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Ours et faucon

 
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Camille de Rivacier
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MessagePosté le: Lun 11 Aoû - 17:56 (2014)    Sujet du message: Ours et faucon Répondre en citant

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C'est a cheval que le voyage se passa. Lord Rivacier avait passer un accord avec un vassale qui se trouvait a mis chemin entre ses terres et celui du seigneur Louron. Ces terres n'étaient pas sur, de nombreuses caravanes marchandes étaient fréquemment attaquées, dépouillées et quelques morts étaient retrouvés, fertilisant les lieux. Les locaux l'appelaient « le chemin de non retour »...
Le paris était risqué, mais c’était le chemin le plus court pour atteindre la résidence en un délai très court. Sachant sa fille bonne cavalière, il apprêta un corps d'homme dont il avait une confiance aveugle afin de l'escorter jusqu'au vassal.


Quelques affaires sur un cheval de bas suffiront pour le moment, le reste de la coure suivra avec les cadeaux et autres toilettes dont la jeune noble allait avoir besoin dans ses nouvelles terres. Camille de Rivacier allait donc rencontrer son promis... Un Nordique qui plus est, et pas de la meilleur régions. Tous des barbares sans tenus ni éducations... Une sous race de chien qui ne méritait que le pourrissement infâme de leur cadavre dans leur terres stériles !


Voila à quoi pensait Camille de Rivacier sur le chemin. Son cœur se gorgeait de haine vis a vis de cet homme dont elle ne voulait rien savoir, vis a vis de ces terres dont rien ne poussent et reste un vieux cailloux inutile, vis a vis de ces gens tous sales et parfaitement idiots, mais surtout vis a vis de son père que l'avait vendu a un porc de la pire espèce ! La traversée fut des plus pénible, épongeant intempérie, chagrin et remord... Rien ne présageait une rencontre heureuse entre les deux partis dans les prochains jours.


Après deux semaines de voyage, le calvaire fut enfin terminé. Elle avait l'impression de ne plus ressembler à rien lorsqu'elle se présenta au seigneur des lieux, une pauvresse a la mine fatiguée, sale et mal coiffée. La rassurant sur son état il lui proposa gîte et couvert en attendant l'arrivée de son futur époux qui n'allait pas tarder. Rien que ce mot la faisait trembler.


Ruminant son infortune et son désespoir dans cet alliance, elle n'en prenait pas moins soin de son corps. La jeune femme se voulait parfaite pour cette rencontre, l’humilier de son apparence, qu'il se rendent compte a quel point ils allaient être mal assortit. C'est a l'aube du cinquième jour que des cavaliers furent annoncer. L'oriental se vêtit d'une robe bleu azur assortit a ses yeux qui mettait outrageusement ses formes parfaites en valeur. Laissant sa longue chevelure ondulée libérée elle avait juste ornée d'une broche représentant un faucon.


Entourée de son chaperon, un homme de confiance et un chevalier âgés d'une quarantaine d'année, la jeune femme appréhendait le moment ou elle allait passer la porte. Depuis le bois entrouvert, elle pouvait entendre les voix d'inconnus qui s’élevait en un brouhaha infernal. Soupirant un long instant, Camille attendit enfin un petit moment de calme pour enfin pénétrer dans la pièce, suivit de son protecteur.


- Mes seigneurs.
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Arixo du Louron
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MessagePosté le: Lun 11 Aoû - 18:41 (2014)    Sujet du message: Ours et faucon Répondre en citant

Le Seigneur Arixo du Louron, régnant sur les Sept Vallées, étaient partis voilà cinq longues journées de ses terres isolées, aux confins septentrionaux du Royaume.
Il ne sortait que rarement de ses terres, sauf l'été, pour attaquer et piller des villages barbares au Nord.
Mais cette fois, il allait quérir une promise. Son père avait il y a longtemps préparé des accords commerciaux avec une seigneurie de l'Est, qui devait se sceller par un mariage.
L'enjeu était de taille, et excessivement lucratif. Des marchandises de l'Est pour le Nord, qui seraient vendues à prix d'or lors des foires, et l'Est recevraient peaux, laine, bière, hydromel et ambre en quantité. C'était un marché gagnant pour les 2 parties.

Il était parti avec une escorte de 80 cavaliers. Pas de ces soldats tintant dans leurs lourdes armures. C'étaient tous des guerriers endurcis, des vétérans ayant participé à de nombreuses razzias par delà la frontière. Les cuirasses noires étaient légères, les armes maniables, et les chevaux du Louron, noirs, peints de symboles bleus, étaient véloces et infatigables. Les étendards de bataille flottaient en tête de la colonne, arborant la tête de bélier rouge sur fond noir. Deux scalps de barbares encadraient les couleurs du Louron, surmontées d'un crâne humain. Cela suffisait généralement à dégager la route des importuns.

