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Une Dame au Bastion.
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Arixo du Louron
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MessagePosté le: Jeu 14 Aoû - 14:02 (2014)    Sujet du message: Une Dame au Bastion. Répondre en citant

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La vallée de Taïkara était le cœur historique de la Seigneurie du Louron. Vaste, très boisée, zébrée de lits de torrents, les habitants avaient du abattre de larges pans de forêts pour aménager des pâturages indispensables à leur survie. Les cimes restaient enneigées toute l'année. L'été, bien que torride, n'était jamais assez long pour que le soleil ne vienne à bout de l'épaisseur de neige séculaire. Des villages solidement retranchés étaient épars dans les recoins de montagne, dissimulés par le relief et la végétation. Les grands sapins noirs montaient à des hauteurs vertigineuses, sur un terrain jonché de roche grise; et les habitants, jadis barbares, avaient érigés leurs maisons pour survivre à tout. Au froid en s'abritant derrière le relief, aux étrangers en levant de solides murs adossés à la rocaille omniprésente, et à la faim en entretenant les précieuses prairies où les troupeaux pouvaient pacager.
En cette vallée sauvage, le voyageur ne pouvait emprunter ni route, ni piste de terre.  Seuls de rares sentiers couraient à travers les bois pour relier un village à l'autre, et rarement directement.
Et rares étaient les voyageurs à vouloir pénétrer cette vallée. Ces terres passaient pour nordiques pour les habitants du royaume, mais pour les nordiques, c'était autre chose. Pour eux, c'était là le repaire d'un vieil ennemi, un peuple de sauvages barbares, intégrés au royaume sur le tard.
Jadis chefs tribaux, les maîtres de ces terres avaient âprement négocié avant de devenir les Seigneurs du Louron.
Leur repaire était d'ailleurs le seul édifice visible dès lors que l'on pénétrait dans leur sombre domaine.
Au fin fond de la vallée, une montagne difficile d'accès était coiffée par le Bastion de Lakila, citadelle à la funeste renommée.
Bâtie par des esclaves avec les pierres arrachées aux glaciers bordant les différents versants, elle inspirait respect et crainte à quiconque la voyait.
Une seule voie permettait de pouvoir gravir la montagne et de se présenter devant les portes monumentales de la forteresse. Le voyageur arrivait alors en contrebas de l'imposante muraille, hérissée de larges et hautes tours carrées, se présentant par un terrain très pentu en devers d'une porte à 2 battants, constituée de rondins de sapins choisis parmi les plus hauts et les plus larges de cette vallée.
Tout en ces terres était hostile: la terre, le climat, la faune, et même l'autochtone.

Les habitants n'étaient pas des serfs. Bergers, bûcherons, forestiers ou trafiquants, tous les hommes valides pouvaient être appelés par le seigneur a prendre les armes pour porter la guerre par delà la frontière. Les razzias étaient une véritable  tradition revenant chaque été, dès lors que les cols étaient à nouveau praticables. Dotés d'une cavalerie endurante et féroce, de fantassins excellents dans l'art de la guérilla et de terribles chiens de guerre, les Seigneurs du Louron n'avaient jamais mis le genoux à terre devant quiconque, et ils ne rechignaient jamais à malmener leurs voisins pour leur soutirer tout ce qu'ils pouvaient avoir de précieux.
Mais les choses évoluaient lentement ... L'influence extérieure commençait à se faire sentir, bien que très modérée. Aujourd'hui, des hommes quittaient la vallée pour aller commercer hors de la seigneurie. Et cela avait poussé l'actuel seigneur, Arixo, à prendre pour femme une étrangère, une orientale de noble maison, Camille de Rivacier. L'union scellait un important accord commercial entre les Sept Vallées et cette lointaine maison de l'Est. L'est amenait ses marchandises rares et précieuses qui seraient échangées avec les richesses de la vallée et de tout le domaine.

Ainsi, revenant d'un périple qui l'avait amené plus au Sud, Arixo revenait avec sa future épouse et une petite délégation d'orientaux, encadrés par une solide escorte de cavaliers de la maison du Louron.
Sortant au pas de l'épaisse forêt, sa monture allait en tête de cortège sur l'étroit sentier. Les portes de Lakila s'ouvrirent après que le cor eut sonné à plusieurs reprises, saluant longuement son retour. Avec un certain soulagement, il apercevait déjà l'étendard noir à tête de bélier rouge flottant au sommet des tours.
Il était de retour chez lui.

Mais il pré-sentait que des choses allaient peut-être changer. Sa promise, élevée dans une autre culture, semblait arriver avec des idées bien affirmées sur le nord, ses habitants, et ce qu'elle entendait faire à Lakila. Arixo s'en moquait un peu. Nul guerrier ici ne voudrait obéir à une femme, a fortiori une étrangère.
Passant sous la herse, il jeta un regard en arrière. Elle arrivait avec ses suivants. Il n'aurait pu dire son état d'esprit. Etait-elle inquiète, coléreuse, contente ? Cette dernière hypothèse l'eut surpris.
Atteignant la grande cour du Bastion, il retrouvait ses sujets avec une certaine joie, saluant ses guerriers et ses gens. Comme toujours après une absence, il avait droit à un retour des plus chaleureux et bruyants. Il ne rentrait jamais les mains vides, et chacune de ses chevauchées hors du domaine profitait à tous.
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Camille de Rivacier
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MessagePosté le: Jeu 14 Aoû - 16:55 (2014)    Sujet du message: Une Dame au Bastion. Répondre en citant

La chevauché avait duré plusieurs, traversant des contrées devenant de plus en plus sauvages et hostiles. Pour ne rien arranger, le climat s'acharnait à malmener tous ce qui pouvait vivre dans la région, pas étonnant que la population locale avec une apparence et une culture si abrupte, juste a l'image de leur pays... pénible. Il est vrai, c'était de la pure mauvaise foie et Camille ne se le cachait pas. Sur le chemin, il pouvait y avoir de jolies endroits, découvrir des mets forts mais étonnants, un dialecte curieux, mais voila... Elle n'arrivait pas à admettre quelques pensées positives sur les terres auxquelles ils se rendirent.


