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L'enterrement de Hymir de Salägnur

 
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Irogenia Tyrell
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MessagePosté le: Dim 13 Sep - 15:18 (2015)    Sujet du message: L'enterrement de Hymir de Salägnur Répondre en citant

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Toute de noir vêtue, Irogenia se trouvait face à un bûcher funéraire sur lequel ne se trouvait rien d’autre que du bois. Pas de corps, rien d’autre que des souvenirs. Sous son voile la jeune femme s’autorisa quelques larmes. Ironiquement le temps était superbe en ce jour de tristesse pour tous les habitants de Salägnur.
Une torche lui fut tendue et sans perdre une seconde elle la saisit, s’approchant du monceau de bois qu’elle enflamma avant de reculer de quelques pas pour se protéger de la chaleur à venir. Le bûcher prit feu rapidement et bientôt les flammes montaient sur plusieurs mètres vers le ciel. Quelques prières furent entonnées en la mémoire de Hymir, mais les pensées de la veuve allaient à son garde du corps qui lui aussi avait péri.

Les évènements s’étaient succédés en bien peu de temps. Il y a quelques semaines la jeune femme rencontrait celui qui allait devenir son époux, s’installant dans le même temps dans ce pays qui n’était pas le sien. Peu après elle se tenait devant l’autel, Hymir à ses côtés alors qu’ils prononçaient les paroles rituelles qui feraient d’Irogenia et d’Hymir des époux. Une grande fête avait alors eu lieu et le soir le puissant seigneur de Salägnur avait porté son épouse jusqu’à leur chambre avant de la déposer précautionneusement sur leur lit.
Cela fait il s’était allongé sur elle, l’embrassant d’abord doucement, délicatement, puis comme s’il en avait assez de faire semblant, il se fit plus sauvage, plus brutal. Il lui arracha plus qu’il ne lui retira sa robe, avant de se déshabiller lui aussi à la hâte.

La jeune femme se tenait toujours sur le lit, un peu inquiète de ce qui allait suivre. Hymir se tenait devant elle, totalement nu, son sexe en érection pointant vers le ciel. Les pieds à plats sur les couvertures, jambes repliées, Irogenia les écarta, lui disant qu’elle était prête. Son seigneur et maître eu un petit rire en grimpant sur le lit.
« Irogenia, ça n’est pas ainsi que je compte te faire mienne. » lui dit-il avant de se pencher vers elle et de l’embrasser, tout en lui caressant l’entrejambe.
Il saisit alors son épouse par la taille et la retourna avec une facilité qui n’avait rien de surprenante compte tenu de sa masse musculaire. La plaçant à quatre pattes, il la pénétra, la jeune femme se mordant la lèvre au moment où son hymen se rompit.

Hymir la besogna ainsi un long moment, lui imprimant un rythme en la tenant par les hanches tandis que son épouse se trouvait agenouillée, en appui sur ses avant-bras. Cela lui rappelait la façon qu’avait Tankred de la chevaucher. Visiblement son second amant ne serait pas plus doux que le premier. Dans le cas de Tankred il savait se montrer doux mais tous deux savaient qu’elle préférait qu’il la domine, la jeune femme aimant se sentir en son pouvoir.
Elle ne ressentit guère de plaisir durant l’ébat, si ce n’est celui de se sentir appartenir à un homme. Un homme, son homme, son époux à présent, son seigneur et maître. Hymir poussa soudain un râle et se retira, la jeune femme sentant alors quelque chose s’écouler entre ses cuisses. Elle était à présent sienne, il venait de jouir en elle et sans doute porterait-elle ses enfants un jour.

Tous deux s’allongèrent côte à côte, Hymir venant poser sa main sur l’un des seins de la jeune femme. Ils échangèrent quelques douces paroles, emplies d’amour, celles-ci contrastant avec la bestialité précédente du seigneur des lieux. Nul doute qu’il appréciait son épouse et qu’il finirait par l’aimer et il en était de même pour Irogenia. Il s’inquiéta même de savoir si elle n’avait pas eu trop mal durant leurs ébats et si elle avait ressenti du plaisir. Il s’y prenait trop tard mais demandait néanmoins, sous son côté brut de décoffrage elle ne doutait pas de sa bonté. Elle lui répondit que c’était tout à fait supportable et qu’elle ne doutait pas qu’il saurait la combler à l’avenir. Elle lui précisa qu’une de ses suivantes l’avait prévenue que le plus souvent lors de sa première fois on ne ressentait guère de plaisir.
Son époux la prit alors dans ses bras, la berçant doucement et lui murmurant qu’il allait remédier à cela, et tout de suite.

Cette fois il prit davantage son temps, la caressant tout en l’embrassant, lui montrant qu’il n’en était pas non plus à son coup d’essai avec une femme. Elle finit par se mettre d’elle-même à quatre pattes lorsqu’elle n’en pu plus de ses caresses et qu’elle se sentait assez excitée pour ne rien vouloir d’autre que de se faire pénétrer à nouveau. Il la fit relever et vint la plaquer à la table qui lui servait à dérouler ses cartes et à tenir sa correspondance, balayant au préalable le contenu de la table d’un seul geste. La joue posée contre le marbre froid du meuble, elle avait le regard perdu dans le vague et plaça d’elle-même ses mains dans son dos afin qu’il les y maintienne tandis qu’il la prendrait. Elle écarta un peu plus largement les jambes afin que tout son buste repose contre la table alors qu’elle le sentait s’insinuer en elle. Cette fois elle ne sut retenir ses cris mais ce n’était pas de douleur mais bien de plaisir.

Ils dormirent peu cette nuit mais se connurent maintes et maintes fois charnellement. Elle ne craint pas de se montrer soumise, son seigneur et maître était puissant, il n’y avait aucune honte à le reconnaître comme lui étant supérieur. Irogenia pensa plus d’une fois à Tankred, se demandant ce qu’il ressentait en cet instant, sachant très bien ce qu’il se passait dans cette pièce…
***********************
Irogenia de Salägnur, seigneur des terres du même nom et veuve du regretté Hymir de Salägnur

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Irogenia Tyrell
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MessagePosté le: Mar 15 Sep - 09:10 (2015)    Sujet du message: L'enterrement de Hymir de Salägnur Répondre en citant

Les jours qui avaient suivi furent merveilleux, Hymir se montrant un époux attentionné et sous son côté nordique un peu rustre, la jeune femme l’appréciait de plus en plus. Elle voulait se montrer forte pour lui. Elle voulait se montrer une bonne épouse, mais les choses n’étaient jamais simples car dans le plus grand secret elle aimait Tankred son garde du corps.
Être fidèle lui était inconcevable, sa relation avec Tankred étant antérieure à celle avec Hymir, mais elle n’avait pas l’envie de le faire souffrir avec cela aussi se montrait-elle discrète et Tankred en faisait de même. C’était de toute façon bien mieux pour eux, en effet si leur secret était éventé, la jeune femme ne donnait pas cher de leur peau.
Hymir, humilié provoquerait à coup sûr Tankred en duel et Irogenia aurait bien peu de chance de survivre bien longtemps à son garde du corps si celui-ci était vaincu. Dans le cas contraire tous deux devraient fuir aussi loin que possible ce qui était peut-être encore la meilleure option.

