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Un mariage arrangé pour une Alliance
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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Royaumes des Supplices Index du Forum -> Seigneurie -> Seigneurie du Sud -> Baltazard De Rochefouque
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Baltazard De Rochefouque
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MessagePosté le: Mer 3 Déc - 01:07 (2014)    Sujet du message: Un mariage arrangé pour une Alliance Répondre en citant

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Les terres du Seigneur De Rochefouque étaient en effervescence depuis quelques jours. L’annonce de la venue d’une délégation très spéciale avait brisé le quotidien de la populace. Un déploiement de soldats avait été ordonné à différents axe de passage du futur convoi.


Il faut dire que les terres du Seigneur Baltazar s’étalaient sur d’immenses paysages tous plus magnifique les uns que les autres. Si l’on devait présenter une cartographie de la région, voici à quoi elle ressemblerait…


Le château du Seigneur fût fortifié au centre d’une majestueuse cité sur la seule et unique colline à des centaines de lieux à la ronde. Ce dernier, plutôt imposant, surplombait des hectares et des hectares de vignoble. C’était une vue surréaliste faite de milliers de rangés de morceaux de bois fixés en pleine terre où se prélassaient des pieds de vignes baignant sous un soleil généreux et déployant leurs feuillages et leurs fruits sans complexe. Une seule et unique route pavée prenant naissance aux portes du château, fendait sur une interminable ligne droite les immenses parcelles des domaines viticoles les plus réputé de la seigneurerie du Sud.


Cette route pavé serpentait ensuite différents hameaux de paysans et cités de tailles plus petites où siégeait les vignerons et leurs établissements, caves l'on élevait dans de grands fût de chêne les futurs vins de table et vin de garde. La route se transformait ensuite en un chemin de terre qui traversait tout d'abord une épaisse et sombre forêt de pins puis ensuite d'immenses vergés d'olivier pour enfin reprendre sa forme d’origine en pavé à l’entrée de la seule et unique cité portuaire des terres du Seigneur De Rochefouque.


L'on pouvait apercevoir de ci de là des paysans afférer à leur diverses tâches, certains cueillant, d'autre transportant les récoltes et d'autres enfin travaillant leur terres pour les prochaines mise en terre de produit alimentaire ainsi que du blé, de l'orge et j'en passe. Les fermes quand a elles étaient isolés des cités de la seigneurerie mais étaient plutôt imposantes et solide.


Toute cet environnement se conjuguait harmonieusement et se mêlait agréablement aux paysages à l'état brut qu'avait exigé à garder tel quel les ancêtres de Baltazard. La nature était belle dans ces contrés et très respectée.


Mais comme il fut dit précédemment, une arrivé importante était attendue, ce qui ne bouleversait pas en soit les activités de chacun mais il avait été ordonné aux gens d'éviter le passage lorsqu'on leur aurait intimer l'ordre, leur demandant même de saluer le futur convoi qui battrait pavé lorsque les soldat serait au garde à vous.


Au château, la tension montant plus les heures passaient., les domestique s'affairaient à briquer les moindres recoin de chaque pièces et dieux sait s'il y en avait. Dans la salle principale, Baltazard et son cercle de plus proche conseillers s'étaient réuni afin de préparer au mieux la venue de la délégation.


Conseiller 1 : - Messir, les chambres pour nos hôtes sont prêtes dans l'aile Nord du château. La salle d'audience l'ai également. Nos scribes ont préparer les parchemins qui n'ont plus qu'à être signés. Et enfin la salle de réception pour le dîner à été dressé, nous avons réquisitionné les meilleurs cuisiniers de votre seigneurerie.


Baltazard : - Parfait ! Qu'en ait il par contre des appartements réservés pour Dame De Sarmiento ? Avez-vous mis a disposition les femmes de chambres que j'avais demandé et préparé le cadeau de bienvenue ?


Conseiller 1 : - Tout est en ordre. Les appartements ont été réaménager pour accueillir comme il se doit votre Dame. Et nous avons fleurie cette dernière à votre goût. Ah j'oublait, nous avons dresser au quatre coins de la cité les étendards avec notre blason monseigneur.


Baltazard : - Bien bien ! J'espère que notre invité sera à la mesure de mes attentes... Ca serait un véritable cauchemar de me retrouver face à une laideronne... Si je pouvais changer d'avis.


Conseiller 2 : - Monseigneur, pensez à l'accord juteux que va nous procurer cette alliance de par delà les mers ! Si cette dame n'est pas à votre goût, nous pourrons nous arranger par la suite... Vous savez bien que tout est envisageable... Une partie de chasse qui tourne mal, une chute malencontreuse...  *Mince sourire*



Baltazard : - Moui, vous avez raison... Je ne devrais pas penser à cela maintenant, je verrais bien et je vous ferais confiance le moment venu. Bien et sinon, les préparatifs des épousailles en sont où ?


Conseiller 3 : - Les épousailles auront lieux dans une petite semaine et nous avons procéder à l'envoi des invitations comme vous nous l'aviez demandé. Ce sera un événement sans fausse notes. Les préparatifs sont en bonne voie. Je vous expliquerais le déroulement et le cadre d'ici à quelques jours.


Baltazard : - Bien bien bien ! Merci à vous mes fidèles amis. Je vais à présent me retirer afin de me faire plus présentable auprès de cette dame. Vous avez des nouvelles du coté du port ?


Conseiller 2 : - La flotte est en vue des côtes. Sont arrivée est prévu d'ici quelques heures, en milieu voir fin d'après midi la délégation passera les portes de votre cité.


Baltazard acquiesca puis se retira dans ses appartements comme prévu. Tout était calculé à la minutes près. Au port, une escorte attendait l'arrivée de la délégation sous un soleil de plomb. Aucune fausse note n'était à déplorer dans l'organisation de l'évènement.
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Artemia de Sarmiento
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MessagePosté le: Mer 3 Déc - 13:00 (2014)    Sujet du message: Un mariage arrangé pour une Alliance Répondre en citant

"Oh non ma Dame ! Non, ce n'est pas une bonne idée ! Si votre père l'apprend il sera furieux ma Dame ! Par pitié !" La dame de compagnie d'Artemia, une femme potelée était affolée en regardant sa protégée se préparer alors que le bateau venait d'accoster au port.

"Laisse donc Teresa, tu ne me feras pas changer d'avis !" Artemia enfila ses chausses tout en taquinant sa dame de compagnie avec un clin d'œil ravie.
"Des semaines qu'on navigue, cela me fera le plus grand bien !"
"Oui, mais tout de même ma Dame !" Teresa garda un sourire pincé sur ses lèvres puis continua à s'afférer aux préparatifs, tout devait être parfait pour l'arrivée au château de Rochefouque, il en allait de l'honneur de Sarmiento !

Du bateau furent déchargés des caisses de victuailles, des coffres scellés, des chevaux ainsi que plusieurs carrioles et bien entendu la délégation ! Le tout prit le chemin de la forteresse escortés par la garde su seigneur.

La route fut longue, le soleil de plomb ralentissant chacun des gestes des animaux et les soldats à pieds trainant quelques peu en cette après midi.
Artemia ne perdait pas une miette du paysage, souriant à chaque fois qu'elle voyait l'air outré de Teresa.

"Tout ira bien Teresa, tout ira bien !" La jeune femme se mit à rire puis retourna à son paysage. Des vignes à perte de vue, quelques baraques et enfin, la forteresse avec des ses oriflammes et ses pierres luisant sous le soleil du Sud ! C'était à en couper le souffle !

La délégation pénétra dans la grande cours. La garde de Sarmiento, jonchée sur leurs étalons à la robe noire était composée de quatre hommes en armes portant épée et les couleurs de Sarmiento, trois archers, tous revêtus d'une cape noire les entourant, ne laissant en rien entrevoir leur cote de maille ni leurs formes. Ils étaient précédés d' un porte étendard sur un cheval blanc et ouvraient la marche à deux carrioles délicatement ornées de tissus flamboyants des couleurs des terres du sud et deux chariots remplis de richesses.

Alors que les hommes en armes de Sarmiento calmaient leur montures et entouraient les véhicules, cavaliers recouverts de poussière du chemin, seuls leur regard cerné de khol noir était visible sous leur capuchon d'un noir blanchit par le voyage. Ils avaient fier allure malgré cela et n'en paressait pas moins mystérieux.

Des hommes et des femmes sortirent enfin des tissus tendus.

Trois hommes élégamment vêtus, Teresa et son air pincé puis deux magnifiques jeunes femmes dans une volute de tissus précieux ainsi qu'un nuage de parfum de terre brulante enivrant.

Elles s'inclinèrent devant le seigneur des lieux, suivit automatiquement de chacun des membres de Sarmiento. Les cavaliers quand à eux, inclinèrent la tête avec respect, portant une main sur leur cœur, le visage toujours caché derrière leur capuchons, leurs fabuleux destriers semblant les imiter.
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Baltazard De Rochefouque
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MessagePosté le: Jeu 4 Déc - 00:59 (2014)    Sujet du message: Un mariage arrangé pour une Alliance Répondre en citant

Baltazard avait terminé sa toilette et s'était vêtu de ces habits d'apparat pour les grandes réceptions. Une chemise pourpre monté d'un pourpoint grenat, le seigneur avait également enfilé une longue cape couleur vin qui était maintenue à son cou par un large collier en or blanc. Il avait également choisie un pantalon pourpre, terminant d'habiller ses jambes avec des bottes en cuir noir. Pour couronner le tout il portait également une longue chaîne où pendant un magnifique rubis qui tombait très exactement au centre de son torse et également des bagues et chevalières scintillantes de différentes pierres précieuses aux diverses couleurs passant du vert émeraude au bleu turquoise sans oublier le jaune ambre. Suite au retentissement d'un cor d'armée signifiant l'arrivée imminente de la délégation, Baltazard fendit en trombes les couloirs du château suivi de ses quatre conseillers élégamment mais sobrement vêtu dans des tons plutôt sombre.


La cours du château était prête à recevoir le convoi, deux rangés de soldat en armures battaient les pavés de la cour en ligne et se faisant face, rétrécissant ainsi la largeur des lieux. Tous était armé de hallebarde et certain portaient également les étendards de la famille régnante sur ces terres. Baltazard arriva enfin aux portes du château où l'attendait déjà quelques autres proches collaborateurs et chevaliers de sa garde rapprochée en armures de représentation, brillantes de milles éclats et assez légère.