Vendue, voila bien ce qu'elle était, à un seigneur froid qui s'était sûrement mis en tête de la trousser de temps à autres et de la ranger sagement dans un placard qui il le faudra. Elle qui avait toujours vécue dans l'amour d'une famille allait se retrouver avec un époux qui la méprise, parmi une population hostile aux étrangers, et qui plus est d'un machisme absolu. Cette transposition dans le futur lui serrait la poitrine de chagrin et n'avait qu'une envie, faire demi-tour ! Mais hélas, son père l'avait exigé, un sacrifice pour la population des Rivacier qui avait tant besoin d'une économie stable pour financer leurs armés et maintenir la sécurité des frontières. Son futur avait ouvert la marche durant tout le trajet, cela n'avait pas facilité la discution entre eux deux, même pire, elle lui semblait totalement indifférente et hermétique a toutes sortes de gentillesses ou même d’attention. Surtout en ces moments difficiles, un geste d'affection lui arrêt été salvateur.


Durant tout le trajet, ses chevaliers l'encadraient, ils ne cessaient de se disputer brièvement avec les autres cavaliers a en croire que leur nervosité se répercutait sur leurs chevaux. Intiates, qui était un étalon andalous de caractère affable avait finit par ruer comme un sauvage sur l'un de ces poneys enragés qui étaient venu lui mordre la croupe sans raisons apparentes. Finalement, pour éviter toutes tensions, ils se regroupèrent entre eux, ne parlant que la langue du pays pour cracher sur les barbares, maintes fois sermonnés par la noble et par le chevalier Alphus, sans éveiller les soupçons. Pour l'instant ils étaient tous la pour la soutenir et tenter de la faire sourire, mais après le mariage elle se retrouvera seule... avec un peu de chance, elle aura des enfants à aimer.


Résignée, voila dans quel état d'esprit ils arrivèrent enfin devant les portes du bastion d’apparence rustique. Avec le cor qui résonnait se mêlaient les cris chaleureux de la population, acclamant le retour de leur seigneur bien aimé. Le petit cortège arriva en queue de ligne, tous dévisagés comme des pestiférés, certains comportement un peu agressif mis immédiatement Camille sur la défensive, fixant sa monture juste à l'entrée, prête à faire demi-tour et au grand galop ! Alphus se retourna inquiet vers sa dame, il savait bien que c'était encore une enfant malgré ses rondeurs de femme et l'hostilité d'une foule, c'est terriblement dure à assumer.


Forte de caractère, elle finit par donner un léger coup de rein, intimant a sa monture d'avancer en s'imposant à la foule qui lui lançait des regards inquisiteurs, narquois voir insultants. Restant calme malgré l'angoisse qui la gagnait, elle inspirait la douceur et la gentillesse en arborant un délicat sourire des plus avenants. Ça ne servait à rien de faire gronder la foule en arborant un comportement suffisant, coincée, et aux pensées étriquées. Glissant le long de sa monture pour en descendre, son futur avait disparu dans la foule et le cortège orientale finit par suivre le mouvement.


Dernière édition par Camille de Rivacier le Ven 15 Aoû - 03:58 (2014); édité 2 fois
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Arixo du Louron
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MessagePosté le: Jeu 14 Aoû - 19:11 (2014)    Sujet du message: Une Dame au Bastion. Répondre en citant

A peine arrivé dans la cour, le Seigneur du Louron avait retrouvé les guerriers de confiance qui veillaient sur son domaine en son absence. Il s'était aussitôt fait accaparer par ses derniers, avant même de pouvoir descendre de cheval. Des nouvelles étaient arrivées  du Pic du Gardien, à l’extrémité nord du fief. Un troupeau de rennes très imposant s'était montré, et des cavaliers de Lakila avaient été dépêchés pour les mener à l'intérieur du domaine. C'était de la viande, du cuir et des peaux à profusion pour un sacré bout de temps si la mission était menée à bien.
Enchanté par cette perspective, Arixo mis pied à terre devant le grand puit au centre de la cour. Après avoir félicité ses hommes pour leur initiative, il se retourna vers les portes. A cause de la foule, le cortège faisait du sur place à l'entrée de la citadelle.

"- Ecartez-vous donc bons à rien ! Ne voyez-vous pas que la moitié du convoi peine à entrer ? Laissez passer ! Faites place ! Vous empêchez ma dame d'arriver en son logis !"

Le seul fait d'élever un peu la voix suffit à faire détaler les gêneurs de devant les portes. Il vit le grand cheval blanc de sa promise passer sous la herse. La jeune orientale n'était visiblement pas rassurée, pas plus que ses gens qui lui servaient de suite. Il était rare qu'un étranger se présentant à Lakila en reparte en un seul morceau. Néanmoins, elle s'efforçait de sourire.
Arixo savait pertinemment que le Bastion n'avait pas l'allure de ces châteaux récents à l'esthétique choisie. Même dans les régions nordiques, Lakila était un cas à part.
Construite par des chefs barbares en des temps immémoriaux, l'édifice n'avait guère évolué. C'était une place-forte défensive hors-norme sur bien des plans.
Sa situation en haut d'une montagne, son architecture, la largeur de ses murs et leur mode d'assemblage, tout la distinguait.
L'Est du royaume passait pour une région assez riche, où les seigneurs passaient des sommes indécentes à décorer leurs châteaux. Le choc devait donc être grand pour la jeune-fille en arrivant dans ce sanctuaire où les temps anciens semblaient ressurgir. Sur cette frontière, un château avait avant tout une fonction militaire, et en aucun cas n'était un signe de prestige. C'était un impératif.
Se dressant vers les arrivants, Arixo leur lança:

"-Bienvenue au Bastion de Lakila, siège séculaire de la maison du Louron ! Damoiselle Rivacier, voici votre nouvelle demeure, entre ciel et terre. Il n'est aucune place plus sûre que cette citadelle. Ses murs sont inviolables, et ses défenseurs sont les plus farouches guerriers qui se puissent trouver.
Mais ne restons pas dehors alors que la nuit approche. Entrez donc dans votre maison. Un grand feu nous attend, et un festin finira de vous réchauffer. Venez donc !"

Il tend la main alors qu'elle approche à cheval, prêt à l'aider pour descendre de sa monture.
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Camille de Rivacier
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MessagePosté le: Ven 15 Aoû - 05:45 (2014)    Sujet du message: Une Dame au Bastion. Répondre en citant

Entre ciel et terre. C'est exact, le barbare n'avait pas tort. Perché sur le sommet d'une montagne le bastion était aussi brouillon qu'ancré dans la roche, semblable à un nid d'aigle. Du peu qu'elle arriva a entrevoir, on avait l'impression que les lieux était figés dans le temps, car il est vrai que lorsqu'on est coupé du monde de la sorte il n'est pas facile d'évoluer en conséquence contrairement a Brisemeute, qui était au cœur du marché transitoire de l'Est.


