec l’étrange sensation que son palpitant avait cessé de remplir ses fonctions. La maquerelle s’interposa alors entre l’acheteur et l’esclave, arborant un large sourire sur une dentition bien mal entretenue, lui étirant les lèvres en un sourire déformé par l’avarice. Sur un ton mielleux, « la sorcière » s’adressa à Armand argumentant ses paroles de courbettes ridiculement soumises.
 
-       Haaa mon seigneur a l’œil, c’est un fin connaisseur ! 
 
Et voilà, à force de voir a chaque fois le même théâtre, Lys commençait à connaître les ficelles du marchandage et surtout comment la vieille s’y prenait pour amadouer ses pigeons.



Pour commencer, elle avait vu que l’homme était en mal d’amour du a son deuil récent et qu’en ses moments difficiles on est facilement manipulable, ensuite il était jeune beau et riche, un trio qu’il fallait amadouer à coup flatterie pour le rassurer dans l’achat qu’il allait faire.
 
-       Comme vous pouvez le constater, la petite Lys est tout ce qu’il y a de plus éduquée parmi nos beautés. Pour vos distractions, nous lui avons inculqué les arts de la musique du chant et de la danse et bien sûr celle de vous porter satisfaction dans vos actes les plus virils !  Qui plus est c’est un produit rare ! Sa fleur étant intacte et elle est en parfaite santé !
 
La vieille peau laissa encore le beau noble scruter sa future possession et entama la partie la plus difficile, le prix !
 
-       Comprenez qu’avec un tel article le pris va en conséquence, 1000 écus !
 
Les grands yeux verts de Lys s’écarquillèrent, une telle somme je crois qu’elle n’avait jamais entendu un montant pareil ! Cela représentait plus de dix fois la somme qu’elle avait du coûter en totalité à cette harpie. Voyant le regard d’Armand se raidir et prendre une teinte funeste, la maquerelle changea de tactique, il fallait des à présents lui faire perdre notion du prix en un achat compulsif sur une décision rapide.
 
-       Je comprends mon seigneur votre désarroi, mais déjà plusieurs propositions ont été faites don celle que je viens de vous citer. Ce genre de produit, vous n’en trouverez plus sur le marcher avant plusieurs générations, il est certains que beaucoup ont sauté sur l’occasion.
 
Lys était écœurée… La vieille se jouait du pauvre sang bleu, de son chagrin récent mais certainement pas de sa naïveté, aussi la jeune femme leva les yeux pour capter le regard d’Armand, lorsque la tenancière annonça les bobards concernant son prix ou la nature du commerce, elle secoua lentement la tête lui indiquant visiblement les fourberies de sa présente maîtresse. C’était idiot de sa part car la jeune femme savait très bien ce qui allait se passer si elle n’était pas vendue et encore moins si elle ne rapportait pas un capital suffisant mais peu importe, elle se voulait honnête dès le départ avec le noble, une qualité en qui elle espérait allait peser dans la balance concernant la décision finale.
 
 
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Armand d'Estalie
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MessagePosté le: Dim 29 Juin - 07:00 (2014)    Sujet du message: La musique adoucit les moeurs Répondre en citant

Lorsqu'il entendit le prix qui était énoncé pour l'esclave, Armand ne put s'empêcher de tiquer. C'était beaucoup beaucoup trop élevé. Si la maquerelle avait demandé moitié moins, sans doute aurait-il sortit la somme sans trop hésiter ou chercher à négocier. Mais là, elle demandait beaucoup trop pour une simple esclave. Et de toute façon, au vu du taudis qu'elle habitait, il y avait très peu de chances que qui que se soit lui ait déjà fait des proposition de l'ordre du millier d'écus sans quoi la jeune femme ne serait assurément plus en vente. Elle était simplement en train de le prendre pour un pigeon qui allait accepter de sortir les pièces sans trop chercher à discuter. Et il était parfaitement hors de question pour le jeune homme de se laisser avoir de la sorte.