Il se positionna en haut des quelques marches qui menaient au château. De chaque coté, deux conseillers ainsi que deux chevaliers s'étaient harmonieusement positionné mettant ainsi leur maître en valeur tout en montrant une certaine discipline. Plus en arrière, un scribe, des écuyés et des domestiques attendaient dans l'ombres.


La délégation arriva enfin dans la cours. Baltazard fut fasciné par l'allure de ces mystérieux soldats aux origines plus orientales. Adepte des courses en cheval, il admira également ses magnifiques étalons noirs. Il n'en montra toutefois rien sur son visage, restant impassible, la tête légèrement relevé lui donnant un air dominateur. Il découvrir ensuite ces flamboyantes carrioles.


A l'instant où les hommes et femmes de la délégation posèrent pieds à terre, les deux rangés de soldats en hallebarde se mirent au garde à vous, inclinant fièrement leur longues armes. C'est alors qu'hommes et femmes descendirent pour venir s'incliner devant le seigneur des lieux. Il y avait un petit vent ce qui faisait flottait sa cape derrière lui de manière majestueuse. Deux sublimes créatures aux formes parfaites ouvrèrent le balais. Un voile transparent les recouvrant pudiquement, certainement pour se protéger du soleil ainsi que de la poussière. Seuls leurs regard était visible, un brun, un bleu entouré de Khôl noir, tout comme leurs hommes d'armes, puis s'en suivi le passage des hommes et cavaliers. Baltazard De Rochefouque adressa un sourire satisfait à chaque membre de la délégation, mais fut quelques peu désarçonné par ne point voir se présenter la fameuse gentedame à la description si vague.


Pour ne pas paraître trop pris au dépourvu, il inclina la tête sur le coté, passage la main devant sa bouche et murmura à l'un de ses conseillers.


- Est-ce une coutume de ne pas se présenter lorsqu'on est fille de Seigneur dans ses régions reculées ? Oubien c'est un affront qu'elle me lance ?


Conseiller 1 : - Messir, je n'en sais rien. Ne fait donc pas attention. Il doit forcement s'agir d'une de ses trois femmes. La grassouillette ou l'une de ses deux femmes. Je pencherais pour la deuxième solution, ça me paraît etre une délicate manière de vous taquiner monseigneur.


- Hmmm... ou me rendre ridicule tu veux dire ? Que me conseille-tu ?


Conseiller 1 : - Laissez la donc jouer son petit jeu, ne l'appelez pas. Votre objectif est ce traité d'alliance, ne l'oubliez pas. Malgré tout, je vous averti que ce genre de femme risque de poser problème à votre légitimité.


Le Seigneur De Rochefouque acquiesca aux dires de son fidèle conseiller, puis il prit finalement la parole à voix haute, usant d'un ton de voix autoritaire mais bienveillant.


- Mes invités, je vous souhaite la bienvenue sur les terres. Puissent-elles être des plus hospitalières pour vous. Vous avez fait long voyage et vous devez être épuisé, nous allons vous accompagner dans vos différents appartements. Nous nous verrons pour un dîner au soleil couchant et nous parlerons affaire dès demain matin * adressant ses paroles plus envers les trois hommes élégamment vêtu *


Torse bombé, il se racla la gorge, une main devant sa bouche avant de reprendre la parole.


- Mais avant de pénétré dans mon humble demeure, je vous prierais de décliner vos identités afin que mon scribe puisse retranscrire plus tard cet événement important dans l'histoire de nos deux contrés. Nous nous chargerons de mettre en lieux sûr vos marchandises et vos montures par ailleurs.



Il avait trouvé cette ruse afin que la dame se dévoile. C'était plutôt bien pensé, ce qui lui permis de recevoir des regards approbateurs de la part de ses conseillers. Les premières personnes montèrent donc les marches, se présentèrent au Seigneur de Rochefouque puis furent invitées à rejoindre leur appartement accompagné de domestiques et servantes chargé d'affaires. Baltazard attendait que les deux jeunes femmes se présentent et se dévoilent. Son regard n'était d'ailleurs attiré que par elles deux depuis que le cortège avait mit pied à terre. Il semblait impatient de découvrir sa future épouse et celle-ci semblait vouloir lui jouer des tours. Il ne voulait pas non plus perdre la face d'entrée de jeu. Après, il avait conscience que cette dernière pouvait lui mentir en se présentant, il devra dans ce cas là redoubler d'effort. Les deux femmes approchèrent bientôt et Baltazard sentait se doux parfum enivrant chatouiller ses sens.
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Artemia de Sarmiento
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MessagePosté le: Jeu 4 Déc - 05:33 (2014)    Sujet du message: Un mariage arrangé pour une Alliance Répondre en citant

Artemia ne perdait pas une miette de la cérémonie pompeuse et de la valse des conseillers et ronds de jambes qui débuta. Elle s'amusa devant l'étonnement de son futur époux. Il paraissait quelque peu déstabilisé et pourtant n'en laissait rien paraître.

Elle le dévisagea de la tête au pieds, bien à l'abris derrière son capuchon. Il n'y voyait que du feu. Au moins avait elle ainsi la primeur de pouvoir l'observer à son aise.

Il était plutôt bien fait de sa personne et à vrai dire (cela lui écorcha les lèvres d'y penser), il était charmant. Bien vêtu, dommage qu'il ai sentit le besoin de crouler sous les joailleries et pierreries. Elle comprit mieux le "coureur de jupon" puisqu'à bien y regarder, même ses suivantes semblaient sous le charme en commençant à lui couler des regards de biche. Lui aussi semblait déjà intéresser par les jouvencelles.

*Bah !*

Ses yeux d'émeraude roulèrent eux aussi mais au ciel. Dieu que ces deux cruches étaient stupides !

Son port était altier et visiblement dominateur. La vie avec lui ne serait pas des plus amusante ! Il avait ce je ne sais quoi qui inspirait à la crainte. Il devait manier ses terres d'une main de fer, restait à savoir ce qu'en pensait ses gens !

Le premier à se présenter au seigneur fut le conseiller de son père, Arkos. Petit homme bedonnant au sourire avenant. Il était sage et très bon conseiller. Aussi resta t'il aux côtés du seigneur, présentant chaque membre de la délégation.

Le deuxième homme, Aglios, grand et sec, le servant du premier, il alla directement préparer les appartements.

Le troisième quand à lui, était responsable des écritures. Un scribe comptable...Bref, un homme d'administration qui gardait contre lui une grosse pochette contenant certainement tous les papiers. Il fut présenter humblement sous le nom de Péleas.

Vint le tour de la petite femme au regard pétillant, aux joues rougit d'angoisse. Elle était bien en chair mais inspirait la confiance sous ses airs d'une douceur infinie.

"Teresa, monseigneur, je suis la dame de compagnie de Dame Artemia..."
Elle soupira comme navrée de ce qui allait suivre.

"Voici Umbrosia, servant de dame Artemia..." La jeune femme au regard brun souleva son voile et s'inclina de plus bel avec respect ainsi qu'un sourire enjoleur au coin de ses lèvres rosées.

"Et voici..." Teresa se racla la gorge puis toussota, visiblement fort gênée.

"Clarisa...Une autre de ses suivante..." La jeune femme au regard d'Azur imita sa compagne, ne lâchant pas un seul instant du regard le jeune seigneur visiblement à son goût, allant jusqu'à lui lancer une œillade brulante.

"Ma dame, je vous en conjure, là ne sont pas des manières !" Le regard implorant de Teresa se tourna vers la troupe de cavaliers dont un des chevaux semblait nerveux, commençant à gratter la terre d'un sabot impatient.

"Vous avez entendu messire de Rochefouque, nous nous reverrons au coucher du soleil, Teresa..." La voix féminine glaciale qui venait de répondre à Teresa était sortie d'une des capuchons cachant un des archers. Maintenant qu'il savait, Baltazard pouvait observer quelques formes bien caractéristiques du sexe opposé sous cette immense cape noire recouverte de poussière.
Le capuchon laissait entrevoir un regard de jade brillant rehaussé de grands cils noirs, le tout cerné de khôl bien évidemment.

"non, non, vous n'allez pas ..." Teresa se rua de sa démarche chaloupée par le poids vers l'étalon, affolée.

"Je vous laisse à la paperasserie ainsi qu'à la préparation de mes appartements..." Un soupir, un coup de talon sur sa monture un "HYA !" et le destrier fila au grand galop, quittant la cours dans un amas de poussière et une envolée de tissus noir, laissant la garde de marbre et Arkos dépité.

"Ah non !!!" Teresa s'approcha d'un des cavaliers et commença à lui tirer sur les chausses.

"Descend de là, laisse moi monter !"
Elle essayait d'une manière grotesque de désarçonner le soldat pour prendre sa place. Le spectacle grandguignolesque de cette petite femme rageuse au caractère autoritaire se bataillant contre le soldat fit monter une clameur de rire bon enfant dans les rangs sans qu'aucun ne bouge. Visiblement ils étaient habitués aux frasques de la jeune femme.

Teresa finit par battre en retraite, se laissant tomber sur le sol.

"Que n'ai je été assignée au service d'un de ses frères !"Elle dodelinait tristement de la tête.

"Monseigneur, n'en prenez pas ombrage, les femmes sont ainsi faites. La traversée a été chaotique et..." Arkos s'adressait à Baltazard avec moult soupirs. "Vous saurez j'en suis certain la soumettre comme il se doit dès les noces prononcées, voir même avant si bon vous semble." Il regardait en direction du cheval s'enfonçant dans l'horizon. "Souhaitez vous que nous commencions la lecture des accords ?" Visiblement, lui aussi était habitué et plus rien ne l'étonnait. Il ne perdait pas le nord pour autant, les papiers devaient être signés rapidement. Une fois les noces bouclées, il pourrait enfin repartir chez lui et faire un rapport au seigneur de Sarmiento.
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Baltazard De Rochefouque
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MessagePosté le: Jeu 4 Déc - 10:44 (2014)    Sujet du message: Un mariage arrangé pour une Alliance Répondre en citant

Baltazard passa donc en revue chacune des personnalités composant la délégation, les gratifiant individuellement de leur présence et les invitèrent un à un à passer les grandes portes en fer forgé du Château. Arriva enfin le tour des deux donzelles et pensait-il le moment fatidique. Il leur adressa un large sourire charmeur en écoutant leur présentation faite par dame Teresa. A la présentation de Dame Clarisa, le seigneur De Rochefouque pensait avoir démasqué sa future promise, cette dernière semblant sous le charmeur de Baltazard, dame Teresa semblant s’interposer aux manières déplacé de celle-ci.