Remontant la route au trot, il arrivait avec son escorte au pied d'une colline, autour de laquelle s'étendait une petite bourgade. Sur la crête, le château était le point de rendez-vous avec les orientaux venus livrer sa future épouse. Ce château n'avait rien de glorieux. Ce n'était qu'un petit poste défensif d'une maison obscure . Les femmes de l'Estpassaient généralement pour jolies. Peut-être ce mariage ne serait-il pas si déplaisant que ça.
Les intérêts de la lignée avant tout.
Un héraut sonne du cor pour annoncer l'approche du Seigneur Arixo, l'arrachant à ses pensées.

Les cavaliers franchissent les portes en passant au pas, entrant dans une cour boueuse. Le seigneur du Nord pousse son cheval à la crinière peinte en rouge à l'intérieur tandis que ses hommes s'alignent sans ordre apparent. Il pousse sa monture vers le centre de la cour, sa vision masquée partiellement  par son heaume.
Le retirant, il dévoile une épaisse barbe brune, et une barre noire tracée à la suie à travers le visage, courant d'un œil à l'autre.
Une vieille coutume visant à empêcher l'éblouissement et à conférer un aspect encore plus féroce, comme s'il en était encore besoin...

Il fait virevolter le puissant destrier sur le sol de terre, avant de s'immobiliser vers un groupe qui ne fait décidément pas couleur locale. Trois individus, 2 hommes et une femme, vêtus de couleurs chatoyantes, semblaient attendre au pied du donjon. Il reconnut le maître des lieux tout près et lui adresse un rapide salut de la main avant de sauter à terre, une lourde hache sur son dos. Après avoir retrouvé la sensation dans ses jambes, il remarque une jouvencelle parmi ces étrangers, et dire qu'elle fait grise mine parait bien être en dessous de la vérité.
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Camille de Rivacier
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MessagePosté le: Mar 12 Aoû - 05:52 (2014)    Sujet du message: Ours et faucon Répondre en citant

La grande salle étaient bien agitée, une peuplade de serviteurs et d’esclaves s’affaissaient dans tous les sens, tandis que le seigneur Rougecorce orchestrait tout ce petit monde. À son arrivée, le noble se retourna vers la demoiselle en lui accordant un baisemain des plus distingués.
 
-       Demoiselle Rivacier, le cor vient de retentir annonçant l’approche de cavaliers. Au vu du blason, il s’agit sans de votre futur.
 
La mine habituellement radieuse de la jeune noble s’ombragea à l’annonce de cette nouvelle. Durant les quelques jours passés en cette demeure, elle appréhendait cette rencontre, le seigneur Rougecorce lui avait narré la réputation de ces cavaliers du nord comme étant des hommes fiers et puissants, mais avec des mœurs barbares baignant dans le sang et la cruauté. Venant à compléter ce tableau sordide, les allégations de son chaperon qui lui ressassait les anecdotes glauques qu’il avait vécu en leur compagnie durant la guerre des frontières. De toute évidence il ne les portait pas dans son cœur et ne cessait de prodiguer des avertissements concernant sa sécurité lorsque le troupeau de bêtes arriveront en ces murs.
 
Le noble détailla la jeune orientale d’un œil appréciateur, il fallait dire que son décolleté à la mode de l’extrême Est, ne laissait pas grand monde indifférent et il fallut un raclement de gorge sonore du chevalier, au coté de sa dame, qui l’en dissuader. Aussi, il prit le ton d’un ami, plaçant une main sur les siennes pour la réconforter.
 
-       Je comprends vos craintes jeunes fille, mais votre père y tien. Rassurez-vous, vous n’avez que des alliés ici, rien ne peut vous arriver en cette maison.
 
Camille releva son minou en plongeant son regard saphir dans celui du noble.
 
-       Vos paroles sont touchantes mon ami. Le ton était encore doux et teinté de ce délicieux accent du sud. Mais venant d’un homme qui se fait piller toutes les saisons, implorant des fortunes pour  reformer son économie et qui vivrait dans la précarité, je crois que je préfère compter sur les hommes.
 
Lui tournant le dos avec flegme, Camille laissa le noble en plan qui ne trouvait rien d’autre a dire que de bredouiller.
 
-       Au fait, je trouve que les ajouts de dorures sur les boiseries dans l’aile ouest sont du plus bel effet.
 
