Royaumes des Supplices Index du Forum
 
 
 
Royaumes des Supplices Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

A song of ice and fire.

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Royaumes des Supplices Index du Forum -> Seigneurie -> Seigneurie du Nord -> Irogenia (Hymir de Salägnur)
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Tankred de Gwendeith
Chevalier

Hors ligne

Inscrit le: 23 Juin 2014
Messages: 12
Statut hiérachique: Créature de la forêt
Sexe: Masculin

MessagePosté le: Ven 27 Juin - 17:20 (2014)    Sujet du message: A song of ice and fire. Répondre en citant

PublicitéSupprimer les publicités ?
*** Le Nord *** 
 


 
 

 
Cela faisait déjà plusieurs semaines qu'ils voyageaient maintenant. Ils avaient traversés plusieurs contrés, seigneuries et de nombreux paysages mais ceux du nord étaient bien particuliers. Mais ils étaient néanmoins fidèle à ce que Tankred en avait raconté à Irogenia à leurs départ. C'était là des étendues sauvages, brut, saisissante et que l'on croirait vite inexplorée tant le dépaysement était important par rapport à leur lieu de départ. Ils étaient en effet bien loin de ces pays baignés par la chaleur et le soleil tout au long de l'année, mais à présent ils y étaient, c'était ainsi.


Pour tout dire, Tankred ne savait pas trop si ils étaient déjà arrivé dans la seigneurie du futur époux de sa protégée, ce n'était pas si évident que cela à déterminer ici et cela faisait tellement longtemps qu'ils étaient sur les routes. Toujours est-il que le garde de la Dame restait continuellement sur ses gardes et observait les alentours avec attention  tout en se tenant prêt à dégainer. Partagé entre son devoir et ses envies... Il fallait la protéger et l'emmener jusqu'à son époux et pourtant il aurait donné beaucoup pour juste la prendre et s'en aller quelques part ailleurs ou bien rentrer chez elle. Mais la perspective de rebrousser chemin, là comme ça, sans avoir atteint leur destination, le dépitait au plus haut point.


Toujours est-il qu'il avait eu une grande satisfaction lors de leur arrivé dans le royaume de la reine Danzerchust. Enfin, ils avaient pu se débarrasser des chameaux pour avoir des chevaux! Saletés de bêtes que les chameaux, Tankred ne les avaient jamais aimé et ils le lui avait beaucoup trop bien rendu à le gronder, lui cracher dessus... Il avait même fini par un assommer un une fois. Mais à présent les choses avaient changé et le voilà à chevaucher à la droite du carrosse de la jeune Tyrell, sur un magnifique hongre noir de bataille.


Il se risqua d'ailleurs à un petit coup d'oeil vers le carosse, repenssant à sa jeune seigneur et à beaucoup de choses qui les concernaient... Cela faisait longtemps qu'ils n'avaient pas pu discuter ensemble de façon normal. Enfin ce qui était normal pour eux, en privé en sommes. Et cela le fit penser au fait que d'ici peu, plus jamais rien ne serait pareil et surement ne serait-il plus jamais en privé avec elle. D'ici peu, peut être serait-il même congédié, qui sais?
Revenir en haut
Irogenia Tyrell
Seigneur

Hors ligne

Inscrit le: 22 Juin 2014
Messages: 69
Statut hiérachique: Seigneur
Localisation: fief de Salägnur
Sexe: Féminin

MessagePosté le: Sam 28 Juin - 13:29 (2014)    Sujet du message: A song of ice and fire. Répondre en citant

Leur départ de la cité d’Onearelle n’avait pas été exempt de larmes au sein de la foule qui s’était rassemblée pour voir une dernièrement fois Irogenia avant son départ pour le royaume voisin. La jeune femme elle-même n’avait pu retenir quelques larmes au moment d’étreindre ses parents et son jeune frère. Elle reviendrait aussi vite que possible les voir mais savait très bien que ce ne serait pas pour tout de suite. Même une fois son mariage passé son époux verrait sans doute d’un très mauvais œil qu’elle cherche déjà à s’absenter, malgré que ce soit pour rendre visite à sa famille.
Elle jeta un dernier regard à ce qui avait été sa demeure plus de vingt ans durant, avant de pénétrer à l’intérieur du coche qui allait la porter jusqu’à son futur époux. Le coche était construit pour résister aux embuscades et était fait de bois épais, renforcé de métal, le métal seul étant proscrit en raison des chaleurs qui régnaient au royaume de Baranas.

L’intérieur du coche était aménagé afin que les femmes qui s’y trouvaient, Irogenia et ses dames de compagnie, y soient le plus à l’aise possible pour le long voyage qui les attendait. Coussins et tapis jonchaient le sol ainsi que de quoi s’occuper et se désaltérer en cours de route. Bien sûr c’est tout un convoi qui quittait la ville, tant l’escorte composée d’hommes de confiance et surtout de Tankred, le garde du corps personnel d’Irogenia que d’autres véhicules servant au transport des affaires de chacun, au ravitaillement et aux cadeaux qui étaient apportés pour le mariage.

À partir de là les jours se suivirent et se ressemblèrent et les jeunes femmes perdirent bien vite la notion du temps ne sachant que que ce soir ils s’étaient arrêtés chez tel seigneur, dans telle ville ou avaient dû monter le campement vers tel endroit. Cela permit à Irogenia de rencontrer quelques seigneurs de son royaume d’adoption et de se faire une première impression sur ce peuple ou plutôt ces peuples puisqu’ils traversèrent plusieurs régions.
Alors qu’ils avaient quitté depuis peu son royaume natal, Tankred avait troqué son chameau pour un cheval ce qui semblait être un soulagement pour lui et qui ne manqua pas d’amuser la jeune femme.
Voyager ainsi n’était pas propice à l’intimité et pas une fois elle ne pu s’isoler avec son garde du corps, leurs étreintes commençant à lui manquer. Parfois elle l’observait pas l’une des meurtrières du coche et voyait qu’il était tout le temps en alerte, à l’affut du moindre danger.

Le climat changea et les températures fraichirent rapidement une fois la frontière passée et tous s’emmitouflèrent rapidement dans des vêtements plus chauds qu’ils avaient emmené avec eux en prévision. Irogenia portait à présent un manteau épais ainsi que des bottes fourrées, la chaleur de son pays lui manquait déjà.
Tankred lui avait un peu parlé de ce royaume qu’il connaissait pour y avoir déjà vécu mais malgré tout le dépaysement était total.
Plus ils remontaient au nord, plus il faisait froid, mais plus ils se rapprochaient de leur destination et le paysage semblait de plus en plus triste à la jeune femme. Les forêts semblaient plus sombres, composées à présent presque exclusivement d’épineux et au loin s’étendaient des montagnes aux sommets blancs.

Finalement ils arrivèrent en vue d’un château, de loin pas le plus petit qu’ils aient croisé sur leur route. Un des gardes glissa à l’une des jeunes femmes à travers une meurtrière que leur destination était en vue. Un véritable soulagement pour tous qui étaient fourbus par ce long voyage. Du peu qu’elles pouvaient en voir, se pressant les unes les autres pour regarder par l’ouverture, elles ne cachaient pas leur excitation à l’idée de découvrir l’homme qui allait épouser Irogenia. Pas plus qu’elles n’avaient caché leur déception quant aux ternes châteaux par lesquels ils étaient passés. Qu’importe, Irogenia parviendrait sans doute à mettre un peu de couleur dans cet endroit et quoi qu’il arrive elle effectuerait son devoir.
Elle était à la fois impatiente et quelque peu inquiète à l’idée de rencontrer son nouvel époux. Elle ne savait que très peu de choses à son sujet et elle espérait qu’ils s’apprécieraient. Si déjà elle devait devenir son épouse et ainsi sceller une alliance durable entre ce fief et celui de son père, elle espérait que son époux serait à son goût, quand bien même le devoir passait avant tout.
***********************
Irogenia de Salägnur, seigneur des terres du même nom et veuve du regretté Hymir de Salägnur

"Vous reprendrez bien un peu de rose avec votre licorne arc-en-ciel Irogenia chou ?" [Olivier Komnenos]
Revenir en haut
Hymir de Salägnur
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Sam 28 Juin - 17:20 (2014)    Sujet du message: A song of ice and fire. Répondre en citant

Le fief est en effervescence. Il faut dire que la visite d’étrangers est rare. Mais quelqu’un qui vient d’aussi loin, dans un territoire aussi reculé, épouser le seigneur des ces terres est si unique que même les montagnes ne l’ont, sans doute, jamais vue. Les hommes ont sortie leurs plus belles broches, polies leurs plus belles armes. Les femmes rivalisent dans la beauté de leurs coiffures. Les tractations ont été repoussé afin que la venue de la promise coïncide avec le printemps, ainsi le paysage est présenté sous son meilleur jour. De grandes tables sont sorties, débordantes de nourriture, du cerf, de l’ours, du sanglier, du bœuf, du poisson. Les jeunes filles, en âge d’être mariées, portent des couronnes de fleurs, comme il est d’usage. Tout le monde se presse, se bouscule sur le chemin, chacun veut voir cette femme qui vient épouser leur seigneur tant apprécié. La fête va être belle, elle le sera jusqu’à ce que les étoiles soient visibles et même lorsque viendra le soleil du lendemain. Mais tous ne sont pas à la fête, les gardes frontières, qui font passer leur devoir avant l’envie de ripailler, les jeunes filles qui auraient bien voulu épouser leur seigneur, certains clans qui voient ce mariage avec une étrangère d’une très mauvaise façon.

Mais dans son château, sur son solide trône de bois, alors qu’il est déjà paré de sa tenue de cérémonie, une lourde cape de fourrure blanche, un casque à corne masquant le haut de son visage, une épée à son côté, le seigneur est muré dans le silence, plongé dans les profondeurs de son passé. Pour l’homme d’actes qui l’est, ce n’est guère courant. Les guerres, les pillages, les combats, tout cela semblait être devenu des légendes. Une période de paix n’est qu’une mort lente pour les guerriers, les hommes de son fief. Ce mariage est une obligation due à son rang. Lorsque le messager au visage hâlé par un soleil puissant, le seigneur l’avait accueilli avec curiosité et méfiance. Il parlait de son seigneur d’un royaume lointain cherchant un noble époux avec des superlatifs et civilités propres à ce genre de demandes. Qu’Hymir soit un seigneur en âge de se marier, tout le royaume le savait, il ne pouvait le nier. L’aurait-il nié ? Non, sûrement, il n’était pas homme à travestir la vérité et n’avait aucune raison d’avoir honte de cet état de fait. Le messager étranger hésita lorsque le seigneur lui demanda pourquoi il cherchait un époux étranger pour la fille de son seigneur. Il y fut pressé et finit par parler de l’empoisonnement du dernier promis. A ces mots, Hymir se laisser aller à la colère, déclarant que le poison est l’arme des lâches et que personne de son fief ne commettrait pareil infamie. Il poursuivit en déclarant qu’il acceptait la demande, pour démontrer la valeur d’un homme du Nord. Les tractations avait été menés par son homme de confiance. Désormais, Hymir est lié par sa parole, même si sa décision a été prise dans la hâte. Son homme de confiance lui a, néanmoins, démontré l’avantage d’un tel mariage avec une épouse étrangère, un poids politique auprès de la reine. Et puis le conseiller pense qu’un peu de présence étrangère ne fera pas de mal à son austère seigneur. L’arrivée du garde frontière le fait sortir de ses pensées.

"-Le convoi est arrivé, mon seigneur."