Jusqu’ici personne ne s’était rendu compte de rien et de nombreuses fois Tankred et elle s’étaient retrouvés dans quelques endroits perdus pour coucher ensemble. Ils n’avaient pas abandonné leurs anciennes pratiques, Irogenia les appréciant toujours autant mais à présent Tankred pouvait aussi lui faire l’amour de façon plus conventionnelle, quoique en fait de lui faire l’amour, il était plus adéquate de dire qu’il la baisait.
Ils étaient prudents, s’assurant que les lieux étaient abandonnés, que personne ne viendrait les déranger pendant qu’ils couchaient ensemble, les risques étant trop grands pour se permettre un quelconque relâchement à ce niveau. Mais voila, Hymir avait montré ce lieu fantastique à Irogenia pendant leur nuit de noce, après leurs longs ébats. Une grande terrasse au plus haut de son château, surplombant les alentours et la mer. Un lieu d’où il était possible d’observer loin à la ronde sans que personne ou presque ne puisse vous voir.

Plusieurs fois Hymir et Irogenia y étaient allées, observer les étoiles, parler et parfois se pelotonner dans de chaudes couvertures avant de faire l’amour sur celles-ci, se tenant chaud mutuellement, le vent soufflant sans discontinuer là-haut. Irogenia était heureuse, son époux se montrait quelqu’un de bon, et elle conservait son amant. Pouvait-elle vivre en aimant deux hommes ? C’était ce qui était en train de se développer. Tant que Hymir ne savait rien de ses aventures, tout irait bien, mais elle sentait que Tankred en voulait davantage et qu’il n’était finalement pas si enclin à partager la jeune seigneur, quand bien même il n’avait pas le choix. Après tout, pouvait-elle se refuser à son époux ? Si peu de temps après leur mariage, c’eut été étonnant et puis elle n’en avait de toute façon pas la moindre envie.

Ils finirent cependant par se montrer imprudents d’une certaine manière puisqu’ils se rendirent, Tankred et elle, sur la terrasse en dépit de l’interdiction de Hymir. En effet seul le maître des lieux avait le droit de s’y rendre et à présent qu’il était marié son épouse jouissait de ce droit également mais son garde du corps n’avait rien à faire là.
S’arcboutant contre la lourde porte, Tankred l’avait ouverte et referma derrière eux. Il alla admirer la vue et lorsqu’il se retourna, il constata qu’Irogenia n’avait pas perdu de temps pour se défaire de ses atours, se tenant à présent nue et frissonnante sur une fourrure qu’elle avait amenée. Son protecteur vint alors la rejoindre, la prenant dans ses bras, non sans avoir une pensée pour leur première étreinte. Ce jour-là elle s’était aussi retrouvée dans ses bras, nue et frissonnante.

Délicatement il l’allongea sur les fourrures tout en la couvrant de baisers, baisers qu’elle lui rendait, ne se gênant par pour le mordre. L’attrapant par les cheveux, il guida la bouche de son amante jusqu’à son sexe, celle-ci ne se faisant pas prier pour lui faire du bien de la sorte. Puis Tankred la plaqua au sol, immobilisant les poignets de la jeune femme d’une seule main, celle-ci lui souriant. Il ‘était bien plus fort qu’elle et elle attendait de voir ce qui allait suivre. Ecartant les jambes d’Irogenia, il commença à lui faire l’amour. Ses coups de butoir étaient puissants et son guerrier la possédait totalement. Qu’est-ce qu’elle aimait ça… A chaque va et vient elle retenait ses gémissements, Tankred les étouffant parfois de ses baisers. Enroulant ses jambes autour de celles de son protecteur, elle était au paradis. Il finit par jouir, se rependant en elle, ils devraient se montrer prudent avec ça le jour où Irogenia accepterait d’avoir des enfants et cesserait les infusions contraceptives.

Allongés l’un contre l’autre, ils restèrent ainsi sans bouger, la jeune femme gardant les yeux clos, murmurant de doux mots d’amour à son amant. Soudain le bruit de la porte se fit entendre, ce qui ne pouvait signifier qu’une chose… Hymir.
Par un malheureux hasard il avait dû écourter sa réunion et suite à celle-ci, sans doute avait-il eu le besoin de réfléchir seul, ici. Tankred était déjà debout, toujours nu. Passé un instant d’incrédulité, Hymir poussa un hurlement et se jeta sur Tankred, son arme déjà dégainée.
Leur affrontement fut d’une rare violence et bien que désarmé, Tankred se défendait bien, esquivant les attaques adverses, tentant de frapper à mains nues lorsqu’il en avait l’occasion. Tout était fini, ils étaient morts tous les deux… Hymir allait tuer Tankred puis ce serait le tour d’Irogenia. Celle-ci était toujours à terre, tremblante en pensant à ce qui l’attendait. Tankred devait gagner, il le fallait…

Désarmé, les chances du garde du corps étaient pourtant bien minces et petit à petit il perdait du terrain. Il se rapprochait dangereusement du rempart. Hymir ne contenait pas sa sauvagerie et sa hache fendait l’air, ayant déjà coûté quelques estafilades à l’amant de la jeune femme. Le maître des lieux porta un puissant coup qui ne rencontra que le vide, Tankred l’ayant esquivé. Une ouverture dont profita son adversaire pour lui assener un violent coup de poing au foie. Hymir chancela, c’était le moment ! Tankred se jeta sur lui, lui saisissant le poignet et le désarma. La hache tomba avec un bruit sourd sur les pavés de la terrasse. Il pouvait le faire ! Il venait de reprendre l’avantage. C’était sans compter sur la combativité d’Hymir qui se reprit bien vite du coup subit et envoya un coup de tête à Tankred, lui écrasant le nez avant de lui envoyer un coup de genou dans l’entrejambe. Se dégageant de l’étreinte, il ceintura Tankred qu’il jeta par-dessus les murailles.

Regardant alors en contrebas Hymir eu un sourire mauvais, il regrettait que les flots aient absorbé son adversaire. Celui-ci n’avait pas pu survivre à une telle chute mais il aurait aimé voir le corps sans vie et démembré de ce scélérat. Ce n’était pourtant pas si mal, ainsi personne ne saurait jamais la honte du seigneur de Salägnur. C’est à ce moment qu’une douleur le transperça. Derrière lui Irogenia s’était relevée et s’étant saisie de la hache abandonnée, elle l’en avait frappé d’un grand coup dans le dos. Sans perdre une seconde, elle l’avait alors poussé de toutes ses forces. Si Hymir n’avait pas subi une telle blessure, elle n’aurait eu aucune chance mais là ses forces le quittaient déjà et il bascula lui aussi dans le vide.
La jeune femme avait agi de façon mécanique, vengeant par la même occasion son amant. Avec ce qu’il lui restait de courage, elle passa à la hâte sa robe, ramassa ses quelques affaires, jeta par-dessus les remparts les vêtements de Tankred et quitta les lieux.