Il était facile de constater l'humeur du seigneur des lieux, le ton de sa voix et sa posture autrefois froide et défensive avaient laissé place à plus de « jovialité » et de courtoisie, invitant le cortège orientale a venir prendre « confort » en ses murs et fit un geste pour le moins inattendu à Camille. La main lui était tendue et sur le coup la jeune femme eut un moment d'hésitation en faisant passer cela en démêlant les rennes entortillées. Fallait-il passer pour une faible femmes aux yeux de l'assistance ? Mais cela aurait passé comme une offense de refuser une main prête a porter assistance. Ou bien lui afficher pleinement son mécontentement d'être arrachée à sas racines pour venir s'installer dans un trou à purin, ou la moitié de la population vous crache dessus, avec un seigneur qui n'en a rien a faire de son bien être en la rabaissant comme les autres femelles de ses précédentes nuits.


Plongeant son regard azure dans celui de l'ours, sa petite menotte glissa dans l'immense paluche en se laissant aller contre le nordique qui la rattrapa comme si elle ne pesait rien. Posant pies a terre, ses hommes prirent leur monture en charge pendant qu'Alphus, casque sous le bras, emboîta le pas au couple lorsqu'ils entrèrent dans les boyaux de l’édifice.


Les murs épais rendaient les couloirs étriqués et terriblement mal éclairé, de gros braseros brûlaient dans des bols en acier suspendu par de petits crochets contre les parois. De toutes petites fentes faisaient office de « fenêtres », ne laissant entrer qu'un léger courant d'air glacé qui circulait dans les corridors. Plusieurs femmes d'ages différents attendaient l’arrivé du couple pour les recevoir. Parlant dans une langue qui lui était inconnus, Camille attendis patiemment au bras de son futur ce qui l'en était. D'un geste il lui intima de suivre la plus âgée avant de disparaître avec certains de ses hommes dans l'obscurité du bastion.


Menée par la doyenne, suivit de quelques filles, elle lui présenta sa chambre à la décoration spartiate qui lui sera provisoire tant que les noces n'auront pas eu lieu. Au moins quelque chose d’intelligemment pensé pour la première fois qu'elle avait mis les pieds en territoire nordique. Partager la couche du seigneur en soit la rebutait déjà alors si en plus elle aurait du batailler avec lui avant l'union, c'est a coup de dague que la dispute aurait finit. Des fois, il n'y a pas besoin de parler la langue pour se faire comprendre, le doigt crochu et le ton ferme de la vieille pomme lui désigna une robe brodée en son colle et sur l'ourlet des manches déposé sur le lit en bois grossier. Un cadeau... de bien mauvais goût... et si elle devait vivre en ses lieux toute sa vie, il allait y avoir quelques changement que cela plaise a son seigneur ou non !


Remerciant le groupe de femme, elle prie soin de les congédier avant de prendre un peu de repos et de se rafraîchir avant le souper. Enfilant cette horreur... aucune couture n'était ajusté et sa poitrine débordait pas la fente des lacets qui refermait l'avant... Au moins, elle aura fait l'effort d'essayer cette guenille avant de s’habiller avec une parure de sa garde robe. Les femmes ici n'aimant pas être conquête, dans son pays elle se doivent d'affirmer leur féminité, et ce n'est ps maintenant que ça allait changer ! Lorsque l'on vint frapper a la porter pour la mener, la doyenne haussa le ton en lui redésignant la frusque, pour toute réponse, la jeune noble fit quelque geste afin de lui démontrer qu'elle n'était pas a sa taille et insista pour quitter la pièce. Pas évident tout de même, de bien se faire voire en pareil circonstance et le ton pris par la vieille bique avait échauffé les humeur de l'orientale.


Conduite dans la grande salle, une autre ambiance régnait comparativement à celle de la demeure Rougecroce. La musique rustique était vive et entraînante, les tables fort rapprochés les unes des autres, une épaisse fumée émanait de l'immense cheminé en pierre et les convives indisciplinés qui gueulaient, chantaient, lançant des morceaux aux chiens guettant la moindre pitances tombant au sol. Figée sur le pallier, Camille observait la scène comme tombée dans un autre monde, une scène presque obscène, il ne manquait plus que quelques filles culbutées sur les tables et on était pas loin des représentations de vice barbare. Difficile de se retrouver dans ce chaos épicurien.
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Arixo du Louron
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MessagePosté le: Ven 15 Aoû - 08:42 (2014)    Sujet du message: Une Dame au Bastion. Répondre en citant

Une fois la jeune orientale confiée aux femmes de la place, Arixo était parti pour une rapide réunion avec ses lieutenants. Ses ordres donnés avant le départ avaient été très scrupuleusement suivis. Une cinquantaine de lourds charriots étaient sur le départ à Koramal, un gros village à l’extrémité sud-est du domaine. C'était devenu un lieu de négoce privilégié.  Des foires s'y tenaient une fois par mois, créant un appel d'air pour des marchandises venues de tout le royaume, et qui permettaient à la maison du Louron d'écouler ses richesses et ses butins. L’endroit était défendu par une solide garnison, et ses retranchements le protégeaient de toute tentative de pillage. Les charriots, très lourdement chargés, allaient prendre la route dans 2 jours pour aller dans l'Est avec une bonne escorte. Il était temps d'honorer les accords commerciaux passés avec les Rivacier. Leur fille était en ses murs, et il n'y avait pas eu tromperie en la matière.

Il était ensuite parti dans ses appartements se délester de sa cuirasse et de ses équipements pour la chevauchée. Plus à l'aise en pourpoint de cuir lacé sur le torse, il avait passé 2 grands bracelets d'argents sur ses avant-bras, qui se retrouvaient ainsi partiellement couverts, arborant des motifs barbares très stylisés comme ceux qui se voyaient peints sur les chevaux de sa maison. Une lourde chaîne avec un grand pendentif en argent représentant la tête de bélier, emblème de sa lignée, et il était fin prêt pour le banquet.

