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La dame captive [PV Irogenia]
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Armand d'Estalie
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MessagePosté le: Dim 20 Sep - 08:47 (2015)    Sujet du message: La dame captive [PV Irogenia] Répondre en citant

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La journée qui s'annonçait serait lourde et certainement ponctuée par un bel orage à en faire trembler les murs du château. Pour autant, il n'y avait pas grand chose qui serait en mesure d'entamer la gaîté du nouveau seigneur des lieux, bien au contraire. Après tout, il était à présent à la tête d'un territoire bien plus vaste et bien plus puissant que celui qu'il avait hérité de sa famille et ses coffres débordaient littéralement d'or. Sans compter que les chefs de clan lui mangeaient dans la main. Et le contrôle de tout cela passait simplement par celui d'une belle paire de cuisses sombre qui était en ce moment entravée dans une chambre. Bien sur, il y avait peu de chances qu'on lui conteste quoi que se soit, mais il serait bien plus facile de contrôler tout cela avec Irogenia. La jeune panthère qu'il avait maîtrisé la veille au soir et qui était à présent prête à se vendre pour permettre à des serviteurs l'ayant pour la plupart trahis de vivre. Pour le moment, ceux qui avaient survécut sans avoir été prêt à trahir la dame avait été gardé dans les cachots auxquels elle n'allait pas pouvoir avoir accès. Ainsi, lorsqu'elle serait autorisée à sortir de sa chambre, elle pourrait voir qu'il avait tenu parole sans pour autant trouver autre chose que des ennemis dans les couloirs de la forteresse. Qu'elle tente quoi que se soit pour se jouer de lui et Armand l'étranglerait avec la laisse qu'il lui aurait mise. Et si elle ne tentait rien et restait docile et soumise... eh bien il serait quant même gagnant.


En fait, la seule chose dont il n'était pas sur, c'était qu'elle soit assez intelligente. Certaines rumeurs prétendaient que son garde du corps avait lutté pour elle conte le seigneur Hymir par dépits amoureux. On disait aussi qu'elle avait quelque peu aidé à la mort de son époux. Soit en poussant le seigneur dans les bras de la mort, soit en manœuvrant pour déclencher la jalousie du garde du corps. Si ces rumeurs avaient un fond de vérité, c'était quelque peu inquiétant. La jeune femme aurait donc choisit sciemment de renoncer à une situation problématique mais qu'elle connaissait pour plonger tête la première vers un mal complètement inconnu qui lui coûtait cher aujourd'hui. Allez savoir si elle n'allait pas décider de le tuer lui pendant qu'il dormirait ou prendrait du bon temps avec elle. Se serait certes complètement idiot, mais allez savoir. Armand avait l'intention de faire d'elle une esclave dans l'intimité. Elle pourrait tomber sur bien pire que lui si elle le tuait. Rien ne garantirait qu'elle serait encore longtemps vivante ou que son destin serait meilleurs que celui que lui offrait le jeune homme. Pour autant, elle pouvait, dans un accès de bêtise, chercher à le découvrir. Et cela n'était guère réjouissant pour le jeune homme. Peut-être devrait-il mettre fin à ses jours comme beaucoup de ses conseillers et des chefs de clan le lui avaient commandé. Elle morte, plus personne ne lui contesterait son droit et il n'aurait pas à redouter ce genre de trahison. Mais quel dommage cela aurait été de perdre pareille beauté sans même avoir tenté de la dresser.


Faisant jouer la grosse clef dans la serrure, il ouvrit la porte de la chambre.


Un simple coup d’œil lui apprit que la jeune femme était toujours entravée sur le lit. Armand ferma la porte derrière lui. Visiblement, les piliers du lit à baldaquin étaient assez solide pour la maintenir en place quel que soit son envie de se libérer. C'était bon à savoir en tout cas. La nuit et la fatigue semblaient en tout cas avoir laissé quelques marques sur la jeune femme. Elle ne le regardait plus aussi méchamment que la veille et ses gémissements étouffés par le bâillon étaient moins véhément. C'était un peu se qu'il attendait. Elle était restée entravée ainsi toute la nuit. Elle devait avoir eu un peu froid, la faim devait la tenailler de même que la soif et c'était sans parler de l'envie de se soulager. Et voilà qu'arrivait la seule et unique personne qui pouvait faire quelque chose pour l'aider. Il ne fallait pas être un génie pour comprendre que personne d'autre n'allait franchir cette porte et tenter de se montrer conciliante avec son geôlier.


Pourtant, Armand ne prêta pas vraiment d'attention aux supplications de sa prisonnière et il commença à inspecter la chambre. Ou plutôt à la retourner, ouvrant chaque malle, chaque étagère, chaque armoire et regardant dans chaque recoins et chaque cachette où pourrait bien se trouver d'éventuelles armes. Cette chambre serait le cachot de son épouse. Il n'était pas question de lui laisser la possibilité de détenir une chose pointue et tranchante qu'elle pourrait utiliser contre lui.


Une fois qu'il eut mit dehors tout se qui aurait put servir d'arme, il s'approcha de la jeune femme et fouilla dans le sac qu'il avait apporter pour en tirer un collier. Ce n'était pas un bel objet. C'était un collier d'esclave en métal, large, lourd et massif, usé par le temps. Non, vraiment, ce n'était pas le genre d'objet qui serait beau ou même agréable à porter. Mais Armand n'en avait que faire. Tout comme il se moquait bien des tentatives de la jeune femme pour se débattre et refuser cette très encombrante entrave. Cela ne changea pas grand chose étant donné les mouvements plus que limité qu'elle avait à sa disposition, elle fut bien obligée d'accepter que le collier soit placé autour de son cou. Ce n'est qu'une fois celui-ci verrouiller qu'Armand alla la détacher en commençant par ses jambes.


« Notre mariage aura lieu dans trois jours. D'ici là, tu restera enfermée ici et tu commencera à apprendre à te comporter comme une bonne esclave. »


Il savait que cela n'allait pas plaire à cette noble dame si orgueilleuse. Mais elle n'aurait pas le choix et il allait veiller à se qu'elle reste sage. Il avait fini de la détacher sans pour autant lui avoir retiré son bâillon. Il voulait savoir si elle allait le faire elle même ou si elle s'en remettait à lui pour décider et, plus encore, il voulait savoir jusqu'où elle serait prête à aller pour garder en vie ceux qu'elle avait réussi à sauver ou pensait qu'elle avait sauvé, la veille.


« Maintenant, viens à mes pieds, ordonna le jeun homme. »
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Irogenia Tyrell
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MessagePosté le: Mar 22 Sep - 09:05 (2015)    Sujet du message: La dame captive [PV Irogenia] Répondre en citant

La nuit fut absolument horrible pour Irogenia. Encore sous le choc des évènements de la veille, elle n’avait pas trouvé le sommeil avant un long moment et le froid de la pièce fit que lorsqu’elle se réveilla le lendemain matin, elle était tout simplement gelée. Elle s’était réveillée tôt et frigorifiée, elle avait tenté de se défaire de ses liens, ne faisant que s’abimer poignets et chevilles, sans pour autant recouvrer sa liberté. A défaut de pouvoir quitter la chambre, elle aurait au moins aimé pouvoir se vêtir et se réfugier sous une chaude fourrure.
Sur ses joues, quelques traces de larmes qu’elle n’avait pu retenir. Pourquoi donc avait-il fallu qu’ils soient assez fous pour faire l’amour sur cette terrasse là où Hymir les avait découverts ? S’ils s’étaient montrés plus prudents, jamais il ne les aurait trouvés, elle serait toujours mariée à un homme qu’elle apprenait à aimer et son cher Tankred serait toujours là pour veiller sur elle.
Il était trop tard pour revenir en arrière bien entendu et de nombreuses morts avaient suivi celle des deux hommes. Irogenia s’en voulait terriblement, ce que Tankred et elle avaient fait était mal mais elle ne pouvait regretter la moindre de leurs étreintes. Aujourd’hui elle payait le prix de ses actes passés. Il prix bien lourd à son goût.