Elle alla alors chercher de l’aide et conta sa mésaventure. Alors que le seigneur Hymir et elle s’étaient donnés rendez-vous sur la terrasse, Tankred avait soudain surgi, fou de rage et s’était jeté sur eux. Hymir et lui s’étaient alors lancés dans un combat sans merci et les deux hommes avaient fini par s’entraîner mutuellement dans une chute mortelle. Elle jetait l’opprobre sur celui qu’elle aimait mais n’avait guère de meilleure version à fournir. Elle donna également l’ordre que les portes de la terrasse soient refermés, ce lieu n’ayant pas à être vu par quelqu’un d’autre que le maître des lieux, puis elle demanda à se retirer.
Son mensonge dû en convaincre suffisamment pour qu’elle reste à la tête de la seigneurie. On lui laissa le temps de se reposer, lui envoyant une servante pour veiller sur elle et la baigner, la pauvre Irogenia étant couverte de sang. Elle semblait aux habitants du château une femme forte mais elle avait été éprouvée par ce dont elle venait d’être témoin. Tout le monde le comprenait… Qui n’aurait été éprouvé par la trahison de son protecteur et l’assassinat de son mari par celui-ci ?

Le corps n’ayant pas été retrouvé, emporté par la mer, on dû se résoudre à ériger un bucher funéraire vide. Irogenia se trouvait devant celui-ci, toute à son chagrin d’avoir perdu un autre protecteur, elle se surprit à pleurer Hymir également. Ils s’étaient connus peu de temps mais durant les quelques semaines écoulées, elle avait appris à l’apprécier et regrettait sa disparition, d’autant plus qu’elle était après tout la cause de la mort de ces deux hommes.
Lorsque le bucher se fut totalement consumé, ils restèrent encore un peu puis regagnèrent le château. Un banquet en la mémoire du défunt fut donné. De ceux qui étaient présents, elle voyait que certains l’accusaient de la perte de leur seigneur, d’autres lorgnaient vers elle, bien décidés à remplacer son défunt époux, et certains encore étaient là, prêts à la protéger. Elle avait bien fait de prétendre avoir attaqué Tankred avec la hache de Hymir, cela avait plu, la désignant comme une digne seigneur du nord. C’était ces derniers qu’elle devait garder près d’elle et éloigner les autres.
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Irogenia de Salägnur, seigneur des terres du même nom et veuve du regretté Hymir de Salägnur

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Armand d'Estalie
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MessagePosté le: Mar 15 Sep - 10:06 (2015)    Sujet du message: L'enterrement de Hymir de Salägnur Répondre en citant

Armand s'était rendu aux funérailles d'un grand seigneur du nord. Comme il se devait, il fallait présenter ses respect à un homme qui pendant de longues années avait tenu le nord du royaume sous sa coupe et permis à cette région rude et inhospitalière de prospérer par le commerce des fourrures et du bois, mais aussi, avait permis l'implantation de plusieurs mines afin d'explorer les filons sous terrain de matériaux précieux. Pour autant, le jeune seigneur n'était guère mécontent du décès prématuré de cet homme. Il était certes un allier, mais un allier un petit peu trop puissant et influant dans le Nord. Avec cet homme accroché fermement à son rocher et à sa forteresse qui aurait sûrement vécut jusqu'à un âge avancé et fait de nombreux marmots, il aurait été très compliqué pour la jeune garde à laquelle appartenait Armand de se tailler la part du lion.


Hors, voilà que le seigneur était à présent mort. Ses coffres débordaient encore d'or, ses terres étaient encore riches et ses vassaux pas encore dispersés. Non, tout le monde était là à regarder le tas de bois partir en fumée et à aiguiser ses dents avant d'attaquer l'héritage du mort. Pas d'enfançon en vue, à tout les coups, cela allait créer un certain nombre de querelles, mais c'était très exactement le genre de situation où un jeune loup tel que le seigneur d'Estalie se plaisait à évoluer.


Le banquet donné en l'honneur de la mort héroïque du seigneur était assez bruyant pour que dans l'ombre on cherche à chuchoter des rumeurs de trahison en tout genre. Peut-être la dame des lieux n'en avait-elle pas vraiment conscience, mais elle n'avait déjà guère plus d'autorité sur ses vassaux et d'ici à se que le soleil se soit levé, cette autorité aurait proprement disparut.


Les clans ne voulaient pas d'une femme. Si encore elle avait été une guerrière qui avait chevauché avec son époux l'arme au poing, ils auraient fait un effort. Mais la dame de la place semblait avoir d'avantage des talents de diplomate et de brodeuse que de bretteuse. Il fallait en plus rajouter à cela le fait qu'elle était étrangère. Une véritable tare aux yeux d'un grand nombre des chef qui se trouvaient ici rassemblés et ne retenaient leurs velléités de révolte que par respect pour les mânes du défunt seigneur. Cela ne les empêchaient pas de comploter, juste de tirer l'épée contre la dame. Mais une chose était sure. Cette femme à la peau sombre ne régenterait pas leurs existences.


Pour autant, les chefs de clan n'étaient pas d'accord entre eux et refusaient de voir tel ou tel famille prendre la place du défunt seigneur au nom de quelque antique querelle.


Quel fantastique terrain de jeu pour un comploteur et un ambitieux.


Pour autant, Armand ne chercha pas à se précipiter. C'était là le meilleur moyen de se retrouver piéger à son propre jeu et d'échouer lamentablement à accomplir quoi que se soit. Mieux valait attendre et voir quels étaient les chefs de clan les plus influents. Ceux dont les voix comptaient dans cette assemblée mais qui n'avaient pas les appuis suffisant pour prendre le pouvoir pour eux même.


Et il fallut ensuite nouer les alliances nécessaires.


Quelques parties de chasses, des coupes empoisonnées, des beaux cadeaux distribués par-ci par-là avec parcimonie et méthode.


Le temps avait passé, et Armand avait regagné son château qui lui semblait bien étroit par rapport à ce à quoi il aspirait à présent. Mais plus le temps passait, plus il se savait fort et plus les chefs de clans rechignaient à suivre les ordres de l'étrangère.


* * *


La chambre de la dame était assez jolie et spacieuse. Bien meublée et agencée. Était-ce là un caprice de la jeune femme qui, venue de contrée bien plus raffinée avait tenu à conserver dans sa chambrée un certain luxe ou était-ce le fait d'un seigneur plus raffiné qu'il n'y paraissait ? Allez savoir. Quoi qu'il en soit, Armand appréciait beaucoup la touche d'exotisme que la dame avait certainement amenée avec elle. Dehors, il faisait nuit noir et seul un feu de cheminée mourant éclairait encore faiblement la pièce. L'endroit avait une isolation particulièrement remarquable, on entendait guère se qui se passait à l'extérieur malgré, Armand le supposait, le léger chaos qui s'y déroulait.


Le jeune seigneur observait la veuve endormie, un grand sourire sur le visage. Il avait gagné.


Tout s'était déroulé à merveille et voilà qu'elle était à seulement quelques pas de lui, tranquillement endormie. Au moins, elle ne s'était doutée de rien. Les chefs de clan avaient parfaitement tenu leur rôle et le jeune homme ne pouvait qu'en être ravi.


Silencieusement malgré le plastron et la cotte de maille qu'il portait avec ses fourrures noires, il se glissa vers le lit de la dame et s'assit à côté d'elle. Elle était belle. Visiblement, le veuvage avait laissé quelques traces sur son visage, mais beaucoup moins qu'on aurait put le craindre.