Cela faisait un moment que ça la démangeait, tout dans cette demeure refoulait la corruption et l’arnaque. Son père avait déjà de sérieux doute concernant leur loyauté sans devoir déposer une bourse sur la table, maintenant les soupçons étaient bels et bien confirmés. Sortant de la pièce avec le chevalier la suivant comme une ombre, ils se dirigèrent vers les hauteurs du château, guettant la chevauché depuis le haut du créneau. La bannière rouge et noire était assortie à leurs montures peintes dans les mêmes tons, agrémentées de quelques « décorations » guerrières mais surtout morbide. Les armes et amures épaisses ne semblaient pas  être de bonne manufacture, cependant ils ne se battaient pas en ranger sur un champ de bataille, leur tactique se résumait en guérilla en usant de l’effet de surprise. Ils devaient impérativement jouer sur une image de terreur s’ils voulaient pouvoir inspirer ce sentiment à leurs ennemis, et au vu de ce Camille pouvait constater au premier abord, ces cavaliers de l’apocalypse semblaient sortir des enfers.


Machinalement, la jeune noble fit un bref mouvement de croix sur la poitrine, avant de se retourner vers son protecteur. Le chevalier regardait la troupe se rapprocher à grande vitesse la mine soucieuse, ne voulant pas transmettre ses inquiétudes à sa demoiselle, il lui offrit son bras pour la mener jusque dans la cour où déjà une bonne partie des résidents du château se tenaient prêt à les accueillir.
 
Les claquements des sabots résonnèrent sur les dalles froides en pierre pendant que la cavalerie nordique s’engouffraient en masse par la grande porte. Leur nombre étaient impressionnants, il était certain que le seigneur de cette troupe de guerriers sanguinaires voulait en imposer dès le premier jour. L’un d’eux se détacha de la cohorte, faisant piaffer sa monture de nervosité, il se laissait aller à une démonstration de son autorité sur l’animal qui avait visiblement mauvais caractère. Mettant enfin pied a terre, Camille pu enfin se rendre compte de la taille gigantesque de celui-ci, il était aussi massif que battit comme un ours. De larges épaules, des bras comme des troncs, et le visage patibulaire lorsqu’il retira enfin son casque. Le regard barré d’une étrange peinture, tout son visage prenait un aspect féroce voir énigmatique, le colosse scruta l’assistance silencieuse pendant un court instant avant de se faire accoster par le seigneur des lieux.
 
-       Bienvenue Lord Louron, j’ose espérer que le voyage ne fit pas trop mouvementé ?
 
Un équidé vint claquer de la mâchoire près de celui-ci qui fit rapidement un écart sous les rires gras des guerriers nordiques.
 
-       Vous auriez pu me prévenir que vous comptiez ramener autant de vos hommes avec vous, nous aurions préparé autrement notre structure.
 
Enfilant les courbettes devant le Seigneur du Louron, celui-ci resta impassible devant les élucubrations de la carpette.
 
-       Permettez-moi de vous présenter votre promise. Demoiselle Rivacier, venez mon enfant.
 
La fille du seigneur Rougecorce se tenait sur les marches les marches de l’entrée en compagnie de son père, à en croire le regard du colosse, il devait s’attendre à ce que ce soit elle. Masquée par son protecteur en armure, Camille se décala à son bras, se découvrant à son futur, pour être enfin menée devant lui. Le dos bien droit, la tête haute, leurs regards s’accrochèrent lui faisant bien comprendre qu’elle n’était pas du tout intimidée par les apparences auxquels ils arboraient. Pliant les genoux, elle le salua d’une petite révérence gracieuse sans pour autant quitter le contact visuel. Gardant silence comme le veux les mœurs, le chevalier pris enfin la parole.
 
-       À ce jour, moi chevalier Lucius de la maison Rivacier, je représente en cet instant le seigneur Théobald  de Rivacier. Par ses vœux envers votre défunt père le Seigneur de Louron, il vous livre sa fille, votre promise, Demoiselle Camille de Rivacier.
 
Pendant ce petit discourt, Camille eut le temps de le détailler. Cependant, la couche de crasse n’aidant pas les choses, elle n’entreprit que d’analyser son attitude et le sang-froid qu’il faisait transparaître.
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Arixo du Louron
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MessagePosté le: Mar 12 Aoû - 13:07 (2014)    Sujet du message: Ours et faucon Répondre en citant

Arixo, à peine le pied mis à terre, voit s'approcher Rougecorce, le maître de ce castelet qui n'a jamais tenu tête à plus de cent hommes. Et ce vieillard chétif à la bien piètre réputation débute une de ces logorrhées dont il a le secret, se perdant en courbettes et politesses bien trop protocolaires pour l'esprit d'un Seigneur du Louron, habitué à parler franchement et sans détour, et surtout à ne pas être importuné de la sorte dès son arrivée.  Le regard sombre d'Arixo se braque sur Rougecorce, se demandant quand ses simagrées vont enfin s'achever.
Après des heures passées à chevaucher dans la poussière des pistes de cette région, il avait la gorge sèche et n'était pas vraiment de la meilleure humeur.
Il décida donc de n'accorder aucune importance à ses discours. D'ailleurs, il pensait déjà à sa promise et se demandait à quoi elle pouvait bien ressembler. Etait-ce cette terne rousse ? Si c'était elle, les accords avec les Rivacier de l'Est prenaient soudain des allures de marché de dupes.  Les rumeurs disaient les femmes de cette lignée bien plus belles que ça.
L'or que rapporterait cette alliance ferait néanmoins passer plus facilement la chose.