Elle avait depuis longtemps perdu le compte du temps lorsqu’enfin le bruit d’une clef qu’on introduit dans une serrure se fit entendre. Irogenia espérait qu’il n’y aurait que l’homme qui la retenait captive, son -il fallait s’y résigner- futur époux. Celui-ci ne s’était même pas présenté, cela ne changeait rien mais il aurait été plaisant de savoir à qui elle avait à faire.
Toujours bâillonnée, elle espérait également qu’il la libérerait afin qu’elle puisse bouger un peu et se réchauffer, cela sans compter une envie contre laquelle elle luttait depuis son réveil. C’était d’ailleurs un miracle qu’avec ce froid elle soit parvenue à contenir sa vessie.
Il était effectivement seul et s’empressa de refermer la porte après son passage. Fatiguée, elle était toujours en colère mais ne le manifestait plus de façon aussi virulente que la veille. Même ses imprécations pour être libérée étaient moins fortes. Armand portait également un sac qui intriguait la jeune femme, celle-ci se demandant ce qu’il pouvait bien avoir apporté. A n’en pas douter le contenu du sac était à son attention.

Ne lui montrant aucun intérêt, Armand se mit à inspecter la chambre, ouvrant chaque meuble, fouillant chaque recoin de la pièce et vidant le contenu des tiroirs à même le sol. Sans doute cherchait-il quelque arme qui aurait pu être dissimulée et hormis celles qui étaient fixées aux murs bien en évidence, il trouva quelques lames et surtout dans l’une des armoires il trouva une armure de femme ainsi qu’un sabre effilé au fourreau incrusté d’or et de pierreries.
L’armure était composée de jambières de métal, de canons d’avant-bras, ainsi que d’un plastron couvrant le haut du torse, des spallières s’y ajoutant pour une meilleure protection. Enfin un tablier d’écaille de métal protégeait l’avant des cuisses. Un casque venait compléter le tout, protégeant parfaitement sa porteuse. Celui-ci était relativement arrondi, si ce n’est l’arrière qui rebiquait vers le haut. A n’en pas douter le but premier de cette armure était de protéger sa porteuse tout en lui laissant une grande liberté de mouvement et un encombrement minimum. Quant à l’épée, il s’agissait d’un sabre ouvragé au pommeau serti d’un magnifique saphir et à la garde finement ciselée d’or. Bien que tout cela fût somptueusement travaillé, n’importe qui pouvait voir qu’il ne s’agissait pas de simples objets d’apparat et que leur efficacité avait déjà été éprouvée.

Lorsqu’elle l’avait vu s’approcher de l’armoire où se trouvait son armure et son épée, la jeune femme n’avait pu s’empêcher de tirer sur ses liens. Ces objets avaient une grande importance pour elle et se les voir confisquer, car elle ne doutait pas que c’était ce qui allait arriver, lui était insupportable.

Son inspection terminée, Armand s’approcha du lit et ouvrant le sac qu’il avait apporté avec lui, il en tira un collier de métal. C’était un objet simple qui avait déjà vécu. Il n’avait rien de beau, il n’était pas fait pour l’être d’ailleurs. C’était le genre de collier solide et bon marché que les marchands d’esclaves utilisaient pour leurs marchandises. La suite était assez évidente et confirmait les dires de la veille de son futur époux. Il comptait bel et bien faire d’elle son esclave.
Elle tenta de se débattre lorsqu’il voulut refermer le collier sur son cou mais c’était peine perdue. Attachée comme elle l’était, il lui avait suffi de se mettre à califourchon sur elle pour l’empêcher de bouger puis de lui saisir les cheveux pour l’empêcher de remuer la tête, la tirant vers le haut pour qu’elle décolle sa nuque de l’oreiller. Il finit par le refermer et le cadenassa. Même couchée, Irogenia sentait le poids de cette contrainte, l’objet était lourd et fait pour marquer l’esprit de son porteur, lui rappeler à chaque instant sa condition et c’était sans doute très exactement ce que désirait Armand.

Cela fait, il entreprit de la détacher, commençant prudemment par les jambes de sa captive. Il lui annonça que leur mariage aurait lieu dans trois jours et qu’en attendant elle ne quitterait pas cette pièce. Il désirait qu’elle mette ce temps à profit pour apprendre à se comporter en esclave. La jeune femme bouillait intérieurement mais cela ne la réchauffait pas et le traitement qui lui avait été infligé cette nuit, couplé à la faim et la soif faisaient que ses paroles de contestation étaient bien faibles et de toute manière incompréhensibles à travers son bâillon.
Lorsqu’il eut détaché les quatre membres de la jeune femme, il se recula, sans avoir touché au bâillon. Irogenia commença par se masser les poignets, constatant qu’ils n’étaient au final pas tellement éraflés, puis elle s’assit dans le lit et fit de même avec ses chevilles.

Il lui donna alors son premier ordre, il voulait qu’elle vienne à ses pieds. Il n’avait absolument rien dit pour le bâillon et la jeune femme avant de se lever le détacha, s’essuyant la bouche avec le linge. Elle aurait très bien pu le garder, cela aurait évité qu’il ne l’embrasse à nouveau mais cette protection lui semblait bien futile. S’il voulait un baiser, ce n’était pas ce bout d’étoffe qui l’empêcherait de le prendre.
Elle se leva ensuite et marcha jusqu’à un mètre environ d’Armand, avant de venir s’installer à genou devant lui. Le collier pesait douloureusement à son cou mais elle parvint à marcher droit, ne se laissant pas déséquilibrer. Elle tremblait néanmoins, non pas parce qu’elle avait peur mais bien parce qu’elle était frigorifiée.
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Irogenia de Salägnur, seigneur des terres du même nom et veuve du regretté Hymir de Salägnur

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Armand d'Estalie
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MessagePosté le: Mar 22 Sep - 14:49 (2015)    Sujet du message: La dame captive [PV Irogenia] Répondre en citant

Elle n'était plus aussi fière que la veille. C'était là une certitude. Quant bien même elle avait tenté de résister lorsqu'il lui avait mit son collier, la voilà qui se contentait d'obéir à se qu'il lui ordonnait. Armand laissa la jeune femme retire le bâillon et essuyer ses lèvres. En soit, l'objet n'avait pas dut servir à grand chose au court de cette nuit, pas plus qu'il n'avait servit pendant cette matinée. Elle n'avait eu personne à appeler à l'aide et personne à insulter. Non, le bâillon avait eu une toute autre utilité. L'avoir conservé aussi longtemps allait forcément laisser une certaine marque dans son esprit et la jeune femme risquait fort de réfléchir à deux fois avant de se remettre à l'insulter. Le bâillon pouvait être un instrument amusant pour certain jeu, mais concernant la jeune femme, il avait l'intention de se servir de cela comme d'un instrument de dressage de sa nouvelle épouse.


Après s'être levée, elle s'approcha de lui. Visiblement, la jeune femme avait assez bien retenu la leçon puisqu'elle ne perdit pas de temps à parler ou de protester contre l'ordre qu'il venait de lui donner. Elle réussi à se lever et à se déplacer en restant droite malgré une nuit qui avait dut être éprouvante et le poids nouveau de ce collier auquel elle allait devoir s'habituer assez rapidement. Après quelques pas relativement gracieux, elle se mit à genoux devant lui et attendit simplement qu'il lui donne un nouvel ordre. Pour être tout à fait honnête, Armand était assez content du résultat qu'il avait obtenu en seulement une nuit. La veille, jamais la jeune femme n'aurait accepté de ne serais-ce que plier légèrement un genoux devant lui et la voilà maintenant qui se tenait à genoux dans une posture de soumission que n'aurait pas renier une simple esclave. Il s'était attendu à se qu'elle refuse, qu'elle reste débout, proteste ou alors même, dans le pire des cas, qu'elle tente de lutter et de s'en prendre à lui. Mais non, elle se contentait de se soumettre.


Armand resta quelques instants à observer sa future épouse. Il espérait sincèrement qu'elle allait continuer comme cela. Il y avait quelque chose de particulièrement attirant dans l'attitude soumise de la jeune femme par ailleurs. Armand n'avait d'ailleurs pas manqué de remarquer la réaction qu'elle avait eu lorsqu'il avait trouvé l'armure et le cimeterre très ouvragés. Elle s'était remise à tirer sur ses liens et avait même tenté de protester. Cela lui avait indiqué deux choses. Tout d'abord, que c'était des objets qui lui appartenaient. Il l'aurait bien sur supposé de toute façon. Ce n'était pas les forgerons du nord qui ferait des objets aussi stupidement luxueux. Non, se que ces protestations et ses luttes étouffées lui apprirent que c'était là des objets auxquels la jeune femme tenait. Un autre point de pression pour la faire plier alors.