Cependant le Seigneur et ses conseillers c’étaient finalement fait berner comme des puceaux. La gêne de Dame Teresa n’était pas vraiment destiné à l’encontre de la dite donzelle mais par un archer encapuchonné. Le Seigneur compris avec stupeur son erreur de jugement. L’archer n’en était finalement pas un, mais une femme au regard de braise, c’était elle sa promise. Elle semblait furieuse et il y avait de quoi, et les tentatives de Dame pour la raisonner se soldèrent par des échecs. Elle partie au grand galop lançant des piques assassin de frustration et de colère, ce qui bouleversa le gentilhomme, l' inquiétude le submergant subitement.

Un conseiller de dame Artémia tenta d’ailleurs de rassurer le noble de haut rang, minimisant les actes outragieux de cette dernière et pressant finalement le seigneur à s’occuper du traiter d’alliance pour lui changer les idées ou surtout pour que ce dernier ne revienne sur l’accord passé au vu des faits qui venait de se produire sur ses terres.

Mais Baltzard De Rochefouque avait la tête complètement ailleurs n’écoutant que d’une oreille son invité et faisant de même envers ses propres conseillers qui s’exclamèrent de mécontentement dans un broua intempestif , trouvant cette situation impardonnable et indigne.

- Nous nous verrons plus tard. Il ne sert à rien de se presser messir et de conclurent à ce genre d’allégations mes chers conseillers. Préparez moi dans la minute Thémis je vous pris, et je ne le répèterais pas une seconde fois vous avez bien compris ?

Un conseiller s’exécuta sur le champ ! Au ton ferme et déterminé du Seigneur personne n’osa le contredire. Baltazard semblait touché par la réaction de la pseudo cavalière et n’avait sur l’instant que faire de signer une quelconque alliance. Il était ainsi, quelque peu lunatique et insouciant lorsque quelque chose le tenait à cœur, il pouvait tout laisser tomber sans explication logique. Car la logique aurait voulu qu’il attende le retour d’Artemia et d’avoir une explication, s’occupant en attendant du restant de la délégation.

On lui ramena à une vitesse éclair sa monture, sa jument de 4 ans aux poils noir comme les ténèbres, qu’il enfourcha gracieusement dans un saut calculé au millimètre. Avant de partir au galop il se retourna face à l'assemblée où les tout le monde était resté bouche bé par les évènements qui avaient eu lieu et leur déclara.

- Messirs et mesdames, je reviendrais avant le couché du soleil. Mes cher sujets, Occupez vous de mes invités, qu’ils ne manquent de rien et préparez le banquet de ce soir !

Sur ces paroles, il parti au galop, à une allure folle. Son destrier étant réputé pour être le plus rapide de toute la contré. Il l’avait d’ailleurs choisit pour cela. Il fendit les pavés de la cité, concentrer sur un seul et unique objectif, rattraper la donzelle, ne se souciant pas des gens qui aurait pu être écrasé sur son chemin ou des dégâts qu’il aurait pu causer sur des étales ou chariotes qui croiserait sa folle course. Après quelques minutes seulement, il sortie de la cité ayant une vue dégagée sur les vastes vignes qui s’étalaient à l’horizon et il aperçu en point de mire sur la route pavé traversant ses magnifiques paysage la fameuse monture que chevauchait Dame Artémia. Il ferait le nécessaire pour la rattraper quitte à prendre des risques, il était dans un état où sa fonction n’importait plus, mais où son cœur parlait, car l’individu sous un masque de pierre cachait un cœur sensible et des convictions personnelles autre que le pouvoir et la prospérité.
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Dernière édition par Baltazard De Rochefouque le Jeu 4 Déc - 12:53 (2014); édité 1 fois
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Artemia de Sarmiento
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MessagePosté le: Jeu 4 Déc - 12:49 (2014)    Sujet du message: Un mariage arrangé pour une Alliance Répondre en citant

Artémia ne s'était pas retournée une seule fois durant sa course folle, trop grisée par cette liberté enfin retrouvée. Elle poussa sa monture à l'extrême puis, trouvant que la distance entre son futur destin et elle était suffisante, finit par s'arrêter et poser un pied à terre.

Elle était au milieu de nul part, un fin ruisseau serpentait au milieu des arbres fruitiers juste à la limite des vignes. Elle fit boire sa monture puis l'attacha à un arbre avant d'elle même s'abreuver de cette eau si fraîche et de rincer son visage.

Mes invités, je vous souhaite la bienvenue sur mes terres. Puissent-elles être des plus hospitalières pour vous. Vous avez fait long voyage et vous devez être épuisé, nous allons vous accompagner dans vos différents appartements. Nous nous verrons pour un dîner au soleil couchant et nous parlerons affaire dès demain matin..." Elle se mit à imiter le seigneur à renforts de courbettes avec une voix de castrat, prenant à témoin son destrier qui restait silencieux tout en broutant un peu d'herbe fraîche.

"Pourquoi ! Hein ! Dis moi pourquoi !!!" Elle se saisit de l'arc et de son carcans puis commença à tirer sur la corde en visant au loin.

"Pourquoi m'éloigner père !! Pourquoi !" Sa voix était brisée d'incompréhension.

"N'y avait il pas des seigneurs plus près de toi et moins hautains ?"

Elle visa une cible imaginaire puis lâcha gracieusement la corde dans un petit bruit de tension et de craquement. Le carreau partit à vive allure allant se ficher au loin dans les vignes.

"Méritai-je cela à tes yeux pour avoir aimé ?" Une deuxième flèche parti, mais cette fois elle retomba presque à ses pieds, sa main se faisant tremblante de rage.

Mais avant de pénétré dans mon humble demeure, je vous prierais....bla bla bla... dans l'histoire de nos deux contrés. Nous nous chargerons de mettre en lieux sûr vos marchandises et vos montures par ailleurs....Et vos pucelles ! Elle continuait d'imiter Baltazard, visiblement aucune de ses paroles ne lui avait échappé.

"Je pourrais aussi m'occuper personnellement d'Umbrosia et Clarisa, font elles partie du contrat ? Non ? Vous m'en voyez navré..."
Toujours en imitant le seigneur, elle finit par lâcher l'arc, n'ayant plus de flèches à tirer dans le néant.

"Pourquoi ne lui as tu pas donné une des deux père...Elles sont aussi de bonne naissance et j'aurai pu rester à tes côtés. Il s'en serait contenté...Elles sont à son goût comme tous ont pu le constater... Je ne veux pas rester seule ici !" D'un coup de pied elle envoya quelques cailloux dans la rivière puis prit place sous un arbre, les genoux ramenés contre sa poitrine, toujours enveloppée dans sa cape et cachée sous son capuchon.

"Je ne suis pas à la hauteur de ça père..." Elle avait presque murmuré cette fois.
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Baltazard De Rochefouque
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MessagePosté le: Ven 5 Déc - 03:10 (2014)    Sujet du message: Un mariage arrangé pour une Alliance Répondre en citant

Baltazard eut toutes les peines du monde à suivre la trace de sa promise. Il fendit ses vignobles d’une allure effrénée, laissant un nuage de poussière dans son sillage. Au bout d’une quinzaine de minutes, il rencontra un croisement donnant sur un chemin de terre. Stoppant net son fidèle destrier, il posa un pied à terre et chercha des indices au sol afin de retrouver la direction prise par dame Artémia. Il s’accroupi sur la gauche de la route pavé analysant les traces provenant du chemin de terre. Très rapidement, il interpréta que le cheval avait viré sur la gauche de la route laissant une profonde et longue trace de sabot dans son dérapage pour quitter la voie principale.

Le Seigneur De Rochefouque se remis donc en scelle, empruntant alors ce chemin quelque peu accidenté. Il traversa plusieurs zones faites de vignes, de bosquets et de vergé. Quelques minutes plus tard il décida de ralentir la cadence constatant que la fuyarde avait baissé l’allure à en conclure par des trace de sabot plus rapproché. C’est alors qu’il aperçu au loin un cheval attacher à un arbre, à plus de cinq cents mètres de distance. Derechef, il arrêta Thémis et la dissimula derrière d’imposant arbustes à fruits, s’agissant ici de baies rouge. Il l’attacha solidement et d’un geste du doigt, lui intima l’ordre de ne faire aucun bruit.

C’est alors que le jeune Seigneur trentenaire prit la décision d’approcher discrètement de sa future épouse. Non sans mal, il réussit à accéder à une dizaine de mètres d’un ruisseau qui bordait un vergé d’une part et d’une rangée de vigne de l’autre. Se dissimulant ainsi, il aperçu la Dame dans un état de rage et de déception, tirant à tout va avec son arc et imitant Baltazard caricaturant ce dernier. Prenant son mal en patience, il encaissa les moqueries et réactions blessantes d’Artémia. Il savait au fond de lui n’être pas étranger au comportement de cette dernière. Certes il était un coureur de jupon, il avait ce désir de sceller rapidement cette alliance qu’on lui avait proposé, mais il n’en restait pas moins un humain capable de sentiment. Il ne connaissait certes pas encore sa promise mais il fut touché par sa réaction en pleine cérémonie officielle.

Il attendit dans l’ombre que la demoiselle se calme, se qui fut le cas au bout d’un certain temps, la dame n’ayant plus aucune flèche pour se défouler. Elle se recroquevilla contre un arbre lançant ses dernières paroles pensant être seule.

"Pourquoi ne lui as tu pas donné une des deux père...Elles sont aussi de bonne naissance et j'aurai pu rester à tes côtés. Il s'en serait contenté...Elles sont à son goût comme tous ont pu le constater... Je ne veux pas rester seule ici !"

Puis quelques instants plus tard, terminant sa plainte par ses mots d’une puissance qui frappèrent l’esprit de Baltazard en pleine poitrine.

"Je ne suis pas à la hauteur de ça père..."

Elle semblait très attachée à son père et son éloignement semblait la déchirer dans son âme. Lui aussi avait chéri son père mais l’avait à termine lâchement assassiné ou plutôt avait commandité son assassinat afin d’obtenir le pouvoir. Il se senti mal à l’aise, oscillant entre deux caractères qui faisaient parti de sa personnalité. Il n’était pas bi polaire, mais pouvait se montrer sensible comme cruel. Il en revint rapidement à la situation qui s’affichait devant lui. Prenant son courage à deux mains, il s’approcha de derrière Artémia, espérant que cette dernière ne soit pas surprise au point de croire à une tentative d’agression. Se figeant à trois mètres d’elle, il se racla la gorge et prit la parole sur un ton plus doux qu’il n’avait employé à l’arrivé de la délégation.