Le soldat décrit le convoi et son escorte, puis il se retire. Hymir se lève de son siège, tel une statue de pierre prenant vie. Il ramasse une hache de jet dans un râtelier et l’attache à sa ceinture. Sortant la demeure seigneurial, il embrasse du regard les préparatifs terminés juste à temps. Les gens venus assister à la réception forment une allée que le seigneur traverse dans un silence respectueux. Il se place devant deux hommes. A sa droite, un homme dont les rides profondes et la barbe blanche trahissent un âge avancé. Pourtant son regard perçant démontre une intelligence bien réelle. Cette qualité, alliée à sa longue expérience sied parfaitement à l’homme de confiance du seigneur. Homme de confiance dont c’était déjà le rôle auprès du père de son seigneur actuel. La hache est son arme et le loup son blason porté en broche comme tous les guerriers du fief, affichant fièrement l’emblème de leur clan sur la broche de la cape de fourrure. Le temps a réduit sa taille, mais sa force n’a pas diminué. A sa gauche, un homme jeune aux cheveux noirs, mais dont la moitié du visage est défiguré par une horrible cicatrice. L’aigle est son emblème et une lourde épée à deux mains attaché à son dos lui sert d’arme. Ainsi se présente le chef des hommes d’armes du fief, des gardes-frontières et accessoirement fauconnier de la "cour" de son seigneur, si tant est que ce terme s’applique à Salägnur. En tout cas, l’émouchet sur son gant se tient aussi droit que son porteur. Des gardes casqués et armés de hache font ralentir le convoi, pour finalement le faire s’arrêter à hauteur de la cérémonie. Des servantes attendent patiemment les bras chargés de fleurs blanches des montagnes, d’une cape en fourrure blanche avec un fermoir argenté, légère et douce, mais pourtant chaude. L’un des servantes tient, aux creux de ses mains, un étrange collier d’argent pourvu d’une représentation petite et stylisée d’un marteau.  D’autres servantes portent d’autres capes légères à la fourrure blanche tachetés de noir. D’autre encore s’approchent de l’escorte avec des capes de fourrure plus rustiques mais d’excellentes factures. Les soldats se mettent au garde à vous, frappant leur bouclier avec leur lance, d’un seul mouvement et des femmes se mettent à entonner un chant clair et doux. La foule se bouscule et des murmures s’élèvent. Les trois hommes, prédisant  à la destinée du fief, sont derrière les servantes. Les présents sont données aux nouveaux arrivants. Une voix profonde s’élève, tandis que le lourd casque se retire de la tête du géant blond pour atterrir sous son bras, s’adressant à sa future épouse descendant du carrosse.

"Je suis Hymir, seigneur de ces terres. Je vous souhaite la bienvenue à Salägnur à vous et à tous vos gens."

Le visage du seigneur est impassible, mais les yeux d’un bleu profond sont braqué sur ceux de la jeune femme. Leur différence de silhouette est la première chose qui le frappe. Mais cette couleur de peau, il n’avait jamais rien vu de tel auparavant. Pourtant ces yeux sont aussi bleus que les siens. Son vieil homme de confiance fend ses lèvres d’un sourire chaleureux. Mais le chef des soldats ne lui accorde qu’un bref regard avant de détailler l’escorter et surtout de fixer ses yeux sombres sur un guerrier qui sort du lot. Il sent en lui un combattant, un guerrier qui leur ressemble, mais pourtant bien différent.
Revenir en haut
Irogenia Tyrell
Seigneur

Hors ligne

Inscrit le: 22 Juin 2014
Messages: 69
Statut hiérachique: Seigneur
Localisation: fief de Salägnur
Sexe: Féminin

MessagePosté le: Dim 29 Juin - 10:45 (2014)    Sujet du message: A song of ice and fire. Répondre en citant

Le convoi se mit soudain à ralentir puis s’arrêta totalement, ils étaient arrivés. Les dames de compagnie d’Irogenia ne dissimulaient plus leur impatience, guettant par les meurtrières depuis un petit moment pour être la première à apercevoir le futur époux de leur seigneur. Cette dernière, quant à elle, ne montrait aucun signe d’impatience, calmement assise à présent, il n’était depuis bien longtemps plus temps de reculer et une légère appréhension s’emparait à présent d’elle. Son futur époux, celui qu’elle devrait dès à présent considérer comme son seigneur et maitre n’allait pas tarder à se montrer à elle et Irogenia espérait que cela se passerait bien. Que se passerait-il s’il se rétractait parce qu’elle n’était pas à son goût ? Longtemps on chanterait la honte de la jeune femme si tel était le cas. Ce mariage n’était que politique mais on avait déjà vu des seigneurs tourner bride en découvrant leur promise, les conséquences étant souvent assez tragiques.

L’une des dames de compagnie déverrouilla la porte du coche et les jeunes femmes en sortir pour s’aligner à côté du carrosse laissant entre-elles un espace pour que leur seigneur puisse passer. Lorsque Irogenia sortit, elle dut un instant plisser les yeux, le soleil l’éblouissant après des heures passées à l’intérieur du coche. Ses yeux s’étant habitués à la clarté ambiante, elle put enfin découvrir la scène qui se tenait devant elle. Les gens de Salägur étaient venus en nombre afin de l’accueillir, et la plupart étaient en armes, sans doute vêtus de leurs plus beaux atours.
S’avançant elle se tint devant ses dames de compagnie et se trouva face à trois hommes parmi lesquels, elle le devina, se tenait son futur époux. Des deux hommes qui l’encadraient elle supposa que le plus âgé était un conseiller, bien que sa stature donnait l’impression qu’il s’agissait également d’un guerrier, quant au plus jeune peut-être était-ce une sorte de garde du corps. Le plus jeune portait également à son poing un oiseau de proie, enfin quelque chose de familier pour Irogenia, qui si elle n’avait que rarement chassé ainsi n’était pas non plus totalement novice quant à la fauconnerie.

Son futur époux portait un casque à cornes et était en armes, ce qui n’avait rien de choquant pour un mariage même si celui-ci ne serait pas immédiatement célébré. Réprimant un frisson elle attarda son regard sur lui, rassurée de voir qu’il n’avait rien d’un vieillard et qu’il était semble-t-il bien bâti. Elle préférait cela à un ripailleur gros et gras qui aurait encore manqué de l’étouffer au lit et ce dès leur nuit de noce. Les gardes du maître des lieux se mirent au garde-à-vous tout en frappant leur bouclier de leur lance avec fracas. Les femmes de Salägur se mirent alors à chanter et la foule commença à s’agiter.

Des servantes s’approchèrent pour remettre à chacun des nouveaux arrivants une chaude cape, présent qu’Irogenia accepta avec un plaisir réel en dépit de son manteau fourré. La cape qui lui fut offerte était faite de fourrure blanche et possédait un fermoir d’argent, celle-ci s’accordait ainsi parfaitement avec celle de Hymir. La jeune femme accepta également le bouquet de fleur qu’on lui remit, souriant largement et se permettant un bref regard en direction de ses dames de compagnie et de son escortes, tous étant à présent parés de chaudes capes plus ou moins précieuses. L’attention la toucha beaucoup.
Une dernière servante s’approcha pour offrir à Irogenia un collier d’argent au pendentif représentant ce qui semblait être un marteau stylisé, la jeune femme retirant sa capuche pour laisser la servante lui attacher le collier au cou.

Hymir retira enfin son casque révélant par la même occasion son visage à sa future épouse. Il était plutôt bel homme, possédant un visage avenant et de longs cheveux clairs, quoique pas autant que ceux de Tankred. Il prit alors la parole pour se présenter et leur souhaiter la bienvenue tandis que le fumet du banquet à venir venait chatouiller les narines d’Irogenia, celle-ci se rappelant que son dernier repas commençait à remonter.

S’inclinant profondément, imitée par ses dames de compagnie, Irogenia lui répondit d’une voix douce mais forte afin que tous puissent l’entendre : « Je suis Irogenia Tyrell, fille de Sharaman Tyrell, seigneur de la région d’Adashim. Je vous remercie pour votre accueil et votre hospitalité. »
Derrière elle quelques gardes s’affairaient à décharger deux caisses qui déposèrent devant Hymir à une distance raisonnable, les ouvrants pour en révéler le contenu. Le plus petit coffre contenait des pierreries extraites des mines d’Adashim, quant au second il était rempli d’étoffes précieuses. Enfin un troisième garde déposa sur l’ouverture du plus grand des coffres un cimeterre, ceint dans un fourreau d’or parsemé de pierre précieuses, tout comme l’était le pommeau de l’arme qui était orné d’un magnifique saphir.
« Veuillez accepter ces modestes présents seigneur Hymir. » lui dit Irogenia.
Hymir la regardait fixement, leurs regards bleus se croisant un instant, avant que la jeune femme ne baisse les yeux. Le conseiller souriait largement, mais l’autre homme, celui qui portait l’oiseau de proie semblait davantage intéressé par la garde de la jeune femme, la mine bien sombre.
***********************
Irogenia de Salägnur, seigneur des terres du même nom et veuve du regretté Hymir de Salägnur

"Vous reprendrez bien un peu de rose avec votre licorne arc-en-ciel Irogenia chou ?" [Olivier Komnenos]
Revenir en haut
Hymir de Salägnur
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Dim 29 Juin - 16:20 (2014)    Sujet du message: A song of ice and fire. Répondre en citant

La jeune femme qui faisait au seigneur n’avait rien de commun avec les femmes qu’ils avaient vu par le passé. Sa silhouette et sa couleur de peau sont l’exact contradiction des femmes de son fief. En revanche, la fierté d’appartenance à une famille, à un clan, est un point commun fort et non des moindres. Sa beauté, nulle peut la contester et sa voix sonne fort, reste à savoir si son esprit le sera aussi et s’il sera droit. C’était là l’intérêt de tous. Le temps et des décisions le démontraient aux yeux d’Hymir et de ses gens. Elle vient sur une terre qui ne supporte ni pitié, ni faiblesse, seul compte la survie. Elle s’en rendra compte bien assez vite. Mais son regard fut éblouit par les présents offerts par le père de la promise à son futur gendre. Jamais aucun homme du Nord n’avait vu semblable merveilles, des pierres aussi brillantes que les étoiles dans la nuit, des étoffes aussi délicates. Une clameur de surprise monta de l’assemblée suivit de murmures. Le seigneur s’agenouille pour observer les présents. Puis après détailler l’arme du regard, il la soulève, en apprécie le poids, la forme, la lame. Puis il la lève au soleil du printemps, la montrant à son peuple. Sa voix forte s’adresse alors à ce dernier.

"-Enfants de Salagnür regardent ce que les invités t’apportent."

Une immense clameur monte.

"-Donnez-leur un accueil digne de tels présents."

La foule semble alors s’éparpiller. Des chants et des danses s’improvisent, des flambeaux sont allumés. Déjà des hommes s’installent au banquet, sans toucher à ce qui y est posé. Le conseiller donne des ordres pour que les chevaux et le carrosse soient guidés aux écuries, les hommes aux banquets et les présents au château. L’homme brun s’adresse à son seigneur en lui désignant l’homme qu’il fixe depuis son arrivée.

"-Mon seigneur, cet homme…"

Hymir détaille le combattant.

"-Oui, c’est un guerrier comme nous. Il ne ressemble pas aux hommes qui l’entoure. Il sera près de nous au banquet."

Les deux hommes s’éloignent pour allez prendre leur place. Hymir donne son casque à un homme qui s’empresse de le porter vers le château, puis il s’adresse à sa future épouse.

"-Dame Irogenia. Nous allons souper. Comme le mariage ne sera célébré que demain dans la soirée. Vous dormirez dans la chambre réservée aux invités. Une chambre contiguë est réservée pour le guerrier qui doit être votre garde du corps, je suppose. Vos dames de compagnies séjourneront dans des chambres au rez de chaussée du château. Votre escorte dormira avec mes soldats. N’hésitez pas à me poser des question si tel est votre envie. Une dernière recommandation. Les femmes d’ici ne ploient jamais le genoux devant leur père, leur époux ou leur enfant."

Ils lèvent les yeux vers le guerrier.

"Une place t’est réservé à notre table."