Quittant son donjon étroitement gardé, il était allé dans un bâtiment bordant la grande cour réservé aux banquets. D'apparence austère, l'intérieur était recouvert de boiseries en sapin, orné de trophées de chasse, de fresques peintes représentant les hommes de Lakila dans leurs heures de grande gloire, et de sculptures monolithiques taillées dans la roche brute, immortalisant des créatures de l'ancienne croyance barbare, toujours bien vivace à Lakila. Le sol en dalles de pierres était nu, mais au centre de la  pièce, un grand brasier illuminait la pièce en diffusant une puissante chaleur. S'activant autour, une nuée d'esclaves y rôtissaient d'énormes quartiers de viande de toute sorte et des gibiers. Porcs, bœufs, moutons, poulets tournaient sur les broches en abondance au dessus des braises, et des lièvres, du renne, du sanglier diffusaient des senteurs plus puissantes et sauvages. Des tonneaux de bière, d'hydromel et de cidre étaient empilés le long d'un des murs, attendant d'être tour à tour percés. Déjà des chiens de guerre rôdaient autour des tables et de la cheminée, quémandant leur pitance. Les tables, taillées dans de magnifiques et grands sapins étaient arrangées en carré autour de la fournaise, chacune pouvant accueillir des dizaines de convives. De grands plats en terre cuite étaient disposés à intervalles réguliers, croulants sous les légumes frais, alternant avec des corbeilles de fruits cueillis dans les vergers du domaine. Les convives attablés devant de la vaisselle et des pichets en argent se levèrent tous à son arrivée, levant leurs chopes en signe de bienvenue.
Passant derrière les tables, Arixo salua plusieurs de ses plus éminents guerriers, certains ayant combattu sous les couleurs de son grand-père avant de le servir à son tour.
Le seigneur de Lakila arriva à sa place, au centre de la table principale, désignée par un grand fauteuil couvert des ornements anciens de son clan. Pour la première fois depuis fort longtemps, un fauteuil semblable était installé à côté du sien, de bois massif sculpté, avec une assise en cuir noir. Il s'assit, donnant ainsi selon la coutume le coup d'envoi des réjouissances. Des musiciens vinrent devant le feu tandis que les invités s'emparaient des premiers mets avec appétit.

Il eut le temps de vider une chope de cidre avant d'apercevoir la silhouette de Camille Rivacier à l'entrée de la salle, semblant hésiter à aller plus loin. Habillée à l'orientale, il ne pouvait pas la manquer parmi cette assemblée couverte de cuir et de fourrures. Derrière elle, les représentants orientaux arrivaient à leur tour. Un peu amusé par le visage atterré de la belle, le maître des lieux se leva et lança:

"-Entrez donc et prenez place !  Votre siège vous attend. La Dame de Lakila est toujours aux côtés du seigneur.  Votre suite pourra prendre place au bout de cette table."

Il désigna la table à sa droite, ou des places restaient vides. La chose avait été faite à dessein. D'ordinaire, les invités étaient au plus près du seigneur. Mais il tenait à voir comment évoluerait sa future épouse loin de ces orientaux. Allait-elle être à l'aise, ou au contraire pétrifiée ? C'est ce qu'il voulait observer.

"- Allons n'ayez crainte, approchez ! Nous ne mangeons plus les petits enfants ... enfin, pas depuis longtemps."

Les convives amusés firent des signes de la main, l'invitant à entrer.
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Camille de Rivacier
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MessagePosté le: Sam 16 Aoû - 06:53 (2014)    Sujet du message: Une Dame au Bastion. Répondre en citant

Du brouhaha ambiant, une grosse voix puissante s'éleva parmi les autres.


"-Entrez donc et prenez place !  Votre siège vous attend. La Dame de Lakila est toujours aux côtés du seigneur.  Votre suite pourra prendre place au bout de cette table."


Pour un peu, Camille ne l'aurai pas reconnu dévêtu de cette monstrueuse cuirasse de cuir et de peaux qui lui donnait une épaisseur et une carrure animal. Joignant le geste à la parole, de sa main tendue il désigna les emplacement approprié pour chaque membres des Rivacier. Alphus tira un visage courroucé à cette demande, ne pas pourvoir se mettre prés de sa Dame en cas de problème le frustrait terriblement. La jeune noble l'avais bien compris, mais il ne faillait pas injurier leurs hôtes, et qui plus est en leur entre.


"- Allons n'ayez crainte, approchez ! Nous ne mangeons plus les petits enfants ... enfin, pas depuis longtemps."


Le petit sourire provocateur que lui avait adressé Arixo la décida, un bref mouvement de tête et le petit groupe de chevalier regagnèrent le bout de table assigné suivit de Camille qui prit place aux cotés de son seigneur.


La seule crainte que nous ayez ici mon cher ce n'est pas vous ni vos gens, mais les vermines grouillantes qui circulent en vos murs. Rassure moi, un balai , vous savez ce que c'est ou est ce juste un élément décoratif ?Il fallait bien commencer la soirée avec les joyeusetés habituelles du verbe et de joute, c'était menée courante à l'Est et une réception sans trait d'esprit était aussi ennuyeux que le manche d'une hache sans sa lame. Le regard de son voisin en disait long, une espèce de brute épaisse à la crinière rasé en crête, hirsute et mal entretenue. De toute évidence il n'avait pas du tout apprécier la tirade lancée à son seigneur et elle ne se priva pas de le dévisager en plissant les yeux a son tour.Ce n'était pas des simples guerriers, mais une meute de chien qui ne respectait qu'un maître qui devait souvent faire preuve de force afin de garder son statut et les respect de chacun. A elle d'en faire autant, de leur prouver qu'elle n'était pas simple fille a trousser ou a ignorer qu'en elle allait devoir se faire entendre. Fort bien !

Se tournant légèrement vers lui elle le scrutait pendant que celui-ci l'empoignerai bien et la faisant regagner sa place de faible.

- Vous êtes bien silencieux, apparemment vous ne devez pas avoir suffisamment soif, vous permettez ?

S'emparant le la chope en bois, qui devait bien contenir un bon litre d'alcool, elle connaissait bien l’engouement des hommes pour les jeux de boissons, et la Camille venait de lever la bar très haut. La tenait à deux mains, elle porta les lèvres au liquide sucré qui lui descendait dans le gosier à grosses gorgées, au premier abord ça allait, mais il vint très vite a lui brûler l’œsophage et une bonne partie de l'estomac. Tenant bon jusqu'au bout et jusqu’à la dernière goûte, le mouvement du bras vint claquer le cul du broc contre la table en faisant trembler quelques assiettes. Et comme le voulait la tradition à l'est :

Oléééé !!!!
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Arixo du Louron
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MessagePosté le: Sam 16 Aoû - 08:12 (2014)    Sujet du message: Une Dame au Bastion. Répondre en citant

Le Seigneur Arixo observa la scène d'un œil quelque peu amusé. L'orientale, de petit gabarit, fluette comparé à ses hommes, entendait leur tenir la dragée haute en matière de beuverie, activité très en vogue à Lakila. Après tout, il fallait bien passer le rude et long hiver d'une façon un tant soit peu plaisante.
D'un geste, il fit signe à une esclave de remplir à nouveau la chope de la dame, ce qui fut fait dans l'instant.  Allait-il la voir enfin se détendre et baisser la garde ?
Si l'alcool, l'y aidait, pourquoi pas...
Une chope fut vidée, et encore une autre, devant les représentants orientaux stupéfaits. Les hommes de Lakila, eux, observaient cette petite bonne femme engloutir les litres comme si sa vie en dépendait.
Entre 2 plats, le retour de bâton ne tarda toutefois pas. La belle jeune-fille, passablement éméchée, commença à piquer du nez après avoir voulu parler en dialecte oriental avec son voisin de table, perplexe devant ce langage qu'il ne connaissait pas du tout.