La demoiselle était toujours à genoux à côté de lui et visiblement, elle était en train d'attendre de nouvelles consignes ou, plus certainement, en train d'attendre un certain réconfort. S'il la laissait comme cela, il était presque certain qu'elle allait s'effondrer d'épuisement. Elle avait visiblement froid et sans aucun doute faim et soif. Pour autant, si son corps s'était soumis à l'ordre qu'il lui avait donné, la jeune femme continuait à fixer son nouveau seigneur et époux. Bien que cela soit quelque peu dérangeant, il aurait préféré lui trouver une attitude plus docile, mais qu'à cela ne tienne. Elle allait finir par se soumettre complètement. Ce n'était qu'une simple question de temps. D'abord se serait son corps et ensuite, se serait son âme. Les femmes nobles n'étaient guère différentes des esclaves qu'on pouvait acheter sur les marchés. La seule et unique différence, c'était le temps qu'elle mettrait avant de ramper devant lui.


Il prit quelques secondes pour caresser doucement les cheveux de la jeune femme. Son regard flamboyait d'une colère qu'elle retenait mais qu'elle éprouvait sans aucun doute. Tant mieux. S'il n'y avait que dans son regard que la haine se mettait à flamboyer, c'était tant mieux. Qu'elle continue à bouillir à l'intérieur si elle se soumettait.


Finalement, Armand plongea à nouveau dans la main dans son sac pour en tirer une outre pleine d'eau ainsi qu'un morceau de pain qu'il lui tendit.


« Continue à sur cette lancée, dit-il en souriant. »


Il continuait doucement à caresser les cheveux de la jeune femme en profitant de la vue que son corps nu lui offrait.
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Irogenia Tyrell
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MessagePosté le: Mar 22 Sep - 16:47 (2015)    Sujet du message: La dame captive [PV Irogenia] Répondre en citant

Fixant son geôlier, la jeune femme attendait qu’il fasse ou dise quelque chose. Sans doute ce dernier jouissait de la situation en son for intérieur. Il devait particulièrement apprécier d’humilier celle qu’il voulait conquérir de force. Elle ne doutait pas qu’il aurait préféré la voir le regard baissé mais elle n’allait pas lui faire ce plaisir, pour le moment, bien qu’allant assez mal, elle avait encore la force de lui opposer cette maigre résistance.
S’avançant vers elle, il tendit la main pour lui caresser les cheveux. La jeune femme esquiva le mouvement d’un geste de la tête, mais le seigneur finit par atteindre son but après qu’elle l’ait esquivé quelques fois. Le regard de la jeune femme en disait long sur ce qu’elle pensait de lui. Ce n’était qu’une simple caresse mais ce n’est que de mauvaise grâce qu’elle se laissa toucher.

Armand finit par farfouiller dans le sac et Irogenia réprima un frisson, se demandant ce qu’il allait sortir cette fois. Pour son plus grand soulagement, soulagement qu’elle tenta de dissimuler autant que possible, ce fut une outre et du pain qu’il lui tendit alors.
« Continue sur cette lancée. » lui dit-il avec un sourire.
En somme il la récompensait pour s’être agenouillée. La jeune femme avait effectivement faim et soif et s’il elle rogna un peu sur le morceau de miche, elle s’abstint de boire.
« Je dois aller aux latrines et j’aimerais me couvrir. » lui dit-elle.
Elle aurait dû s’emmitoufler dans une fourrure avant même de se lever et si elle avait eu l’esprit un tant soit peu plus clair, elle n’aurait en aucun cas oublié de le faire. Elle avait froid, c’était l’évidence même de se couvrir.

Pendant ce temps Armand continuait de lui caresser les cheveux, portant sur elle un regard appréciateur. Sa réponse ne se fit pas attendre et n’était qu’à moitié satisfaisante : « Vas te servir du pot de chambre. Mais si tu veux de la chaleur, c'est contre moi qu'il te faudra la chercher. »
Se relevant elle alla vers le lit tout en grignotant rapidement son pain. Puis elle prit le pot de chambre, se dissimulant comme elle le pouvait à la vue d’Armand pour faire ce qu’elle avait à faire. Le lit la dissimulait partiellement mais elle prit soin de lui tourner le dos en plus.
Lorsqu’elle eut fini, elle se releva, poussa doucement le pot sous le lit et eut un regard vers celui-ci. La couverture était toujours là, l’appelant. Elle hésita un instant puis tendit la main vers la fourrure, sans un regard pour Armand.

La réaction fut immédiate et elle n’eut même pas le temps de se draper dans la fourrure que son bourreau était déjà sur elle, lui arrachant des mains l’objet de ses convoitises avant de la saisir par la nuque et d’un léger coup derrière le genou, de lui faire ployer celui-ci, la jeune femme retrouvant en un instant agenouillée, toujours dos à Armand.
« Est-ce qu’il faut que je t’attache pour le reste de la journée ? » grinça-t-il.
Non, ça non, elle n’en avait pas la moindre envie. Passer la nuit entravée lui avait amplement suffi. « Ça ne sera pas utile. » lui répondit-elle simplement, sans bouger, si ce n’est les léger tremblements que le provoquaient le froid et la colère.

De la colère, elle n’était manifestement pas la seule à en ressentir puisque son bourreau lui fit boire de force le contenu de l’outre, la jeune femme s’étouffant à moitié pendant l’opération, toussant et crachotant, et de l’eau ruissela le long de son menton avec de couler sur son ventre pour finir par terre. Puis il lui fourra le reste de pain dans la bouche et lui ordonna de se pencher en avant, tout en restant agenouillée, mains sur la nuque et face contre terre jusqu’à ce qu’il l’autorise à bouger.
Encore à moitié sous le choc de ce qu’il venait de lui arriver, Irogenia ne réagit pas sans quoi elle aurait refusé, trouvant cette position particulièrement humiliante. Pour autant Armand ne lui laissa pas le choix et la tenant par la nuque il la poussa en avant, la jeune femme manquant se cogner contre le sol, entraînée en avant par le poids de son collier. Puis la maintenant ainsi du pied, il lui saisit les bras et les plaça sur sa nuque.

Elle aurait aimé se réveiller mais ce cauchemar était bien réel… Mastiquant le pain, elle l’avala tant bien que mal, et se prépara à patienter dans cette position. Elle ne savait pas combien de temps il allait la lui faire garder, mais elle savait que cela allait vite devenir inconfortable sur un tel sol. Sa seule consolation était que le sol n’était pas si froid que cela, profitant de la chaleur de la pièce du dessous. Oh bien sûr cela ne suffirait pas à la réchauffer et elle tremblait toujours, mais au moins cela n’empirait pas.
Irogenia resta aussi immobile que possible mais bientôt la douleur commença à se faire sentir dans ses genoux et si elle l’encaissa plutôt bien au début, tout le monde avait ses limites. Ainsi au bout d’un temps qu’elle n’aurait su estimer -cela lui sembla rapide mais qu’en était-il réellement ?- elle commença à se trémousser, essayant de changer la répartition de son poids pour soulager ses pauvres genoux.
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Irogenia de Salägnur, seigneur des terres du même nom et veuve du regretté Hymir de Salägnur

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Armand d'Estalie
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MessagePosté le: Lun 28 Sep - 03:29 (2015)    Sujet du message: La dame captive [PV Irogenia] Répondre en citant

Si Armand avait été ravis de voir à quel vitesse la jeune femme apprenait à obéir aux ordres, il ne s'en était pas fallut de longtemps avant que son apparente bonne volonté ne se mette à montrer quelques signes de faiblesse. Il avait été très clair avec elle lorsqu'il lui avait dit que si elle voulait un peu de chaleur, il allait falloir qu'elle se sert contre lui. Pourtant, Irogenia alla prendre une des couverture pour s'enrouler dedans. En soit, c'était là quelque chose de parfaitement anodin. Il n'y avait pas de quoi en faire tout un drame. Il ne s'en serait guère formalisé si cela avait été une autre. Mais pas pour Irogenia. Cette femme était une noble qui avait une volonté assez forte et une grande envie de liberté. Il ne pouvait pas la laisser penser qu'elle pouvait faire autre chose que se qu'il lui avait ordonné. Il fallait qu'elle se mette dans le crâne que se qu'il lui disait de faire faisait office de loi. Avec d'autres femmes plus docile ou d'autres esclaves, il aurait sans doute laissé passer les choses. Mais Irogenia n'était pas une simple esclave ou une simple paysanne dont il avait décidé de faire son jouet sexuel. Alors il ne pouvait pas lui permettre le moindre écart ou elle n'allait jamais vraiment lui obéir.