« Dame Irogenia, dit-il en tapotant sa joue. »


Il était plus que temps qu'elle se réveille. Dans un coin de son esprit, Armand espérait qu'elle allait faire quelques difficultés et se débattre, même si toute lutte de sa part était désormais vouée à l'échec.
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Irogenia Tyrell
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MessagePosté le: Mar 15 Sep - 11:00 (2015)    Sujet du message: L'enterrement de Hymir de Salägnur Répondre en citant

Parmi ceux qui étaient venus assister aux funérailles se trouvaient des chefs de clans, mais aussi quelques seigneurs des alentours venus rendre un dernier hommage à un ami ou un rival, parfois les deux à la fois.
Durant les jours qui suivirent, Irogenia s’entoura de ceux qui lui étaient fidèles mais elle voyait bien qu’ils étaient peu nombreux par rapport à tous les autres. Elle n’avait fait que gagner un répit en poussant Hymir de la terrasse et elle n’entrevoyait que peu d’évolutions possibles. Une chose était certaine, elle ne resterait pas seule à la tête de cette seigneurie. Elle était une étrangère et n’avait été mariée à Hymir que trop peu de temps pour qu’on l’accepte. Sans les entendre directement, elle savait que certains complotaient déjà, pas nécessairement à son élimination à elle mais plutôt à prendre la place de son époux à ses côtés. La jeune femme était belle et légitimerait une prise de pouvoir pour certains. D’autres n’accepteraient jamais cela mais pour le peuple et une bonne partie des seigneurs et chefs de clans, ce serait suffisant. Restait à voir qui l’épouserait…

Sa chance était d’être la fille d’un puissant seigneur d’une nation alliée et l’assassiner serait la dernière des idioties, cela même le plus stupide des chefs de clans l’ayant compris.

Plus le temps passait et plus Irogenia sentait son influence lui filer entre les doigts. Bientôt il n’y aurait plus que ceux qui étaient venus de Baranas avec elle qui lui seraient fidèles, elle le craignait. Lors des réunions du conseil, elle voyait que ses décisions, bien que bonnes, étaient souvent contestées et que si elle parvenait parfois à les imposer c’était au prix de longues joutes verbales. Elle se demandait si c’était le fait d’être une étrangère ou simplement une femme qui faisait qu’elle devait tant se battre pour s’imposer. A moins que ça ne soit tout simplement parce que sa légitimité était de moins en moins reconnue.
On lui laissa le temps de faire son deuil, personne ne parlant pour le moment de lui trouver un nouveau parti mais elle entendait parfois des échos. Parmi ceux qui lui étaient encore fidèles, certains lui parlèrent ouvertement de ce qui allait suivre et de toute façon elle n’était pas dupe, elle avait bien compris ce qui l’attendait. Elle voyait que certains se montraient de réels soutiens, parfois même c’était assez inattendu. Visiblement elle avait fait bonne impression depuis son arrivée.

La chance d’Irogenia venait de ce que les chefs de clans n’arrivaient pas à se mettre d’accord entre eux et tout cela ralentissait beaucoup leurs négociations. Car il ne fallait pas se leurrer, le temps qu’ils voulaient bien lui laisser pour faire son deuil était bien court mais involontairement ils lui offraient du temps de par leurs propres complots et pseudo manipulations. La subtilité n’était pas le fort de tous et pour quelqu’un doué d’un minimum d’intelligence, il était tout à fait possible de se faire une place de choix. Pas nécessairement au bras d’Irogenia mais pourquoi pas à la droite du futur maître des lieux. La crainte de beaucoup était que le ventre d’Irogenia ne s’arrondisse et qu’elle donne naissance à un enfant mâle qui serait alors le digne héritier de ces terres. Mais même dans un tel cas, un accident était si vite arrivé.
Petit à petit la jeune veuve voyait le nombre de ses alliés diminuer et elle dut se rendre à l’évidence, quelqu’un était en train de jouer contre elle pour l’isoler. Certains de ses plus fidèles alliés eurent même des accidents et lorsqu’elle était seule, Irogenia se laissait parfois aller au désespoir, se sentant totalement prise au piège.

Les choses allaient mal, les chefs de clans commençant à n’en faire qu’à leur tête et il devint évident que quelqu’un d’un jour à l’autre allait se dresser et prendre la place de Hymir pour rétablir l’ordre. Il le ferait consciemment ou non d’ailleurs, car on n’était jamais à l’abri d’un chef de clan plus belliqueux que les autres qui s’imposerait par la force pour son simple profit et qui du coup rétablirait la discipline auprès des autres.
C’est donc assez las que ce soir-là Irogenia gagna sa chambre. L’une de ses suivantes prit soin d’elle avant de se retirer et de lui souhaiter une bonne nuit. Epuisée par le stress de ces derniers jours, la jeune femme ne tarda pas à s’endormir.
Sous de chaudes fourrures, elle portait une simple chemise de nuit faite de soie turquoise rebrodée de perle. Sa respiration semblait paisible et il n’y avait bien que dans le sommeil qu’elle l’était ces derniers jours.

Elle ne dormait pas depuis très longtemps lorsque quelqu’un lui tapota doucement la joue, l’appelant par son nom. Ouvrant les yeux, la jeune femme avait déjà tiré une dague courbée de sous son oreiller et la pointait en direction de l’homme en armure qui était assis sur le bord de son lit.
« Qui êtes-vous et que faites-vous dans mes appartements ?! » lui demanda-t-elle, ses yeux n’étant pas encore habitués à l’obscurité de sa chambre.
La présence de cet inconnu dans ses appartements était des plus inquiétantes. Etait-il là pour l’assassiner ? Et pourquoi les gardes ne l’avaient-ils pas empêché d’entrer ? Peut-être que le château avait été envahi et que c’était le chef des envahisseurs. S’il le fallait, elle vendrait chèrement sa vie.
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Irogenia de Salägnur, seigneur des terres du même nom et veuve du regretté Hymir de Salägnur

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MessagePosté le: Mar 15 Sep - 13:54 (2015)    Sujet du message: L'enterrement de Hymir de Salägnur Répondre en citant

Armand reculé légèrement par instinct au moment où il vit l'éclat de métal apparaître dans les mains de la jeune veuve. Elle avait beau n'être qu'une menace très minime, c'était quant on était trop sur de sois qu'on prenait facilement quelques pouces d'acier dans le ventre. Visiblement, cette petite panthère avait quelques griffes. Il aurait tôt fait de les limer. Mais en attendant, il trouvait que c'était assez amusant de la voir réagir de la sorte. Il aurait d'autant plus de plaisir à mater cette femme qui, bien que presque nue, se comportait avec un orgueil tout seigneurial qui n'allait plus vraiment soir à sa nouvelle position sociale.


Elle posa quelques questions et jetait des éclairs avec les yeux. Visiblement, elle n'était pas consciente de la situation dans laquelle elle se trouvait. Pas suffisamment en tout cas pour se dire que l'heure était venue pour elle de passer la main et de son domaine. Elle n'avait pas été une mauvaise seigneur depuis qu'elle occupait le poste seule, loin de là. Mais elle n'était simplement pas suffisante pour qu'on la laisse continuer à commander la seigneurie. Dans le cas contraire, Armand n'aurait pas réussi à la renverser aussi vite. Les dieux étaient souvent des êtres particulièrement cruels.