- Dame Artémia de Sarmiento, je présume ? Je vous faits toutes mes excuses…

Il attendit la réaction de cette dernière, attendant qu’elle se retourne pour continuer ses explications.

- Vous avez raison, ces cérémonies sont également à mon goût fort lassante, mais je me dois d’agir de la sorte, il en va de mon autorité et de ma légitimité. Ne soyez pas non plus offensé par mon intérêt pour vos deux servantes, je pensais y trouver ma promise dont la description m’avait été vaguement décrite.

Toussotant il conclut son intervention en inclinant légèrement la tête.

- Je n’ai pas pu m’empêcher de vous épier. Vous n’avez pas à avoir honte auprès de votre père. C’est normal de ne pas se sentir à sa place si loin de vos repères… J’ai envie de vous connaître et de vous faire changer d’avis et si nous ne nous convenons point nous ré-envisagerons les choses.

Cette dernière remarque n’était pas si sincère que cela mais il n’en laissa rien paraître, adoptant une démarche compatissante. Il resta finalement à bonne distance d’Artémia, deux mètres tout au plus, ne sachant quelle réaction allait avoir la jeune femme caractérielle. Allait-elle rester calme ou lui sauter à la gorge pour se défouler ? Il n’écarta aucune piste.
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Artemia de Sarmiento
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MessagePosté le: Ven 5 Déc - 09:41 (2014)    Sujet du message: Un mariage arrangé pour une Alliance Répondre en citant

Artemia s'était presque endormie contre l'arbre. La traversée avait été tumultueuse, non pas qu'il y ai eut des orages ou des tempêtes, non...Juste qu'elle n'avait pas réussi à trouver le sommeil. Comment le peut on lorsqu'on se sait être l'objet d'un contrat, échangée comme un vulgaire objet pour se retrouver loin des siens ?

Aussi, lorsqu'elle entendit un craquement puis un raclement de gorge, se leva t'elle d'un bond, titubante, braquant son arc comme elle l'aurait fait d'une épée. Ce qui était risible en soi, que pouvait elle bien faire d'un morceau de bois même bien ouvragé ?

Cachée derrière son capuchon, elle l'écouta sans un mot.

Dame Artémia de Sarmiento, je présume ? Je vous faits toutes mes excuses…

Il s'excusait ! Elle n'en croyait pas ses oreilles ! Il aurait dû être furieux ! Fondre sur elle et la ramener au château en la trainant derrière sa monture ! Mais certainement pas s'excuser ! Elle resta bouche bée à ses paroles, loin de celles qu'elle aurait cru avoir. D'ailleurs, elle n'avait pas pensé un seul instant qu'il eut pu la suivre !

- Vous avez raison, ces cérémonies sont également à mon goût fort lassante, mais je me dois d’agir de la sorte, il en va de mon autorité et de ma légitimité. Ne soyez pas non plus offensé par mon intérêt pour vos deux servantes, je pensais y trouver ma promise dont la description m’avait été vaguement décrite.


Voilà qu'il avouait avoir eut de l'intérêt pour ses suivantes ! décidément cet homme ne cessait de la surprendre, en bien ou en mal, elle n'était pas en position de choisir pour le moment. Il gardait ses distances, ce qui lui fit baisser son arc le long de sa jambe, signifiant qu'il n'avait rien à craindre. Certes elle était émotive et plutôt sanguine, mais elle n'était pas non plus une bête sauvage !

- Je n’ai pas pu m’empêcher de vous épier. Vous n’avez pas à avoir honte auprès de votre père. C’est normal de ne pas se sentir à sa place si loin de vos repères… J’ai envie de vous connaître et de vous faire changer d’avis et si nous ne nous convenons point nous ré-envisagerons les choses.

Il avait tout entendu ! Elle en fut mortifiée et se décomposa derrière son capuchon, baissant légèrement la tête.

"J'aimerai vous dire que je suis navrée de mon comportement, mais je ne le suis guère." Elle haussa des épaules comme une enfant refusant d'avouer qu'elle avait eut tord alors qu'elle savait pertinemment que son comportement était inexcusable.

"Seriez vous prêt à me laisser libre et considérer de prendre une de mes suivantes pour épouse ?" Le ton de sa voix bien que mélodieux était hésitant, elle ne croyait pas qu'il puisse vouloir changer les termes du contrat.

"Dans ce cas..." Son ton se fit plus chaleureux, presque ravi.

Elle abaissa son capuchon, révélant enfin son visage aux yeux d'émeraudes au seigneur de Rochefouque et détacha sa cape, révélant sa silhouette fine et parfaite aux formes voluptueuses délicieusement enveloppées dans des vêtements masculins lui donnant un air androgyne à damner un saint.

Consciente que ses vêtements d'archer masculin étaient interdit pour une femme dans ces contrés, elle détacha ses longs cheveux noirs avec un sourire.

"Damoiselle Artemia dé Sarmiento, c'est un plaisir que de vous rencontrer enfin, monseigneur de Rochefouque." Elle s'inclina dans une révérence parfaite et gracieuse.

"Vous devriez être furieux monseigneur..." Elle avait murmuré avec toujours ce gracieux sourire pendu à ses lèvres carmins.
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Baltazard De Rochefouque
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MessagePosté le: Ven 5 Déc - 10:26 (2014)    Sujet du message: Un mariage arrangé pour une Alliance Répondre en citant

Baltazard fut vite soulagé de voir que la Dame ne lui sauta pas à la gorge, signe d’un minimum de bon sens malgré les évènements précédents qui auraient pu mentir sur son statu de noble dame. Certes il s’était excusait mais savait que les tords étaient partagés et Artémia semblait avoir un mal fou à accepter ses erreurs ce qui semblait être un défaut que le Seigneur n’appréciait guère surtout chez une femme. Il aurait sur ce point du pain sur la planche. Mais soit, il passa sous silence ce qu’il pensait à ce sujet ne souhaitant pas raviver de colère chez la damoiselle.

Mais la fougueuse dame De Sarmiento ne s’arrêta pas en si bon chemin, s’enfonçant un peu plus dans son attitude, déclarant :

"Seriez vous prêt à me laisser libre et considérer de prendre une de mes suivantes pour épouse ?"

Et rajouter :

"Dans ce cas..."

Sur ces mots, le jeune Seigneur montra sa désapprobation fermement, prenant un ton solennelle.

- Vous moqueriez-vous à nouveau de moi damoiselle Artémia ?

Puis il esquissa un sourire avant de reprendre d’un ton plus doux.

- Il n’en ait aucunement question très chère ! Vous serez mienne, à moins que je ne sois si horrible que cela, que je ne sois à votre gout ?

C’est à cet instant précis que la jeune femme de haut rang dévoila son visage aux yeux d'émeraudes au seigneur de Rochefouque et détacha sa cape, révélant sa silhouette fine et parfaite aux formes voluptueuses délicieusement enveloppées dans des vêtements masculins lui donnant un air androgyne à damner un saint.

Baltazard fut immédiatement sous le charme, bien plus qu’à la vue des deux servantes. Certes elle était vêtue de manière très masculine, ce qui le dérangea quelque peu, mais fut ébloui par la beauté que dégageait la jeune nobles et ses yeux ! Que dire de ses yeux ? Il était tout simplement envoutant, captivant sur ce visage finement dessiné et ses cheveux enfin lâché qui couronné l’absolu charme du visage d’Artémia. Son cœur bâti subitement la chamade. Que dire également de son accent ! Il avait quelque chose d’unique.

Elle décida enfin de se présenter au Seigneur De Rochefouque en y mettant les formes et la gestuelle, ce qui enfin satisfit ce dernier. Puis lança un petit murmure tout en souriant, ultime pique destiné à Baltazard. Il décida alors de s’approcher plus prêt d’elle, l’invita à lui tendre la main. Il déposa un genou à terre et lui baisa l’une de ses mains.

- Très chère, votre tenue n’est certes pas appropriée et j’espère que vous corrigerez cela très vite, mais sachez que je ne vais pas tenir rigueur de votre écart de conduite, si important soit-il. Voir votre si doux visage doit sans doute tempérer ma colère, c’est une chance !

Il se releva et continua son discours tout en tenant les deux mains de la Dame, la dévisageant d’un regard profond.

- C’est un plaisir partagé de vous rencontrer enfin, malgré que j’aurais préféré dans d’autres conditions. Pourquoi ne prendrions nous pas le temps de nous découvrir avant de nous juger si hâtivement. Nous avons plusieurs jours, enfin je dirais plusieurs heures avant de passer à vos dites paperasses… Et sachez que vos servantes n'ont rien de comparable à votre beauté naturelle, je n'ai que faire des artifices bien qu'il permette d'accentuer certains sentiments...

Il lui sourit à nouveau puis eut un petit rire, sans doute lié à un sentiment de soulagement mêlé au fait que sa Dame semblait être peu ordinaire dans sa manière d’être depuis le début de son arrivée sur le fief du Sud.

- Vous êtes différentes de toutes les femmes que j’ai pu rencontrer. Vous êtes franches, taquine et irritante, mais je semble succomber à ses défauts. Vous me plaisez tout autant par votre charme indéniable que par votre personnalité… Laissez donc une chance à un Seigneur comme moi assez stupide pour demander la main d’un personnage tel que vous.

Il la taquina bien franchement lui aussi, attendant de voir sa réaction et espérant que les tensions avaient totalement disparues. Il la fixa toujours de son regard charmeur plongeant sans cesse ses yeux dans le regard ravageur d’Artémia.

- Comme vous l’avez dit plus tôt à votre Teresa, vous avez carte blanche cette fois-ci. Vous et vous seule. Soit nous rentrons au Château en bon terme, soit je vous laisse méditer à votre sort, soit nous pouvons également faire tout autre chose et discuter, mais je vous préviens, le soleil va se coucher et les nuit sont fraîches bien plus que dans vos lointaine contrés…
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MessagePosté le: Sam 6 Déc - 05:38 (2014)    Sujet du message: Un mariage arrangé pour une Alliance Répondre en citant

La jeune femme resta bouche bée devant l'attitude de son futur époux. Il faisait preuve d'autorité tout en restant d'un calme qui la désarçonnait complètement.

Elle se laissa baiser une main puis le laissa prendre ses deux mains. Il était si proche d'elle qu'elle pouvait sentir son souffle chaud sur son visage alors qu'il perdait son regard dans le sien.