Assez brusquement, Armand fonça droit sur elle pour lui arracher cette couverture dont elle s'était emparée. Il l'attrapa par la nuque et, d'un léger cou, la remis à genoux. Il s'était attendu à un peu mieux de la part de sa captive, surtout après son attitude docile quelques instants plus tôt. À quoi s'attendait-elle lorsqu'elle avait tenté de prendre cette couverture ? Il était pratiquement certain qu'elle n'était pas aussi laxiste avec ses propres esclaves. Peut-être qu'il devrait à nouveau l'entraver. Visiblement, elle avait assez bien retenu la leçon qu'il avait voulut lui faire rentrer dans le crâne de cette manière.

« Est-ce qu’il faut que je t’attache pour le reste de la journée ? »


En fait, si jamais elle s'avisait de continuer sur sa lancée, il allait très certainement lui donner d'autres appartements. Si la jeune femme faisait sa crâneuse et refusait de la sorte de se soumettre, il allait certainement lui trouver une geôle plus appropriée. Si une prison dorée l'empêchait de se rendre compte de la situation dans laquelle elle se trouvait, peut-être qu'une prison tout court lui mettrait un peu de plomb dans la tête.

Lui même assez énervé et la pouliche ayant visiblement besoin d'être matée, Armand attrapa l'outre d'eau pour la forcer à boire, l'étouffant à moitié dans l’opération. Elle tentait de se débattre et de recracher l'eau qu'il la forçait à avaler sans vraiment y parvenir et se noyait à moitié par la même occasion. Il lui fourra un morceau de pain dans la bouche avant de lui ordonner de prendre une posture humiliante. Il se fichait pas mal qu'elle soit d'accord ou pas. Et puisqu'elle mettait un petit peu trop de temps à son goût pour réagir, il la força brutalement à adopter cette position.

Ayant visiblement comprit qu'elle n'était pas de taille pour l'instant, la jeune femme resta ainsi, tremblante de froid et sûrement aussi de colère, secouée par quelques quintes de toux provoquées par sa quasi noyade. Elle offrait une vision assez pathétique ainsi avilie, mais Armand savait pertinemment que ce n'était pas suffisant. Le fait de rester comme cela serait très rapidement inconfortable pour elle et le jeune homme avait bien l'intention de rester pour s'assurer qu'elle garderait cette position. La frapper et la choquer, c'était certes une bonne façon de s'assurer son obéissance. Mais à la longue, sa captive risquait fort de s’abîmer ou moins efficace encore, de s'y habituer. Et si jamais elle venait à s'habituer aux mauvais traitements avant qu'elle ne soit soumise, l'équilibre des pouvoirs entre eux risquait de s'inverser.

Le plus sur, mais bien sur le plus long, c'était d'user encore et encore sa résistance mentale. Tout le monde avait un point de rupture à partir duquel elle ne serait plus capable de conserver sa volonté propre et elle deviendrait simplement un objet dont il pourrait user à sa guise. Il avait trois jours pour atteindre ce point chez Irogenia et avait bien l'intention de les mettrent à profit pour faire ramper la jeune femme à ses pieds.

Il aurait cru qu'elle tiendrait plus longtemps avant de commencer à se trémousser. Mais elle craqua assez rapidement et se mit à se trémousser. En pure perte bien sur. Au vu de la position dans laquelle elle se trouvait, il lui était parfaitement impossible de soulager ses genoux, son dos ou ses épaules sans se redresser. Et elle était assez intelligente pour savoir que si jamais elle s'avisait de faire cela, Armand allait lui réserver une punition pire encore qu'une simple posture. Elle était retenue par des chaînes invisibles qui allaient progressivement se resserrer autour de son corps et de son âme. Le fait qu'elle ne tente même pas de se redresser pour soulager ses articulations douloureuses était déjà une preuve en soit. Pour autant, le fait de bouger un peu et de tenter de libérer le poids de ses genoux et la douleur de ses épaules lui apportait un certain réconfort. Et Armand ne voulait pas qu'elle se sente réconfortée. Il lui administra une grande claque sur les fesses. Irogenia laissa échapper un léger cris de surprise.

« Je ne t'ai pas autorisé à te dandiner, dit-il avec sévérité. »

Il la laissa encore de très longues minutes dans cette position, punissant chaque tentative de mouvement par une grande claque sur les fesses. Il la voyait se tendre et se mordre les lèvres alors que le simple inconfort se transformait petit à petit en véritable douleur, usant de plus en plus rapidement ses nerfs.

"Ce sont les esclaves qui doivent demander l'autorisation d'agir, je suis de noble lignée !" articula-t-elle.

Ça y est, elle craquait. Elle oubliait sa promesse, elle oubliait ceux qui dépendaient d'elle. Elle était trop affaiblie pour penser à autre chose qu'à son propre plaisir. Plus rien n'avait d'importance pour elle hormis la douleur qu'elle ressentait dans les jambes. Il avait atteint la limite de ce qu'elle pouvait supporter, alors elle tentait de se débattre contre l'emprise qu'il avait sur elle. C'était le moment à ne pas louper. Le moment où il allait pouvoir sérieusement affermir son emprise sur elle.

Irogenia commença à tenter de se lever.peine perdue pour elle, Armand était là pour lui mettre le talon sur la nuque. Elle n'allait pas pouvoir se remettre debout pour le moment. Et dans l'esprit du jeune seigneur des lieux, c'était là un avertissement pour elle. Il fallait qu'elle cesse de se débattre ou alors il trouverait une autre façon de la tourmenter qui lui ferait regretter de ne pas être restée agenouillée en le suppliant qu'il arrête.

"Qu'est-ce que cela vous apporte de m'infliger cela ?" l'interrogea-t-elle.

Il lui semblait entendre un léger tremblement dans la voix de la jeune femme qui n'était visiblement pas si insensible aux mauvais traitements qui lui était infligé que cela. Quant à la raison qui poussait le jeune seigneur à agir de la sorte, mis à part une certaine dose de plaisir qu'il ressentait de voir la jeune femme humiliée de la sorte, il y avait le côté pratique quant au fait qu'il avait bien l'intention de se faire obéir d'elle ainsi. Et puis, au final, étant donné la situation, il n'avait pas le besoin de fournir la moindre raison.

N'y tenant finalement plus, Irogenia se glissa sur le côté pour pouvoir soulager ses genoux qu'elle commença à masser sans vraiment se préoccuper de son tourmenteur. Tout se qui importait, c'était ses genoux douloureux. Assez rapidement, Armand lui prit les mains pour les lui entraver dans le dos. Luttant assez vite contre les ruades de sa peu coopérative captive, il fini par lui attacher les mains. Vint ensuite le bâillon. Elle avait été trop désobéissante pour que cela reste impunis. En tout cas, elle n'allait pas s'en sortir avec quelques coups sur ses jolies fesses. Bien que la perspective fut assez attirante.

Pour compléter le tout, Armand lui enfila le sac qu'il avait apporté un petit peu plus tôt sur la tête afin de l'aveugler et la souleva sur son épaule.

Il ne lui fallut pas bien longtemps avant de gagner les geôles avec son paquet sur le dos. Il avait volontairement choisit une cellule très éloignée de celles où étaient enfermés les anciens serviteurs de la seigneur déchue et lui retira le sac de la tête juste avant de la pousser sur la paille douteuse qui recouvrait la pierre froide et humide.

Puis il ferma la porte et tira le verrou, l'abandonnant dans sa cellule.
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Irogenia Tyrell
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MessagePosté le: Mar 29 Sep - 16:18 (2015)    Sujet du message: La dame captive [PV Irogenia] Répondre en citant

La claque vint sans prévenir et la jeune femme lâcha un petit cri quand la main d’Armand s’écrasa contre sa fesse droite. C’était bien la surprise et non la douleur qui l’avait faite réagir, elle ne s’y attendait pas du tout.
« Je ne t’ai pas autorisée à te dandiner » lui dit-il, sévèrement.
« Ce sont les esclaves qui doivent demander l’autorisation d’agir, je suis de noble lignée ! » répondit la jeune femme.
Elle avait beau être l’otage d’Armand, elle n’en conservait pas moins une certaine fierté. Si cela le fit réagir, il n’en montra rien et gardant le silence, il attendit de longues minutes, laissant la pauvre Irogenia souffrir dans cette posture. Chaque fois qu’elle tentait de bouger pour trouver une posture moins désagréable, il sanctionnait son action par une claque sur les fesses. Cette punition était vexante car administrée par un homme qu’elle détestait mais sinon elle pouvait encaisser. Son cul la chauffait un peu mais en temps normal cela ne lui aurait pas déplu, mais là elle n’appréciait pas le traitement.