Les lourdes chaises de bois sont tirées et tous désormais se dirigent vers le banquent. Pas moins de vingt tables sont installés. De longues tables pouvant accueillir vingt personnes, hormis la table du seigneur, plus petite. Hymir est s’assied au milieu, ses hommes de confiance à sa droite et sa futur épouse à sa gauche. Un siège est ajouté à la hâte, àç la gauche de celle-ci. Au milieu des tables des feux sont alimentés pour y faire rôtir d’immenses sangliers. Les tonneaux de bières ne se comptent même plus tant ils sont nombreux. Les hommes se jètent sur la nourriture comme des affamées. La bière et une étrange boisson plus forte coulent dans de grands gobelets en bois ou en terre cuite. Le seigneur s’adresse à sa future épouse.

"Demain, nous irons visiter les terres qui sont miennes et seront aussi vôtres. Comment est votre pays ? " Dit-il alors que son gobelet est remplie de cet étrange alcool. "Et vous guerrier ? Quel est votre nom ? Et d’où venez-vous ? Vous n’êtres pas d’ici, mais vous n’êtes pas de ce royaume lointain non plus ?"
Revenir en haut
Tankred de Gwendeith
Chevalier

Hors ligne

Inscrit le: 23 Juin 2014
Messages: 12
Statut hiérachique: Créature de la forêt
Sexe: Masculin

MessagePosté le: Lun 30 Juin - 15:44 (2014)    Sujet du message: A song of ice and fire. Répondre en citant

Le convois arriva enfin dans ce qui lui semblait être la légère fraîcheur d'un soir printanier et pourtant, nombreux étaient les gardes de l'escorte à greloter. Forcément, ils n'était pas du nord et ne pouvaient donc pas être habitués à ces température. Peut-être même était-ce la première fois de leur vie qu'ils avaient peur et il se demanda si il en était de même pour sa Dame, mais n'en dit rien. Une haie d'honneur les attendait ainsi que des hommes chargés de s'occuper des chevaux alors que le Seigneur était déjà là dans son attirail. Tankred connaissait vaguement les coutumes de ces nordiques là, leur amour pour la guerre et leur dieux si particuliers, aussi ne fut-il guère surpris devant l'apparence imposante de ce seigneur. Ni par celle de ses gens d'ailleurs, qui s'étaient tous habillés comme il se doit. Le guerrier déscendit donc de cheval et en laissa les rênes à un homme avant de venir se placer à côté du coche.




Dame Irogenia en sortie après ses dames de compagnie et son chevalier errant vint automatique se placer derrière elle alors qu'elle s'avançait vers son futur époux. Toujours en alerte, il ne pu s'empêcher de scruter la foule, prêt. Il observa toutes les personnes présente, tous les villageois, fermiers et toutes les jeunes femmes. Nombreux étaient ceux qui le regardait intensément du fait qu'il faisait sacrément tâche parmi les gens de sa dame. Lui, avec ses traits à la fois très nordique et pourtant différent des leurs. Mais ceux qui le regardaient avec le plus d'insistance était clairement l'un des guerriers à côté du Seigneur et un groupe de femmes en armures qui devaient probablement être de garde. Cela n'avait rien de choquant par ces contrées lointaines, les hommes dirigeaient mais les femmes se battaient autant qu'eux et avec autant de férocités. Celles-ci étaient intimidante dans leur allures martiales tout en dégageant à la fois une grande beauté avec leurs tresses traditionnelles. Plus proches de la trentaine que de la vingtaine, elles étaient fauves, prédatrices et d'une certaine façon le dévorait du regard comme un loup avec sa proie.




 
 
 
 
 
 
Enfin, plusieurs des serviteurs d'Irogenia amenèrent le coffre remplit de trésor à l'adresse du seigneur Hymir, qui les découvrit avec un plaisir évident, alors que sa future prononçait les politesses dues à cette occasion. Le viking qui leur faisait face ordonna qu'on les accueil comme il se doit après qu'on leur ai donné a chacun une chaude et lourde cape de fourrure. Et quand bien même Tankred n'en avait pas besoin, il l'accepta de bon coeur en pensant à ces jours de neige où il pourrait passer relativement inaperçu grâce à cette cape. Il écouta aussi l'échange entre l'homme d'arme et son seigneur, puis ce que ce dernier déclara à Irogenia. Il fit un léger signe de tête à l'homme en remerciement.  
 
 
- Vous me faites là un grand honneur seigneur.  
 
 
Tous allèrent s'installer au banquet avec empressement et de façon totalement désordonnée mais là encore cela ne le surpris pas personnellement. Toujours est-il qu'eux aussi furent placé et qu'il ne pu s'empêcher de donner un coup d'oeil interrogateur à sa Seigneure quant au siège qui lui était attribué. Ce n'était pas spécialement très sécuritaire que lui même puisse s'asseoir, mangez et boire. Mais avant qu'il ai sa réponse, Hymir lui adressa de nouveau la parole.  
 
 
"Et vous guerrier ? Quel est votre nom ? Et d’où venez-vous ? Vous n’êtres pas d’ici, mais vous n’êtes pas de ce royaume lointain non plus ?"  
 
 
- Je me nomme Tankred de Gwendeith seigneur et en effet je ne suis pas d'ici même si je suis du nord. Je viens d'un royaume plus à l'est d'ici 
 
 

De la musique commença à monter progressivement ainsi que le chant d'une femme qui se mêlait aux percussions. Cela résonnait dans le buste du garde du corps et montait à son coeur en le lancinant tel un appel primaire à ses racines. C'était peut être stupide mais cela lui donnait envie de boire l'hydromel et de frapper du poing sur la table au rythme des tambours. 
 
 

Revenir en haut
Irogenia Tyrell
Seigneur

Hors ligne

Inscrit le: 22 Juin 2014
Messages: 69
Statut hiérachique: Seigneur
Localisation: fief de Salägnur
Sexe: Féminin

MessagePosté le: Mer 2 Juil - 17:17 (2014)    Sujet du message: A song of ice and fire. Répondre en citant

Durant le voyage, la jeune femme s’était plusieurs fois demandé si les présents de sa famille à son futur époux seraient au goût de ce dernier. Agenouillé face aux coffres, Hymir en étudiait actuellement le contenu tandis que la foule murmurait, se demandant certainement quels pouvaient bien être ces présents, à moins que ce ne soit l’épée qui les faisait chuchoter ainsi. Bien sûr avant de préparer les présents, Sharaman s’était renseigné sur les coutumes du peuple d’Hymir afin de ne pas l’offenser en lui offrant quelque chose qui chez lui aurait une connotation négative.
Hymir en était à présent à soupeser et détailler le cimeterre puis se redressant il leva l’arme, lui faisant réfléchir les rayons du soleil. Il s’adressa alors à son peuple, leur demandant de faire un accueil digne des cadeaux qu’avait apporté avec elle Irogenia. Manifestement il avait apprécié ses présents.

Jetant un rapide coup d’œil par-dessus son épaule, la jeune femme constata que son garde du corps était semble-t-il très absorbé par certaines guerrières qui se trouvaient dans la foule. Certaines ne cachaient d’ailleurs pas leur intérêt pour Tankred, à moins que ce ne soit pour elle qu’elles avaient de l’intérêt, après tout ils se trouvaient l’un à côté de l’autre. Se demandaient-elles si Irogenia serait à la hauteur de son époux, ou bien s’interrogeaient-elles pour savoir laquelle pourrait mettre Tankred dans sa couche ? Et que pensait-on d’elle ? Serait-elle acceptée par les proches et par le peuple d’Hymir ? Elle était une seigneur mais l’avis du peuple lui importait, elle voulait être aimée d’eux.

Les simples spectateurs se mirent alors en mouvement, commençant pour certains à chanter, pour d’autres à danser, fêtant à leur façon pendant que ceux qui étaient d’un rang supérieur commençaient tout doucement à s’installer pour banqueter.
Des hommes prirent en charge les chevaux et le coche qui les avaient menés ici tandis que des gardes emportaient avec eux les présents en direction de la forteresse. Hymir et l’homme à la cicatrice échangèrent alors quelques mots qu’Irogenia ne put saisir de là où elle était, aussi attendit-elle patiemment qu’on s’adresse à elle. Quelques instants plus tard, les deux hommes de confiance d’Hymir se dirigèrent vers le banquet tandis que leur seigneur confiait son casque à l’un de ses hommes pour qu’il aille le mettre en lieu sûr.

Alors seulement le maître des lieux s’adressa à sa promise. Il lui signifia qu’ils allaient manger -enfin- et que le mariage n’aurait lieux que dans la soirée du lendemain, ce qui lui permettrait de se reposer du voyage, au moins un peu. Cette nuit elle dormirait dans une chambre attribuée aux invités, ne pouvant déjà partager la couche de son seigneur, ce qui lui convenait très bien pour une première nuit ici. Il lui annonça également que Tankred pourrait dormir dans une chambre mitoyenne, puis lui signifia où dormiraient ses gens, avant de lui préciser qu’ici jamais une femme ne ployait le genou devant son père, son époux ou ses enfants. Elle prit note de cette information, se disant que sa révérence précédente était au seigneur de ces lieux et non à son époux, puisqu’ils ne seraient maris et femme qu’au lendemain soir.

S’adressant alors directement à Tankred, Hymir lui signifia qu’une place lui était attribuée à leur table. Entre cela et la chambre, son futur époux se montrait plein d’attentions et la jeune femme apprécia grandement la chose. Si pour elle il était normal que Tankred dine à sa table, il n’en était pas forcément de même pour Hymir qui ne le connaissait nullement. Sans doute se comprenaient-ils entre guerriers. Le garde du corps le remercia alors, appréciant l’honneur qui lui était fait.
Offrant son bras à Hymir, la jeune femme se dirigea alors avec lui vers la place où ils allaient festoyer. Bientôt ces odeurs cesseraient de la narguer et elle pourrait enfin se restaurer.
Indubitablement le seigneur de Salägnur avait vu les choses en grand : vingt tables pouvaient accueillir une vingtaine de personnes chacune étaient dressées, ce qui démontrait de l’influence du maître des lieux s’il pouvait rassembler autant de personnes importantes, car Irogenia doutait que ses sujets les plus simples soient invités au banquet, mais qui pouvait savoir avec ces gens du nord ? Peut-être serait-elle surprise après tout.

Hymir s’installa au centre de la plus petite des tables, tandis que ses hommes de confiance prenaient place à sa droite, Irogenia à sa gauche et enfin Tankred à sa gauche à elle. Soudain ce fut comme si un mystérieux signal avait été donné et chacun commença à se servir, dévorant avec avidité les mets préparés pour l’occasion, les faisant glisser à grand renfort d’une boisson que la jeune femme ne connaissait pas. Bien qu’affamée, Irogenia restait une seigneur et à ce titre elle fit preuve de retenu, voulant donner une bonne image de son peuple tout en surveillant ses dames de compagnie, il aurait été fâcheux que l’une d’entre elles se donne en spectacle.
Tankred lui adressa un regard interrogateur quant à la place qu’il occupait mais avant que la jeune femme ne puisse lui répondre, Hymir prit la parole, s’adressant tout d’abord à elle pour lui demander comment était son pays.