Artemia ne pu s'empêcher de penser que Teresa aurait complétement désapprouvé ce genre de contact physique alors qu'ils n'étaient pas encore mariés ! Cela était contre tous les protocoles !

Haussant délicatement des épaules comme approuvant les dires de Baltazard, elle ne put que penser *Au diable les protocoles !*.

Il lui donnait un choix. Oh , pas celui qu'elle aurait désiré, puisqu'il lui avait rappelé que quoi qu'elle en pense ou fasse, elle serait sienne, ce qui la fit quelque peu grimacer...Par contre il lui donna le choix de rester seule à gelée après le coucher du soleil, retourner au château à ses côtés ou ce que bon lui semblerait.

Perdue dans le regard d'océan, la jeune femme resta muette, ne sachant comment réagir. Elle était habituée aux hurlements ou aux suppliques qui faisaient généralement suite à ses frasques ou caprices mais pas à ça !

"Je..." Elle aimait sentir ses mains dans les siennes et son regard perçant l'observant...Elle se détesta alors d'aimer ça ! Elle le haïssait, elle ne devait pas oublier qu'elle n'était qu'un objet échangé et qu'il se foutait de ce qu'elle était, seul le contrat signé l'importait certainement !

"Je..." Elle le détestait qu'il puisse ainsi de sa voix autoritaire et chaude la déstabiliser ainsi. Elle détestait de sentir qu'elle était aussi cruche que ses suivantes...Il lui plaisait !

Elle s'en mordilla la lèvre puis retira ses mains des siennes, non, elle ne lui rendrait pas la tâche aussi facile !

"Je ne vous pense pas assez stupide pour succomber aux charmes d'un personnage tel que moi..." Le ton avait été tranchant et les mots presque crachés.
"Le contrat de mon père doit être bien profitable pour que vous ne lâchiez pas l'affaire aussi aisément et jouiez aux amoureux éperdus..." Elle lui avait tourné le dos pour qu'il ne puisse pas voir qu'elle se détestait d'avoir dit ça. Continuer à le haïr et se rendre détestable à ses yeux était le seul moyen qu'elle avait trouvé pour le tenir à distance et ne pas lui montrer à quel point elle était déstabilisée par cette sensation qu'il avait fait naître en elle en si peu de temps.

"De toute manière les noces n'auront lieu que dans une semaine. Nous aurons tout le temps de faire plus ample connaissance au travers de nos conseillers." Son ton était glacial, plus certainement que ce qu'elle aurait voulu.

Elle prit nonchalamment une pomme sur une des branches croulant de fruits puis prit place sur l'herbe prêt du ruisseau. Elle retira ses bottes sans plus lui prêter la moindre attention. Retroussant le haut de ses pantalons, elle trempa ses pieds dans l'eau glacée puis croqua dans le fruit juteux.

"Rentrez ou restez, monseigneur, faites comme bon vous plaira, cela m'est égale."
Elle croqua à nouveau avec gourmandise, le fruit sucré était un délice après tant de semaines à manger des fruits ratatinés sur un bateau au roulis nauséeux. Elle s'amusa à tapoter dans l'eau avec la pointe des pieds, s'éclaboussant avec un petit rire amusé.

"Où alors vous pourriez me parler de vos gens ainsi que de vos terres..."
Elle croqua à nouveau, tournant enfin le regard vers le seigneur de Rochefouque, son regard de Jade illuminé par la réflexion du soleil sur l'eau du ruisseau au doux murmure.
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Baltazard De Rochefouque
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MessagePosté le: Sam 6 Déc - 16:53 (2014)    Sujet du message: Un mariage arrangé pour une Alliance Répondre en citant

Baltazard fut des plus réjouit lorsqu'il constata qu'Artémia semblait déstabilisé par son comportement si calme, perdant subitement sa langue, bégayant un « je » pour seule réponse. Intérieurement Baltazard savait avoir gagné la seconde manche de ce match si incertain. Ses sentiments étaient sincères mais ce qu'évoqua par la suite la gentedame De Sarmiento l'était également. Il avait effectivement réussi à la duper un moment seulement, mais la bougre n'était pas si sotte que cela, une qualité finalement qu'appréciait Baltazard.


Oui en effet, dans tous les cas, le Seigneur De Rochefouque voulait signer ce juteux contrat et mettre tout en œuvre pour séduire la fille du futur allié. Certes il aurait pu la laisser à sa colère mais comme évoqué plus tôt il sentit le besoin irrésistible de réjoindre la jeune femme pour parler et se découvrir à l'abris des yeux et oreilles indiscrètes. Mais il ne perdait pas de vu également que laisser une fille de Seigneur seule sans protection sur ces terres aurait pu également briser son rêve d'alliance si cela s'était ébruité au delà des Mers.


Le répit fut donc de courte durée mais eut le mérite de confirmer à Baltazard que dame Artémia n'était pas indifférente à ses charmes. Cette dernière reprit alors son comportement de petite peste gâtée et lunatique se permettant même de lui tourner le dos en lui dévoilant ses quatre vérités. Elle était loin d'être naïve et avait un sens de la réparti aiguisé, et son objectif semblait peu etre de faire sortir de ses gonds son futur époux. Il se savait attendu sur ce terrain, et eut toute les peines du monde à retenir sa main et ses lèvres. L'une pour la gifler après tant de manquement à son égare lui qui était un Seigneur important du Sud des Royaumes, les autres pour se jeter sur sa douce bouche et l'embrasser fougueusement. Deux sensations le parcourait donc, la correction et la passion.


Il se mordit donc les lèvres à l'évocation du dernier pique concernant les conseillers pour ne pas que l'une de ses sentations ne prenne le deçu et lui fasse agir de manière incorrecte. Prenant sur lui il ne répondit pas la laissant s'installer au bord du ruisseau pied nu semblant tout à coup minimiser la présence et l'importance du seigneur De Rochefouque. Quel toupé ! Il voulu à nouveau réagir mais ce retint au dernier moment.


* Bon sang, quand va-t-elle arrêter de se jouer de moi et de me taquiner ainsi !! Ma patience risque d'avoir des limites !!*


Puis subitement elle semblait à nouveau se comporter comme si de rien n'était. C'était à en perdre la raison ! Jouant à s'éclabousser et à maintenant questionner Baltazard. Ce dernier qui n'avait donc pas prit la parole jusqu'à présent attrapa cette perche au vol qui ne semblait pas risqué dans ce petit jeu installé entre les deux protagonistes.


- Déjà pour commencer je vous dirais que généralement dans nos contrés, comme je l'ai évoqué, les nuits sont fraîches et habituellement les dames baignant leurs pieds nu, si délicat soient-ils, se transforment au petit matin en créature hybride de l'escargot pour sa bave dégoulinante et de du petit chienchien de ces dames à l'aboiement fendant les oreilles. En d'autre terme un bon rhume les attend et des éternuement à n'en plus finir !!


Sur ses mots il rit de bon cœur, ayant trouvé une pique à l'encontre de la jeune femme la taquinant bien volontiers.


Il resta ainsi debout, ne s'asseyant pas avec la Dem qui ne l'avait pas invité à le faire. Il décida de s'appuyer contre un arbre, croisant jambes et bras, puis reprit la parole.


- Vous parler de mes gens et mes terres ? Le mieux serait de le découvrir par vous même et je n'ai aucun doute que vous le ferez, en ma présence ou non, dans vos habits d'apparat ou dissimuler dans un rôle comme vous avez l'avez si bien interpréter aujourd'hui dans ma cours...


Ce fut une remarque qu'il souhaitait faire bien passé à la Dame, lui faire comprendre certaines choses et ne pas être dupe quand au fait qu'elle explorera ses terres de manières incognito, il le savait.


- Mais je vais quand même vous répondre brièvement. Mes sujets sont braves et travailleurs, ils ne manque de rien même si je leur impose beaucoup de choses. Mais regarder dans quelles conditions vivent-ils ?


Il balaya de sa main les vastes étendues riches en agriculture et aux paysages naturellement intact aux beautés si diverses et multiples. Il mentait quelque peu mais souhaitait dresser les bons coté de ses terres, les Seigneurs n'aimaient pas montrer le visage caché de sa contré. Il se lança ensuite dans le récit de différents faits historique de sa seigneurerie à l'époque de ses aïeux. Tout en narrant ses histoires des minutes durant d'un air détaché, il attrapa une pomme et s'amusait avec une certaine dextérité à la lancer d'une main à l'autre, d'un doigt à l'autre.


Vint enfin le moment où le soleil se cacha à l'horizon, prenant un repos bien mérité. C'est le moment où Baltazard décida que ce petit moment devait prendre fin. Il avait fait en sorte de s'approcher de la dame et cette derniere lui avait ensuite tourner le dos. Il avait décidé de resté en sa compagnie mais de ne plus tenté d'approche physique quelque peut aussi blessé par le comportement répétitif et déçevant de cette de Sarmiento, il l'a testait également par la meme occasion.


Enfin bref, le soleil se couchait et une certaine fraîcheur s'installait dans la vallée.


- Il est temps de rentrer ma chère. Nous pourrions continuer tout cela devant un feu de cheminé. Je vous propose même d'éviter le dîner officiel si vous le souhaitez mais à condition que vous cessiez vos comportements déplacés. Ayez un peu plus de tenue je vous prie ! Je comprend vos doutes mais faites honneur à votre pere et respecté votre rang.


Il termina cette phrase d'un ton plus grave teinté d' un soupçon de reproche vis à vis d'Artémia. Il quitta les lieux pour rependre sa monture et lança la la jeune femme une dernière parole.


- Je ne reviendrais pas vous retrouver une seconde fois, réfléchissez bien. Si ce n'est pas moi d'autres personnes n'aurons pas mon tacte à votre égare, rappelez vous en.