« Dites moi... pour valoir un tel prix, de quel pays cette fille est-elle la princesse ? »


Pour valoir aussi cher, cette fille ne pouvait être qu'issue d'une lignée royale, et sans doute accompagnée de jolies terres. Mille écus pour une virginité, on avait beau dire, mais cela avait des airs de dot princières.


« Redevenons sérieux un moment. Personne ne vous a proposé autant pour cette fille et personne n'acceptera de payer autant pour elle. »


En tout cas, personne qu'Armand connaissait. Et il connaissait beaucoup des plus grandes fortunes de ce royaume. La maquerelle en demandait un prix trop élevé et personne ne pouvait accepter de payer cela. En plus, ses courbettes et son attitude obséquieuse avait quelque chose de particulièrement désagréable qui n'invitait pas vraiment à suivre ses recommandations.


« Je vous en donne cent cinquante écus. Convenez que c'est là un prix bien plus raisonnable pour une jeune personne comme elle. C'est en tout cas beaucoup plus que ce que pourrait vous donner les paysans du coin et je serait vraiment surpris qu'un autre noble passe ces portes étant donné l'état de votre... établissement. »


Si l'idée des vitrines était assez attirante, il fallait bien dire ce qui était. Cet endroit était délabré et on avait saturé l'air de parfum pour tenter de dissimuler les odeurs d'immondices qu'Armand n'osait qu'à peine imaginer.


« Cette somme devrait vous permettre de redonner à ce lieu un tant soit peu d'état et si cette demoiselle est aussi exceptionnelle que vous le prétendez, nul doute qu'elle vous attirera des bourses pleines lorsque je vanterais ses mérites dans les banquets. De plus... »


Le jeune homme s'approcha un peu de Lys, caressant une mèche de ses cheveux blonds.


Armand savait qu'il était bel homme et il était temps d'en profiter. La maquerelle n'aurait certainement pas pensé à ce qu'il allait dire.


"Je ne souhaite pas m'encombrer de bâtards. Je serais donc assez enclin à vous vendre ceux qui sortiraient de ce ventre fécond."


Il mentait avec un aplomb incroyable. Il était bien sur hors de question de vendre ne serais-ce qu'une rognure d'ongle à cette mégère. Mais si elle voyait en Lys une reproductrice et un placement juteux pour l'avenir, elle ferait certainement moins de difficultés.
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Lys Saltarelli
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MessagePosté le: Jeu 3 Juil - 11:11 (2014)    Sujet du message: La musique adoucit les moeurs Répondre en citant

Le visage du noble exprimait toute sa toute sa frustration. La petite ride du lion qui naissait sur son front ne laissait aucun doute sur la nature de son énervement et il avait raison, la somme demandée était bien évidemment trop déraisonnable. Lys s’en retrouvais déconfite devant la stupidité que la vieille mégère avait fait preuve en succombant à son avarice. Idiote Harpie…
 
-       Dites- moi... pour valoir un tel prix, de quel pays cette fille est-elle la princesse ? 
 
Le ton ironique était chargé de reproche et coupa net le sourire déformé de la matronne. Balbutiant quelques sons incompréhensibles, la vieille peau cherchait un moyen de se justifier habillement devant le noble client, mais que voulait-elle trouver de suffisamment convainquant que pour retourner la situation ? Elle s’était prise à son propre piège et elle passa sa frustration sur Lys en lui empoignant l’avant-bras suffisamment fort pour lui en faire rougir la peau. Son attitude plombée de fourberie commençait à mettre à mal la patience du sang bleu qui enchaîna directement coupant net la répartit de sa maîtresse.
 
-       Je vous en donne cent cinquante écus. Convenez que c'est là un prix bien plus raisonnable pour une jeune personne comme elle. C'est en tout cas beaucoup plus que ce que pourrait vous donner les paysans du coin et je serait vraiment surpris qu'un autre noble passe ces portes étant donné l'état de votre... établissement.
 