D'un geste rapide, il attrapa le poignet armé de la jeune femme et le tordit jusqu'à se qu'elle lâche son arme. Il tenait toujours la jeune femme alors qu'il était en train d'examiner le couteau avec lequel elle le menaçait avec un certain mépris. C'était ridicule. Plus un bijou qu'une véritable arme. Et elle comptait sur ce cure dent pour assurer sa sécurité ? Elle aurait mieux fait de dormir avec une côte de maille, cela aurait été plus utile. C'était sûrement comme cela dans les principautés du sud. Ils aimaient les belles lames et les beaux pommeaux ouvragés, mais rien qui ne soit de vrais armes.


Tenant toujours le poignet de la jeune femme, il l'obligea à sortir des couvertures en lui tordant son joli bras. Elle tentait bien de se défaire de sa prise, mais ses luttes étaient plus ridicules qu'autre chose.


« Je suis votre nouvel époux, dit simplement Armand en glissant la lame contre sa gorge. »


Si cette arme était ridicule aux yeux du nordique, elle n'en était pas moins tranchante.


« Et je viens examiner ma propriété. »


Sans guère plus de préliminaire, le jeune seigneur trancha les bretelles de la robe de chambre de la noble dame.
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Irogenia Tyrell
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MessagePosté le: Mar 15 Sep - 14:43 (2015)    Sujet du message: L'enterrement de Hymir de Salägnur Répondre en citant

Au moment où Irogenia avait pointé sa dague vers lui, l’inconnu s’était reculé, se plaçant hors de portée. Puis d’un geste vif, il vint saisir le poignet de la jeune femme, le tordant jusqu’à ce qu’elle laisse tomber sa dague. Ramassant l’arme qui était tombée sur le lit, l’étranger l’examina tout en maintenant sa prise douloureuse sur la jeune femme, celle-ci se mordant la lèvre pour ne pas hurler. Et pourtant c’est sans doute ce qu’elle aurait du faire, hurler pour que les gardes accourent.
Lui tordant le bras sans douceur aucune, il lui fit quitter la chaleur de ses couvertures, la forçant à se mettre debout devant lui. Elle eut beau se débattre, son adversaire n’ayant pas une corpulence particulièrement impressionnante, sa prise était ferme et tout ce qu’elle parvint c’est à se faire plus mal encore.
Armand glissa alors la lame de la dague sous la gorge d’Irogenia et celle-ci s’immobilisa, consciente du danger dans lequel elle était.

Il se présenta ensuite très simplement : « Je suis votre nouvel époux. » Ainsi c’était de cela qu’il était question… drôle de façon de faire pour une demande en mariage. Si cette partie rendait déjà la jeune femme furieuse, la suite la mit réellement hors d’elle :
« Et je viens examiner ma propriété. »
Que croyait-il ? Elle n’était la propriété de personne, quels qu’aient pu être ses jeux avec Tankred. Elle était Irogenia de Salägnur, une seigneur, pas une esclave !
Il trancha alors les bretelles de sa robe, le vêtement glissant en tas à ses pieds, la révélant alors dans toute sa nudité. Dans la pénombre on pouvait alors deviner ses jolies formes, une agréable petite poitrine, de belles hanche et une taille fine, quant à son postérieur, certains l’auraient qualifié de plat. Irogenia était toujours aussi athlétique. Sa toison était bien parfaitement entretenue, formant un joli éventail. Le plus surprenant était tous ces motifs compliqués peints sur sa peau halée, ses mokos.

« Comment osez-vous ?! » demanda-t-elle avant d’appeler à la garde maintenant que la menace du poignard n’était plus dirigée vers sa gorge. Elle en profita pour envoyer son genou dans l’entrejambe de son adversaire, espérant calmer ses ardeurs. « Je ne suis à personne ! » Elle avait frappé en essayant de bouger le moins possible son corps afin que la clef opérée sur son bras ne la fasse pas davantage souffrir.
Cet homme venait donc prendre sa main de force, mais dans quel état était le château ? Avait-il massacré tous ses sujets ? Il était peu probable que les gardes à la porte ne lui réponde car s’ils étaient toujours de ce monde, pourquoi auraient-ils laissé passé cet homme ?
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MessagePosté le: Ven 18 Sep - 06:41 (2015)    Sujet du message: L'enterrement de Hymir de Salägnur Répondre en citant

La chatte avait des griffes. Même ainsi dénudée et humiliée, elle tenta de faire face à son agresseur et de le frapper. Un peu surprit par cette réaction, Armand ne réussi qu'à peine à éviter ce coup. Irogénia frappa la cuisse au lieu de frapper une zone plus sensible. C'était plutôt un bel assaut. Mais il était aussi vain qu'inutile. Quant bien même elle arriverait à la porte, elle serait piégée à l'intérieur de la forteresse qui était à présent sa prison. Mais dans tout les cas, le jeune seigneur n'avait pas lâché le poignet de la dame. Elle n'allait pas s'en tirer à si bon compte. Alors qu'elle était en train de le vilipender et de rassembler sa fierté pour la lui jeter au visage, Armand lui profitait simplement de la vue que ce beau corps lui offrait.


La jeune femme était superbe. On comprenait aisément en la voyant pourquoi le seigneur défunt avait été chercher son épouse si loin lorsqu'il aurait été tellement plus simple d'en prendre une de la région. Elle avait de très belles formes placées là où il le fallait et même si en regardant sa silhouette, ses fesses semblait un peu plates, il n'en demeurait pas moins qu'on avait envie d'y mettre la main pour les pétrir. Et puis, elle arborait ce charme exotique et cette peu halée qui faisait tant défaut aux natives de ce royaume. Armand se prit même à l'imaginer dans une tenue d'odalisque au milieu d'un harem de marbre comme il n'en existait ici que dans les pages poussiéreuses de récit de voyage. Vraiment, cette femme lui plaisait. Quant bien même elle avait été assez sotte pour ne pas penser à quitter ce lieu et à rentrer chez elle avec se qui restait de sa dot, elle n'en avait pas moins une femme superbe. Il faudrait juste la pétrir un peu pour la rendre plus docile. Cela ne saurait tarder.


Elle deviendrait un superbe joyaux qu'il garderait auprès de lui.


« Vous auriez dut partir à la mort de votre époux, dit-il en s'efforçant de la maintenir. »


Heureusement qu'il était plus fort et plus lourd. Même avec la menace du poignard, cette femme était une véritable tigresse. Qu'importait. Il n'en éprouverait que plus de plaisir à la voir domestiquée.


« Les clans ont décidé que je serais le nouveau seigneur de cette place, dit-il tranquillement en la ramenant vers le grand lit à baldaquin. »


Puisqu'elle se débattait, il allait tenter de l'entraver. Le lit semblait bien assez solide pour qu'elle ne puisse le briser en luttant et se serait parfait. Elle allait épuiser ses forces pour rien. Restait encore à trouver comment l'entraver sans la lâcher. Cela en revanche risquait d'être plus compliqué.


Il doutait bien sur qu'elle sorte de la chambre nue qu'elle était. Mais c'était une femme qui dormait avec un poignard dans son lit. Allez savoir si elle n'avait pas planqué une épée ou un cimeterre quelque part sous un meuble.