Le chevalier qui chaperonnait la belle, vint alors à se lever avec 2 dames de la suite, et décida de raccompagner sa maîtresse dans ses appartements pour une nuit de repos bien méritée. Pour les hommes de Lakila, elle était toute excusée.
La journée avait du être très riche en émotions pour elle. Elle quitta la salle, saluée par les guerriers, bien qu'un peu titubante.

Par ce fait, elle ne vit pas l'évêque du comté voisin arriver. Ce vieil homme couvert de cheveux blancs et bedonnant appartenait à la nouvelle religion. Il n'était pas à l'aise d'avoir du se rendre à Lakila, mandé sur ordre du seigneur en personne. Et il avait raison. Les gens de ce domaine baignaient encore tous dans l'ancien culte, et les shamans foisonnaient, alors que des prêtres, il n'y en avait pas. Le nouveau clergé qualifiaient ces habitants de Gentils, désignant ainsi les païens imperméables à la conversion.
Arixo, en tant que seigneur du royaume, était officiellement adepte de la nouvelle religion. Mais tout comme ses sujets, il n'entendait pas abandonner la foi de ses pères pour un dieu étranger, et son culte était entièrement tourné vers les anciennes croyances.
Cependant, épousant une dame de l'Est, il avait envoyé quérir l'évêque du fief voisin, afin de ne pas faire bondir le vieux Rivacier, certain qu'un mariage de l'ancien culte passerait très mal.
La soirée se poursuivit assez plaisamment, puis Arixo se retira pour une nuit de sommeil bien méritée. Il n'avait pas dormi dans son lit depuis une dizaine de jours, et il avait besoin d'un vrai repos.

Il regagna le donjon, qu'il ne quitta qu'en milieu de matinée, en grande tenue pour ses noces. Un autel avait été dressé devant un arbre sacré à l'intérieur d'une petite cour du Bastion. Devant les plus éminents guerriers de sa maison, et la délégation orientale, l'évêque, encore tremblotant à l'idée de se trouver en terre hostile à sa foi, se dépêcha de sceller l'union des maisons du Louron et de Rivacier.
Visiblement, il ne souhaitait qu'une chose, remonter dans son carrosse et filer aussi vite qu'il était venu. Camille Rivacier avait finalement consentie à épouser le Seigneur de Lakila. Un instant, il eut l'impression, en la voyant arriver à l'autel, qu'elle avançait tel un condamné à mort vers l’échafaud. Gueule de bois ou regret, Arixo n'aurait su le dire tant sa frimousse triste et renfrognée tranchait avec les couleurs vives de sa toilette.

Comme après toutes épousailles de cette importance, il s'en était ensuivi un gigantesque banquet, ponctué de divertissements divers, de bagarres entre guerriers éméchés, et d'un défilé d'invités déposant leurs cadeaux devant les mariés.
Autant de bons présages pour une union prospère sur tous les plans.
Après des heures de festivités, le soleil déclina et la lune monta haut dans le ciel obscur.
L'heure allait arriver où le banquet toucherait à sa fin, et où pour la première fois, Arixo se retrouverait seul dans sa chambre avec Camille.
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Camille de Rivacier
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MessagePosté le: Lun 18 Aoû - 12:53 (2014)    Sujet du message: Une Dame au Bastion. Répondre en citant

La soirée avait été arrosé en suivant un jeu de boisson avec son voisin de tablé qui avait largement l'avantage sur la demoiselle, d'après les on-dit c'était l'un des premier breuvage que l'on donnais après le sein aux guerrier de Lakila. Si cette légende s'avérait être vraie, ces hommes devaient tous être des barriques ambulantes, le liquide sucré de l'hydromel devait leur en imprégner les os et imbiber le cerveau. Malgré tout, la petite orientale ne se laissait pas faire, même si a présent elle ne s'exprimait plus qu'à travers la langue de sa génitrice, le barbare lui souriait et l'encourageait même lorsque c’était à son tour de claquer le cul du godet à table. Ce qui se passa après le sixième godet ? ...difficile de remettre les événements en place : son voisin essayait de lui faire retenir son nom correctement, ceux qui amusa particulièrement la tablée qui avait finit en attroupement près d 'eux en poussant de gros éclats de rire lorsqu'elle fautait sur les prononciations. Finalement, cela finit en apothéose lorsque le nom de Vargh'erm sortit enfin après de longues et joyeuses minutes, avant d'être conduite à sa chambre.


Maudit coucou ! Vas-tu encore roucouler aussi fort ?! Le crâne plaintif, complètement noyé entre le le présent et les obscures souvenirs de la veille, cognait contre les parois de la boîte crânienne. Le simple piaillement du volatil suffisait a lui vriller les tympans, l'obligeant a s'enfoncer le visage entier entre deux oreillers.Ce ne fut pas le pire, la doyenne ainsi que quelques suivantes ouvrit la porte à grand battant et grand bruit, bougeant meubles et faisant de la place pour accueillir un grand bac, suivit d'une malle gravée aux écus de la dame et une multitude d'autres coffrets dont le contenu restait mystérieux. Extirpant la demoiselle de la couche, la grand-mère lui ordonna de boire une mixture noirâtre a l'odeur particulièrement repoussante. Devant l'insistance de cette dernière, Camille vida le contenu infâme avant de grincer des dents tant le goût après lui collait en bouche.


Baignée, coiffée , pomponné, elle enfin revêtir la robe de noce que lui avait léguée sa défunte mère. Une somptueuse robe bleu pâle, au textile léger comme ce la soie et représentant des motifs floraux simples mais de bon goûts. Une collerette lui remontant plaqué a la peau jusqu'en haut de la nuque lui allongeait la silhouette, tandis que le petit corsage lui faisait remonter la poitrine en a un balconnet généreux met discret, qui lui affinait la taille ainsi que le plat de son abdomen. La longue chevelure était a moitié relevé en longues tresses et maintenu avec une broche a l'effigie du blason familiale. Le reste cascadait, ondulante et coulante le long de ses formes.