« La région d’Adashim est assez montagneuse et compte de grandes étendues de désert où rien ne pousse mais les sols sont riches. Heureusement au pied des montagnes les cultures sont possibles et c’est dans les plaines que s’élèvent les villes. Le climat y est plus chaud qu’ici, vous vous en doutez mon seigneur. » Elle ne s’étendit guère, ne souhaitant pas ennuyer Hymir, mais ils auraient l’occasion de davantage parler de son pays si le sujet l’intéressait réellement. « Je me fais une joie de visiter vos terres demain. Je n’ai que trop peu pu profiter du paysage durant notre périple jusqu’à Salägnur. » ajouta-t-elle, tout en se demandant comment ils trouveraient en plus le temps pour les préparatifs du mariage.
Hymir s’adressa ensuite à Tankred, lui demandant son nom et d’où il venait. Ce dernier lui répondit et alors que la musique résonnait, Irogenia constata que l’attitude de son garde du corps était différente de d’habitude, il semblait troublé. « Hé bien Tankred, que se passe-t-il ? Est-ce le climat ou bien sont-ce ces jeunes femmes qui te fixaient auparavant qui amènent le trouble en toi ? » lui demanda-t-elle avec un sourire tout en se servant raisonnablement en nourriture et en se versant un grand verre d’eau.
***********************
Irogenia de Salägnur, seigneur des terres du même nom et veuve du regretté Hymir de Salägnur

"Vous reprendrez bien un peu de rose avec votre licorne arc-en-ciel Irogenia chou ?" [Olivier Komnenos]
Revenir en haut
Hymir de Salägnur
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Jeu 3 Juil - 17:32 (2014)    Sujet du message: A song of ice and fire. Répondre en citant

Les réponses qu’Hymir avaient eut en retour de ses interrogations l’avaient satisfait. C’est un homme d’acte et guère de paroles. Un signe de tête lui suffit pour répondre à la joie de sa promise de visiter ses Salagnür. Le maître des lieux est curieux, tout comme son peuple sur ces gens qui viennent de si loin de cette épouse qu’il ne connaît même pas. Mais tout comme son peuple, il la jugera sur ses actes, plus que sur sa parole. Même si cela ne l’empêchera, sans doute pas, de lui demander plus de détails. Son imagination, limitée, ne lui permettant pas de ce donner ne serait-ce qu’une idée, du pays d’origine de sa future épouse. Il avait été surpris qu’elle lui offre son bras, les hommes du fief ne sont guère habitués à une telle délicatesse et familiarité avec eux. Hymir avait accepté un peu maladroitement et hésitant cette invitation, qu’il jugeait bien étrange. Il laisse désormais sa promise s’adresser à son garde du corps. Le banquet bat son plein, les plats surchargés de nourriture, les tonneaux voyagent de table en table. Les servants s’affairent pour satisfaire la soif et la faim semble t-il interminable, des clans réunis. Ce n’est pas seulement une réception en l’honneur des invités. C’est surtout une occasion pour les clans de se retrouver, entretenir des liens cordiaux, prendre des nouvelles, parler commerce et pour certains de pouvoir parler à leur seigneur, une fois la fête terminée, alors qu’il sera dans de bonnes dispositions. Du moins c’est ainsi que le pensent les chef de clans. Leur seigneur justement qui a, là, l’occasion de ne pas les voir se livrer à leurs éternelles querelles, dont certaines ont leurs origines perdues dans les abysses de leur mémoire.

La réception se passe bien l’ambiance est au rendez-vous. Les guerriers festoient, les femmes discutent et observent les invités avec une discrétion, toute nordique, c’est à dire très peu subtile. Le seigneur participe à la fête, avec modération. Une modération limitée par la silhouette qui est la sienne. La moitié d’un sanglier est dévorée, un tonneau de bière au trois quarts vidée et une bonne chope de l’alcool sucrée locale largement savouré. Un vieux chef de clan, petit et rondouillard, visiblement très imbibé par la boisson, se met à chanter de vieux récits de bataille dans le patois local. Mais trop ivre, le récit est incompréhensible, même pour qui le comprend. Mais le patriarche ne se décourage pas et continue, mais emportant par ses gestes maladroits, il chute de sa chaise, à la grande hilarité des guerriers. Même Hymir se laisse aller un grand éclat de rire. Des gens appartenant au clan du maladroit patriarche le relèvent et le portent en dehors du banquet. Le seigneur s’adresse au fils du chef en levant sa chope.


"-Ta mère va, un jour, venir le chercher, elle-même, s’il continue à rentrer dans cet état."

Le guerrier lui répond en levant la sienne.

"-Vous allez effrayer tout le monde, mon seigneur. Mère est tellement dangereuse, que les ours quittent les bois lorsqu’elle est en colère."

La femme en question, très plantureuse et visage plutôt masculin répond à son fils.

"-Il faut être ainsi quand on a un sanglier à la maison et une portée de cinq marcassins à supporter."

Les rires reprennent de plus belle. Mais elle ajoute qu’un guerrier ne vaut rien lorsque son esprit est embrumé par l’alcool. Les guerriers du banquet approuvent, seigneur compris.

"-Alors combien de tonneaux notre seigneur a t-il vidé pour décider d’épouser une étrangère ?"

Ses paroles furent prononcées par un jeune guerrier. Les convives se turent, plus aucun murmure n’est prononcé. Un silence de mort règne sur le banquet. Les conseillers dirigèrent lentement leurs regards vers leur seigneur, espérant peut-être qu’il n’avait rien entendu. Mais hélas, ce n’est pas le cas. D’un geste, il défait sa cape. L’imposante silhouette d’Hymir se lève de son siège, telle une statue de pierre animée. Les guerriers attablés qu’ils croisent préfèrent regarder la table ou le fond de leur chope. Il s’arrête au siège du jeune homme qui vient juste de réaliser l’erreur qu’il vient de commettre. Si certains guerriers présents au banquet partagent ce point de vue, aucun n’aurait eut la folie de le dire. C’est le plus mauvais lieu et le plus mauvais moment pour le faire. Il n’aura donc aucun soutien. La voix grave du seigneur se fait entendre.

"-Veux-tu répéter à ton seigneur ce que tu viens de dire ?"

Le silence est la seule réponse qu’il obtient.

"-Je ne me souviens pas avoir inviter un lâche à ma table."

L’insulte cingle le guerrier aussi durement qu’un fouet. Il se lève promptement et braque son regard sur celui d’Hymir, alors que son visage arrive à la hauteur du torse de ce dernier.

"-Vous deviez avoir l’esprit embrumé par l’alcool quand vous avez choisi une étrangère pour épouse. Sa présence m’insupporte et sa vue m’empêche de savourer le festin."

La fierté avait emporté la raison du guerrier. Mais lorsque celle-ci revient ce dernier réalise qu’il a peut-être creuser sa propre tombe.

"-As-tu fini ?"

La rage du seigneur explose sous la forme de son poing gauche heurtant violemment le visage de son interlocuteur, le faisant roulant sur le sol. Un pied vient frapper ses côtés. Puis deux mains le saisissent, le soulèvent et le font voler tel un oiseau et avant de violemment heurter le sol à son atterrissage. Une main ferme le relève et le soulève à nouveau, ses pieds pendant dans le vide. Le visage qu’il présente a une lèvre fendue, le nez sanguinolent et une joue tuméfiée. Hymir se tourne vers l’assistance et sa voix devient cri.

"-Si les dieux vous permettent de penser par vous-même, ils me désignent aussi comme votre seigneur. Le prochain qui contestera ma décision, je lui fend le crâne.

Tous les guerriers ont les yeux fixes, rivés sur leur seigneur. Ce dernier approche son visage très près du guerrier et murmure.

"-Si elle était déjà mon épouse, je t’aurais tranché la langue et tu aurais rampé à ses pieds pour t’excuser. Tu as désormais une dette envers elle."

Hymer relâche son étreinte, laissant le guerrier retombé au sol.

"-Puisque le banquet n’est pas à ton goût, je t’ordonne de le quitter sur le champ."

Le guerrier se relève et se dirige en boitant vers une grande maison voisine, aussi vite que lui permet ses blessures. Le seigneur vient reprendre sa place, rattachant sa cape. Il lève son gobelet, ordonnant ainsi à la fête de reprendre. Les chants et les danses reprennent alors lentement, de même que les discussions. Le conseiller âgé du seigneur s’adresse alors ce dernier, hasardant une remarque.

"-Il est jeune, seigneur."

Hymir lui répond en fronçant le regard.

"-Il est assez vieux pour assister au banquet. Par sa faute, la fête est gâchée."

Le gros poing droit d’Hymir se referme en se crispant.

"-Je lui aurais arraché sa langue insolente, si nos invités n’avaient été là."

Il se tourne vers ces derniers.

"-Oubliez ce qui vient de se passer et restaurez-vous autant que vous le souhaitez. Un tel voyage, a du vous assoiffer et vous affamer."

Il fait signe à des servantes portant une corbeille de légumes et une de fruit de s’approcher. Elles saluent la promise avec une révérence avant et après avoir déposer les grandes corbeilles. Puis elles s’éloignent, non sans avoir regarder le guerrier qui accompagnent la future épouse de leur seigneur, avec tant d’insistances, que le rouge leur monte quand elle voit qu’Hymir l’a remarqué. Il secoue la tête et lève les yeux au ciel.

"-La jeunesse des femmes du Nord."

Et il se tourne pour porter un toast à ses invités, aux guerriers et aux femmes.
Revenir en haut
Tankred de Gwendeith
Chevalier

Hors ligne

Inscrit le: 23 Juin 2014
Messages: 12
Statut hiérachique: Créature de la forêt
Sexe: Masculin

MessagePosté le: Sam 5 Juil - 14:35 (2014)    Sujet du message: A song of ice and fire. Répondre en citant

« Hé bien Tankred, que se passe-t-il ? Est-ce le climat ou bien sont-ce ces jeunes femmes qui te fixaient auparavant qui amènent le trouble en toi ? » lui demanda sa seigneure avec un petit sourire moqueur.
Le guerrier, débout à côté d'elle, se racla la gorge afin de s'éclaircir la voix, visiblement gêné. Mais il doit avouer qu'il s'était attendu à pire réaction de la part de sa maîtresse. En réalité, il n'avait pas tant que ça regardé ces jeunes filles qu'il trouvait vraiment trop jeune à son goût. En revanche il avait apprécié la vue et l'attitude des guerrières qu'il avait pu observer à l'entrée du village.


- Ce n'est pas ça ma Dame, c'est juste... C'est juste que ça fais du bien de rentrer "chez soit". Ou du moins dans le nord.


Il l'avoua avec autant de délicatesse que possible, afin de ne pas blesser Irogenia, alors que tous se délectaient du buffet et de la musique avec une joie presque survoleté. Ici un homme racontait, en rigolant à gorge déployée, comment il s'était retrouvée dans les bras d'une ours un lendemain de fête. Là un autre attrapait une serveuse brusquement pour l'attirer à lui jusqu'à ce qu'elle finisse sur ses genoux et qu'ils s'embrassent. C'était ce genre de scènes qu'on ne voyait nul part ailleurs que dans le nord et qui lui avait manqué en un sens. Même si il n'était pas du genre à aller se mêler à la foule ou faire les connaissances des personnes qui faisaient la fête, il en appréciait l'ambience.


Hélas cela ne dura pas assez longtemps à son goût car un jeune blanc bec se permit de faire une blague malencontreuse qui courrouça fortement son seigneur. Et le jeune homme, plutôt que d'admettre son erreur et de dire que ce n'était pas dit méchament, préféra aller s'enfoncer encore plus loin dans son idiotie en défiant Hymir. A peine ce dernier c'était-il levé d'ailleurs, que Tankred se prépara et désenclancha les quelques premier centimètre d'une de ses deux bâtardes tout en observant attentivement autour de lui. La sortie la plus proche, un quelconque endroit où faire reculer Irogenia afin que lui même s'interpose à quoi que ce soit qui puisse arriver, le nombres de personnes, leurs armes... En un instant, aussi vite qu'il le pouvait, il se prépara au combat.


Si cela dégénérait et que le clan du petit couillon s'offensait du faire que le seigneur était entrain de donner une leçon au dit couillon, qu'est ce qui les retiendrait de venir s'en prendre à la pauvre étrangère après avoir mis en pièce le chef nordique? Si c'était le cas, il les retarderait le plus possible pour permettre à sa protégée de s'échaper. Si il n'avait guère l'avantage du nombre, il avait en revanche l'avantage de l'arme car la sienne était très peu utilisée par ici. On y préférait de loin le simple glaive ou bien la hache, qui avait une allonge et une liberté de mouvement moindre contrairement à ce qu'on pourrait penser. Si l'un d'eux venait le chercher avec un surin, par exemple, il lui suffirait de passer en demi-épée pour le récevoir au contact.