La proposition du noble avait du mal à passer dans la gorge de la mégère, tant bien qu’elle gargouillait de rage pendant qu’il démontait son produit avec mépris et voyait ses ambitions s’envoler en même temps que les écus clinquants qui résonnaient déjà à son oreille. La prise de la vieille garce se resserrait sur sa prise charnelle ne prêtant pas attention à la douleur qui commençait a faire crisper la mâchoire de la jeune vierge.
 
 - Cette somme devrait vous permettre de redonner à ce lieu un tant soit peu d'état et si cette demoiselle est aussi exceptionnelle que vous le prétendez, nul doute qu'elle vous attirera des bourses pleines lorsque je vanterais ses mérites dans les banquets. De plus...
 
Les propos et les propositions commençaient à intéresser la vieille folle, Lys pouvait sentir les doigts crochus très légèrement se desserrer laissant enfin le sang irriguer les veines rougies. C’est avec une certaine délicatesse que le noble s’avança vers la barde, passant quelques doigts fins s’entremêler avec douceur dans les mèches blondes. Il avait du charme, bel homme et un esprit vif pour avoir su retourner la situation de la sorte. Un noble avec tous ces avantages mais surtout ces inconvénients car le reste de la phrase qu’il avait laissé en suspens venait de jeter un froid glacial dans le regard pâle de la jeune femme. 
 
-       Je ne souhaite pas m'encombrer de bâtards. Je serais donc assez enclin à vous vendre ceux qui sortiraient de ce ventre fécond.
 
Lys plissait doucement les yeux, rien de son visage ne laissait filtrer quelconques émotions, pourtant son cœur s’était accéléré et ses pommettes blanches avaient pris subitement de la couleur. Pour qui se prenait-il que pour disposer de sa chair et du fruit de ses entrailles ?


Rien que de penser à l’idée de lui retirer une chose aussi sacré lui fit l’effet d’un claque.
Son regard se tourne vers la matrone qui se léchait les babines en imaginants les perspectives… Non hors de question que quoi que ce soit lui revienne quitte à ce qu’elle ne soit pas vendue à ce monstre… ou bien gonfler le prix.
 
La vieille allait reprendre la conversation, on voyait une lueur malsaine briller dans le fond de son globe et recommençait ses mimiques faciales irritantes.
 
-       mmmmhhh intéressant… Mais voyez-vous, même si vous me fournissez un rejeton tous les ans, vous n’arriverez pas à l’age suffisamment avancé que pour me rembourser la différence. Qu’avez-vous donc a prop…


-       500 !
 
La douce voix de l’esclave venait de couper la vieille pendant sa transaction. On pouvait lire l’incompréhension et la rage dans les veines de ses yeux exorbités, comment avait-elle osé ?


De toute façon elle n’avait plus rien à perdre, ou c’était lui avec une somme suffisamment coquette que pour clouer le caquet a la garce ou bien vendue une misère pour pleurer tous les ans la perte d’un enfant.
 
-       … Vous ne le regretterez pas.
 
Lys soutenait les yeux clairs du noble le temps qu’il prenne sa décision. Evidement c’était a double tranchant car il pourrait bien la trouver trop impertinent a son goût ou bien cherchait-il justement une compagnie qui a assez de répartie comparativement a un balai.
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Armand d'Estalie
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MessagePosté le: Sam 5 Juil - 12:06 (2014)    Sujet du message: La musique adoucit les moeurs Répondre en citant

L'intervention de l'esclave sembla prendre au dépourvut autant la maquerelle que l'acheteur ? De toute évidence, la vieille femme ne s'était pas attendu à ceci. Étant donné la façon dont elle avait venté son esclave au jeune seigneur, il était plus qu'improbable qu'elle fasse une chose pareille. Et pourtant, c'était bien en toute connaissance de cause que la demoiselle avait décidé d'interrompre celle qui était sa propriétaire pour prendre en main la négociation. S'il trouvait intéressant l'idée de la laisser s'évaluer, Armand ne pouvait pas la laisser faire. Non seulement parce que cette fille n'était rien d'autre qu'une vulgaire esclave et ne possédait pas ce qu'elle offrait d'acheter, mais également parce que cela lui donnait une excellente raison de faire baisser le prix de la demoiselle.