Le convoi des dames prirent enfin la route vers la cérémonie. On pouvait entendre de la musique folklorique ainsi qu'un bourdonnement de voix provenant des invités. Mais ce qui lui faisait presser le pas avant toute chose, l'idée qui lui arrachait un sourire radieux, prendre de nouveau son père dans les bras. Rien que de savoir sa présence dans les lieux la réconfortait, c'était un événement important et malgré son caractère bien trempé, elle ne restait pas moins une très jeune adulte qui se retrouvait arrachée a ses racines et lui faisait trembler les mains. La foule était massé pour former un long couloir menant à son futur qui patientait devant un arbre centenaire. Cherchant des yeux son paternel, celui-ci ne se présenta jamais, Alphus qui le représentait avait pris l’initiative de le remplacer lorsqu'il ne vit pas le seigneur arriver tard dans la soirée avec le carrosse des invités orientaux. L'abandon lui fit l'effet d'un poignard dans le cœur, elle eut toutes les peines du monde a ne pas trop afficher une mine grave durant la traversé et tout le long de la cérémonie.


La voici enfin celé dans l'union des dieux orientaux, comme des ancêtres païens. Tous ces moments elle les avait passé ailleurs, incapable de se concentrer sur le moment présent. « Il ne va pas tarder» se disait-elle en furetant le regard vers l'entré de temps autres, guettant la moindre agitation. La cérémonie se clôtura en un festin ou les assiettes ne semblaient jamais se désemplir, troubadour, bagarres, jeux se bousculait dans un joyeux désordre pendant que l'on accumulait les présents fait aux jeunes mariés. Camille camouflait tant elle le pouvait son anxiété, souriant et remerciant chaque convive venu leur déposer des richesses, mais sont père n'était toujours pas là lorsque le jeune couple quittèrent les réjouissances.


Un cliquetis lui fit redresser le visage. Une chambre ? Ce n'est pas la sienne, le mobilier n 'était pas le même et les nombreuses peaux qui recouvraient le sol en pierre donnaient un cachet bien plus masculin à l'environnement. Son seigneur venait de refermer la porte derrière a clef, l’étrange son provenait du mécanisme de verrouillage, ils étaient à présent seul tous les deux et pour la première fois. La nuit de noce. Ça devait rester quelque chose de mémorable et de particulièrement intense, surtout pour une jeune vierge. Pas un simple troussage sanguinaire pour lequel on aurait un bref souvenir de plaisir et un long sentiment de douleur. Son époux s'avança près d'elle, une lueur étrange passa dans ses pupilles mettant immédiatement Camille sur la défensive. Il fallait peut-être ruser cette fois-ci, s'emparant d'un pichet d'hydromel disposé sur la table a leur adresse, l'oriental pris place sur les peaux, bien en face de la cheminé, et lui adressant un sourire espiègle accentué par ses jolis yeux en amande plissés.


Que diriez-vous d'un petit remontant avant de passer au dessert mon époux ? Nous avons toute la nuit rien que pour nous découvrir.


Remplissant le godet, elle y trempa les lèvres avant de le lui tendre à son tour, l'invitant à prendre place à ses cotés.
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Arixo du Louron
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MessagePosté le: Lun 18 Aoû - 13:46 (2014)    Sujet du message: Une Dame au Bastion. Répondre en citant

Le Seigneur du Louron, après une longue journée bien remplie, était enfin seul à seul avec son épouse. La dame semblait rayonner dans sa tenue exotique. Après l'avoir guidée jusqu'au donjon et aux appartements seigneuriaux, Arixo ferma la lourde porte à clé pour ne pas être importuné dès les premières lueurs de l'aube par des serviteurs.
Il se dirigea vers un coffret, et y déposa ses bracelets d'argent et sa lourde chaîne.
Le temps de se retourner, il découvrit sa jeune épouse assise devant le feu, lui tendant un pichet d'hydromel. le regard était mutin lorsqu'elle dit:

"- que diriez-vous d'un petit remontant avant de passer au dessert mon époux ? Nous avons toute la nuit rien que pour nous découvrir."

Arixo sourit avec bienveillance. Il s'assoit sur un fauteuil à son côté, prend une chope en étain, et de l'autre main saisit le pichet, remplissant la chope.

"- si tous les desserts vous ressemblaient, nos cuisiniers seraient riches."

Il se cale au fond du fauteuil, et avale une grande gorgée. Le feu crépite joyeusement, dansant dans l'âtre tel un génie malicieux. Il se penche, s'empare d'une bûchette, et la pose dans le foyer en le tisonnant. Il se retourne vers Camille, décidément belle dans sa tenue. Sa pose est lascive, et le Seigneur de Lakila se demande bien si la chose est voulue, ou si son épouse est naturellement provocante et appétissante.
En léger surplomb, il laisse son regard glisser sur son décolleté très oriental. La mode dans ces montagnes n'est pas si seyante, ni libérée.
Après une autre gorgée, il s'appuie sur un coude et déclare:

"- n'ayez nulle crainte. Vous êtes à présent la Dame de Lakila. Ce seul titre vous vaudra bien plus d'égards dans ce domaine que toutes les richesses et les belles manières des gens de cour. Et ce n'est pas de moi que vous aurez à craindre quoi que ce soit."

Il lui lance un franc sourire, lui tendant la main.  Il joue un va-tout. C'est là un geste d’apaisement et de confiance.
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Camille de Rivacier
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MessagePosté le: Lun 18 Aoû - 15:24 (2014)    Sujet du message: Une Dame au Bastion. Répondre en citant

Il avait l'air calme, reposé. Pas comme ces autres fois ou il jouait de son autorité comme chien redressant la queue pour en imposer plus a son opposant. Le petit compliment bien tourné sur les sucrerie lui avait même arraché un gentil sourire. Les braises crépitaient en rougeoyant avec indolence donnant à cet atmosphère feutré un calme qu'elle avait eu du mal a retrouver. Elle se prit à se remémorer le voyage, la rencontre et les brides du mariage qui s'était dans l'ensemble plutôt bien passé hormis l'absence de son paternel.


Tendant la main vers l'oriental, le seigneur du nord arborait un sourire confiant, appelant la belle à le rejoindre à ses cotés, les paroles rassurantes sur son nouveau statut la réconfortait mais elle ne savait que trop bien que ça ne suffirait pas pour se faire réellement accepté. Il allait falloir faire des effort et prouver que les gens de l'est ne sont pas que joli minou et four-tout de choix. Prenant la paluche toujours à son adresse, elle l'empoigna des deux mains, tirant avec force pour le faire choir de son siège, prenant place cette fois-ci sur le tapis de peau.