« Il ne me reste qu'à faire de vous ma femme. Et pour cela, c'est à peine si j'ai besoin de votre présence. Tout les chefs de clans pourraient témoigner que vous m'avez dit ''oui'' sans contraintes, quant bien même il n'y aurait pas de cérémonie. »


La jeune femme continuait à se débattre et à l'invectiver, tantôt dans la langue du royaume, tantôt dans celle qui devait être sa langue maternelle. Mais dans l'une comme dans l'autre, Armand doutait qu'il s'agisse de paroles d'amour.


Il administra une gifle à la jeune femme qui la sonna juste assez longtemps pour qu'il puisse attraper une des grosses cordes à ponpon du baldaquin et qu'il commence à entraver un de ses poignets avec.


« Au fait, je vous remercie d'avoir rassemblé tout vos partisants ici. Nous serons quitte de courir à travers toute la contrée pour les passer par le fil de l'épée. À l'heure qu'il est, je dois certainement être maître de la place forte et vous, vous serez tout ce dont j'ai envie à présent. »
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MessagePosté le: Ven 18 Sep - 08:35 (2015)    Sujet du message: L'enterrement de Hymir de Salägnur Répondre en citant

Il s’en était fallu de peu que le coup porte mais Armand était parvenu en dépit de sa surprise à esquiver partiellement l’assaut. Si bien que le genou de la jeune femme au lieu de venir écraser l’entrejambe de son ennemi toucha finalement la cuisse de celui-ci, ce qui ne suffit malheureusement pas à lui faire lâcher prise. Elle se retint de lui cracher au visage mais ça n’était pas l’envie qui lui manquait.
Irogenia avait eu beau appeler à la garde, aucun bruit ne lui parvenait de l’extérieur de la chambre, ce qui confirmait ses craintes. Ses gardes étaient ou morts, ou passés à l’ennemi.
Armand lui dit qu’elle aurait dû partir lorsque son époux était décédé mais c’était hors de question, elle restait la seigneur en titre de ces lieux, qu’elle le veuille ou non d’ailleurs.

« Je suis la veuve de Hymir de Salägnur, chez moi on n’abandonne pas ceux dont on a la responsabilité ! »
Une alliance avait été forgée par ce mariage, il n’appartenait pas à la jeune femme de la rompre. Elle avait beau appartenir à la noblesse, elle n’était pas totalement libre pour autant. Elle l’était bien plus qu’une esclave, pour le moment encore en tous cas, mais sa position l’obligeait à certaines choses. D’un certain point de vue, elle était prisonnière de ce château depuis que son mariage avait été négocié entre Hymir et son père.
Si les mots de la jeune femme lui firent un quelconque effet, de même que son attaque, Armand n’en montra rien, si ce n’est un regard appréciateur quant au corps dénudé de la jeune femme. Il profiterait d’elle, c’était l’évidence même.

« Les clans ont décidé que je serai le nouveau seigneur de cette place. » lui dit-il en la tirant vers le lit à baldaquins où elle dormait paisiblement quelques instants plus tôt.
C’était un véritable tour de force d’avoir réussi à les convaincre, la jeune femme savait à présent qui œuvrait contre elle et cet homme ne devait pas être sous-estimé si ce qu’il disait était vrai.
La clef de bras qu’il lui imposait était toujours là et la jeune femme tentait de se débattre mais la douleur la rappelait régulièrement à l’ordre. Pour autant elle ne cessait pas de tenter de se libérer, elle n’était pas du genre à se laisser dompter ainsi par un inconnu. Oui elle aimait lorsque Tankred la dominait mais elle n’était pas soumise au premier venu, son garde du corps était l’une des personnes dont elle avait été la plus proche et même si ce qu’ils avaient fait ensemble était mal, elle ne le regrettait pas. Elle regrettait l’homme en tous cas, l’amour de sa vie.

« Il ne me reste qu’à faire de vous ma femme. Et pour cela, c’est à peine si j’ai besoin de votre présence. Tous les chefs de clans pourraient témoigner que vous m’avez dit « oui » sans contrainte, quand bien même il n’y aurait pas de cérémonie. »
Tout cela était tellement idiot, bien sûr qu’elle se serait remariée avec un seigneur local afin de conserver l’alliance entamée avec Hymir. Mais cet homme venait la forcer au mariage et elle n’aimait pas du tout ses méthodes. Elle aurait épousé le meilleur parti qu’on lui aurait présenté et si cet homme était parvenu à obtenir l’aval de tous les chefs de clans, alors il n’y avait pas à douter que c’était lui. Mais il ne semblait pas s’intéresser à ce qu’aurait fait la jeune femme s’il lui avait demandé sa main. Il voulait ses terres et ses richesses et les prenait de force. Irogenia n’aurait pas dû être surprise de telles manières, cette contrée était pleine de barbares et maintenant que Tankred n’était plus là pour la protéger, elle était semble-t-il à leur merci.

N’y tenant plus elle commença à le maudire dans la langue du royaume avant de rapidement passer à sa langue maternelle. La courtoisie n’était plus de mise et pourtant elle l’insultait en y mettant les formes. Elle n’était pas une paysanne, elle était noble et son éducation ne lui permettait pas de jurer comme la première souillon venue.
Bien qu’il ne pouvait comprendre les propos exacts de la jeune femme, Armand devait en avoir saisi la teneur et lui administra une gifle qui fit chanceler la jeune femme. Elle ne l’avait pas vu venir, focalisée qu’elle était sur son bras maltraité par Armand. Ce dernier ne perdit pas un instant et profita de ce temps pour se saisir de l’une des cordes fixées aux tentures du lit et s’en servit afin d’entraver l’un des poignets de la jeune femme.

Par chance, il avait relâché son étreinte sur le bras maltraité d’Irogenia afin de lui attacher le poignet. Elle s’apprêtait à le frapper de sa main libre mais les mots d’Armand la stoppèrent net dans son élan, le poing déjà levée.
« Au fait, je vous remercie d'avoir rassemblé tous vos partisans ici. Nous serons quitte de courir à travers toute la contrée pour les passer par le fil de l'épée. À l'heure qu'il est, je dois certainement être maître de la place forte et vous, vous serez tout ce dont j'ai envie à présent. »
Son sang ne fit qu’un tour. « Non, laissez les vivre ! C’est moi que vous désirez vous approprier et par mon intermédiaire mes terres et mes richesses. » dit-elle, le menton relevé, le regard noir.
Elle ne pouvait accepter que tous ses suivants soient passés par le fil de l’épée, si elle avait une chance de préserver leur vie, elle devait la saisir, quand bien même il lui en coûtait. Elle avait la responsabilité de son peuple, ce que beaucoup de seigneurs semblaient oublier.
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MessagePosté le: Ven 18 Sep - 10:15 (2015)    Sujet du message: L'enterrement de Hymir de Salägnur Répondre en citant

Lorsque la dame ouvrit la bouche pour se mettre à parler, Armand eut l'impression d'avoir gagner à une quelconque loterie divine. Il remarqua également qu'elle retenait tout juste un coup qu'elle lui adressait et que, somme toute, il n'avait absolument pas vu venir. Cette fois, elle aurait véritablement put lui faire mal, mais de toute évidence, quelque chose avait retenu sa main. Elle semblait prête à se sacrifier pour son peuple. Et cela, c'était très important... et complètement stupide. Une partie de ceux qu'elle pensait être ses amis avaient ce soir ouvert les portes aux troupes du jeune seigneur et aux clans qui s'étaient rallié à lui. Et pourtant, elle semblait prête à se sacrifier pour ce peuple qui, dans une grande part la poignardait dans le dos. Armand allait lui lancer une réflexion cinglante à ce sujet, mais il se ravisa en se rendant compte que toute endormie qu'elle était, la dame n'avait aucun moyen de savoir qu'elle avait été trahis par une partie des siens. Mieux valait garder cela pur plus tard. Garder cet atouts dans sa manche pourrait lui permettre d'avoir sur Irogenia des yeux et des oreilles qu'elle ne soupçonnerait pas.