Il quitta les lieux seul, espérant qu'elle le rejoigne. Il trotta lentement en direction du Chateau. Allait il la rejoindre ou devra-t-il mandater ses soldats pour la faire rentrer de force, il ne voulait pas penser à cette dernière option mais n'en aurait pas le choix...
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MessagePosté le: Lun 8 Déc - 07:10 (2014)    Sujet du message: Un mariage arrangé pour une Alliance Répondre en citant

Artemia n'avait pas perdu une miette du discours du seigneur. A sa boutade sur l'escargot baveur et le petit chien, elle lui avait renvoyé un regard sombre presque outré tout en retirant soigneusement ses pieds de l'eau glacée.
Il l'avait ensuite mise en garde contre ses petits voyages nocturnes. Comment pouvait il savoir cela ? Elle en resta bouche bée, ne cessant de le regarder, allant même jusqu'à envier la pomme qu'il faisait danser du bout de ses doigts.
Bien vite elle se ressaisit puis écouta l'histoire qu'il lui contait, il prenait bien trop soin de lui occulter tout ce qui aurait pu être négatif dans ses terres. Elle n'était pas dupe, il était impossible que tout soit aussi parfait !
Il finit enfin en lui proposant un choix, le suivre ou rester et risquer de voir la garde venir la chercher. Il lui tourna alors le dos, retournant à sa monture, la laissant seule avec ses pieds trempés et le froid commençant à la faire trembler doucement.
Elle le regarda s'éloigner et repensa à ses dernières paroles d'honneur à son père et de respect de son rang.
Grimaçant, elle essuya ses jambes et remis ses bottes ainsi que sa cape, ramenant le capuchon sur son visage. Elle enfourcha sa monture puis au galop rejoignit Baltazard.
Son étalon s'adapta à la lenteur du seigneur. Elle chevauchait à ses côtés, silencieuse.

"Vous avez raison, dés le dîner achevé, je me rendrai à la taverne croisées en chemin, les 3 Cépages, il me semble." Elle laissa sa voix trainer alors qu'elle venait de lui apprendre qu'elle assisterait au diner pour ensuite, à nouveau faire comme bon lui semblerait.

"N'ayez crainte, je demanderai à un de mes gardes de m'accompagner et si le cœur vous en dit..." Elle laissa de nouveau sa voix trainer, guettant du coin de l'œil, sous sa capuche cachée, la réaction du seigneur.

"Prenez soin de laisser vos pierres et joyaux dans votre chambre et habillez vous plus sobrement, cela vous permettra de savoir ce que vos gens pensent de vous..." Elle lui avait sourit aimablement, même si il ne pouvait pas le voir.

"Je partirai dés que Teresa se sera endormit après son cours sur la nuit de noce..."
Elle toussota doucement.

Ils arrivaient enfin au château, la jeune femme fit presser le destrier mais laissa le seigneur arriver en premier dans la cours, comme le voulait l'usage.

La garde personnelle de la jeune femme n'avait pas bougé d'un pouce depuis son départ. Ils attendaient, figés comme des statues de pierres, le vent s'en jouant en faisant danser leurs étoles.

L'un deux descendit de cheval et se jeta à la rencontre d'Artemia, la prenant par la taille il l'aida à descendre de sa monture, la gardant entre ses mains bien plus longtemps que la tâche le demandait. La jeune femme resta interdite, le regard cerné de khôl du garde la fixant avec insistance.

"Dame Artemia !!!" Teresa dévalait les escaliers à bout de souffle, se précipitant sur sa dame, le visage rougit par l'effort.
"Ote tes sales pattes de là toi !" Elle venait de donner des tapes sur les bras du garde afin qu'il lâche la jeune femme, ce qu'il fit immédiatement, retournant à sa monture.
"Mais vous êtes gelée !" Elle la frictionna tout en la poussant vers l'intérieur du château.
"Merci monseigneur ! Merci de l'avoir ramenée à la raison !" La dame de compagnie se fendit de plusieurs révérences tout en continuant de pousser sa dame vers l'intérieur.

Les deux femmes disparurent se rendant en leurs appartements.

"Le diner va commencer et vous n'êtes pas prête ! Ne faites plus jamais ça ! Ahhhh, mais qu'elle misère ! si votre père savait !" Tout en dénudant Artemia, Teresa s'était lancée dans une longue complainte.
"Savait quoi Teresa ?" Demanda Artemia amusée alors qu'elle glissait dans un bain.
"Vous êtes restée seule plusieurs heures avec un seigneur ! C'est honteux ! Il aurait dû vous ramener séance tenante ! Qu'avez vous fait ! Ou étiez vous ?"
Artemia répondit par un soupir.
"Rhooo !!! Vous ne savez pas encore ce que sont les hommes ! Ils n'en veulent qu'à une chose !" Elle commença à frictionner sa dame avec un peu trop de vigueur la faisant pousser un "Aïe !".
"Vous ne savez encore rien de tout cela, pauvre enfant !" Elle la séchait avec autant de rudesse que dans le bain, visiblement occupée à penser aux bonnes manières.
"Et ils en veulent à quoi, Teresa ?" La question figea Teresa dans son geste.
"Nous en discuterons ce soir, je dois vous préparez à votre nuit de noces, vous le savez ! Mais pour le moment, pensons au dîner. Vous devez être parfaite !"
"Oui Teresa, oui..."

Une fois prête, Artemia se rendit à la salle du banquet. Sa robe de soie verte flottant légèrement à chacun de ses pas, lui donnait l'air de glisser avec douceur sur les pavés glacés de la grande salle. Le tissus dessinait ses courbes gracieuses sans aucune pudeur, le jeu d'ombres et de lumière laissant deviner la peau de pêche sous le tissus soyeux.
Ses cheveux étaient lâchés, caressant doucement le creux de ses reins à chacun de ses pas et parsemés de minuscules émeraudes scintillantes sous les flammes des bougies. Son regard n'avait plus le khôl noir des gardes, mais était rehaussé de poudre d'or et de jade agrandissant son regard d'un vert pure.
Les yeux des convives se portèrent sur elle avec jalousie pour certaines, mais le plus souvent se furent des regards d'envie et de convoitise qui se déposèrent sur cette silhouette divine enfin dévoilée.

Ses magnifiques yeux de jade se posèrent sur Le seigneur Baltazard de Rochefouque avec défis. Comme si il n'y avait que lui au milieu de cette foule, plus qu'eux deux dans cette vaste salle où le silence régnait désormais mis à part des "oh" d'indignation de ces dames et des "Ah !" d'admiration de ces messieurs.

Artemia jouait une fois de plus...Lui qui n'avait pas apprécié sa tenue masculine, apprécierait il plus celle ci ? Elle en doutait et se délectait par avance de lire dans son regard une désapprobation voir même une rage glaciale qu'il devrait contenir au milieu de ses gens.

Dans le parfum de ses tissus vaporeux, elle traversa la pièce pour se rapprocher de lui, laissant la soie s'ouvrir dans une danse délicate, révélant ses longues jambes d'albâtre.

Non, la tenue n'était pas jugée protocolaire sur les terres du Sud, mais chez elle oui...Mais pour une femme cherchant époux ! Le savait elle ou se jouait elle de lui à nouveau ? Mais pourrait il lui reprocher sa tenue trop...Affriolante ? Son comportement quand à lui était irréprochable, digne d'une dame... Mais la tenue ! Teresa avait pourtant essayé de la dissuader, mais en vain ! Cette tenue ne pouvait attirer que les loups affamés ! Rien de bon !
Artemia lui avait alors juste sourit avant de lui tourner le dos en riant.

A quelques pas de lui, vec un sourire désarmant, elle s'inclina devant lui avec perfection, laissant sa longue chevelure de jaie glisser sur ses épaules et recouvrir avec pudeur son décolleté plongeant, un parfum enivrant de miel et de jasmin se dégageant à chacun de ses gestes gracieux.

"Monseigneur..."

Arkos assis aux côtés du seigneur ne pu s'empêcher de déglutir bruyamment tout en lançant des regards assassins à la fille de son seigneur. Qu'avait elle donc en tête pour lancer un affront pareil à Sieur de Rouchefouque ? Elle lui était promise, qu'elle le veuille ou non ! Lancer ainsi un message de liberté annonçant que sa main était à prendre, n'était pas des plus approprié !
Elle venait de lui lancer en plein visage, tel un soufflet, qu'il n'avait aucun droit sur elle et n'était qu'un prétendant parmi d'autres !
Arkos se calma bien vite, buvant d'un coup une rasade de vin. Si lui avait vu le message, personne dans la salle mis à part la délégation ne pouvait le comprendre ! Il fut soulager de savoir que le seigneur n'y verrait certainement qu'une tenue aguichante mettant en valeur une beauté à couper le souffle !
Il soupira d'aise, souriant alors au seigneur, comme si de rien n'était, son regard ne pouvant s'empêcher de plonger sur la silhouette penchée et sa peau de satin.

Au fond de la salle, prêt des portes, un soldat de la délégation au regard brulant sous son khôl noir serra les poings...
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Baltazard De Rochefouque
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MessagePosté le: Lun 8 Déc - 13:03 (2014)    Sujet du message: Un mariage arrangé pour une Alliance Répondre en citant

Artémia semblait avoir retrouvé raison, ayant rattrapé Baltazard sur le chemin du retour au Château. Mais le seigneur s’attendait à ce que la demoiselle ne change pas son comportement du tout au tout et quelques instants plus tard il en eut la confirmation dans ces propos convictions à son égare. Cette dernière avait la ferme intention de prendre la poudre d’escampette en pleine nuit et l’avait averti lui proposant même de l’accompagner dans son périple au cœur des tavernes de la cité du Seigneur. A nouveau le seigneur se retrouvait devant un dilemme… Suivre sa promise et rompre avec les manières conventionnelles ou resté à la place qui était la sienne. Le doute l’envahi, il pensait déjà aux réactions que pouvait avoir des proches conseillers mais ce qui le dérangeait également était le fait de se montrer en public et ainsi s’exposer à de multiple désagrément lié à sa fonction et son autorité.


Il laissa donc en suspend cette proposition, préférant garder silence pour toute réponse, n’ayant pris aucune décision à ce sujet, la soirée lui portera peu être conseil. Une autre idée lui vint toutefois à l’esprit, devant l’insouciance d’Artémia et ses perpétuelles écarts de conduite, pourquoi ne pas renforcer la garde au château et ainsi lui interdire l’accès à la cité… c’était une idée bien plaisante et qui répondrait parfaitement au petit jeu instauré par la dame. Devant tant de zèle il avait l’opportunité ainsi de la recadrer et de lui montrer qui détenait le pouvoir sur ses terres.


Bref, cette réflexion devrait mûrir au cours de la soirée mais pour le moment sa priorité était de rejoindre le château avant les festivités du soir. Arrivé dans la cours, il ne put s’empêcher de froncer un sourcil en voyant l’un des garde d’Artémia prolongé un peu trop longtemps son contact, il fut vite rassurer et ravi en voyant Teresa fustiger ce dernier avant qu’il ne le fasse lui-même. Baltazard acquiesça volontiers lorsque cette dernière le remercia d’avoir ramené saine et sauve la fille chérie De Sarmiento, puis observa le duo rentrer au château en direction des appartements privés mis à disposition afin de se préparer à la réception qui devait se tenir le soir même.