On a beau dire ce que l'on voulait, les esclaves rétives étaient rarement des pièces recherchées. Certains les aimaient bien sur méchantes avec des griffes e prête à vous sauter dessus. Ceux là devaient régulièrement racheter de nouvelles jeunes femmes, parce quoi qu'on fasse, une pouliche rétive fini par plier. Mais la majorité des personnes recherchaient des esclaves dociles et déjà dressées. C'était ce qui se vendait le mieux, ce qui servait le mieux et donc, ce qu'on achetait en majorité. La vieille ne s'y était pas trompée en présentant sa perle comme une esclave parfaitement soumise et docile. Sauf que voilà, la demoiselle venait de faire la preuve que ce n'était pas le cas et Armand avait bien l'intention de se servir de cela à son avantage.


Normalement, les colères d'Armand étaient froides. Il se contentait de fixer avec un air mauvais et de punir froidement, mais très durement. Toutefois, il jugea préférable dans ce cas là de procéder autrement.


« ET C'EST CA QUE VOUS APPELEZ UNE ESCLAVE EDUQUEE ?!? »


Tout bon noble se doit d'avoir certains talents de comédien et il faut avouer qu'Armand n'était pas mauvais dans ce domaine.


Avançant presque jusqu'à toucher la maquerelle, il jouait de sa taille et de sa carrure pour l'écraser en lui hurlant littéralement dessus.


« JE NE VEUX PLUS ENTENDRE LA MOINDRE NEGOCIATION ! VOUS ALLEZ ACCEPTER MON OFFRE OU JE VOUS JURE QUE BIENTÔT C'EST VOUS QUE L'ON TROUVERA SUR L'ETAL D'UN MARCHE !!! ET JE PAYERAIS LE PLUS REPUGNANT PERSONNAGE DE LA FOULE POUR QU'IL VOUS ACHETE !!! »


Mauvaise idée d'énerver un noble.
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Lys Saltarelli
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MessagePosté le: Sam 5 Juil - 14:43 (2014)    Sujet du message: La musique adoucit les moeurs Répondre en citant

La tension venait de monter sensiblement. Lys avait fait une grosse erreur en essayant de lui montrer qu'elle avait un peu plus de jugeote que la mégère. Le noble avait vu rouge, cette impertinence ne lui restait en travers de la gorge et son apparence calme se brisa en un instant.

- ET C'EST CA QUE VOUS APPELEZ UNE ESCLAVE EDUQUEE ?!?

Tandis que Lys se tassait sur elle-même, la harpie prenait de la hauteur. Ce ton agressif de la part d'un jouvenceau, aussi noble soit-il, l'avait mise dans une rage folle. Les ongles acérées de la harpies venaient de se planter violemment dans la chaire claires de la barde, lui arrachant un couinement de douleur.

-  JE NE VEUX PLUS ENTENDRE LA MOINDRE NEGOCIATION ! VOUS ALLEZ ACCEPTER MON OFFRE OU JE VOUS JURE QUE BIENTÔT C'EST VOUS QUE L'ON TROUVERA SUR L'ETAL D'UN MARCHE !!! ET JE PAYERAIS LE PLUS REPUGNANT PERSONNAGE DE LA FOULE POUR QU'IL VOUS ACHETE !!!

La matrone avait déjà eu affaire à de plus sérieuses menaces et vu son age, son expérience pour mater de tel scène, elle en avait un bon paquet a son actif. Un silence de mort venait de s'imposer, la crise du noble avait joué de son effet et tous s’efforçaient même de respirer. Ce fut l'homme d'arme qui le brisa en s'approchant de son employeuse et tirant l'esclave en arrière. Ce geste fut très mal interprété par un homme armée qui secondait Armand dans son déplacement et visiblement bien discret car personne n'avait remarqué sa présence. La main sur la garde, il menaçait du regard les deux protestataires, se plaçant instinctivement a coté de son seigneur.