La posture commençait à devenir vraiment douloureuse et la jeune femme geignait doucement, ne pouvant se relever en dépit de ses tentatives. Son bourreau lui appuyait sur la nuque avec sa botte, sans le moindre égard pour elle. Cet homme était un monstre… Prenait-il du plaisir à agir de la sorte ?
« Qu’est-ce que cela vous apporte de m’infliger cela ? » demanda-t-elle.
Armand ne lui fournit aucune explication, la laissant simplement mariner, jusqu’à ce qu’elle craque. Elle tenta de tenir le plus longtemps possible, ne se gênant par pour essayer de changer sa position et recevant mainte claques sur les fesses, se faisant rabaisser d’une pression de la botte sur sa nuque mais chaque tentative était une façon de se rebeller. Finalement elle n’y tint plus et ses geignements firent place à une autre réaction. Si elle ne pouvait se redresser pour changer de position, elle pouvait rouler sur le côté, ce qu’elle fit.

Se laissant glisser sur le flanc, elle commença à se masser les genoux sans accorder la moindre attention à Armand. Elle savait que ça aussi il allait le sanctionner mais elle avait trop mal. Combien de temps lui avait-il fait garder cette posture sur le sol dur de la chambre ? En tous cas elle avait mal, vraiment et à cet instant l’humiliation de la posture qu’il l’avait forcée à adopter passait largement au second plan. Elle se massait avec douceur, profitant de chaque instant pour faire disparaître la douleur mais elle n’était pas dupe. Son tortionnaire ne lui laisserait pas le temps de récupérer. Elle ne se trompait pas car quelques instants à peine après qu’elle ait glissé sur le côté Armand lui saisit les mains d’une poigne ferme, la replaçant dans sa position précédente et si la jeune femme se débattit autant qu’elle le pouvait, elle se retrouva bien vite les mains liées. Comme si cela ne suffisait pas, il la bâillonna à nouveau, la jeune femme gisant à nouveau sur le flanc le temps qu’il aille chercher le bâillon.

Elle ne luttait plus à ce moment là, profitant juste de la position, que pouvait-elle faire ? Il allait la laisser là méditer sur son comportement. Si elle avait de la chance il ne lui entraverait pas les chevilles et elle pourrait aller se coucher sur le lit, se glisser sous une couverture et tenter de dormir un peu.
Voulant la briser, Armand ne l’entendait bien entendu pas de cette oreille. Se saisissant du sac qu’il avait apporté avec lui, il l’enfila sur la tête de la jeune femme, plongeant celle-ci dans le noir en dépit de ses protestations étouffées par le bâillon. Irogenia se sentit alors soulevée de terre et commença à se débattre alors qu’Armand la chargeait sur son épaule.
Qu’avait-il en tête à présent ? Elle l’entendit ouvrir la porte de la chambre et se débattit de plus belle, qu’arriverait-il si l’un de ses sujets la voyait ainsi ? Car ça n’était pas le sac qui lui couvrait la tête qui empêcherait qu’on la reconnaisse…
Le trajet fut de courte durée, bien qu’installé depuis peu Armand semblait déjà familier des lieux, une chance, c’eut été une scène assez ridicule s’il avait dû demander son chemin à un domestique, son remuant chargement sur l’épaule.

Si elle se débattait tant qu’elle le pouvait, la jeune femme ne faisait pas trop de bruit, craignant à tout instant que cela n’attire quelqu’un. Il était peu probable qu’on lui vienne en aide, ses partisans ayant été neutralisés, quant aux autres elle n’avait aucune envie de subir l’humiliation d’être vue dans pareille position par quiconque.
Ils avaient descendu de nombreux escaliers et la jeune femme se doutait qu’il la menait aux geôles. Allait-elle retrouver ses partisans ? Nul doute que de la voir ainsi déclencherait chez eux une émeute. Mais aucune clameur ne se fit entendre à aucun moment. Prudent Armand avait choisi une zone isolée des geôles et nul doute qu’il donnerait des ordres pour que personne ne vienne, si c’était bien là qu’il la menait. Qu’il lui épargne l’humiliation publique n’était pas un hasard et cela convenait très bien à Irogenia.
Il finit par la déposer, la laissant debout juste le temps de lui retirer le sac qu’elle avait sur la tête. Puis il la poussa sur la paille sale et humide de la cellule. Elle le fusilla du regard. Combien de temps allait-il la laisser là ? Le temps que la porte se referme, elle resta debout à le fixer, courroucée. Puis dans le noir elle resta ainsi, n’étant pas impatiente de se coucher à même le sol. Elle tendit l’oreille et fut rassurée de ne pas entendre le bruit des rats, c’était déjà ça…
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Armand d'Estalie
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MessagePosté le: Jeu 1 Oct - 09:53 (2015)    Sujet du message: La dame captive [PV Irogenia] Répondre en citant

Armand prenait petite à petit ses marques dans le château où on célébrait encore la victoire sur la petite garnison. Les vainqueurs s'acclimataient fort bien à leur nouvelle demeure et profitaient des ressources de la maisonnée. Ils avaient déjà fait une sérieuse razzia sur le garde mangé ainsi que sur tout se qui portait un jupon dans les alentours. Armand quant à lui avait réussi à éviter qu'ils ne vident la salle des coffres. Bien sur, ils avaient amputé la forteresse d'une belle part de son trésor, mais il en restait encore beaucoup. Bien assez pour pouvoir payer les gens de la citadelle et effacer ces quelques débordements intempestifs. Les gens du coin s'étaient assez vite résigné à ce changement de dirigeant. Après tout, il était normal que se soit un homme qui gouverne. A-t-on vraiment déjà vu femme ou pucelle commandé les armées ? La perspective était des plus ridicule. Et puis au fond, qu'importait celui qui dirigeait. Se qui avait de l'importance, c'était de savoir s'il n'allait pas vous assommer de taxe. Le reste, on s'en fichait complètement. La vie parmi le peuple était déjà bien assez compliquée comme ça sans qu'on ait la lubie de se mêler de politique et des décision des puissants.

Vraiment, le point noir était la trop indépendante future épouse. Elle lui avait promis la veille de se soumettre à lui en échange de la vie des serviteurs qu'ils avaient prit lors de l'attaque du château, mais il n'avait pas fallut bien longtemps avant qu'elle ne décide de changer assez radicalement d'avis. S'il s'écoutait, il aurait sûrement fait liquidé quelques prisonniers supplémentaire sous les yeux de sa fiancée captive. Se pourrait être une solution intéressante pour lui rappeler que si elle ne tenait pas sa promesse, lui n'avait absolument pas la moindre raison de tenir la sienne. Elle avait accepté de se sacrifier une fois déjà pour ces gens et semblait avoir oublié ce serment. Pourquoi ne pas le lui rappeler de façon brutale si elle continuait ?

Tout en pensant aux éventuelles façon de la tourmenter et de la briser, Armand gagna le cachot où il l'avait enfermée le matin même et en ouvrit la porte.

Irogenia se tenait devant lui et le regardait avec un léger air de défis dans les yeux. Cela aurait put être redoutable si elle n'était pas entravée et bâillonnée, visiblement frigorifiée, assoiffée et affamée. Ce n'était pas la petite outre d'eau ni le morceau de pain qu'elle avait avalé le matin même qui avait put lui permettre de tenir toute la journée. Et celle-ci qu'elle avait passé dans cet endroit sentant bon la pisse et la moisissure ne devait certainement pas avoir arrangé les choses. Elle devait être sérieusement affaiblie et mûre pour être cueillie.

Armand entra dans la cellule et s'approcha d'elle pour lui passer une chaîne autour du cou. Sans doute un petit peu désespérée et résignée, elle ne fit guère de difficulté pour qu'il lui enfile la laisse avec laquelle il tira la jeune femme vers l'extérieur de la cellule. Ils passèrent quelques portes avant qu'Armand ne la tire dans une autre pièce.