Mais heureusement, rien de tout cela n'arriverait ce soir. Après avoir reçus une sacré raclée, le garçon fut sorti de la bâtisse et le maître des lieux revint s'asseoir en ordonnant que la fête reprenne. Permettant à Tankred de se détendre un peu après ce petit moment de stress.
Revenir en haut
Irogenia Tyrell
Seigneur

Hors ligne

Inscrit le: 22 Juin 2014
Messages: 69
Statut hiérachique: Seigneur
Localisation: fief de Salägnur
Sexe: Féminin

MessagePosté le: Dim 6 Juil - 12:30 (2014)    Sujet du message: A song of ice and fire. Répondre en citant

Quoi qu’en pense Tankred, le sourire d’Irogenia n’avait rien de moqueur. Semblant un peu gêné, son garde du corps se racla la gorge avant de lui expliquer qu’il trouvait seulement agréable le fait de rentrer chez lui ou en tous cas de s’en rapprocher. Il est vrai que la contrée de Salägnur devait être bien plus semblable à ce qu’il avait connu plus jeune que les terres de Baranas où il avait passé ces dernières années.
Irogenia ne prenait pas mal cette remarque, elle comprenait ce sentiment et ne doutait pas qu’elle aussi finirait par connaître le mal du pays. Elle était prête à embrasser cette nouvelle culture qui s’offrait à elle, peut-être pas totalement mais elle ferait de son mieux pour s’adapter à eux mais les terres qui l’avaient vue grandir lui manqueraient, elle n’en doutait pas.

De sa place, elle avait d’ailleurs déjà un bel aperçu de certaines différences culturelles, mais elle ne s’en offusquait pas, pas plus qu’elle n’était choquée. La jeune femme avait été prévenue que ce peuple pouvait se montrer parfois très rude et que leurs manières étaient bien différentes de celles de la cour d’Adashim.
Chacun y allait de sa petite histoire, contant ses exploits, lançant quelques piques et s’adonnant à de petites joutes verbales. Cela n’était pas inconnu de la jeune femme, en revanche voir un seigneur attirer une servante sur ses genoux avant de l’embrasser était déjà moins habituel, quoique pas improbable chez de petits seigneurs de Baranas, mais jamais on ne verrait un tel comportement en présence de son père Sharaman.

Elle voyait également l’intérêt d’un tel rassemblement, outre de la présenter aux vassaux de Hymir, c’était une façon de renforcer les liens entre les différents clans en les faisant se voir à cette occasion et échanger pour le meilleur et parfois pour le pire car elle ne doutait pas que l’installation de chacun avait dû être un véritable casse-tête afin de ne pas placer tels ennemis ancestraux les uns à côté des autres et de ne pas trop éloigné tel clan dont la fille du chef était l’épouse du seigneur de tel autre clan. C’était aussi pour les différents clans le moment idéal pour s’entretenir avec leur seigneur qui devait être dans d’excellentes dispositions à l’approche de son mariage, c’était en tous cas à souhaiter. Nulle histoire d’amour ici mais il avait conclu une affaire intéressante, sans quoi il n’aurait pas accepté d’épouser Irogenia Tyrell.

Hymir festoyait comme quatre ou plutôt quatre fois plus, au bas mot, que sa promise. Pour ce qui en était des autres invités, ils ne semblaient pas en reste et les quantités incroyables qu’ingurgitait le maître des lieux semblaient être la norme locale. Cependant tous ne tenaient pas l’alcool aussi bien que lui et un chef de clan d’un âge vénérable se mit en tête de pousser la chansonnette dans une langue que la jeune femme ne comprenait pas, sans doute la langue locale. Le vieillard finit même par choir, décidément trop saoul et le voila les quatre fers en l’air, ce qui provoqua l’hilarité générale, même Irogenia se laissa aller à rire avec eux, son rire étant discret en comparaison de celui, tonitruant, de Hymir.
Tandis que les voisins de table du vieil homme le relevaient et l’emmenaient un peu plus loin, Hymir s’adressa au fils de ce dernier, échangeant quelques plaisanteries avec lui avant que sa mère ne s’en mêle en ajoutant quelques bons mots qui déclenchèrent à nouveau l’hilarité générale.

La mère ajouta, lorsque les rires se furent un peu calmés qu’un guerrier ivre ne valait rien, ce en quoi Irogenia ne pouvait qu’abonder. Tous approuvèrent et c’est ce moment qu’un jeune guerrier choisi pour poser une question qu’il n’était peut-être pas le seul à se poser mais que la bien séance aurait dû lui interdire de prononcer :
« Alors combien de tonneaux notre seigneur a t-il vidé pour décider d’épouser une étrangère ? » telles furent les paroles du jeune homme.
Irogenia écarquilla les yeux d’incrédulité. Bien sûr elle savait que ce mariage ne ferait pas l’unanimité mais qu’on vienne ainsi les insulter en pleine face Hymir et elle, ça elle ne s’y était pas attendue. Le silence se fit alors que les regards convergeaient tant vers le seigneur de Salägnur, que vers le jeune impudent.

Le maître des lieux se leva alors après avoir dégrafé sa cape, son visage n’exprimant rien, mais également rien de bon pour son agresseur. A côté d’elle, la jeune femme vit Tankred faire glisser de quelques centimètres l’une de ses armes et immédiatement la jeune femme lui posa la main sur le bras. « N’envenimons pas davantage la situation, reste discret. » lui dit-elle, craignant que certains prennent son action pour un appel à la violence. Bien sûr qu’il devait se tenir prêt au combat, la situation était tendue, mais il ne fallait pas que ce soit eux qui au final se retrouvent à être la cause des violences. Déjà son garde du corps regardait partout, analysant sans aucun doute la situation et repérant le moyen le plus rapide de mettre Irogenia en sécurité.

Hymir avait alors gagné le siège du jeune guerrier et personne en chemin n’avait fait mine de vouloir l’arrêter. Le seigneur demanda au jeune homme de répéter ce qu’il venait de dire. Ce n’est que lorsque, face au silence de l’impudent, Hymir l’eut traité de lâche qu’il se décida finalement à prendre la parole tout en se levant, comme pour défier Hymir, et à répéter ce qu’il avait dit, ajoutant encore que la présence d’Irogenia l’insupportait.
Lui ayant demandé s’il avait terminé, Hymir laissa alors éclater sa colère et le fit de manière plus que démonstrative, décochant un violent coup de poing au visage de son opposant, l’envoyant rouler par terre avant de lui assener un violent coup de pied puis de le saisir au col pour le projeter une nouvelle fois au sol. Enfin, d’une seule main, il souleva le jeune homme, les pieds de ce dernier ne touchant même plus terre sous le regard incrédule d’Irogenia qui ne s’attendait pas à tant de violence de la part de son fiancé.

Tenant toujours le malheureux garçon, Hymir harangua ses vassaux, leur signifiant que les dieux leur avaient certes donné un libre arbitre mais qu’ils l’avaient également désigné comme leur seigneur et que le prochain qui remettraient ses décisions en question se ferait fendre le crâne. Voila qui était dit. En la matière on n’avait pas grand-chose à lui envier à Baranas, certaines convives ayant manqué de courtoisie s’étant vu châtier avec autant de férocité, bien que la manière changea.
Le maître des lieux murmura alors quelques mots au jeune homme avant de relâcher son étreinte et de lui ordonner de quitter les lieux puisque le banquet n’était pas à son goût. Il ne se fit pas prier, bien que progressant lentement en raison de la correction qui venait de lui être administrée. Quant au seigneur de Salägnur, il retourna à sa place, rattacha sa cape et levant sa coupe ordonna que la fête reprenne. Les chants et les danses reprirent mais on voyait que chacun digérait encore ce qu’il venait de se passer.

On pouvait dire qu’ils avaient eu de la chance, de la chance que seul ce jeune guerrier ait osé parler. Car que ce serait-il passé si une majorité de chefs de clans avaient été de son avis et qu’ils avaient assisté à un soulèvement contre Hymir ? Bien sûr Tankred s’était préparé à une telle hypothèse, Irogenia n’en doutait pas un instant mais finalement il n’avait pas eu à user de ses lames bâtardes. Tant mieux d’ailleurs, la jeune femme n’ayant aucune envie de voir son mariage être à nouveau annulé et elle n’avait encore moins envie de devoir fuir ces contrées poursuivies par tous ces invités qui connaissaient bien mieux qu’eux les alentours et n’auraient alors pas manqué de les rattraper. En somme ils avaient échappé au pire et ça la jeune femme en était bien consciente.
La jeune femme constata que Tankred se détendait à nouveau, sans pour autant sortir de son rôle de garde du corps, mais sa lame avait regagné le fond de son fourreau et il appréciait à nouveau la fête.

L’homme d’âge mûr se tenant à la droite de Hymir, celui qui lui tenait lieu de conseiller, tenta de justifier le comportement du jeune guerrier, mais le maître des lieux balaya son argument, ajoutant que la fête était gâchée par sa faute. Le poing crispé, Hymir ajouta que si leurs invités n’avaient pas été là il lui aurait arraché la langue. Se tournant vers eux, il leur demanda d’oublier la scène qui venait de se tenir devant eux et de se restaurer, le voyage les ayant sans doute affamés, ce qui était bien vrai. Irogenia mangeait raisonnablement, sans pour autant se laisser mourir de faim, mais elle n’avait pas envie de se donner en spectacle en tentant de rivaliser avec l’appétit féroce des gens du nord.
D’un geste de la main, Hymir fit s’approcher plusieurs servantes tenant des corbeilles de fruits et de légumes qui les déposèrent devant eux tout en saluant avant et après cela à l’aide de profondes révérences. Irogenia les remercia, souriante, voyant bien qu’elles lorgnaient sur Tankred, le rouge leur montant aux joues de façon adorable. Hymir commenta la chose, levant les yeux au ciel et évoquant la jeunesse des femmes du nord tandis qu’Irogenia attrapait une pomme verte sans pour autant croquer dedans.

Alors que Hymir portait un toast à tous ses invités, Irogenia saisit l’occasion pour se lever, une coupe d’eau à la main et prit la parole. « Peuple de Salägnur, je sais que pour certains je ne suis pas la bienvenue, vous auriez préféré voir votre seigneur épouser l’une de vos filles. Je peux vous comprendre mais ce mariage nous sera mutuellement profitable. N’appréciez-vous pas quelques instants plus tôt les présents que mon père à offert à notre seigneur ? Pensez aux échanges qui pourront se faire à l’avenir entre nos deux peuples. Je ne suis certes pas d’ici mais je m’efforcerai d’être une bonne épouse pour Hymir et de le seconder au mieux dans ses tâches. Je viens d’un pays de feu, votre pays me semble de glace alors nous célébrerons le mariage de la glace et du feu demain soir. Vous ne me connaissez pas encore, mais laissez moi une chance de vous montrer que ce mariage est une bonne chose. »
Elle aurait pu être plus agressive dans son discours mais elle savait que c’était à éviter et qu’il valait mieux y aller en douceur avec eux, le temps qu’ils l’acceptent.
***********************
Irogenia de Salägnur, seigneur des terres du même nom et veuve du regretté Hymir de Salägnur

"Vous reprendrez bien un peu de rose avec votre licorne arc-en-ciel Irogenia chou ?" [Olivier Komnenos]
Revenir en haut
Hymir de Salägnur
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Dim 27 Juil - 11:02 (2014)    Sujet du message: A song of ice and fire. Répondre en citant

Dans son emportement, il est vrai que le seigneur n’avait guère prêté attention à la sécurité de sa future épouse. Sa colère balaie toujours sa raison, ainsi que toute logique. Mais ses conseillers ne le lui avaient pas fait remarquer, car il savait qu’il fait toute confiance au garde du corps. Ce dernier est un guerrier n’a pas besoin de conseils quand il sait ce qu’il a fait. Du moins en est-il ainsi dans ces rudes contrées du Nord. L’incident a agacé Hymir mais pas au point qu’il en tienne rancune à qui que ce soit. Il connaît ces clans, les a côtoyés et il les dirige comme l’a fait son père et le père de son père avant et comme le fera son fils et le fils de celui-ci. Si des clans n’apprécie guère sa décision, il sont encore plus à l’apprécier, voir à l’apprécier et à ne pas être d’accord. Ils se jetteraient d’une falaise si Hymir le leur demandait. Non parce qu’il est le plus fort, le plus malin ou le plus sage, non pas parce qu’ils le respectent. Mais par l’honneur, leur honneur et par celui de leur clan tout entier. La honte est la pire punition d’un guerrier, bien plus que la mort. Cela ne l’empêche pas d’employer la force, voir la violence, car rien n’est pire que le guerrier qui se montre faible et le seigneur est un guerrier avant d’être un chef, avant même d’être un homme.