- Allons, allons! Cleygan va voir un peu plus loin avec Lys je te prie, Nous devons discuter entre adulte ici.

La vieille venait de jeter un regard meurtrier à sa propriété avant qu'elle ne soit enlevée par le chien de garde vers la pièce principale. Se retournant sèchement vers le noble le ton mielleux qu'elle avait usé dès le départ avait disparue au profit d'une expression plus adulte.

- Bien, je vous ai entendu seigneur. Mais permettez moi de vous faire une dernière proposition qui pourrait certainement vous allécher.

Tapant dans les mains, deux autres hommes moins bien équipé que son second arrivèrent en trottinant.

- Apportez le moi dans la grande salle!

La maquerelle invita Armande de la suivre d'une courbette et le mena a la grande salle circulaire qui faisait mine de salle de réception dès l'entrée. Lui indiquant un siège confortable, une esclave vêtue d'un simple pagne lui couvrant les hanches vint lui verser un peu de vin sirupeux dans une coupelle laissée à son attention.

- Je vous prie de bien vouloir excuser la conduite de cette esclave et si vous le désirez nous pouvons la changer par quelque chose de plus docile si c'est cela que vous recherchez. Mais je ne crois pas. Aussi, voici ce que je peux vous proposer.

Le tissus de la porte arrière s'ouvrit en grand sur une carrure monstrueuse. L'homme était sans nul doute de type méditerranéen. Sa chevelure noire rasé de près laissait transparaitre une peau tannée et bronzé, constellé de cicatrices allant de la simple griffes au coup de lame bien profond. Son ossature carrée et massive était modelée uniquement par des muscles gonflés et noueux surélevant sa stature qui dépassait nettement de plusieurs têtes les hommes les plus grands de la pièces.

- Voici Artheus, c'est un esclave pour les jeux venant du Bassin méditerranéen. Vous ne trouverez jamais un homme de sa qualité dans nos contrés. Voyez-vous il a passé toute sa vie dans les arènes en tuant tous ses adversaire en honorant sa maison. C'est un homme d'honneur de loyauté et n'a qu'un seul maître.

Le visage d'Armand restait mitigé mais la matrone n'avait pas encore usée toutes ses cartes.

- Voyez-vous votre garde du corps actuel est peut-être discret mais face a Artheus, une simple entaille n'en viendrait pas a bout et le broierai de ses propres mains, je l'ai vu faire. A vraie dire je le réservai pour un seigneur de l'Est qui est très friand de ce genre de rareté mais vu l'affront que vous avez assistez je vous propose Artheus et Lys pour une somme de 300 écus. C'est vraiment donné au vu de ces articles de luxe.
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Armand d'Estalie
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MessagePosté le: Dim 6 Juil - 04:46 (2014)    Sujet du message: La musique adoucit les moeurs Répondre en citant

Un gladiateur.


Voilà ce qui lui était à présent proposé.


Armand n'avait pas regardé l'esclave pas plus qu'il n'avait touché au vin qu'on lui avait servit. Dans ce genre d'endroit, il valait mieux faire attention. Et que sa hôtesse se vexe était bien le cadet de ses soucis. D'autant plus que si c'était pour boire de l'alcool, il était absolument évident qu'elle ne pourrait que lui servir un vinaigre bien inférieur à ses propres bouteilles et tout juste bon à lui donner mal au crâne.


Autant attendre d'être rentrer pour boire quelque chose de décent.


Il resta à observer le gladiateur d'un air plus que dubitatif.


Certes, l'homme avait une impressionnante carrure et on pouvait a peu prêt légitimement pensé qu'il avait bien les capacités que la maquerelle était en train de lui prêter. Mais malgré tout, le noble n'était pas vraiment convaincu. Après tout, il était venu ici pour trouver une poupée, un jouet qui l'occuperait pendant les longues nuits dans son domaine et quoi qu'il soit très impressionnant, ce gladiateur n'avait pas vraiment le profil de l'emploi.