Elle n'avait sûrement jamais mis les pieds ici, mais il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour comprendre à quoi l'endroit pouvait bien servir. Avec tout les instruments qui pendaient aux mur ou qui étaient répartis à travers la pièce, il était plus qu'évident qu'il s'agissait là de l’atelier de torture dont était pourvu la forteresse. Elle tenta de se débattre et de fuir, mais c'était bien trop tard. Les mains attachées dans le dos et entravée d'une laisse comme elle l'était, elle ne pouvait en aucun cas s'échapper. Armand accrocha la chaîne de la laisse à un crochet qu'il fit s'élever vers le plafond, étranglant à moitié la jeune femme. Elle était maintenant forcée de se tenir sur la pointe des pieds pour ne pas être complêtement étranglée par le collier de métal qu'elle avait autour du cou, le baillon réduisant presque à néant ses tentatives de protestation.

« Je n'ai vraiment pas apprécié ton comportement de ce matin, dit Armand en plaçant un fers dans un brasero, faisant un peu le tour des équipements que lui proposait la pièce. »

Finalement, il jeta son dévolu sur un long fouet tressé à l'allure redoutable.

« Tu as fait une promesse que tu n'as absolument pas tenue. Et c'est inacceptable. »

Il revint vers Irogenia.

« J'espère que cela t'apprendra à réfléchir. »

La main d'Armand se leva et s’abattit violemment, faisant claquer la lanière de cuir tressé sur la peau sombre de sa prisonnière.
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MessagePosté le: Ven 2 Oct - 02:16 (2015)    Sujet du message: La dame captive [PV Irogenia] Répondre en citant

Irogenia attendit un peu, debout face à la porte, tendant l’oreille. Pas un bruit, elle était seule et bien seule et visiblement son geôlier n’était pas décidé à revenir, pas tout de suite en tous cas.
Dans un premier temps, elle marcha prudemment jusqu’au mur le plus proche, avant de se tourner et s’accroupir, dos à celui-ci. Puis lorsqu’elle n’y tint plus, elle finit par s’asseoir dans la fange que formait la litière au sol. L’odeur de sa cellule était assez immonde et elle n’avait aucune envie de s’asseoir là mais elle était fatiguée et un peu de repos ne lui ferait pas de mal. S’installant le plus confortablement possible, elle ferma les yeux, se disant que ça ne serait que pour quelques minutes. Au final elle n’avait aucune idée du temps qu’elle avait dormi mais elle s’était bel et bien endormie. Il n’y avait de toute façon rien d’autres à faire, ça et attendre…
Le sommeil lui avait permis quelques temps d’oublier le froid, la faim et la soif qui la tenaillaient mais en aucun cas ne lui avait permis d’oublier son triste sort. Dans ses cauchemars elle avait revécu sa mésaventure et s’était réveillée en sursaut, poussant un hurlement étouffé par son bâillon et tremblante de sueur, ce qui n’arrangea en rien ses affaires, elle avait plus froid encore…

Des cauchemars, elle en faisait souvent en ce moment. Parfois Tankred lui rendait visite dans ceux-ci, d’autres fois c’était Hymir, tous deux étant atrocement mutilés par leur chute et cherchaient vengeance. D’autres fois c’était ses parents qui lui reprochaient ses mœurs et la reniaient. A présent, un protagoniste de plus avait pris place dans ses songes, Armand.

Lui prit alors l’envie d’uriner et comprenant qu’Armand ne reviendrait pas de si tôt, elle finit par se résigner. Se levant, elle alla à l’autre bout de la minuscule pièce et s’accroupissant, elle fit ce qu’elle avait à faire, ses mains toujours entravée, ce qui ne l’aidait guère.
Son affaire terminée, elle marcha un peu pour se réchauffer, puis finir par retrouver sa place. Chaque fois qu’elle avait trop froid, elle se forçait à bouger un peu, mais rien de trop fatiguant, la faim, la soif et le manque de sommeil ayant tout doucement raison de son endurance. Elle était sportive mais également exténuée et se sentait clairement diminuer à l’heure actuelle.
C’est alors qu’elle était assise, ayant perdu la notion du temps qu’elle entendit la clef dans la serrure. Elle n’avait même pas entendu le bruit des pas du nouveau venu. Vite, elle se releva et fit face à la porte, rassemblant ses forces pour essayer de se montrer forte. Elle était même parvenue à conserver un léger air de défi ce qui compte tenu des circonstances tenait du miracle. Malheureusement ses tremblements et la fatigue qui se lisaient sur ses traits lui donnaient l’air d’une petite chose fragile.

Armand pénétra dans la pièce, en même temps qu’un large raie de lumière, éblouissant la pauvre Irogenia qui avait passé la majeure partie de la journée dans l’obscurité. Ce dernier tenait une chaîne qu’il vint lui fixer au cou, à son collier. Cette fois la jeune femme ne chercha même pas à résister, elle préférait préserver ses forces pour ce qui l’attendait, car elle doutait qu’il ne la mène à sa chambre et la laisse dormir paisiblement. D’un geste sec, il la tira ensuite par sa laisse en dehors de la cellule. Les tremblements de la jeune femme s’intensifièrent, elle craignait toujours de croiser quelqu’un alors qu’elle suivait, contrainte, son futur époux. Leur marche fut heureusement de courte durée et ils s’engouffrèrent bien vite dans une nouvelle pièce. Le contenu de celle-ci fit faire un pas de recul à Irogenia qui tirait à présent sur sa laisse, terrorisée par ce qu’elle voyait et hurlant tout ce qu’elle pouvait. Elle avait essayé d’être forte jusqu’ici mais la vision de cette pièce était de trop.
Il l’avait conduit dans la salle de torture du château et les instruments répartis dans la pièce et suspendus aux murs avaient de quoi effrayer. Quel sort lui réservait-il ? Elle n’en savait rien mais où que se pose son regard, son imagination se chargeait du reste.

La jeune femme eut beau tirer sur sa laisse tant qu’elle voulait, Armand ne bougea pas d’un pouce. Que pouvait-elle faire contre lui, épuisée qu’elle était et les mains attachée dans son dos ? Elle ne pouvait lui échapper et elle sentit les larmes monter, et celle fois elle n’aurait pas la force de les retenir.
Sans lui accorder plus d’attention que nécessaire, Armand accrocha la laisse d’Irogenia à un crochet qu’il était possible de remonter vers le plafond. Lorsque ce fut fait, la malheureuse se tenait sur la pointe des pieds, à moitié étranglée par son collier. Sa position était plus que précaire, combien de temps aurait-elle la force de rester ainsi ? Elle avait beau hurler, le bâillon étouffait ses plaintes et il était peu probable que qui que ce soit l’entende ici. Elle était donc à la merci de ce sadique…
Mettant un fer à chauffer, Armand lui dit ne pas avoir apprécié le comportement de la jeune femme ce matin et celle-ci tremblait dans la crainte qu’il n’use de ce vilain fer sur elle… Elle voulait parler, mais le bâillon l’en empêchait.

Presque au soulagement de la jeune femme, c’est vers un fouet que se porta au final le choix de son tortionnaire.
« Tu as fait une promesse que tu n’as absolument pas tenue. Et c’est inacceptable. » poursuivit-il en retournant vers elle. « J’espère que cela t’apprendra à réfléchir. »
Passant dans le dos de sa malheureuse victime, Armand arma son bras et l’abattit violemment vers elle, la longue lanière de cuir décrivant une courbe dans les airs avant que son extrémité ne vienne durement marquer le dos de la jeune femme. Irogenia se cambra violemment sous l’impact, poussant un hurlement, toujours étouffé par le bâillon. Elle peina à retrouver son équilibre, s’étranglant avec le collier et cette fois elle ne parvint pas à retenir ses larmes.
A peine était-elle stabilisée qu’un nouveau coup vint la frapper, lui faisant une fois encore perdre l’équilibre, la jeune femme ne tenant plus que sur un seul pied. S’il n’y avait pas eu le bâillon, nul doute que ses hurlements de douleur auraient raisonné dans tout le château. Ses larmes coulaient à présent sans retenu et toute colère l’avait quittée pour laisser place à d’autres sentiments.