Les festivités reprenaient comme il l’avait ordonné. Ce n’était qu’un nuage dans le ciel lumineux qu’est la fête qui se déroule en cette fin de journée. Mais il fut surpris par  l’intervention de la jeune femme. Peu d’invités auraient eut l’audace de s’adresser à une telle assemblée, après un tel incident et pourtant, elle l’avait fait. Elle ne craignait pas leur réaction, quoiqu’elle fut. Peut-être est-ce l’honneur qu’il la pousse à ne pas passer un tel affront. Elle leur parle, comme parlerait une femme du Nord, leur rappelant l’aspect pragmatique des choses. Toutes et tous l’écoutèrent sans mot dire, l’imagination limitée de certains guerriers leur firent briller les yeux, en pensant à de telles richesses, s’imaginant, sans doute les monceaux de pierres et de métaux précieux qu’ils allaient tirer d’un tel commerce. C’était un discours utile, un peu poétique, mais aussi un peu risqué. La convoitise de certains clans peu lui apporté quelques ennuis ou l’appui d’autres en échange d’une rétribution. Dans tous les cas, ses paroles allaient marqués ceux qui n’allaient pas les oublier. Les conseillers observent que ses paroles évitent toute confrontation direct, ce qui aurait risqué de froisser les guerriers. Ces derniers n’auraient guère apprécié qu’une étrangère, même noble, ne leur donne une quelconque leçon. Les plus susceptibles des chefs de clan n’auront rien pour se plaindre. Le peuple la jugera plus sur ses actes que sur ses paroles, mais c’est déjà un début et une façon pour eux de se donner une idée de la promise de leur seigneur.

Suit un profond silence une fois les paroles dites, seules les bruits des feux qui crépitent et des chopes qui se remplissent. Lorsque toutes les chopes sont remplies, les guerriers se lèvent, suivis de leur chope et une immense clameur monte au ciel.


"-OAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !"

Puis les chopes sont vidées et posées avec fracas sur les tables. Le vieux conseiller apprend aux invités que c’est une coutume pour montrer son accord aux paroles d’étrangers. Il précise que ce genre de comportement est assez rare. Hymir lève sa chope au dessus de sa tête.

"-Ainsi à parler Irogenia Tyrell, dame d’Adashim, future châtelaine de Salägnur."

Après avoir reposé sa chope, le seigneur se lève.

"-La fête peut continuer. Soyez sûrs d’avoir un esprit clair demain soir. En attendant, je retourne au château."

Pour les habitants du fief, il n’y a nul besoin de préciser la nature de se retour. La main sur le haut de son siège de bois, il regarde ses invités dans une attitude étonnement noble.

"-C’est le moment des doléances. Le peuple va venir, puis ce sera le tour des chefs de clan. Vous pouvez y assister, si vous le souhaitez. Néanmoins, vous ne pourrez pas intervenir et ne pourrez pas siéger à mes côtés. Sinon, vos chambres vous attendent. Les servantes vous y conduiront."

Après que ses invités lui aient répondu, le seigneur se dirige vers sa demeure, sa cape sur ses épaules. La demeure du seigneur, ou plutôt vue comme une forteresse par des yeux étrangers, faite de pierres massive, chemin de ronde, c’est une demeure seigneuriale, sise sur une colline et entourée de hauts remparts. Elle possède, néanmoins de vastes écuries, autant à cause du nombre de montures, qu’à l’allure des chevaux du fief, petits mais larges. Un pigeonnier, qui sert surtout de fauconnerie. Si l’extérieur de l’imposante bâtisse a de quoi être rébarbatif, l’intérieure est nettement moins austère. Des boiseries, finement sculptées, représentant des scènes de guerres, de chasses, de festins et d’histoires fantastiques parsèment les murs de la salle principale, ainsi que celles des chambres. Des brasiers réchauffent la pièce, ainsi que des fourrures en guise d’isolant. Des armes et des boucliers comme décorations. La pièce vaste et haute est accessible par un large escalier de bois de quelques marches. De longues tables sont rangées le long des murs. Et sur une petite estrade, sculptés avec un raffinement inégalé dans un bois légèrement sombre, deux trônes plus grands qu’Hymir dominent la pièce. Ce dernier s’assoit et se saisit d’un étrange long cylindre de métal cerclé à trois endroits, symbole du pouvoir seigneurial et représentant son pouvoir de juge. Sur le second trône, se trouve le même objet. Un soldat frappe le plancher boisé de la salle principale de sa lance :

"-Alinsen, fermier, demande audience."

"-Qu’il entre." Répond le vieux conseiller au côté de son seigneur.

Un vieil homme aux habits simple s’avance. Sa barbe grise est longue, son corps frêle, mais ses mains semblent interminables, héritage d’une vie voué à la terre. Autour de son cou, il porte un pendentif de bois. Il s’arrête au milieu de la pièce, n’osant rien dire et son corps frisonne comme si le froid l’engourdissait. Le seigneur de Salägnur le regarde en détail.


"-Je te connais, vieillard. Tu portes un médaillon d’affranchi."

L’homme lui répond d’une voix chevrotante.

"-Oui, puissant seigneur. Votre père me l’a remit quand j’ai guerroyé à ses côtés dans sa jeunesse."

Les visages d’Hymir et du vieil homme semblent s’illuminer à l’évocation d’une bataille passée.

"-Parle, nous t’écoutons."

"Il s’agit d’une affaire délicate, mon seigneur. Lors des dernières inondations, ma ferme a été dévastée. Comme je suis vieux, j’ai demandé de l’aide au chef du clan, mais il a refusé."

L’affaire est, en effet, sérieuse. Un vétéran, même esclave, a droit à un minimum de respect au sien du fief. Sans compter que son statut d’affranchi, le met au même niveau qu’un membre de la plèbe comme un autre et donc à la protection du chef de clan.

"-Demain, j’irais voir ta ferme et le chef de ton clan. Si tu dis la vérité, je lui rappellerais ses devoir. Mais si tu m’as menti, il t’en cuira. En attendant tu dormiras avec les soldats. Au suivant."

Le vieil homme se retire avec des remerciements et une salutation. C’est au tour alors d’un homme enchaîné de se présenter. Étonnement l’homme est un riche propriétaire et son crime est de refuser le paiement de la taxe due à son seigneur sur ses mines et de mauvais traitements sur ses mineurs. Si le second crime peut lui valoir la prison, pour le second il risque sa tête au sens premier du terme.
Revenir en haut
Irogenia Tyrell
Seigneur

Hors ligne

Inscrit le: 22 Juin 2014
Messages: 69
Statut hiérachique: Seigneur
Localisation: fief de Salägnur
Sexe: Féminin

MessagePosté le: Dim 31 Aoû - 17:20 (2014)    Sujet du message: A song of ice and fire. Répondre en citant

En effet la jeune femme ne craignait pas les réactions des hôtes de Hymir. Certains la détestaient de toute façon, mais ce peuple semblait respecter la force et le courage, alors autant leur montrer qu’elle n’était pas la première jouvencelle venue. Elle voulait leur montrer qu’elle était capable de faire montre d’une certaine force de caractère tout en leur vantant les avantages d’une alliance entre leurs deux peuples. Peut-être que cela lui assurerait le soutien de certains indécis et que cela renforcerait les convictions de ceux qui soutenaient déjà Hymir dans sa démarche de la prendre pour épouse.
Bien sûr un tel discours comportait également des risques. Elle ne s’inquiétait pas d’attirer une quelconque convoitise sur les richesses de son pays, des affaires seraient conclues quoi qu’il arrive, mais elle s’exposait en prenant ainsi la parole. Certains craindraient sans doute qu’elle puisse influencer leur seigneur car si certains appréciaient les femmes fortes, nul doute qu’ici aussi il y en avait pour apprécier celles qui gardaient le silence et restaient « à leur place »…

Lorsqu’elle se tut, le silence se fit, chacun pouvant entendre les crépitements des feux, le hurlement d’un chien au loin. La jeune femme s’était attendue à un minimum de réactions mais nul ne pipait mot. Etaient-ils si impressionnés qu’ils n’osaient faire montre d’un signe d’approbation ou de dénégation ? C’est que cela commençait à devenir gênant. Elle était la seule à se tenir debout, sa coupe à la main. Elle conservait cependant son sourire, se disant qu’elle ne devait pas montrer la moindre gêne. Elle voyait que les choppes se remplissaient, mais si tout cela ne dura que quelques instants, pour elle, face à ces chefs de clans et à leur proches, cela paru une éternité. Soudain les guerriers se levèrent, tendant leur choppe à hauteur de leur regard comme pour eux aussi porter un toast. Ils poussèrent alors une clameur, approuvant ainsi le discours d’Irogenia avant de vider leurs coupes d’un trait et de les reposer bruyamment sur les tables. La jeune femme les avait bien sûr imités, de même qu’à n’en pas douter son garde du corps.

L’un des conseillers de Hymir, celui d’un certain âge, leur expliqua qu’il s’agissait d’une tradition chez eux afin de signifier que l’on était en accords avec les paroles d’un étranger. Il ajouta que c’était une tradition qui était mise en pratique plutôt rarement. Irogenia s’en réjouie, cela voulait donc dire que sa délégation et elle avaient réussi à faire bonne impression.
Hymir prit la parole, concluant le discours de la jeune femme qu’il reconnaissait pour sa future épouse. Puis se levant, il prit congé, non sans encourager chacun à poursuivre les festivités mais également à garder l’esprit clair pour le lendemain soir. Nul mystère derrière ce départ pour les locaux mais Irogenia fut heureuse qu’il lui en explique la raison. Ainsi c’était ce moment qui était choisi pour faire part de ses doléances au seigneur de Salägnur. Il lui dit qu’elle pouvait y assister si elle le souhaitait mais ne pourrait participer ou prendre place à ses côtés. Enfin leurs chambres les attendaient pour ceux qui le souhaitaient.

Bien que fatiguée par le voyage, la jeune femme se leva et tendant la main à son futur époux, elle choisi de l’accompagner pour assister aux doléances. Ne pas pouvoir siéger à ses côtés la surprenait un peu, bien qu’elle comprenait la démarche, mais au moins pourrait-elle se faire une idée du fonctionnement de la justice en ces terres et se faire un embryon d’opinion sur ce peuple.
Ensemble ils se dirigèrent vers la forteresse des Salägnur, Tankred les suivant, comme il se devait. L’endroit était imposant et bien différent des palais que connaissait la jeune femme même si l’essentiel était là. De solides remparts, un chemin de ronde, des mâchicoulis, tout était fait pour empêcher l’ennemi de pénétrer de force à l’intérieur. Ils passèrent à proximités de vastes écuries. Une fois à l’intérieur, les choses changèrent radicalement. Là où la jeune femme commençait à désespérer de trouver la moindre enjolivure, elle fut ravie de constater que les boiseries étaient savamment ouvragées, dépeignant des scènes du quotidien d’un seigneur du Nord. Bien sûr de nombreuses armes étaient fixées aux murs, faisant partie des décorations, cela restait la tanière d’un guerrier après tout.

Ils finirent par pénétrer dans une pièce chauffée par des brasiers, d’autres armes servant de décorations. C’était une grande pièce, la salle du trône. Des tables étaient pour le moment entreposées contre les murs. Sans doute étaient-elles mises en place pour les banquets. Enfin au bout de la salle se dressait une estrade, sculptée avec une attention toute particulière, et sur celle-ci se dressaient deux trônes dont les dossiers dominaient Hymir même lorsqu’il était débout. Ils étaient… imposants.
La jeune femme le laissa gagner l’estrade et s’installer sur un trône tandis qu’elle prit place du côté du trône laissé vaquant, restant néanmoins au pied de l’estrade en qualité de simple observatrice.
Lorsqu’il s’était assis, Hymir s’était saisi d’un curieux objet, un cylindre de métal. Un autre, semblable, attendait sur le second trône. Sans doute était-ce une coutume locale. Toujours est-il qu’Irogenia n’avait jamais rien vu de tel.