Non seulement il venait de trouver un point de pression, mais en plus, il pourrait se révéler plus tard extrêmement utile pour maîtriser cette tigresse.


Armand acheva d'entraver la main de sa prisonnière en profitant de ce léger flottement qu'il y avait entre eux. Puis, il tendit la main pour attraper son autre poignet ce qu'elle lui refusa en recommençant à se débattre. La situation d'Armand était un peu précaire maintenant et s'il avait pour lui son poids et sa force, elles ne lui servaient pas à grand chose dans ce lit. C'était d'avantage la souplesse et la rapidité de la jeune femme qui ferait pencher la balance. Quant bien même elle avait une main entravée.


« Laissez vous faire et je pourrais aller changer les ordres, prévint-il. »


Elle sembla hésiter un peu, foudroyant son interlocuteur du regard. Mais Armand ne montra aucun signe de faiblesse vis à vis d'Irogenia.


« Plus vous vous débattrez, plus je mettrais du temps à vous entraver. Plus j'y passerais de temps et plus les hommes des clans en auront pour tuer vos alliers. »


En réalité, il n'était même pas certain qu'il pourrait vraiment l'entraver si elle se débattait vraiment. Mais le résultat serait le même. Si elle gagnait cette lutte, elle ne sauverait personne. Les hommes des clans se discuteraient (ou se battraient) ensuite pour désigner leur nouveau chef. Mais il n'en oublierait pas pour autant de massacrer les amis d'Irogenia. La seule solution qu'elle avait pour les sauver, c'était de se soumettre.


Elle fini par le faire. De très mauvaise grâce, et l'assassinant du regard, elle laissa le jeune seigneur entraver chacun de ses membres à un des solides montants du lit, puis, Armand partit, la laissant seule, entièrement nue et entravée dans se qui était jusqu'à il y a peu sa chambre.


Il prit néanmoins le temps de reprendre son souffle une fois qu'il se fut un peu éloigné.


La peste soit de cette femme. S'il avait sut qu'elle était aussi vive, il n'aurait pas cherché à jouer avec elle et lui aurait sauté dessus avec deux compagnons pendant qu'elle était encore endormie.


* * *


Armand repassa la porte de la chambre avec une certaine méfiance.


La dague sous l'oreiller l'avait quelque peu refroidit et poussé à se méfier de la demoiselle qu'il avait laissée entraver dans cette chambre. Bien sur, il n'avait pas été assez idiot pour laisser ce poignard à sa porté. Mais il n'en savait que trop peu sur l'habilité de la jeune femme qui pouvait éventuellement se défaire de ses liens. En plus, il n'avait pas non plus prit la peine de fouiller le lit. Et si elle avait caché une seconde arme ?


Mais non, elle était toujours entravée sur le lit, relevant la tête lorsqu'elle le vit entrer. Armand n'aurait pas sut dire si elle le détestait d'être de retour ou si elle était soulagée qu'il ne s'agisse pas d'un quelconque soudard venu se servir. Peut-être un peu les deux.


Il s'approcha d'elle et se mit assis à côté de la demoiselle sur le lit, caressant distraitement sa hanche d'une main. La caresse ne sembla pas lui plaire, loin de là, mais elle n'avait guère le choix, entravée comme elle l'était et coincée entre lui et sa main. Et puis, elle finirait par s'habituer à son contact.


« Nous allons négocier les thermes de votre soumission, dit-il simplement. »


Elle n'était pas en position de négocier quoi que se soit bien sur. Mais s'il l'avait en son pouvoir, il n'avait guère envie de se battre continuellement avec elle. D'autant plus qu'il avait à présent un point de pression pour la forcer à faire se que bon lui semblait. La question qui restait était simplement de savoir jusqu'où elle serait prête à aller.


« J'ai cinquante vie de vos partisans et serviteurs. »


Parmis eux, les deux tiers étaient des gens qui avaient trahis ou étaient prêt à le faire. Elle n'avait véritablement qu'une petite quinzaine de personnes qui la soutenaient encore. Mais cela, elle ne pouvait rien en savoir.


« Plus votre vie bien sur. Les chefs de clan voulaient vous tuer. Les détails varient celons le chef et le moment, mais en gros, il y avait un viol à un moment et à la fin, vous mourriez. Certains inversaient même parfois l'ordre. »


Il noircissait peut-être un peu le trait, mais en tout cas, s'il mentait, il le faisait avec un grand naturel. Et quant bien même il parlait d'horreur, son ton était plutôt léger et badin.



« Que m'offrez vous contre toutes ces vies madame ? »
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MessagePosté le: Ven 18 Sep - 16:28 (2015)    Sujet du message: L'enterrement de Hymir de Salägnur Répondre en citant

Un ange passa suite aux dernières paroles d’Irogenia et Armand en profita pour finir d’attacher le poignet de la jeune femme. C’était sans grande importance à présent, si elle pouvait sauver ses compatriotes et sujets au prix de sa capitulation, elle le devait. Son agresseur tenta alors de se saisir de son autre poignet, ce qu’elle lui refusa. Elle n’allait pas non plus se laisser totalement entraver et ainsi se retrouver à sa merci la plus totale. Il tentait de jouer de sa force et de son poids mais la jeune femme était plus vive et se révélait une véritable anguille, ce qui lui conférait un avantage certain sur ce terrain.
Armand lui dit alors de se laisser faire et qu’ainsi il pourrait aller donner un contre-ordre, ce qui éviterait aux survivants d’être passés eux aussi par le fil de l’épée. Elle marqua un arrêt et le foudroya du regard, s’imaginait-il qu’elle allait s’enfuir quand il avait tant d’otages potentiels ?
« Plus vous vous débattrez, plus je mettrai du temps à vous entraver. Plus j’y passerai de temps et plus les hommes des clans en auront pour tuer vos alliés. »

Furieuse, elle lui tendit néanmoins son poignet pour qu’il puisse l’entraver également. Leur lutte aurait pu durer un long moment encore mais alors il n’y aurait plus personne à sauver. Il passa ensuite aux chevilles de la seigneur, attachant chaque membre à l’un des baldaquins du lit, le corps de la jeune femme formant un X. Toujours nue, elle se sentait particulièrement vulnérable dans cette position, à la merci du premier soudard venu.
Armand la laissa alors seule, fermant la porte derrière lui. La situation était plutôt désespérée mais si elle parvenait à sauver quelques vies en se rendant, cela en valait la peine. Bien sûr elle s’inquiétait de ce qui l’attendait, après tout si un seigneur commence tout de suite par ligoter complètement nue sa future épouse, c’est probablement que ses manières ne sont pas des plus courtoises. La chaleur qui se diffusait toujours dans sa joue ne lui rappelant que trop bien la gifle qu’il lui avait mise.
Elle resta ainsi dans le noir durant ce qui lui sembla une éternité. Lorsqu’elle testa ses liens pour voir si elle avait une chance de se libérer, elle constata que c’était peine perdu, Armand avait fait du bon travail.