Les coups continuèrent, elle en perdit rapidement le compte sous l’effet de la douleur, tandis que le long de son dos ruisselaient quelques gouttes de son sang qui finissaient par tomber par terre. Les coupures n’étaient pas si profondes que ça mais demanderaient néanmoins à être traitées, sous peine de s’infecter ou de laisser de trop vilaines cicatrices. Le but n’était après tout pas de l’abimer.
Sous les assauts d’Armand, la jeune femme ne cessait d’être déséquilibrée et retrouver son équilibre tout en luttant contre l’étouffement n’était pas un exercice facile. Ses forces la quittaient rapidement, jusqu’au moment où elle lâcha prise et perdit connaissance, son corps pendant alors, sans force, uniquement retenu par le cou. La jeune femme s’était évanouie et s’étouffait à présent avec son collier, ne pouvant rien faire pour lutter. Son destin dépendait à présent d’Armand.
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MessagePosté le: Lun 5 Oct - 12:03 (2015)    Sujet du message: La dame captive [PV Irogenia] Répondre en citant

Armand ne s'était jamais considéré comme une personne cruelle. Il s'était toujours vu comme quelqu'un de plutôt raisonnable. La cruauté avait quelque chose d'utile bien sur, mais uniquement lorsqu'elle était utilisée dans un but bien précis. Sinon, cela finissait toujours par se retourner contre sois. Mais présentement, le jeune seigneur devait avouer qu'il éprouvait un certain plaisir à tourmenter l'ancienne seigneur du lieu. Il appréciait de l'entendre supplier et gémir à travers le bâillon qu'il lui avait mit entre deux coups de fouets. Ce n'était pas là gratuit. Irogenia méritait une punition exemplaire. Elle avait promis d'être docile et obéissante, ce qu'elle n'avait guère été. Elle méritait donc parfaitement un recadrage en règle pour lui rappeler quel était sa place. La prochaine fois, il ferait exécuter un de ses partisans sous ses yeux. Mais il préférait déjà la faire souffrir elle. Cela lui permettait de garder une terrible carte dans sa manche et d'imprimer un sérieux traumatisme dans l'esprit de cette nouvelle esclave. Elle avait voulut jouer à la plus fine. Qu'à cela ne tienne, elle serait brisée.


Elle se débattait, essayant d'esquiver la cruelle lanière de cuir, s'étouffant à cause du peu de liberté que lui offrait le collier, tremblante de peur et le visage en larme. Mais pour être honnête, Armand prenait un certain plaisir à voir s'effondrer la jeune femme si fière qui l'avait défié et s'était crue tellement supérieure à lui.


Et puis, elle arrêta de se débattre et se mit à pendre mollement au bout de la chaîne. Il ne fallait pas être un grand génie pour comprendre qu'elle avait perdu conscience. Après une quinzaine de coups de fouet, c'était tout à fait normal. Il avait sûrement eu la main un petit peu lourde. Pendant quelques instants, Armand regarda la jeune femme en train de s'étouffer et il envisagea sérieusement la possibilité de la laisser mourir ici. Se serait sûrement moins problématique et il n'aurait pas à se méfier d'elle ou à avoir à la briser à nouveau. D'un autre côté, ceux qui étaient encore enfermé risquaient fort dans ce cas là d'élever leur ancienne seigneur au rang de martyr de leur cause contre l'odieux occupateur. C'était le genre de chose qu'un homme de pouvoir défait chercher à éviter à tout prix. Et s'ils la voyait ramper à ses pieds, il était certain qu'elle ne deviendrait jamais un martyr. Elle ne serait pas non plus celle derrière laquelle ils se rallieront.


Au final, il la fit descendre assez rapidement bien qu'un peu brutalement, la laissant s'effondrer sur le sol. Rapidement, il s'assura qu'elle était toujours vivante avant de l'amener sur un chevalet et de l'y allonger sur le ventre. Les mains de la prisonnière furent rapidement détachées et raccrochées par des menottes de métal loin au dessus de sa tête, puis se furent ses pieds qui furent attachées aux sangles épaisses et solides. Dans le pire des cas, il pourrait toujours l'étirer de quelques centimètres si elle se montrait vraiment réticente. Pour l'heure, il se contenta de lui tendre les membres pour l'obliger à rester u peu immobile quant bien même elle chercherait à se débattre.


Suite à cela, il appela Soeur Maeda. C'était une femme qui avait déjà atteint un certain âge et qui avait intégrer l'église bien des années avant la naissance d'Armand. Elle s'y était formée comme guérisseuse et elle avait un certain talent pour ce genre de choses. D'une grande fidélité, elle avait également l'avantage d'être une véritable tombe. Jamais elle n'irait répété un secret. Ayant fait vœux de silence, elle restait toujours muette comme une tombe, aidée en cela qu'elle avait eu la langue tranchée après quelques mésaventures et après avoir brisé son vœux. Le service des dieux requérait une discipline de fer et des punitions plus cruelles que celle qu'aucun maître n'infligerait jamais.


Les plaies sur le dos n'étaient guère profondes et en quelques jours elles auraient disparut sans laisser la moindre cicatrice. On pouvait faire confiance à la sœur pour cela. En revanche, Artemia garderait à vie la cicatrice de se qui allait suivre.


Armand attendit qu'elle ait repris connaissance pour lui appliquer le fer à marquer sur le haut de sa fesse gauche, laissant une marque aussi propre que douloureuse alors que la jeune femme poussait un hurlement de douleur au travers du bâillon.


« Pour te rappeler que tu es une esclave, dit simplement Armand avant de retirer le fer rouge de la fesse d'Irogenia. »


Il prit le temps de ranger le fer à marquer avant de lui retirer son baillon.
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MessagePosté le: Lun 5 Oct - 17:27 (2015)    Sujet du message: La dame captive [PV Irogenia] Répondre en citant

La jeune femme pendait, retenue debout par son collier qui l’étouffait. Elle semblait soudain si fragile… Armand ne tarda pas à faire descendre le crochet auquel était reliée la laisse d’Irogenia, cette dernière glissant au sol, toujours inconsciente. Il ne fit pas dans la douceur mais sans doute avait-il paré au plus pressé, et vu la correction qu’elle venait de subir, la seigneur n’était plus à un bleu prêt.
Se penchant sur elle, son tortionnaire vérifia qu’elle respirait à nouveau, puis il la porta jusqu’à un chevalet sur lequel il la déposa. Sa victime se trouvait à présent sur le ventre et Armand se dépêcha de lui détacher les mains pour les sécuriser dans des menottes de métal fixées à un bout de la table, lui tendant les bras au-dessus de la tête. Puis il attacha les chevilles de la jeune femme avec des sangles de cuir reliées à l’autre extrémité de la table.
Armand se servit ensuite d’une manivelle pour enrouler les sangles et ainsi mettre en tension les membres de sa captive. Il n’en était pas encore à l’écarteler mais qui pouvait bien savoir ce qu’il lui réservait, qu’y avait-il dans la tête de ce sadique ?

Doucement la jeune femme émergeait de sa torpeur. Les yeux clos elle sentit qu’elle était étendue et attachée, bien que la façon dont elle était entravée ait changé. Son dos lui faisait mal, rapidement elle se rappela pourquoi. Les coups de fouet, ce sadique l’avait martyrisée. L’avait-elle supplié d’arrêter ? Elle ne s’en souvenait pas, mais elle avait hurlé, ça elle en était certaine. Quelques larmes roulèrent sur ses joues, était-ce sa punition pour avoir eu une liaison avec Tankred ? Cela lui semblait par trop injuste. Ne souffrait-elle pas déjà assez de la perte de son protecteur ? Pourquoi avait-il fallu en arriver là ? Le destin avait été si cruel de mener Hymir à eux pendant qu’ils péchaient.
La porte s’ouvrit soudain et rouvrant les yeux, Irogenia se rendit compte qu’elle était seule à présent, en tous cas Armand n’était plus dans son champ de vision. Allait-il à nouveau l’abandonner ainsi pour la nuit ? Ses plaies la faisaient souffrir atrocement, et à ce rythme elle doutait de plus en plus de survivre jusqu’au mariage annoncé. Peut-être tout cela faisait-il partie d’un plan visant à la supprimer mais la façon de faire aurait été stupide. Si telle avait été son intention, jamais il ne l’aurait battue. Pourquoi la marquer quand il pouvait se débarrasser d’elle de bien d’autres façons

La porte s’ouvrit à nouveau et Armand reparu, accompagné d’une femme d’un certain âge. A en juger par ses atours, il s’agissait d’une religieuse. Cette dernière ne disait rien à la jeune seigneur, sans doute faisait-elle partie de la suite de son bourreau. Elle n’eut même pas la force de s’inquiéter d’être vue dans une telle position. Elle était toujours la maîtresse de Salägnur et être vue ainsi était humiliant mais elle était épuisée, affaiblie et blessée, aussi ces considérations étaient soudain bien lointaines pour elle.
La nouvelle arrivante s’attela à la tâche de soigner la prisonnière. Ses mains étaient douces alors qu’elle étalait un onguent sur les plaies de la jeune femme. Celui-ci était frais, comme pour combattre le feu du fouet. La douleur persistait mais les soins la firent diminuer un petit peu. La religieuse ne put en revanche pas faire un bandage correcte à la jeune femme de par sa position, mais elle fit ce qui était en son pouvoir pour la soigner, allant même jusqu’à nettoyer les coulures de sang qui glissaient jusqu’au bas des fesses d’Irogenia.