Mais le vieux Rougecorce, toujours aussi affable et obséquieux, lance un :

"- Permettez-moi de vous présenter votre promise. Demoiselle Rivacier, venez mon enfant."

Arixo hausse un sourcil en le voyant tendre la main dans une autre direction. Et il pousse du même coup un soupir de soulagement en son for intérieur. Il échappera finalement à la rouquine. Alors qu'il se tourne, un grand échalas en armure se lance dans une diatribe :

"- A ce jour, moi chevalier Lucius de la maison Rivacier, je représente en cet instant le seigneur Théobald de Rivacier. Par ses voeux envers votre défunt père le Seigneur du Louron, il vous livre sa fille, votre promise, Demoiselle Camille de Rivacier."

Ces mots sonnent creux dans l'oreille d'Arixo, occupé à observer la révérence de ladite demoiselle. Une robe d'un bleu vif, ornée d'une broche richement ouvragée à l'orientale. De là où il était, il avait du mal à en discerner le motif. Néanmoins, l'offre des Rivacier paraissait d'un coup bien plus honnête. La jouvencelle était pourvue de formes généreuses malgré une finesse très aristocratique, et la cascade de sa chevelure ne manquait pas de charme.
Sans accorder un regard au chevalier en armure de parade, il s'incline légèrement vers sa promise, tenant toujours son heaume dans une main.
Derrière lui, un des lieutenants du seigneur nordique, se fend d'une réponse en voyant la mine offusquée du représentant oriental:

"- Sa Seigneurie, Arixo du Louron, vous salue, et transmet son bon souvenir au Seigneur Théobald. Vous pourrez l'informer que les noces auront lieu au château de Lakila sitôt les fiancés de retour en leur domaine.
Informez-le également qu'un premier convoi partira sous peu. Nos accords seront très scrupuleusement respectés."


A ces mots, Arixo se redresse, et se tourne vers Rougecorce. Il sait cet homme fourbe et cupide, et il préfère prévenir:

"- Nos charriots passeront par vos terres. Il serait regrettable qu'une attaque de brigands les y arrêtent... Et il serait tout aussi regrettable que tous les villages situés le long de l'itinéraire soient brusquement rayés de la carte."


La menace est formulée sans avoir été voilée. Avec une tête vide comme celle de Rougecorce, mieux vaut être très clair et sans concession. A la moindre faille,  ce cancrelat serait capable de s'y engouffrer. Et vu les sommes en jeu, bien des appétits pourraient se réveiller en dépit des serments prêtés. Aussi le seigneur du Louron ne va pas prendre de gants pour mettre les choses bien au clair. Rougecorce se raidit et grimace, comme piqué au vif. Et il n'ose protester. D'ailleurs mieux vaut pour lui ne pas le faire. Les vallées sur lesquelles règnent Arixo sont bien connues dans la région pour être le berceau de guerriers connus pour leur extrême sauvagerie, et leur soif insatiable de pillage.

Revenant vers la fille des Rivacier, Arixo la voit se redresser fièrement. Ses yeux bleus semblent le jauger, en quête d'une faille. Arixo esquisse un sourire. Si elle s'attend à de belles manières et à de beaux discours comme il s'en trouve dans les grandes cours, elle va vite déchanter à Lakila. Les activités auxquelles les habitants se livrent sont le trafic, l'élevage et la guerre, chaque été annonçant le départ d'une expédition pour ravager les terres au Nord de la frontière.
Sa toilette le laisse également perplexe. De riches habits et de beaux bijoux vous transforment en cible pour les brigands dans le Nord.
Et dans les Sept Vallées sur lesquelles règne la maison du Louron, il n'est nul besoin d'arborer de tels atours pour se faire respecter et obéir. Le pouvoir ne s'exerce pas par les apparences. Il faut le prendre, l'exercer d'une main de fer, et le garder quitte à devoir trancher des gorges.
Mais mieux vaut ne pas l'effrayer tout de suite.

"- J'ose espérer que vous avez fait un bon voyage, et que votre arrivée en nos contrées ne vous aura pas trop perturbée. Mais si cela peut vous rassurer, sachez que le fief des Rougecorce n'a rien de commun avec mes terres, plus sauvages, plus vastes, et plus ... piquantes. Je suis certain que vous vous y plairez."