Finalement, après un temps indéterminé, la porte s’ouvrit à nouveau et relevant la tête la jeune femme espéra, autant qu’elle redouta de voir apparaître Armand. D’un côté elle préférait voir apparaître l’un de ses gardes mais de l’autre elle craignait de voir apparaître un inconnu. Finalement c’était bien son futur époux qui passa l’encablure de la porte et même si c’était difficile à distinguer, il était sur le qui-vive, s’attendant visiblement à ce qu’elle se soit libérée et à ce qu’elle l’attaque.
Une fois rassuré de voir qu’elle était toujours à la même place, il vint s’asseoir à sa gauche comme si tout cela était parfaitement normal, lui caressant la hanche droite d’une main, distraitement. La jeune femme se raidit, révulsée par ce contact. Elle ne pouvait se soustraire à cette caresse mais elle n’en détesta pas moins chaque instant, dégoutée du contact qui lui était imposé. L’attacher ne lui suffisait pas et nul doute qu’il lui réservait encore d’autres sévices.
Prenant la parole, il lui dit qu’ils allaient négocier les termes de sa soumission. Elle aurait préféré le terme reddition et surtout elle aurait préféré qu’il lui confirme la bonne santé de ses gens.

Négocier lui semblait d’ailleurs assez ridicule puisque son ennemi avait presque toutes les cartes en main. Il commença par lui dire que cinquante de ses partisans et serviteurs étaient encore en vie et la jeune femme eu un soupir de soulagement intérieur. Au moins avait-il tenu parole. Il y avait eu des pertes mais son sacrifice n’avait pas été vain. Bien sûr Armand avait formulé la chose différemment, lui disant qu’il avait entre ses mains la vie de ces cinquante personnes, mais cela ne changeait rien à la finalité.
Il ajouta immédiatement qu’il y avait également sa vie à elle dans la balance, précisant que les chefs de clans voulaient la violer et la tuer et pas nécessairement dans cet ordre. Le tout étant accompagné de plus ou moins de fioritures guères enviables. Le tableau était bien noir mais la jeune femme doutait que ce soit la seule et unique personne à vouloir la garder en vie. Il lui avait dit tout cela sur le ton de la conversation, comme s’ils discutaient du temps qu’il allait faire demain.

La question suivante était de savoir ce qu’elle lui offrait en échange de toutes ces vies. Pour le coup elle avait cessé de le foudroyer. Ses caresses la gênaient toujours autant mais ils devaient parler et si la colère était toujours en elle, ses regards noirs ne lui serviraient guère.
« Un mariage de façade, c'est bien ce que vous désirez, n'est-ce pas ? » lui dit-elle, ne voyant toujours pas bien ce qu’il y avait à négocier. Le nombre d’enfants qu’il voudrait d’elle ?
Il s’accorda quelques instants de réflexion, tout en poursuivant ses caresses avant de finalement lui répondre : « Il y a peu, j’aurais pu m’en contenter, mais finalement non, je te veux également. »
Voila qui était intéressant, il ne voulait donc pas que des titres et richesses. Lui plaisait-elle donc tant que ça ?
« N’auriez-vous pas pu demander ma main de façon civilisée ? »
Si c’était un simple mariage qu’il voulait, il aurait pu tout simplement lui demander sa main, de la façon la plus conventionnelle possible. Mais voila, on était dans le nord de ce royaume et la réponse fut des plus simples :
« Ici, nous ne sommes pas civilisés. Nous prenons. »

« J’ai vu ça. Et qu’attendez-vous de moi concrètement ? »
La main d’Armand glissa sur la poitrine d’Irogenia, celle-ci se tendant immédiatement, le regard à nouveau noir. Tirant sur ses liens, si elle avait été libre de ses mouvements, elle se serait jetée sur lui pour le frapper.
« Tu seras une épouse, mais aussi mon esclave. »
La jeune femme était tout bonnement interloquée pour ces derniers propos. Espérait-il l’exhiber à ses amis, totalement nue, portant un collier pour marquer sa condition ? Etait-ce une guerre qu’il voulait déclarer ?
« Pensez-vous m’humilier ainsi devant chacun ? »
« Pas si tu te comporte bien. Sinon… » dit-il, laissant sa parole en suspend.
« Ai-je le choix de toute manière si je ne veux pas voir mes sujets être massacrés ? » lui demanda-t-elle, fort justement. Pas vraiment fut la réponse qu’elle obtint, sans surprise aucune.

Elle ne voyait pas bien en quoi ils négociaient. Armand ne lui laissait de toute façon aucun choix. Il avait pris possession des lieux et elle était sa prisonnière, à sa merci la plus totale, d’autant plus qu’il pouvait compter sur une cinquantaine d’otages pour s’assurer de la coopération de la maîtresse des lieux.
« Qu’y a-t-il de plus à dire ? Faudra-t-il que je fasse également semblant de vous apprécier ? »
« Oh oui ! » lui répondit-il tout en lui prenant le menton, avant de l’embrasser.
La jeune femme ne réagit pas d’un pouce, entrouvrant à peine les lèvres. Une chance pour Armand qu’il n’introduise pas sa langue dans la bouche d’Irogenia, sans quoi elle aurait été tentée de la lui trancher d’un coup de dents. Jusqu’où pourrait-elle aller pour protéger ses sujets ? Tuer cet homme comme elle l’avait fait pour Hymir était-il une option raisonnable ?
Son bourreau vérifia ensuite les liens puis alla découper un morceau de la robe de la jeune femme avec le poignard, ces deux objets gisant toujours sur le sol.

La suite était assez prévisible et elle ne fut pas le moins du monde surprise quand Armand revint vers elle avec une bande d’étoffe qu’il força dans la bouche de la jeune femme avant de la nouer derrière sa nuque pour la bâillonner. Tout en lui offrant une dernière caresse qu’il termina en claquant sa main sur sa cuisse, il lui conseilla de profiter de sa nuit car le lendemain sa vie de servitude allait commencer. La seigneur retint ses larmes, elle ne lui ferait pas ce plaisir. Elle était forte et lui jeta un dernier regard noir. Elle geignit à travers son bâillon quelques propos fleuris dans sa langue natale et tira de toutes ses forces sur ses liens. Un mariage forcé n’était pas une surprise mais qu’on veuille la réduire en esclavage était inacceptable.
Avec un sourire il lui dit qu’il avait une victoire à célébrer et la laissa seule, verrouillant la porte de la chambre. Au moins n’aurait-elle pas d’autres visiteurs surprise cette nuit. La seigneur espérait également qu’il avait tenu parole et que ses sujets étaient effectivement en vie.
Toute à sa colère, elle eut du mal à trouver le sommeil et sa nuit fut courte et déplaisante. Bien qu’il fasse moins froid dans la pièce qu’à l’extérieur du château, son corps nu était exposé et elle n’avait aucun moyen de se réchauffer. Le lendemain elle avait le sentiment de n’avoir dormi que quelques minutes à peine.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:42 (2017)    Sujet du message: L'enterrement de Hymir de Salägnur

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