A présent plus près, Camille rapprocha son visage du sien. Contemplant chaque traits qui le dessines et le caractérise, sa menotte vint lui caresser le visage, longeant les angles de sa mâchoire pour venir caler l'une de ses mèches brune derrière l'oreille. Le bout de ces doigts planaient d'une cicatrices a l'autre, refaisant la géographie complexe qui le profilait le long des joues pour venir caresser la bordure de ces lèvres.




Vous me disiez que je n'aurait pas a craindre de vous. Mais de qui donc dois-je me méfier ?


Cette petite question fut dites dans un murmure, son petit nez retroussait venait à caresser les courbes du sien, lentement et intimement, rapprochant ses lèvres qui effleurait à peine les lippes de son seigneur. En le regardant de plus près et au calme comme il était, il avait le visage marqué par la rudesse caractéristique des hommes du nord, un très bel homme en vérité qui refoulait de la virilité mais il était visiblement capable de tendresse. Esquivant les tentatives aventureuse de capturer les lèvres de la féline, elle lui laissait néanmoins une chance, revenant a l'assaut sensuellement en le frôlant délicatement de temps à autre. Ce petit jeu avait l'air de l'amuser un petit moment et elle claqua des dents comme un avertissement bestial au moment ou il perdit patience.


Ne le laissant pas sans récompense, la peau douce de ses lèvres se mirent a lui poser quelques baiser délicat sur la joue, descendant sensuellement, les faisant glisser sur l’épiderme de son cou qui réagissait fortement à se passage enivrant. Alternant, la promenade par quelques escale de baisers, lui capturant la peau entre les lippes et léger coups de langue, la féline lui intimait à présenter la gorge qui se déployait, s'abandonnant à ces délicatesses sensuelles.
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Arixo du Louron
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MessagePosté le: Lun 18 Aoû - 16:35 (2014)    Sujet du message: Une Dame au Bastion. Répondre en citant

Le Seigneur du Louron avait tendu sa main coupable d'avoir fracassé tant de crânes, et à présent, il se retrouvait assis à même le sol, entrainé par un petit bout de femme à l'air espiègle. Assis devant le feu, il eut un instant de surprise mêlé d'amusement. Avant d'être revenu de son étonnement, la belle jeune-femme était penché vers lui, le regardant de près, avant de passer sa petite main sur son visage. Il eut aussitôt l'image d'un petit animal sauvage faisant une découverte.
Il la laissa faire ainsi, espérant qu'elle se tranquilliserait. Il savait fort bien que les étrangers se méfiaient généralement des seigneurs du Nord, redouté pour leurs mœurs brutales.

Sa petite voix s'éleva, demandant:

"- Vous me disiez que je n'aurais pas à craindre de vous. Mais de qui donc dois-je me méfier ?"

La question reflétait du bon sens.  Avant qu'il n'ait pu répondre, la frimousse de la noble dame était devant lui, esquissant des baisers sans jamais les donner. Arixo s'approcha à plusieurs reprises, mais la belle prenait plaisir à se dérober. Mieux encore, elle claquait des dents, comme si elle menaçait de mordre.
Le Seigneur de Lakila eut alors vraiment la sensation d'être face à un chat sauvage. Mais pour une fois, il trouvait quelque attrait à cette créature des bois.

Ce curieux et sensuel manège cesse lorsqu'elle pose ses lèvres fines et douces sur sa joue avant de dévier vers son cou. Le seigneur du Bastion pose la main à l'arrière de la tête de sa jeune épouse, et déclare:

"- Dans ce domaine, vous n'aurez pas à vous défier de qui que ce soit."

La main court le long de ce visage fin et exotique, un doigt se fait crochet sous le menton, et il la redresse pour l'attirer vers ses lèvres, l'embrassant fougueusement. La main file ensuite vers la taille, qu'il caresse avec fermeté.
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Camille de Rivacier
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MessagePosté le: Mar 19 Aoû - 16:23 (2014)    Sujet du message: Une Dame au Bastion. Répondre en citant

Elle s'attendait a de la rudesse, mais bien au contraire ce fut passionnelle et gorgée de sensualité exacerbé. Le nord et l'est fusionnaient enfin, s’entrelaçaient les lippes, se goûtant, cherchant leur langue qu'elle se joignent en a un ballet fiévreux. Les lèvres satinés de la féline s'accordaient a celle de son épou x, les savourant l'âme en flamme et conclus cet intermède en lui croquant langoureusement la lèvre inférieur de son conjoint.


Son doux visage se redressa, contemplant le regard du barbare en cet instant, en essayant d'en déchiffrer le moindre aspect de ses émotions. Les lueurs venant de l’âtre faisaient danser les ombres le long de leur silhouette, il rendait cet instant particulièrement intense, laissant deviner leur courbe. Les grandes mains du nobles vint se caler sur les hanches féminine, les caressant avec envie il la faisait frissonner sous son corset. Joueuse pas nature, il était hors de question que le mâle l'emporte si docilement. Les lippes rosées et légèrement humectées viennent se se déposer, le long de la jugulaire laissant une emprunte brûlantes, emprisonnant la peau entre celle-ci.


Le première attache de sa chemise en lin brodée se dénoua d'un petit geste du bout des doigts, l'ouverte laissait entrevoir la peau nu de son torse et elle ne pu résister a lui déposer un langoureux baiser avant de tirer sur la deuxième languette, dévoilant lentement l'épiderme nordique. Baladant ses lèvres sur la peau par intermittence, elle réagissait en faisant dresser les pores dans un frisson d'excitation qui arrachaient quelques soupir de bien être a son ours nordique.