Le Seigneur du Louron s'incline à nouveau, avec un sourire en coin.
 
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Camille de Rivacier
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MessagePosté le: Mer 13 Aoû - 17:48 (2014)    Sujet du message: Ours et faucon Répondre en citant

Le protocole toucha à sa fin pour les présentations. De tout le dialogue Camille avait eu les yeux plongés dans ceux du nordique, l'homme restait de marbre et même en restant attentive rien ne laissait transparaître le moindre émotion sur ce visage taillé dans la roche. C'était pour le moins perturbant, ces hommes avaient une réputation de bêtes sauvages complètement abrutit par leur conditionnement guerrier, en leur laissant comme prétexte les terres ingrates et les voisins belliqueux. Se retournant vers leur hôte, le colosse devait très bien savoir a qui il avait affaire, comme quoi la réputation de fouine avare avait dépassé de loin les frontières. La répartit fut vive et aiguisée comme une bonne lame, les passages de ses caravanes devaient se faire sans encombrent au risque de voir la population de son territoire diminuer de moitié.


Un petit sourire s’étira discrètement sur le visage exotique de l'orientale, au moins il ne manquait pas de cynisme et ce petit trait lui avait bien plus au final. Se retournant enfin vers sa futur, il daigna prendre la parole lui décrivant la nature de son territoire : rude, hostere, violent et « piquant », accentué d'un petit sourire qui voulait tout dire. Au moins il savait choisir ses mots, un trait de personnalité qu'elle appréciait fortement et qui, quelque part, la réconcilia sur le premier aprioris qu'elle avait eu sur son promis. Elle lui répondit simplement avec joli sourire mutin, qui radoucit ses traits tirés des premières minutes de leur rencontre.


Rougecorce leur emboîta le pas dans un premier temps, enfilant ses habituelles courbettes obséquieuse, il présenta la porte d'entré avant de proclamer :


- Mes seigneurs, un banquet est érigé en votre honneur. Je suppose que mon seigneur Luron voudra se rafraîchir avant de passer a table, tout du moins se mettre a l'aise. Je vous prie de me suivre.


Inspirant discrètement, Camille du se faire violence en prenant le bras du barbare. La poussière, l'odeur du cuir mêle au la sueur des hommes bêtes lui donnaient presque la nausée. Mais respectant son devoir, ce n'était pas cette broutille qui allait l’arrêter. Passant le pas de la porte en duo, ils furent accompagnés du chevalier qui suivait sa dame de près et qui tenait a l’œil la bande guerrier sur leurs montures piaffante. Un peu moins entouré, la jeune noble se permis de lui adresser un sourire en usant de sa voix douce mais tinté de taquinerie.


- Un bon bain vous ferait le plus grand bien mon seigneur, ça porte un nom chez vous ?
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Arixo du Louron
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MessagePosté le: Jeu 14 Aoû - 02:41 (2014)    Sujet du message: Ours et faucon Répondre en citant

Après les échanges de politesse de rigueur et un rappel à l'ordre pour Rougecorce, Arixo vit le minois de l'orientale se fendre d'un sourire amusé.
Visiblement, un court séjour dans ce trou à rats avait suffit à lui faire comprendre que son hôte était un bien piètre personnage.
Et le Seigneur du Louron, le tenant en bien piètre estime, le voyant aussi affable, en venait à lui vouer un profond mépris.
Mais ce dernier, pas plus perturbé que ça d'avoir été ridiculisé l'instant d'avant, se fend d'un :

"- Mes seigneurs, un banquet est érigé en votre honneur. Je suppose que mon seigneur Louron voudra se rafraîchir avant de passer à table, tout du moins se mettre à l'aise. Je vous prie de me suivre."

Au train où Rougecorce l'horripilait, il risquait fort de se retrouver la langue clouée sur la table sous peu. Ce sinistre projet qui prenait forme dans l'esprit du seigneur nordique fut cependant dissipé. Visiblement, la fille du Seigneur de l'Est était mal à l'aise lorsqu'elle prit son bras pour pénétrer dans le logis clinquant des Rougecorce. Sans faire attention, elle avait presque détourné le regard. Arixo esquissa un sourire. De par son rang, sa réputation et ses mœurs, il eut été presque vexé que sa promise trépigne de joie et d'impatience en le voyant arriver.
Faisant quelques pas, il se vit suivi par ce chevalier oriental qui n'aurait pas effrayé une fillette de 10 ans. Si c'était ça le cerbère censé veiller sur sa future épouse, il allait falloir lui adjoindre très vite un chien de garde un peu plus dissuasif. Si tant est qu'un insensé ose venir tourner autour de la promise d'un seigneur du Louron... Mais en chemin, tout était encore possible. Un brigand ne viendrait pas se frotter à une escorte aussi puissante, mais les auberges sont peuplées d'ivrognes, et le vin les rend téméraires.