Pourquoi tenter de lui refiler ce gros tas de muscles alors même qu'elle n'avait pas achevé la négociation pour Lys ? La seule réponse qu'il y trouvait, c'était qu'il y avait là derrière un coup fourré et que ce gros costaud en était la clef.


Restait à savoir s'il allait accepter de relever le gant ou si il allait jouer la sécurité et faire comme si de rien n'était. Après tout, le client était roi. Et puis, le gladiateur était bien assez différents pour qu'il puisse justifier son refus.


En admettant bien entendu qu'il y ait quoi que se soit à justifier.


Poussant un soupire, Armand s'appuya sur sa joue et haussa un petit peu les sourcils.


« Excusez moi, mais je suis venu ici pour trouver une poupée. Votre gladiateur est impressionnant, mais j'ai du mal à me dire qu'il correspond à ce que je recherche. Vous êtes en train de me le présenter pendant que votre homme est en train de faire dieu sait quoi à la fille que j'ai choisit et vous me vantez les qualités d'un esclave dont je n'ai pas grand chose à faire. »


Il attendit un moment que ce qu'il venait de dire fasse un peu son chemin dans la tête de la maquerelle.


« Mais si vous cherchez vraiment à me dédommager du comportement de la demoiselle, alors rajoutez plutôt celle là, dit-il en désignant la servante à moitié nue. »
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Lys Saltarelli
Invité

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MessagePosté le: Dim 6 Juil - 05:15 (2014)    Sujet du message: La musique adoucit les moeurs Répondre en citant

De toute évidence, le noble s'ennuyait à mourir devant les humbles arguments qu'usait la matrone pour le convaincre de cet achat. Mais en vain, celui-ci manifestait tous les signes de l'agacement et finit par conclure en la coupant sèchement une fois son monologue achevé.


- Excusez-moi, mais je suis venu ici pour trouver une poupée. Votre gladiateur est impressionnant, mais j'ai du mal à me dire qu'il correspond à ce que je recherche. Vous êtes en train de me le présenter pendant que votre homme est en train de faire dieu sait quoi à la fille que j'ai choisi et vous me vantez les qualités d'un esclave dont je n'ai pas grand chose à faire.


La vieille harpie affichait une moue frustrée, ses petites rides de frustration lui texturaient la peau et n'arrivait pas a trouver les mots immédiatement pour le ramener sur une autre voie.

- Mais si vous cherchez vraiment à me dédommager du comportement de la demoiselle, alors rajoutez plutôt celle-là, dit-il en désignant la servante à moitié nue.



-Je puis vous assurer que votre "choix" n'a nullement été abimée mon seigneur, elle perdrait de sa valeur...


Le regard perçant, la matrone était entrain d'évaluer sa marge bénéficiaire et un léger sourire s'étira avant qu'elle ne reprenne la parole.


- Soit ! Elles sont à vous pour 210 écus. Cela vous convient-il mon noble seigneur ? Comment souhaitez vous régler et voulez-vous repartir de suite ou est-ce que je vous les envois en votre demeure?

Armand resta campé sur ses positions.

- 200, les peaux blanches marques et vous n'avez pas été tendre avec le bras de Lys

La mégère faillait souffleter de nouveau, sa petite frustration n'était pas passée inaperçue et maintenant elle payait littéralement cet excé de rage.

- Mhhhhrrrrr  Très bien!!!  200 écus...Je vous les ferais livré en votre domaine, vous n'aurez qu'a m'envoyer un de vos gens pour qu'il fasse le trajets avec le groupe.

La transaction se passa assez rapidement, une simple bourse jeté et la vieille peau se retira fulminante de rage et de frustration...
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:51 (2017)    Sujet du message: La musique adoucit les moeurs

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