- Que se passe-t-il mon aimé? Auriez-vous froid?
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Arixo du Louron
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MessagePosté le: Mar 19 Aoû - 20:44 (2014)    Sujet du message: Une Dame au Bastion. Répondre en citant

Le rude Seigneur du Louron, terreur de ses voisins était assis à même le sol sur une peau d'ours noir, avec une petite femme de l'Est qui répondait à son baiser avec fougue, lui laissant entrevoir l'éclat clair de son regard à la lueur des flammes de l'âtre auquel ils faisaient face. Mais ce petit chat sauvage ne pouvait pas s'en tenir là. Il lui mordit la lèvre avant d'échapper à son étreinte.
La main du seigneur de Lakila glissa sur son flanc, suivant la courbe de ce petit corps gracieux et sensuel. Mais avant qu'il n'ait pu aller plus loin, sa jeune épouse s'était à nouveau penchée, laissant courir ses lèvres dans son cou. La laissant faire, elle dénoua les lacets de sa chemise pour s'attarder sur son torse massif. Ce petit jeu avait très naturellement excité le seigneur, et le fixant de ses grands yeux clairs, sa petite voix avait demandé:

"-Que se passe-t-il mon aimé ? Auriez-vous froid ? "

Cette question eut le don d'amuser Arixo. Lui qui vivait toute l'année dans une terre balayée par les vents glacés du Nord, aurait froid devant un feu et une jolie femme ? C'eut été une sacrée ironie. Sans répondre, il saisit la jeune-femme en passant un bras dans son dos, et il la coucha sur le dos avec rapidité, ne lui laissant pas le temps de réagir. Accoudé sur le flanc, avec un air feint de nonchalance, le seigneur tira de sa main libre sur le lacet resserrant le corsage de la dame, disant avec un sourire en coin :

"- Et vous ma dame ...auriez-vous chaud ? "

Tirant d'un petit coup sec, le tissu se relâcha instantanément, libérant cette poitrine oppressée qui ne semblait pas demander mieux que de mieux respirer. Ses seins au teint clair, légèrement dorés par le soleil oriental, s'extirpaient lentement de leur carcan, s'exposant de plus en plus à sa vue.
Toujours avec la même nonchalance feinte, le seigneur du Louron fit un geste ample qui effleura un mamelon en une caresse légère, tout en disant :

"-mais je vous comprends. Le bois du sapin noir dégage généralement beaucoup de chaleur une fois que le feu le dévore."

Repassant la main devant elle, il effleura l'autre sein de la même manière, sans se départir de son sourire.
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Camille de Rivacier
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MessagePosté le: Mar 26 Aoû - 13:54 (2014)    Sujet du message: Une Dame au Bastion. Répondre en citant

D'un geste agile, l'ours la déposa avec une étonnante délicatesse dos aux fourrures. Sa main encore logis entre les omoplates lui caressa nonchalamment le long de la colonne pour venir tirer sur le lacet qui retenait sa voluptueuse poitrine prisonnières. Bien lentement, le tissus se relâcha à chaque va et vient de respiration, découvrant petit a petit sa peau douce et sucrée comme une pêche. Collé a son Flanc son époux la scrutait de ses yeux ambrés, son petit sourire carnassier lui inspirait de voir un prédateur prêt à dévorer sa proie surtout lorsqu'il la testa en survolant l'un de ses tétons rosés qui se redressa à la même mesure. Toute son épiderme frissonna à cet avance, faisant durcir les seins pendant que ceux-ci se gonflaient avec les mouvements du buste se soulevant et s’affaissant dans un rythme lent et profond.


Sa petite remarque lui étira les lippes en un sourire amusé, même si son instruction n'était pas à la hauteur de des enseignements de l'Est, il ne manquait pas d'un certain humour, soit primaire, au moins un point sur lequel ils pourront s'entendre. Se redressant légèrement, sa longue chevelure ondulée se relâcha, coulant le long de son buste lorsqu'elle retira l'attache argenté qui la retenait en chignon tressé. Se retournant vers Arixo, sa main lui pressa l’épaule l'incitant à se pencher en arrière pendant que l'une de ses cuisses fuselées l’enjambe, prenant place face a « sa » proie les hanches bien calées sur le bassin de son virile.


Son regard azur le parcourait en même temps que sa peau couvertes de cicatrice se dénudait de son pourpoint, sous les petits doigts avides de sa compagne. La petite panthère prenait plaisir à le découvrir ainsi vulnérable sous ses griffes, le bout des doigts parcourant chaque ondulations de ses muscles saillants pour venir y apposant un petit passage de sa langue sur la courbe pectorale et lui presser le mamelon du bout des lèvres. Suçotant onctueusement ce petit bout de chaire durcissant, ses lèvres laissaient la place au bout de sa langue qui venait le titiller pour venir se pencher sur son jumeaux opposer et répéter l'opération. Resserrant sa prise en venant luis caresser les hanche et la longue de la nuque, ses fines mains venaient se recroqueviller sur ses ongles, prenant au piégé sa pitance entre ses griffes.
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Arixo du Louron
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MessagePosté le: Mer 27 Aoû - 13:34 (2014)    Sujet du message: Une Dame au Bastion. Répondre en citant

Les caresses du Seigneur de Lakila sur cette poitrine au teint clair semblaient avoir fait leur petit effet. A présent, la petite orientale se redressait pour se livrer à un véritable assaut en règle. L'enjambant, elle s'était postée face à lui, arrachant presque son pourpoint de ses petites mains aux doigts fins et agiles. Après ses mains, se furent sa langue et sa bouche, délicieusement chaudes, qui se mirent à courir sur la peau du Seigneur du Louron, zébrant ses muscles pectoraux que des années de guerre avaient dessinés.
Ses mains filèrent à nouveau, et il ne tarda pas à sentir les ongles se planter dans sa peau. Cette petite cruauté lui fit esquisser un sourire.

Faisant face à cette épouse débridée, il laisse lui-même sa bouche courir sur son cou et sa clavicule. Puis, l'enserrant à la taille, il la soulève pour mieux pouvoir lui embrasser le haut des seins. Sa langue joue ensuite avec un téton sur lequel il donne des petits coups secs, s'assurant de sa rigidité. La maintenant soulevée d'une seule main passée dans son dos, il entreprend de lui extirper sa robe en la tirant au bas de ce rein, dévoilant un buste fin, une poitrine opulente et une taille magnifiquement incurvée.
Sa peau est satinée, douce et parfumée. Voilà un met de seigneur, et il l’apprécie à sa très juste valeur.

Après quelques minutes à pétrir cette belle poitrine aux globes si parfaits, il la repose sur le dos, saisissant la robe pour l'extirper complètement du corps de sa belle.
Une main sur chaque hanche, il commence à faire glisser lentement le tissu, plongeant son regard sombre dans ses grands yeux clairs.
Avant d'aller plus loin, il se penche sur elle et embrasse à nouveau chacun de ses seins. Se redressant, il passe une main entre ses seins, lui caressant tout le ventre, à la chair ferme et douce.

Arrivé au bassin, ses doigts se recroquevillent et saisissent fermement le tissu de cette robe orientale aux coloris et motifs exotiques.
D'une main ferme et sûre, il commence à le faire glisser, sans quitter du regard ces grands yeux bleus qui semblent vouloir l'hypnotiser.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:36 (2017)    Sujet du message: Une Dame au Bastion.

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