Délaissant son escorte, il s'éloignait au bras de l'orientale au décolleté provocant qu'il pouvait admirer à loisir. L'arrachant à sa contemplation, au moment de franchir la porte, sa petite voix lui lança:

"- un bon bain vous ferait le plus grand bien mon seigneur, ça porte un nom chez vous ?"

La pique fut loin de désarçonner Arixo. Avec son cynisme habituel, il répondit :

"-j'ai du affronter la pluie hier, et j'ai ce matin franchi une rivière à cheval. J'en suis donc à 2 depuis la veille. Par contre, vous devriez vraiment dire à vos hommes de ne pas se parfumer ainsi. Ils vont finir par attirer des mouches, et leurs atours sont plus coûteux que ceux des dames de la cour."

Si les hommes du Nord n'étaient pas assez raffinés au goût de la dame, ceux de l'Est l'étaient un peu trop au goût du seigneur.
Il continua à déambuler dans le hall qu'il connaissait trop bien, se dirigeant vers la salle de banquet où il commençait à redouter les mets qu'il devrait ingurgiter.
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Camille de Rivacier
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MessagePosté le: Jeu 14 Aoû - 04:18 (2014)    Sujet du message: Ours et faucon Répondre en citant

-j'ai du affronter la pluie hier, et j'ai ce matin franchi une rivière à cheval. J'en suis donc à 2 depuis la veille. Par contre, vous devriez vraiment dire à vos hommes de ne pas se parfumer ainsi. Ils vont finir par attirer des mouches, et leurs atours sont plus coûteux que ceux des dames de la cour.
 
Roulant des yeux, la jeune noble étira son sourire moqueur en se fichant pas mal s’il s’en rendait compte ou non, mais la répartie du barbare tenait du stéréotype pur. Jamais, au grand jamais, une telle maladresse d’esprit n’aurait passé à la coure sans que le malheureux n’en soit humilier.
 
-       C’est bien ce qui me semblait ! Et comme toute-bonne fable sur la population du nord, vous en êtes un fier représentant. Grand, large, sale et ignare sur  les thermes d’une hygiène basique. Je comprends mieux à présent lorsque l’on rapporte comme anecdote de vos régions que vous transportez famille sur vous. Intéressant comme concept, vous avez un petit nom pour chacune de vos puces ? 
 
Cynique et léger à la fois, Camille mesurait chacun de ses mots. Elle se doutait bien que les rares personnes s’étant adressé de la sorte à ce seigneur avaient dû finir démantelé et servit en repas aux chiens errants. Mais ici, mis à part se contenir ou bien se mettre à jurer, il n’avait aucun intérêt de lever la main sur elle, même avec ses soi-disant guerriers à l’extérieur, son père lui aurait réservé une vie de souffrance perpétuelle. Qu’est-ce qu’il croyait ? Une épouse docile prête à se mettre a quatre pattes en abandonnant toute dignité pour un troussage sans résistance ? Mais il pouvait s’inventer un monde bien à lui, ici cela n’arrivera jamais.
 
Passant le pas de la porte, une grande salle au haut plafond, d’ou balançait plusieurs chandeliers circulaires gigantesque, d’où grouillait d’une multitude de serviteurs qui tentaient de finir la mise en place de la table. L’immense tablé formait un « U », pouvant bien accueillir une soixantaine de convives, d’où on ne pouvait vraiment pas rater le grand siège en velours rouge qui présidait le centre, et a ses cotés, une dizaine d’autres en bois sculpté un peu plus espacé que celles qui se trouvait amassées en bout de table.
 
 
 
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Arixo du Louron
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MessagePosté le: Jeu 14 Aoû - 05:04 (2014)    Sujet du message: Ours et faucon Répondre en citant

La nouvelle pique de l'orientale, dans la bouche d'une autre personne, lui aurait valu de finir dans la Fosse de Lakila, cet endroit où les guerriers du seigneur jetaient des gens en pâture aux chiens de guerre ou à un ours en fureur. Mais il reconnaissait bien la morgue arrogante de ces gens de l'Est. Tellement sur d'eux, et pourtant tellement faibles...
Mais cette fois, Arixo ne pouvait pas réagir autrement qu'en rendant l'offense:

"- N'oubliez pas ma douce amie que vous partagerez bientôt ces puces. Je vous laisse la liberté de nommer comme bon vous semble votre ménagerie. Quant aux barbares du nord sur lesquels vous déversez votre bile, gardez bien à l'esprit que votre père vous a ni plus ni moins vendue contre leurs richesses.
Vous êtes dans l'accord au même titre que les charriots qui doivent traverser le pays."