La séance débuta alors et celle-ci fut longue mais riche d’enseignements pour la jeune femme qui appris entre autres qu’un esclave pouvait ici aussi gagner sa liberté et que tous étaient égaux devant la justice, même les riches. Ce qu’elle observait n’était pas nécessairement passionnant et nul doute que ceux qui devaient y assister s’ennuyaient parfois mais pour quelqu’un qui comme elle découvrait une nouvelle culture c’était enrichissant. Elle ne perdait pas une miette de ce qu’il se disait et scrutait chaque détail sur ceux qui se présentaient.
Demain Hymir se rendrait au village de l’un des plaignants qui bénéficierait du gite cette nuit. Sans doute Hymir lui proposerait-il de l’accompagner, ce qu’elle ferait avec plaisir, curieuse de découvrir les alentours qu’elle n’avait qu’aperçus durant son voyage jusqu’ici.

A l’issue de la séance, la jeune femme vint rejoindre son futur époux alors qu’il avait quitté son trône et descendant de l’estrade. Demain serait sans doute une longue journée si elle en croyait ce qu’elle avait entendu jusqu’ici et ils ne tarderaient donc probablement pas à aller se coucher. En tous cas elle tombait de sommeil.
« Mon seigneur, me serait-il permis demain de me rendre avec vous dans ces villages que vous avez prévu de visiter ? J’aimerais beaucoup découvrir la région de Salägnur en votre compagnie et les environs de votre forteresse. » lui dit-elle avec un sourire. Surtout qu’après avoir passé des jours dans un fourgon, elle apprécierait cette promenade.

[hrp] : désolé pour le temps de réponse. Tankred m’a finalement laissé la main et j’ai ensuite pris un peu de temps pour répondre. Je ferai mieux la prochaine fois.
***********************
Irogenia de Salägnur, seigneur des terres du même nom et veuve du regretté Hymir de Salägnur

"Vous reprendrez bien un peu de rose avec votre licorne arc-en-ciel Irogenia chou ?" [Olivier Komnenos]
Revenir en haut
Hymir de Salägnur
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Jeu 4 Déc - 16:58 (2014)    Sujet du message: A song of ice and fire. Répondre en citant

La journée avait été bien remplie, harassante pour certains et l'occasion de faire bombance pour d'autres. Un banquet est toujours une occasion pour les chefs de clans de se rencontrer. Mais si bavarder autour d'un feu, d'une chope et d'un repas copieux est une formalité très réjouissante. Se trouver debout devant son seigneur assis sur son trône, n'est jamais une bonne situation pour un chef. Et ce soir, il n'y en avait pas. Le dernier chef qui avait paru devant Hymir avait subit un châtiment particulièrement cruel à la hauteur de son crime. Il forçait plusieurs femmes, parfois de hautes lignées à faire ses moindres désirs, les enfermant et leur faisant subir les pires outrages. Son nom fut entaché à jamais, ses terres confisquées au profit de la seigneurie. Son corps, subit l'introduction d'un fer rougie au feu, les membres furent sectionnés et le corps plongés dans la mer. Tous les chefs de clan assistèrent au châtiment. Si ses mœurs barbares sont très odieuses pour qui n'est pas né dans ces terres rudes. Pour les natifs, elles sont indispensables pour appliquer la justice envers ceux qui jettent opprobre sur tous ses semblables en se conduisant pire qu'une bête.




Les gardes avaient emmené l'homme enchaîné qui serait jugé le lendemain. C'était une affaire complexe qui demande de la réflexion, chose inhabituelle pour le seigneur, qui doit réfléchir pour juger le châtiment de manière adéquate. Le bâton de seigneur est reposé sur le siège seigneurial et Hymir quitte l'estrade en réfléchissant à la condamnation approprié. Mais les paroles de sa future épouse et hôte le tirèrent de ses pensées. L'idée qu'elle lui soumit est tout ce qu'il y a de plus sensé. Mais il avait déjà devancé.


"-Il vous est permis de m'accompagner puisque cela a été prévu. Un cheval est déjà prêt pour demain. Votre garde pourra choisir parmi nos meilleurs chevaux. Je me réserve le droit de garder le mien. De toutes manières, celui-ci ne supporte que moi sur son dos. Je vous conseille de porter des toilettes légères, mais chaudes. Les contrées que nous allons traverser sont vaste et froides. Même si le printemps nous éloigne des crocs de l'hiver, notre pays reste frais. Je ne peux vous donner les détails de notre voyage de demain. Mais sachez que nous visiterons les contrées les plus au Sud du fief, la petite forêt d'Imas et je vous montrerais la haute corne du narval. Nous verrons également le port et la mer. Je devrais m'acquitter de me devoirs, puis nous reviendrons au château, afin de nous apprêter pour le mariage. La journée sera longue et la nuit bien trop courte, soyez sûr de vous reposer."


Des servantes accourt, se disputant la place de première à accueillir leur future seigneur. Oubliant presque de faire leur révérence à leur seigneur en titre, elle s'arrête de justesse et salue les nobles personnes. Hymir secoue la tête et les regarde d'un air sévère.


"-J'espère que vous avez dames de compagnie plus respectueuses que les miennes."


Le rouge de l'embarras montent aux joues des jeunes femmes. Leurs lèvres tremblent essayant vainement de bredouiller quelques menus excuses.


"-Mais il se fait tard et en votre présence, dame Irogenia, je me dois d'être magnanime. Ces dames vont vous conduire à votre chambre. Je vous souhaite bonne nuit à vous, ainsi qu'à vos gens."


Après les salutations d'usage, le seigneur s'éloigne, les servantes observent leur seigneur s'éloigner dans un étrange mélange de confusion et d'admiration. Mais elles se tournent rapidement vers l'hôte du maître des lieux.


"-Laissez nous vous accompagner jusqu'à votre chambre. Il est facilement possible de se perdre."


Tandis que les servantes accompagnent la dame et ses gens. Le seigneur entre dans son bureau, pièce jouxtant sa chambre. Il s’assoit sur une grand chaise sculptée et soupir, songeant qu'il ne doit pas trop s'attarder pour des formalités qu'il répugne tant à faire. Après un bref plongeon dans l'encre, la plume danse sur le papier, l'écriture est peu gracieuse et la main peu habile à cet exercice. Hymir se force volontairement à ce qu'il assimile à de la torture. Mais un seigneur se doit de savoir écrire, lire et compter. Du moins le pense t-il, lui qui ne sait guère faire cela. La tâche laborieuse terminée, il s'éloigne de son bureau d'un pas hâtif pour gagner sa chambre. Déshabillé, il s'allonge dans un lit à la mesure de la taille de celui qui l'occupe. Il contemple un instant, la flamme qui danse sur la bougie, puis la souffle et plonge dans le sommeil.


Le réveil est matinale. Il prépare lui-même le baquet d'eau chaude, sachant les servantes encore au pays des rêves. Une tunique bleu portant le blason de famille, une ceinture sombre, de hautes bottes, une cape avec un fermoir d'argent arborant un faucon lui tiennent lieu de vêtements et une fin bandeau d'argent de couvre chef. Alors qu'une servante entre dans les appartement seigneuriaux en croyant venir réveiller son seigneur. A sa grande surprise, ce denier quitte sa chambre. Ses deux conseillers, aussi matinaux que leur seigneur, conversent dans la salle principale qui se prépare au déjeuner du matin. Les conseillers saluent leur seigneur, puis les trois hommes conversent des détails du voyage. Pendant ce temps, la salle est préparé, une des immenses tables est dressée au milieu de la pièce. Des couverts et des assiettes sont posés, des cruches de laits de juments, de vache, de chèvres fument sur leurs plateaux de bois. Les premiers fruits et les premières fleur du printemps sont posés, suivis pas des miches de pain, du miel, du beurre. Malgré l'immensité de la table, elle semble ne plus rien pouvoir contenir, une fois que les domestiques ont fini leur travail. Le temps que cela soit accompli et les hôtes arrivent. Hymir se détache de la conversation et vient les accueillir.


"-J'espère que la nuit vous a été profitable. Je vous en pris installez-vous et restaurez-vous. Si quelque chose manque demander aux serviteurs."


Le seigneur s'installe, réservant les places autour de lui pour sa future épouse et son garde, ainsi que ses conseillers.Le seigneur mange autant que sa corpulence l'exige, autrement bien plus que n'importe qui. Alors que le repas se termine et que les convives les plus fatigués finissent de se réveillent. Un écuyer entre dans la pièce pour prévenir que les chevaux sont prêts. Alors que les convives se lèvent, les servants débarrassent rapidement la table.Le seigneur Hymir s'adresse au garde de dame Irogenia.


"-Vous pouvez récupérer votre cheval ou choisir l'un des nôtres. A votre convenance."


Dehors, les chevaux grattent le sol d'impatience. Le cheval du seigneur est un étalon noir, aux sabots couverts de poil, aux épaules larges qui ne tressaillent guère sous le poids de son cavalier. Une jument blanche à la crinière tressée de fleurs jaunes du printemps est présentée à dame Irogenia et un cheval gris à la croupe tacheté de blanc est présenté à son garde, ainsi que le cheval qui lui a servit pour venir. Les deux chevaux sont plus minces que le cheval d'Hymir qui tient presque plus du cheval de trait que d'un cheval de course. Les rênes rouges dans une main et une autre qui flatte l'encolure du cheval pour le calmer. Le seigneur attend que tout le monde soit prêt et s'adresse à tous en levant la main vers le ciel.


"-Vous allez voir les richesses et les splendeurs qu'offrent le fief le plus froid de cette partie du monde."
Revenir en haut
Irogenia Tyrell
Seigneur

Hors ligne

Inscrit le: 22 Juin 2014
Messages: 69
Statut hiérachique: Seigneur
Localisation: fief de Salägnur
Sexe: Féminin

MessagePosté le: Lun 15 Déc - 15:16 (2014)    Sujet du message: A song of ice and fire. Répondre en citant

En réponse à la demande de la jeune femme, Hymir répondit par l’affirmative. Il était déjà prévu qu’elle l’accompagne le lendemain selon ses dires. Il ajouta qu’une monture lui était d’ors et déjà réservée et que son protecteur pourrait choisir celle qu’il désirait parmi ses meilleures montures. Le maître des lieux, et bientôt celui d’Irogenia en tant que son futur époux, précisa qu’il se réservait le droit de conserver sa propre monture. Pour la jeune femme c’était une précision inutile, évidemment qu’il conservait son propre destrier.
Hymir conseilla également à sa fiancée d’opter pour des vêtements légers mais chauds, précisant que les endroits qu’ils allaient travers étaient vastes et froids. Ils étaient au printemps mais la jeune femme ne doutait pas que même au cœur de l’été la région de Salagnür était plus froide que l’hiver de Baranas.

Sans trop entrer dans les détails, il l’informa d’une partie des lieux qu’ils visiteraient, ces derniers se trouvant au Sud de son fief. Il était question de la forêt d’Imas ainsi que d’un lieu qu’il nomma la haute corne du narval, peut-être une sorte de promontoire rocheux. Ils iraient également voir le port et surtout la mer, ce qui réjouit la jeune femme. Demain promettait d’être une très belle journée, cette dernière se terminant par le mariage et la nuit de noce. Il l’enjoignit à se reposer, arguant que la journée serait longue et que la nuit qui la suivrait serait sans doute très courte. Une déclaration pleine de promesses et la jeune femme songea alors à ce qui l’attendait demain soir. Demain soir sans doute perdrait-elle sa virginité dans les bras de cet homme qu’elle allait épouser. Elle espérait qu’il saurait prendre soin d’elle et ne se montrerait pas un mari trop brutal. Au moins était-elle sûre qu’il ferait un mari fort qui ne se laisserait pas marcher dessus par le premier venu comme il l’avait déjà montré ce soir.