Baltazard resta alors pensif un moment se remémorant cette usante journée, descendant de son cheval, il attendit quelques minutes avant de rallier sa demeure. Il prit également la direction de ses quartiers, rapidement rejoint par deux de ses conseillers, Igor et Rodrigues. Ses deux là allaient encore lui en mettre plein le crâne, il en était persuadé. Passé la porte de sa splendide chambre, deux servantes ne mirent pas longtemps à s’occuper de leur seigneur. Elles étaient à son goût et avaient déjà par le passé assouvi ses besoins d’homme, elles étaient également de très professionnelles sachant rester à leur place. Elles entreprirent donc de préparer leur seigneur pour la réception du soir, s’occupant de sa douche et de l’habiller. Durant ses longues étapes, Baltazard n’eut pas le privilège de se reposer l’esprit, ses deux conseillers l’inondant de remarques et de questions.


Igor : - Vous avez pris des risques Monseigneur, pensez à votre honneur et votre rang ! Cette Artémia n’a pas à mériter tant d’attention. Vous avez bien vite fermé les yeux sur ses manquements. Faites attention Sir Baltazard, ce genre de femme peut vous faire perdre pied et vous manipuler à sa guise. Je ne laisserais pas cela se passer !


Baltazard : - Igor, vous voyez toujours tout noir. Nous n’en sommes pas là voyons ! Soyez plus indulgent, elle a vécu une séparation difficile.


Igor : - C’est votre indulgence qui vous perdra messir. Je vois clair en elle. Aucune femme de ce rang ne peut se permettre un tel comportement sans en subir les conséquences. Affirmer vous pendant qu’il en est encore temps oubien elle usurpera votre titre !


Baltazard fut saisie par les termes forts en signification que cracha son conseiller. Il avait raison dans un sens. Artémia jouait beaucoup avec lui et lui avait faire faire des choses que ses aïeux auraient lourdement sanctionné. Il devait rester maître de la situation, c’était à lui de dicter sa loi non à elle. Voyant le doute s’installer sur le visage de Baltazard qui terminait son bain par de longs massages effectués habilement par ses deux servantes, Igor enfonça un peu plus le clou pour imposer sa vision des choses.


Igor : - Méfiez-vous, elle vous manipule, vous à fait sortir des codes conventionnels et vous à fait quitter le château sans escorte durant une cérémonie officielle de bienvenue. Elle à montré et prouvé à notre futur allié une faiblesse dans notre maîtrise du pouvoir. Il faut remédier à cela au plus vite !!


Baltazard acquiesça à ses mots. Igor avait raison tout compte fait. Ses écarts de conduites pouvaient être lourds de conséquences, il devait mettre un terme au comportement intolérable de sa future épouse. Mais connaissant son caractère, il devra y mettre les formes. Il se relava et parti en direction de sa garde robe où les servantes s’empressèrent de l’habiller en tenue de soirée. Plus sobre, il était vêtu de noir et de grenat et avait retiré certains de ses bijoux gardant le strict minimum, une chevalière ainsi qu’un collier serti de rubis.


Rodrigues : - Monseigneur, la salle de réception est prête, nous n’attendons plus que vous. Aucune fausse note n’est a déplorer dans l’organisation de la réception et du dîner.


Satisfait, Baltzard acquiesca et esquissa un large sourire à l’encontre de son ami d’enfance.


Baltazard : - Bien, ne faisons pas plus attendre nos invités messirs. Allons prendre la température de nos convives.


Sur ces mots, il disparu de ses appartements prenant la direction de la grande salle de réception, accompagné par Igor et Rodrigues et escorté par sa garde rapprochée, deux fines lames réputé sur ses terres. Il entra majestueusement dans la salle de réception, richement décoré, montrant les atouts de puissance de la seigneurerie. Une large et longue table de plus de quinze mètres dominait la vaste salle de plus d’une centaine de mètres carrés. Sur cette dernière, ont pouvait remarquer de la vaisselle ainsi que des décorations toutes fondu dans des métaux les plus précieux, passant de l’or blanc à l’argent. La salle était décorée de blasons et drapeaux orné du sigle de la famille De Rochefouque, la grappe de raisin. Des saltimbanques multicolores chauffaient la salle accompagnée du bouffon vêtu de noir et rouge le plus hilarant de la coté Sud ainsi qu’un trio de ménestrel chantant et jouant des mélodies de la région dans un rythme effréné. Une ambiance très conviviale arpentait les lieux, mais à l’apparition du seigneur De Rochefouque, l’assemblée se tue, se levant en signe de respect. Baltzard d’un geste de la main les firent se rassoir au moment où il prit place sur son siège situé au centre de la table en chêne massif. Une pléthore de domestique s’afféraient à subvenir aux moindres désirs des convives en apéritif et vins.


Après quelques minutes de présence, vint l’apparition surréaliste de dame Artémia De Sarmiento. Elle n’était certes pas vêtu de manière conventionnel à nouveau, mais c’était tout l’inverse de ce que Baltazard avait pu voir l’après midi même. Elle était splendide, gracieuse dans sa robe. Tous les regards convergèrent sur elle, les hommes apprécièrent, les femmes ronchonnèrent. De la tête au pieds, elle inspirait un charme unique et un corps de tentatrice, tout en n’entrant pas dans la vulgarité. Elle s’approcha du Seigneur de Rochefouque et pour une fois s’appliquât au protocole de ce genre d’évènement. Baltazard fut envouté, conquis par la beauté surnaturelle qui émanait d’Artémia. Son parfum aphrodisiaque renforça encore plus ce désir qui commençait à naitre chez le jeune seigneur d’une trentaine d’année.


Il répondit à sa promise d’un regard pétillant et respectueux, lâchant un sourire satisfait sur ses lèvres. Il se rasseya, invitant la dame à prendre sa place à la table du banquet qui avait été prévue à cet effet. Il ne remarqua pas le conseiller d'Artémis, Sir Arkos fusiller cette dernière du regard, de même qu'Igor. Baltazard en oubliait les code de bonne conduite.


Les mets arrivèrent juste après, de gigantesque plats fourni abondamment en légumes, rôti de porcs, volailles de toutes tailles et de gibiers fraîchement chassé. Le vin coulait également à flot, des jongleurs firent leur apparition au banquet divertissant un peu plus l'assemblée.


Igor rongeait son frein, agacé par les manières déplacées de dame Artémia. Alors que le brouhaha s'était installé, Sir Baltzard multiplia les conversations avec Arkos et les autres membres de la délégation. Cependant, son regard dévia continuellement vers celui d'Artémis, comme envouté, n'arrivant pas à la chasser de ses pensées un seul instant durant le banquet. Il fallut l'intervention d'Igor pour calmer le jeune seigneur.


Igor : -Votre Seigneurie, cessez donc de vous faire mener en bateau bon sang. Ne voyez vous pas qu'elle vous provoque et provoque toute l'assemblée ! Sa tenue n'est pas descente, c'est votre promise et s'afficher ainsi montre simplement qu'elle est libre d'être désirer par n'importe quel homme ici présent ! Je vous en conjure, ressaisissez vous mon seigneur.


Baltazard avait l'esprit brouillé, Igor avait une nouvelle fois raison sur ce point, ou en tout cas le pensa-t-il. Il jucha la salle et aperçu nombre de regard se poser sur Artémia, des regards de désirs. S'en était trop, elle dépassait effectivement les limites de l'entendement, Sir Igor était de bon conseil. Il changea subitement de comportement, ignorant dame Artémia ou tout du moins lui montrant qu'il n'appréciait pas son énième petit jeu. Il ne savait plus si elle pouvait avoir des sentiments envers lui ou si son unique but était de rendre sa vie un véritable enfer.


Artémia pouvait observé Igor se frotter les mains et lui adressé un sourire mauvais, lui montrant qu'il avait persuader le seigneur de se ranger à sa cause suite à ses mauvaises manières, influençant de son expérience le pouvoir en place. Le dîner suivi son cours, Baltazard n'adressant plus que quelques rare regard timide et surtout hésitant à Artémia. Il semblait de plus en plus mal à l'aise mais faisait bonne figure devant le restant de la délégation. Il appela d'ailleurs un de ses autre conseiller discrètement, lui murmurant des ordres qu'il s'empressa d'aller mettre en place en dehors du banquet. Les deux gardes du corps personnel du seigneur surgirent dans la salle de banquet se plaçant derrière Baltazard. Il n'allait sans doute pas rester encore plusieurs heures. Allait il se reposer dans un salon annexe, seul, avec ses conseillers, ceux de dame De Sarmiento... personne n'aurait pu savoir. Mais en tout cas plus la soirée se prolongait plus la tension devenait palpable autour de lui.
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Artemia de Sarmiento
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MessagePosté le: Mar 9 Déc - 06:14 (2014)    Sujet du message: Un mariage arrangé pour une Alliance Répondre en citant

Le comportement d'Artemia avait été plutôt joyeux durant le banquet. Elle avait renvoyé au seigneur ses regards appuyés mais avec une certaine retenue puis s'était complétement désintéressée de lui après les manières d'Igor et le désintérêt de Baltazard. Elle ne comprit pas ce subit changement de comportement aussi préféra t'elle jouer les hôtesse impeccable avec ses voisins de tables, des membres de la cours de Rochefouque.

Elle riait mélodieusement à chacun de leurs mots, souriait et applaudissait avec grâce les tours des saltimbanques. Puis se fut le tour d'un troubadour qui Luth à la main prit place au centre de la vaste salle.

"Je m'en vais vous conter l'histoire du manant amoureux d'une dame..." L'homme retira sa capuche dévoilant un visage magnifique, crinière blonde et soyeuse. Sa voix portait jusque sous les voutes, les convives s'étaient tues, les dames le regard accroché aux lèvres de cet éphèbe aux yeux d'un gris envoutant. D'une simple phrase il avait attiré l'attention de tous, mais surtout de la gente féminine friande de ce genre de chanson.

Artémia, en grande discussion avec son voisin de table laissa son rire mourir, tournant ses grands yeux de jade vers le nouvel arrivant, ses lèvres restèrent entrouvertes et son pouls s'accéléra, à témoin sa respiration rapide faisant se soulever les voiles de son corsage.

"Oyez braves gens la triste histoire de ce pauvre troubadour qui un soir d'hiver trouva refuge chez le plus puissant des seigneurs qui soit..." Il ponctuait chaque mot d'un air de Luth qu'il jouait à la perfection.