Ayant ainsi répondu sans se départir de son sang-froid, le Seigneur du Louron entra dans la salle de banquet des Rougecorce au bras de sa promise. Ce fort caractère ne lui déplaisait pas. La mater le distrairait sûrement durant les longues nuits d'hiver, perché là-haut dans sa citadelle. Loin de ce protocole feutré, elle découvrirait vite ce qu'était la vie des nordiques, et la juste place d'une femme.
Découvrant la salle où s'affairaient les serviteurs de Rougecorce, Arixo ne put s'empêcher de soupirer. Après la chevauchée, la vision de ce cafard de Rougecorce qu'il exécrait, la fierté mal placée de l'orientale, voilà qu'il arrivait devant l'épreuve qu'il redoutait le plus : le banquet.

Nul doute que son hôte, pour charmer ses visiteurs de l'Est, avait du demander à ses cuisiniers de préparer des plats coûteux et compliqués à la mode dans les grandes cours. L'odeur qu'il perçut en entrant suffit à lui faire marquer un court temps d'arrêt. Il allait falloir picorer dans de la jolie vaisselle, goûter à des mets sans saveur mais à la mode parce que tel noble bien en vue y avait pris goût, et tremper les lèvres dans de la piquette infâme venant de prétendus grands vignobles, qu'aucun tavernier digne de ce nom ne se serait permis de servir dans sa gargote sous peine de la voir très vite partir en fumée.
Machinalement, le Seigneur de Lakila se retourna vers Rougecorce. Si ces yeux avaient été des dagues, ce dernier aurait péri sur le champ. Ce regard était lourd de reproches. Marmonnant à voix basse, Arixo lâche :

"-décidément, cet imbécile ne m'aura rien épargné..."

Puis, baissant le regard sur la fille des Rivacier, il déclare :

"- Après vous, jeune dame. Vous connaissez mieux ce lieu que moi, fort heureusement ..."

 
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Camille de Rivacier
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MessagePosté le: Jeu 14 Aoû - 10:04 (2014)    Sujet du message: Ours et faucon Répondre en citant

"- N'oubliez pas ma douce amie que vous partagerez bientôt ces puces. Je vous laisse la liberté de nommer comme bon vous semble votre ménagerie. Quant aux barbares du nord sur lesquels vous déversez votre bile, gardez bien à l'esprit que votre père vous a ni plus ni moins vendue contre leurs richesses.Vous êtes dans l'accord au même titre que les chariots qui doivent traverser le pays."
 
Il lui tenait tête, mais les arguments piquants la stimulaient davantage. Poussant un faux soupir contrit, la jeune femme usa de nouveau d’un ton a la limite de la convenance.
 
-  Un accord au combien rémunéré. Des comptoirs marchands rares et toutes les terres des Rivacier une fois mon père ayant quitté ce monde. En contrepartie, j’accède à une armée de puces et de cafard en tout genre dans une région vide et sans âme. Vous n’allez donc pas me gâcher le plaisir de médire d’un peuple aussi « fascinant » que le vôtre.
 
Apparemment le barbare avait l’air préoccupé par ce qu’il se passait, le voyage, Rougecorce et le banquet avaient eu raison de sa patience. Affaissant les épaules, il marmonna pour lui même :
 
- Décidément, cet imbécile ne m'aura rien épargné...Après vous, jeune dame. Vous connaissez mieux ce lieu que moi, fort heureusement ...
 
C’est là qu’on voyait qu’elle était dans son élément, le barbare marchait en terre difficile et toute ces manières protocolaires mettaient a bout les nerfs du guerriers. C’est à ce moment qu’elle voulu le planter, voir l’humilier en lui désignant la place des serviteurs mais une petite voix lui rappelait bien vite qu’ils allaient bientôt sceller leur union, et comme le veut les Rivacier, une femme doit soutenir son époux en toute circonstance, il est le pilier de la famille. Il est vrai que cette entrée en matière lui aurait été fatal, lâchant un petit soupir de dépit, l’oriental plaça son futur à la droite de son hote, comme le veux la tradition pour elle même se placer juste en face, car n’étant pas encore uni, il était inconnue de prendre place a coté de son promis.
 
Les domestiques s’empressèrent de conduire la suite qui affluait par le boyaux du couloir, prenant table a leur tour dans un brouhaha d’excitation. Distribuant eau, vin et pain, les convives chahutaient entre eux, allant de leurs arguments concernant les nouveaux arrivants jusqu'à ce que de nouveau, Rougecorce se permît de pauser la main sur l ‘épaule de son promis. Le regard noir qu’il lui lança fit sourire la jeune femme qui partagea au moins la même chose que lui : le dégoût pour les traîtres, les fouines et les soumis. Détachant bien vite sa paume du cuir de l’armure, le quinquagénaire s’enfonça dans son siège avant d’avaler une grosse gorgée de vin avant de vouloir présider le début du banquet.
 