Alors qu’ils quittaient les lieux, des servantes se précipitèrent vers eux, semblant plus impatientes les unes que les autres de retrouver leur seigneur que de lui témoigner le respect qui lui était dû à en juger par leur attitude d’enfants se précipitant en riant et en se bousculant. Peut-être bien que les mœurs étaient différentes ici, mais Irogenia était plutôt surprise de cette attitude. Elle ne dit cependant mot à ce sujet.
Après leur avoir lancé un regard sévère, Hymir dit à sa fiancée qu’il espérait que ses dames de compagnie à elle étaient plus polies. Il poursuivit en disant qu’il était tard et que comme elle était là il se montrerait magnanime avant d’ajouter que les servantes allaient la conduire à sa chambre. Il lui souhaita enfin une bonne nuit ainsi qu’à ses suivants.
« Je vous en remercie mon seigneur. Une bonne nuit à vous également, puisse-t-elle être reposante. » Lui dit-elle sans pour autant ployer le genou comme il le lui avait expliqué plus tôt.

Un court instant les servantes suivirent Hymir du regard avant de revenir à Irogenia qu’elles étaient censées guider. Elles le lui proposèrent d’ailleurs de façon fort polie, ajoutant qu’il était facile de se perdre en ces lieux.
« Merci à vous, je vous suis. » leur répondit-elle avant d’ajouter : « Si jamais durant la nuit mon garde-du-corps ou moi-même avons besoin de vos services, comment pourrons-nous vous avertir ? »
L’une des servantes lui répondit tout en les guidant tous deux dans un dédale de couloir, accompagnés des autres servantes. Une seule aurait suffit mais sans doute qu’Hymir voulait faire bonne impression et ne pas se montrer négligeant avec ses invités.

Quelques couloirs plus tard ils étaient arrivés. Bien droite, la jeune femme faisait face à Tankred. Elle qui le connaissait cherchait à savoir ce qui se passait dans sa tête. Oh oui elle aurait aimé dormir avec lui cette nuit, mais ce ne serait pas prudent. Le moindre moment d’intimité pour eux allait devenir très difficile à obtenir et il allait falloir que la jeune femme remédie à ça car elle n’entendait pas se priver de leurs étreintes sous prétexte qu’elle allait se marier.
Elle le suivit jusque dans sa chambre à elle le temps qu’il la contrôle et vérifie que la pièce était bien sûre. Puis sont inspection terminée, elle lui dit :
« Passe une bonne nuit Tankred. A demain. »
Ils se séparèrent alors sous le regard des servantes puis la jeune femme ferma la porte de sa chambre de l’intérieur, se retrouvant ainsi seule.

Elle vit avec contentement que ses affaires l’attendaient déjà au pied de son lit dans de grandes malles. Du regard elle balaya à nouveau la pièce. Celle-ci était somme toute assez simple, un grand lit à la mode locale, sans baldaquin, une baignoire, une armoire où elle aurait pu entreposer ses affaires si elle avait pensé rester plus d’une nuit. Il y avait même une bibliothèque ainsi qu’une table faisant office de bureau et une belle chaise sculptée. Il y avait aussi une cheminée mais celle-ci était éteinte bien que la pièce soit encore chaude ce qui signifiait probablement que quelqu’un avait veillé le feu en attendant que l’occupante de la chambre n’arrive.
La vue depuis la fenêtre était agréable mais la jeune femme ne s’attarda guère, fatiguée quelle était par la longue journée qu’elle avait eu. Certes elle avait été contente de pouvoir se dégourdir les jambes dans un premier temps mais à présent la fatigue la rattrapait et elle se sentait soudain très lasse.

Peu encline à avoir froid, Irogenia ouvrit l’une de ses malles pour y chercher une robe de nuit, faite de soie bleu turquoise rebrodée à l’encolure. Celle-ci lui tombait jusqu’au cheville mais laissait ses épaules nues. La posant sur son lit, la jeune femme entreprit de se dévêtir et bien qu’elle agissait vite, elle déposait ses différents vêtements avec soin sur son lit, jusqu’à se trouver totalement nue hormis les mokos qui la couvraient de la tête au pied. Ce moment ne dura qu’une seconde, le temps pour elle de passer par-dessus sa tête sa robe de nuit et de la laisser glisser jusqu’à ses chevilles. Elle se coiffa ensuite pour démêler sa chevelure. Elle se demanda quelle serait la réaction de son mari lorsqu’il la verrait nue pour la première fois avec toutes ses marques sur le corps.
Elle plia ensuite soigneusement ses vêtements de voyage et les déposa sur l’une des malles après quoi elle se glissa avec délice sous les draps et chaudes couvertures qui recouvraient son lit. Il ne fallut guère de temps avant qu’elle ne s’endorme paisiblement. Elle avait beau penser à tout ce qui l’attendait demain, elle était soudain si fatiguée qu’elle glissa dans un sommeil sans rêve, coupant court à toutes ses pensées.

La jeune femme fut réveillée par des coups frappés à la porte. « Qu’y a-t-il ? » demanda-t-elle, émergeant à peine.
C’était l’une des servantes qui lui proposait un bain. Se levant la jeune femme débarra la porte et ouvrit à la jeune femme qui avait déjà avec elle un premier baquet d’eau qu’elle alla verser dans la baignoire, avant d’aller prestement en chercher un autre jusqu’à avoir rempli la baignoire.
« Aurais-tu l’amabilité d’aller chercher l’une de mes suivantes ? » lui demanda Irogenia.
Quelques instants plus tard on frappa à nouveau à la porte et cette fois c’était l’une des suivantes d’Irogenia qui se tenait dans l’ouverture de la porte. La seigneur la fit entrer puis la porte refermée, elle se dévêtit pour se glisser avec délice dans l’eau. Un bain, voila des jours qu’elle rêvait d’un tel moment. Bien qu’elle aurait aimé se délasser longuement elle savait qu’il y aurait fort à faire aujourd’hui et que le retard était exclu, aussi se hâtèrent-elles de la laver et de la coiffer.
Sa coiffure serait assez simple, une longue tresse, sa dame de compagnie piquant une tiare d’argent dans ses cheveux. Celle-ci était finement ciselée et faite d’entrelacs qui avaient demandé un savoir faire certain à l’artisan qui l’avait confectionnée. Au centre de la tiare se trouvait une pierre d’un bleu profond, taillée en forme de goutte d’eau inversée.

Bien sûr ce soir avant le mariage elle aurait à nouveau à faire sa toilette, c’était aussi une raison de se hâter un peu étant donné qu’ils devaient rentrer tôt pour qu’elle ait le temps de se préparer comme il faut pour la cérémonie de ce soir.
Au vue de la journée qui l’attendait, Irogenia opta pour une tenue confortable et chaude. Par-dessus une fine robe de coton couleur bleu nuit brodée d’arabesques argentées, elle portera un chaud manteau bleu lui aussi et doublé de fourrure blanche, celle-ci faisant le tour des extrémités des manches, du col et du rebord de la profonde capuche qui lui permettrait de garder la tête au chaud. Elle se chaussa de bottes fourrées elles aussi, blanches. Enfin elle passa quelques bracelets d’argent, une ceinture d’argent elle aussi qui cliquetait à chacun de ses mouvements, une dague fixée à celle-ci. Enfin elle n’oublia pas d’arborer le collier en forme de marteau qui lui avait été offert à son arrivée. Elle prépara également la cape blanche en fourrure qui lui avait été également offerte la veille. Ainsi elle n’aurait pas froid. Nul doute qu’il lui faudrait un petit moment avant de s’habituer au climat local.

Dans le couloir l’attendait Tankred, toujours fidèle au poste. « Bonjour Tankred, comment a été ta nuit ? » lui demanda-t-elle en toute simplicité avant de se diriger en sa compagnie vers la salle principale, tous deux précédés par une servante de Hymir et suivis par la suivante d’Irogenia.
Lorsqu’ils arrivent, Hymir était déjà présent, en grande conversation avec ses deux conseillers. Une table se trouvait dressée au centre de la pièce, sur laquelle il y a de quoi restaurer toute une garnison. Pour sûr que chacun y trouverait son compte en terme de mets.
En les voyant le maître des lieux met fin à la conversation et s’approcha pour venir les accueillir. Il leur souhaita d’avoir passé une agréable nuit et les invita à s’installer et à se restaurer. S’inclinant légèrement, la jeune femme lui répondit :
« Bonjour mon seigneur, ma nuit fut des plus douces et j’espère qu’il en fut de même pour vous. » Puis désignant la table, elle reprit toute sourire : « Je ne manquerai pas une occasion de prendre des forces pour la longue journée qui nous attend. » Elle ne dit mot au sujet de la nuit.

Ils prirent alors place, chacun déjeunant à sa convenance, la jeune femme se trouvant à la droite de son futur époux, Tankred se trouvant à sa droite à elle. Irogenia appréciait l’ironie d’être encadrée par son amant et son futur époux. Pourvu que cela ne se sache jamais…
Elle déjeuna de fruits, de pain recouvert de beurre et de miel et se fit servir un bol de thé. Durant ce repas, la jeune seigneur ne manqua pas de faire la conversation à tous mais elle réserva ses effleurements à Hymir seul, touchant plus d’une fois sa main ou son bras comme une caresse, tout en douceur.
Enfin un écuyer pénétra dans la pièce alors qu’ils terminaient leur repas. Il leur fit savoir que les chevaux étaient prêts. S’adressant tant à sa fiancée qu’à son garde du corps, Hymir leur proposa de garder leurs propres chevaux ou d’utiliser l’un des siens. La jeune femme accepta l’offre, n’ayant de toute façon pas de cheval à elle.

« J’aurai besoin de l’un des vôtres, ainsi que d’une selle de femme. » dit-elle, en espérant qu’il possédait un tel objet. Elle ne montait pas comme les hommes.
Après cela elle regagna sa chambre avec sa petite escorte pour y chercher son manteau et sa cape puis ils gagnèrent l’extérieur où les chevaux les attendaient. Une jument lui fut présentée, la crinière tressée de fleurs. La jeune femme la trouva belle et se réjouit de profiter d’une telle monture pour découvrir les terres de Salägnur.
Un cheval avait également été préparé pour Hymir en plus de celui qui avait monté lors du voyage. La jeune femme n’avait aucun doute quant au choix qu’il ferait.
Irogenia se fit aider pour monter en selle, sa selle ou plutôt sambue consistant en une sorte de siège muni d’une planchette pour poser les pieds. Ceci sembla assez instable à la jeune femme et elle espéra qu’ils n’iraient pas à une autre vitesse que le pas.

Une main tendue vers le ciel, Hymir leur annonça qu’ils allaient découvrir les splendeurs de la seigneurie la plus froide de cette partie du monde. La jeune femme n’en doutait pas, surtout en ce qui concernait la partie sur le froid.
« J’ai hâte de voir votre fief Hymir et encore plus hâte de revenir ici ce soir en raison de l’heureux évènement qui nous attend. »
Elle prit sur elle pour ne pas regarder dans la direction de Tankred, espérant ne pas le peiner mais tous deux savaient qu’elle devait faire son devoir.
La jeune femme se réjouissait réellement de ce mariage, c’était avant tout une opportunité réelle pour son pays, mais elle avait également eu droit à un beau parti et pour le peu qu’elle l’avait vu jusqu’à présent, elle l’appréciait déjà. Il était également bel homme, ce qui ne gâchait rien.
***********************
Irogenia de Salägnur, seigneur des terres du même nom et veuve du regretté Hymir de Salägnur

"Vous reprendrez bien un peu de rose avec votre licorne arc-en-ciel Irogenia chou ?" [Olivier Komnenos]
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:50 (2017)    Sujet du message: A song of ice and fire.

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Royaumes des Supplices Index du Forum -> Seigneurie -> Seigneurie du Nord -> Irogenia (Hymir de Salägnur) Toutes les heures sont au format GMT - 5 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Template lost-kingdom_Tolede created by larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com