"...Sachez qu'il ne vit qu'elle, la dame aux yeux merveilleux , à la bouche de grenat et au teint de pêche, mais comment faire alors qu'elle était presque reine et lui qu'un gueux ?..." Les dames soupirèrent doucement et les hommes froncèrent les sourcils devant cette histoire impossible.

"...Il l'adora en silence, l'adora tellement que ses chants devinrent aussi tristes que son cœur blessé..." A nouveau le son du luth résonna, les dames attendant la suite avec impatience. Les yeux d'Artemia étaient plongés dans ceux du saltimbanque qui lui souriait tristement.

"...Il ne lui divulgua jamais sa souffrance préférant montrer un cœur de pierre à celle qui, par ses manières lui avait mis les fers..." Il se tourna vers les autres dames, recevant œillades cachées sous des lèvres frémissantes.

"...La jeune fille, Ô qu'elle grâce, avait elle aussi abandonné son cœur de glace et pensant son amour défendu, se laissa dépérir sous ses yeux impuissants..."
Des "Oh !" de tristesse envahirent l'assemblée des dames qui plus que jamais attendait une fin heureuse.

"...Le puissant seigneur au courant de l'affaire, laissa éclater sa colère, pourchassant le manant et trouvant, Ô qu'elle misère, une bien curieuse manière de venir à bout de cette histoire..." Les dames retinrent leur respiration avant de commencer à discuter entre elles des différents fins possibles, espérant qu'elle serait des plus belles.

"Que croyez vous qu'il fit ? Que croyez vous qu'il fit ?..." Il laissa trainer sa voix en longue complainte revenant sur Artemia tout en faisant frémir les cordes de son instrument.

"...Le valeureux seigneur des terres de par delà les mers, terres hospitalières et merveilleuses aux odeurs enivrantes et aux filles ensorcelantes..."
Il gratta plus joyeusement ses cordes, entrainant les dames à battre doucement le rythme de leurs mains.

"Que croyez vous qu'il fit ? Grand seigneur à la sagesse qui n'eut d'égal que son honneur, que croyez vous qu'il fit ?" Les dames souriaient impatiente d'enfin savoir, ravie par ce spectacle et ce chant plein d'espoir.

"...Pour ne plus voir sa dernière se désoler de ne pas être aimée, que croyez vous qu'il fit..." Entonna t'il de sa voix enivrante, tenant dans ses mains la foule en haleine.

"Il le pendit haut et court !" Artemia s'était levée, frappant la table de ses deux mains avec furie, laissant les invités bouche bée et le troubadour étonné.

"Oh non Ma Dame, l'histoire ne se termine pas ainsi. Fort heureusement." Il lui décocha un sourire radieux alors qu'elle le fusillait du regard.

"Oh j'ai bien peur que si...Qu'en savez vous ?" Elle retira une de ses boucles d'oreilles d'émeraude et la jeta à ses pieds.

"C'est assez cher payé alors que vous m'ennuyez et chantez faux un conte qui ne vous appartiens guère, veuillez je vous prie laisser la place..." Elle se rassit, tremblante, buvant d'une traite le contenu de son verre.

"Oh non, laissez le terminer, je vous en prie madame ! " Les contestations et suppliques fusèrent, ce qui laissa Artemia sans voix contrainte de laisser le troubadour au regard souligné de Khôl noir de continuer.

"...Pour ne plus voir sa fille adorée pleurer son aimé, il l'envoya bien loin, pensant que sa passion ne dépasserait pas l'horizon..." Les dames applaudirent à la chanson continuant, remerciant Artemia du regard alors qu'elle vidait un autre verre.

"...Quand au pauvre garçon, ce pauvre gueux n'ayant pour tout trésor que ses chansons..." Le troubadour entama un pas de danse, ramassant au passage éloge et regards brulants.

"... Il traversa Désert et vallée, plaines et océans pour y retrouver sa belle..." Le son du Luth devint entrainant, les dames battant le rythme effréné dans leurs mains, joyeuses de voir se profiler une belle fin.

"...Pauvre troubadour a quoi pensais tu, pauvre troubadour mais que crois tu ?..." Le tempo s'accéléra à en perdre le souffle alors qu'Artémia essayait de rendre la parole à son voisin malheureusement subjugué lui aussi par le troubadour.

"...Toi qui n'a à lui offrir que ton cœur et des chansons, pauvre troubadour que crois tu..." Il sautillait avec élégance avant de tomber un genoux à terre devant Artemia qui sursauta , fuyant du regard.

"...Seule la mort pourra vous unir, troubadour pour ta dame, laisse la venir..."
Un silence se déposa sur la vaste salle du banquet puis se fut une explosion d'applaudissements alors que le troubadours se voyait jeter pièces et joyaux ainsi que foulards de tissus parfumés.

Le jeune homme laissa les présents s'entasser autour de lui, saluant distrétement son public, son regard captivé par Artémia qui se leva sans lui prêter attention, le teint plus pâle que la mort elle même.

Avec respect elle s'inclina devant son seigneur.

"Seigneur de Rochefouque, le voyage a été éreintant et les nuits ici sont si fraiche, je ne me sent pas de rester plus longtemps. Permettez que je me retire." Incapable d'attendre son assentiment, elle traversa la salle d'un pas rapide puis une fois arrivée dans les couloirs se mit à courir jusqu'à ses appartements où elle s'écroula en pleurs sur son vaste lit glacé.

Le vin, la fatigue, son ventre vide ? Quoi qu'il en soit, sa raison vacilla et ses larmes redoublèrent.

Quand au troubadour, au milieu des ovations et témoignages brulants de ces dames sous le charme, il réussit à se frayer un chemin hors de la foule ne ramassant que peu de son salaire ainsi que la boucle d'émeraude. Il fila vers les cuisines pour disparaitre tel le saltimbanque qu'il était.
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Baltazard De Rochefouque
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MessagePosté le: Mer 10 Déc - 06:09 (2014)    Sujet du message: Un mariage arrangé pour une Alliance Répondre en citant

La soirée suivie son cours, Artémia ignorant à son tour le seigneur De Rochefouque. C’est alors qu’entra en piste un troubadour, Luth à la main qui capta l’attention de la gente féminine. Les hommes quand à eut n’y prêtèrent guère attention, enfin une distraction qui allait les laissé parler entre eux loin des soucis et manières de ses dames. Baltazard en grande discussion avec Arkos et Igor ne prêta pas non plus grande attention à la l’histoire qu’interpréta tout en chanson le troubadour.

Mais au bout d’un long moment, leurs attentions se reportèrent tout de même vers la scène, Artémia faisant à nouveau parler d’elle semblant nerveuse et souhaitant mettre un terme à la prestation du troubadour. Un énième mouvement d’humeur d’un caractère bien trempé. Cela s’arrêta là pensa Baltazard et les conseillers des deux camps, mais alors que le spectacle prit fin, la Dame De Sarmiento prit congé précipitamment de la salle de banquet, certes en y en mis pour une fois les formes, mais tout de même, elle faisait encore parler d’elle, reportant l’attention sur sa personne et ses excuses ne semblaient convaincre personne dans l’assemblée, n’expliquant pas les véritable raisons et quittant la salle sans l’approbation du Seigneur. C’était la goutte qui faisait déborder le vase.

Alors Baltazard allait se levé pour la rejoindre et connaître les véritables raisons de ce départ précipité, Igor le retint fermement par le bras, le sommant discrètement de resté assis, le regard noir.

- Messir, trop c’est trop ! On marche sur la tête ! Il n’y a aucune raison valable pour qu’elle disparaisse ainsi, elle bafoue une nouvelle fois le protocole. Ca ne peut plus durer mon seigneur !!

Baltazard acquiesça bien malgré lui conscient qu’il avait une réputation à tenir. Il se redressa et déclaration à l’assembler.

- Messirs, mesdames, je vais me retirer en compagnie de mes conseillers et j’invite Sir Arkos à m’accompagner. Nous avons à parler de quelques aménagements dans la future cérémonie que nos deux peuples attendent avec impatience. Continuez la fête !
Sur ses mots, il disparut avec Igor et Rodrigues ainsi qu’Arkos, encadré par ses deux gardes de prédilection, direction une salle annexe, un bureau orné de grandes bibliothèques grimpant jusqu’au plafond. Tous s’assirent autour d’une table ronde en pin. Igor fut le dernier à prendre place, ayant discrètement passé des ordres à l’un des garde qui fila en direction des appartements de dame Artémia, se dissimulant des éventuels passages afin d’observer tout mouvement d’allée et venue sans intervenir et dressant un rapport si nécessaire ou mandatant une tierce personne à l’extérieur du Château comme on lui avait indiqué. Igor prit donc place, la mine sinistre invitant un domestique à servir à chaque individu une coupe de vin, puis s’adressa à la petite assemblée avant de laisser la main à Baltazard.

Igor : - Je vous ai réuni en comité privé et sous l’avale de mon bon seigneur afin de faire un point sur la situation. Comme vous avez pu le constaté de vos propres yeux, le comportement de Dame Artémia de Sarmiento est tout à fait inacceptable depuis votre venue très cher Arkos.
Il laissa ensuite la parole à son Seigneur, insistant du regard pour qu’il se joigne à son mécontentement.


- Mon cher et précieux conseiller ici présent à tout à fait raison. Son comportement est totalement déplacé. J’ai tenté de la ramener à la raison mettant mon honneur de coté. Je ne puis tolérer plus d’écart de conduite de sa part, il en va de ma crédibilité aux yeux de mes sujets et aux vôtre mon cher Arkos. Je vous prie de prendre des mesures drastiques, j’ose imaginer votre Seigneur si ses écarts de conduites arrivaient à ses oreilles… Sachez également qu’une remise en cause de notre accord pourrait avoir de lourdes conséquences sur vos futurs liens commerciaux dans l’ensemble des territoires des Royaumes… Mais vous et moi sommes des gens doté de raison, je suis certain que vous mettrez tout en œuvre pour qu’une telle situation ne se produise pas.

La tension semblait palpable. Le conseiller de Sarmiento devait se dépatouiller rapidement de cette délicate situation pour ne pas subir la colère de son seigneur et remettre en cause l’accord et les futures épousailles. Igor fut satisfait du comportement de Baltazard acquiesçant dans son sens mettant ainsi un peu plus la pression sur Arkos en délicate posture.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:34 (2017)    Sujet du message: Un mariage arrangé pour une Alliance

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