-       Mes amis ! Nous sommes donc réunis pour  célébrer…

-       Messir Rougecorce nous vous remercions pour ce joli discours, mais terminez votre coupe et par-dessus votre pichet pour tenter d’être moins ennuyeux...

 
La jeune femme avait lancé le trait avec flegme par pur agacement, les rires de l’assistance finirent par détendre l’atmosphère donnant au ton de ces ripailles une forme plus jovial et bien moins protocolaire.
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Arixo du Louron
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MessagePosté le: Jeu 14 Aoû - 11:23 (2014)    Sujet du message: Ours et faucon Répondre en citant

Le Seigneur des Sept Vallées entra dans cette salle empestant les parfums presque à reculons... Ce qu'il redoutait allait advenir. C'était bel et bien parti pour un de ces repas sans queue ni tête, avec des convives gloussants à des plaisanteries d'une platitude sans nom, et des manières frôlant le ridicule.  Le summum fut atteint en se retrouvant attablé à côté de cette vermine de Rougecorce.

Arixo vit ses hommes apparaître par un côté de la salle, restant entre eux comme il le leur avait ordonné. Pas question de trousser une servante dans ce château, ni de faire de l'esclandre avec les autres convives. Il connaissait bien ses guerriers et savait pertinemment qu'au contact de ces étrangers, les femmes ne seraient pas en sécurité, et que les hommes risquaient bien d'y perdre des dents ou la vie. Même s'il n'aimait pas Rougecorce, il devait au moins brider ses troupes vis-à-vis de la délégation orientale.
Il faillit se raviser lorsque la main de ce vieux putois se posa sur son épaule. Instinctivement, la main glissa sur la garde de sa dague et il lui aurait coupé la main sur le champ s'il ne l'avait pas immédiatement ôtée. Ces familiarités commençaient à sérieusement l'agacer, et il commençait à entrevoir le moment où cette place allait partir en fumée.

Le maître des lieux se leva pour se fendre d'un de ses discours assommants:

"-Mes amis ! Nous sommes donc réunis pour célébrer....
- Messire Rougecorce nous vous remercions pour ce joli discours, mais terminez votre coupe et par dessus votre pichet pour tenter d'être moins ennuyeux..."

Le vieux bouc s'était ravisé. La petite voix de la fille de Rivacier avait mis un terme prématuré à ses péroraisons. Et les rires des convives avaient semble-t-il mis un terme provisoire à ce protocole sans fin.  Quelques plats arrivèrent. Arixo se contenta de goûter ce qu'il arrivait à identifier. Tout ces mets manquaient de la saveur que ces montagnards du Nord appréciaient. Point de gibier cuit sur la braise, point de grands quartiers de viande rôtis à la broche dégoulinants de sauce et de sang, et guère plus de cette bière fraîche et délicieusement amère que ses paysans produisaient.
La musique jouée par une poignée de musiciens était étonnamment soporifique, pas un seul chant ne s'élevait, les convives picoraient ...et c'était censé être une fête.
Le Bastion de Lakila avait beau inspirer la terreur à ses voisins, au moins les banquets ressemblaient-ils à de vraies fêtes.
Dépité par son assiette, il jeta un œil sur sa promise, toujours aux aguets.  Elle ne devait rien rater de ses moindres faits et gestes. Si cela l'amusait, grand bien lui fasse. Elle aurait bientôt des années devant elle pour se livrer à cet exercice.

Mais pas question de passer une journée de plus ici. Tout ce qu'il y voyait lui disait de rentrer dans sa citadelle des cimes.
Entre 2 plats, il se tourna vers les orientaux et déclara:

"-Afin de ne point abuser de ... l'hospitalité de notre hôte, nous quitterons son logis demain à l'aube. Cinq longues journées nous attendent pour atteindre mon domaine.
Veuillez donc vous tenir prêts à partir. Et j'ose espérer que vous avez songé à vous pourvoir du nécessaire pour affronter la rigueur du climat.
Nos montagnes sont moins tempérées que ne l'est cette plaine.
Et n'ayez crainte, mon escorte suffira largement à repousser tous les périls que nous pourrions croiser.
Cependant, vous comprendrez qu'il n'est guère conseiller de traîner sur ces routes. Aussi irons nous bon train."

Il ne pouvait être plus clair. Nous partirons vite, en allant vite, et sans nous retourner.
Il n'avait que trop perdu de temps ici.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:20 (2017)    Sujet du message: Ours et faucon

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