Silencieusement la guérisseuse prit congé d’eux. C’est alors qu’Armand alla prendre le tison qu’il avait mis à chauffer. Reprenant ses esprits, la jeune femme commença à tirer sur ses liens, criant autant que son bâillon le lui permettant et essayant vainement de se débattre. Dans son regard se lisait la peur alors que dans celui de son tortionnaire se lisait une certaine satisfaction. Il n’allait tout de même pas oser. Elle était une seigneur, même si elle était à sa merci, il ne pouvait tout de même pas la marquer comme une pièce de bétail, il n’en avait pas le droit !
Tirant toujours sur ses liens, elle tentait désespérément de se libérer, appelant à l’aide et faisant appel à la clémence de son bourreau mais rien n’y fit. Une douleur la transperça alors qu’Armand venait d’appliquer le tison ardent sur sa fesse gauche, la pauvre poussant un hurlement. Ses larmes, tant de douleur que d’humiliation coulaient à présent sans retenue le long de ses joues. Comment avait-il pu ?

« Pour te rappeler que tu es une esclave. » lui dit-il
Il alla ensuite ranger l’instrument de torture puis, à la surprise d’Irogenia, la libéra de son bâillon. La malheureuse ne cherchait même plus à l’insulter, pas davantage qu’elle ne retenait ses larmes à présent. Il l’avait marquée comme une esclave, elle n’avait plus la force de le haïr pour le moment, seule la peine et la douleur l’habitaient.
« Comment avez-vous pu ? Je suis de sang noble ! J’ai droit à quelques égards… » parvint-elle à articuler entre ses sanglots.
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MessagePosté le: Ven 9 Oct - 02:18 (2015)    Sujet du message: La dame captive [PV Irogenia] Répondre en citant

Qu'importe se qui suivrait, il était absolument certain que jamais Irogenia n'en ressortirait indemne et jamais elle n'oublierait le châtiment qui lui était infligé aujourd'hui. Armand avait été particulièrement cruel avec elle et particulièrement violent. Mais il ne pouvait pas se permettre d'être tendre avec elle et d'attendre bien sagement qu'elle apprenne à bien se comporter. Il aurait le temps pour parfaire la finissions de cette nouvelle esclave lorsqu'il aurait d'avantage de temps à y consacrer. Mais pour l'heure, il devait réduire son esprit en miette et n'avait guère le temps pour faire quelque chose dans la finesse et la délicatesse. Lorsqu'ils seraient marié, se serait bien différent. Il aurait tout le temps qu'il lui faudrait. En attendant, il devait la mettre à genoux en un minimum de temps.


Il manquait encore un petit quelque chose qui allait l'achever. Elle se voyait encore comme une noble et exigeait un traitement avec un minimum de décence, mais Armand la sentait assez proche d'un point de rupture. Elle risquait fort de ne plus pouvoir tenir encore très longtemps. Surtout pas si la nuit qu'elle passait se révélait éprouvante pour elle. Restait donc simplement à décider de comment il allait lui porter le coup de grâce. D'instinct, Armand l'aurait volontiers mise dans une cage à corbeau. Cela aurait certainement mit un terme définitif à ses envies de liberté pour un bon moment. Malheureusement, il ne pouvait pas risquer que tout le monde voit sa future épouse ainsi. Pas encore en tout cas. Lorsqu'ils seraient marié, cela n'aurait que peu d'importance s'il l'humiliait de la sorte, mais tant qu'ils ne l'étaient pas, se serait une sorte d'aveux de faiblesse parce qu'il n'aurait pas réussi à maîtriser son épouse.


Finalement, il la détacha du chevalet et l’emmena vers un nouvel instrument de torture dans lequel il la força à s'allonger. C'était une cage particulièrement ajustée qui ne permettait qu'à une personne d'y tenir debout sur une mince lame de métal qui passait sous les pieds. Progressivement, Armand refermait sur Irogenia les barres de fer qui lui entravaient les chevilles puis les jambes, les mains, les bras, le buste et remontaient jusqu'au haut de la tête sans oublier une boule de métal judicieusement placée pour s'assurer du silence de la victime. Une fois Irogenia astucieusement cadenassée dans ce nouvel instrument de torture, Armand hissa la cage au dessus du sol à l'aide d'un système de poulie. Elle n'avait en soit rien de particulièrement révolutionnaire. Mais elle forçait à adopter une position qui au fil des heures allait devenir insupportable sans avoir la possibilité de vraiment en changer pour relâcher un peu la pression sur les muscles. De plus, les faces intérieurs des barres étaient garnies de petites pointes. Rien qui puisse vraiment blesser pour ne serais-ce que percer la peau, mais bien assez pour que toute tentative de s'appuyer dessus devienne éminemment inconfortable.


Armand lui jeta un dernier coup d’œil avant de sortir de la pièce, l'abandonnant dans la semi pénombre laissée par l'éclat flamboyant du brasero.


* * *


Lorsque le jeune seigneur défit les barres métalliques, Irogenia s'effondra de tout son long sur le sol de pierre de la salle de torture, épuisée par la nuit qu'elle venait de passer. Il était encore tôt, l'aube pointait à peine à l'extérieure. Mais enfermée comme elle l'avait été, la jeune femme n'avait strictement aucun moyen de le savoir. Et il y avait fort à marier que les minutes avaient fini par se transformer en heures dans cette cage.


Doucement, Armand s'approcha d'elle et s’accroupit en face de sa captive pour lui relever doucement le menton, écartant les cheveux qui avaient bien perdu de leur lustre afin qu'elle puisse le regarder.


« Tu peux arrêter tout cela si tu le souhaite, dit-il d'une voix douce. Il te suffit de céder. »


Sa main caressait doucement la joue de sa prisonnière. Au fond, cela n'avait rien de bien compliqué. Il suffisait simplement à Irogenia d'arrêter de lutter. Rien de plus simple. Et cela devait avoir l'air de sirènes aux oreilles de l'infortunée dame des lieux.


« Il te suffit juste d'être une bonne esclave et je t’emmènerait loin de cette endroit et tu n'y reviendra plus jamais. Je te le promet. »
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MessagePosté le: Ven 16 Oct - 10:11 (2015)    Sujet du message: La dame captive [PV Irogenia] Répondre en citant

Son bourreau ne s’était même pas donné la peine de lui répondre et après quelques instants, il la détacha, l’entraînant de force vers un autre instrument de torture. La jeune femme tentait de résister mais c’était vain, n’étant pas au mieux de sa forme. Cela ne faisait que vingt-quatre heures qu’elle était sa captive et si son mental n’était de loin pas brisé, physiquement elle n’était pas au mieux de sa forme. Encore que le marquage qu’il lui avait imposé avait bien entamé la volonté de la jeune femme.
Il la contraignit alors à s’allonger dans une sorte de cage de forme vaguement humaine, de petits picots rendant la position inconfortable sans pour autant la blesser. Elle avait déjà vu de tels instruments et se laissa plus ou moins faire, ne se plaçant pas d’elle-même comme il le fallait mais ne cherchant pas non plus à fuir, elle n’en avait pas la force. Que n’aurait-elle pas donné pour une vraie nuit de sommeil, dans son lit et un repas chaud et consistant.
Ce n’était pas la première fois qu’elle devait se restreindre et manquait de sommeil mais jamais dans de telles conditions. Jamais personne ne l’avait torturée et humiliée de la sorte. Elle n’avait aucune idée du temps qu’elle avait pu dormir la nuit passée et lorsqu’il l’avait séquestrée dans une geôle mais cela ne devait pas être long et cette faim qui la tenaillait…

Pleurant toujours, traumatisée par ce qui lui arrivait, elle entendit chaque bruit que faisaient les cadenas lorsque Armand les verrouillait pour immobiliser petit à petit sa captive en refermant les barreaux de la cage sur elle, partant de ses chevilles pour remonter doucement jusqu’au sommet de sa tête, le pire étant sans doute cette boule de cuir qu’il força dans sa bouche pour lui imposer le silence, bouche grande ouverte.
La nuit allait être longue et la suite ne surprit guère la jeune femme lorsqu’elle sentit la cage s’ébranler alors qu’Armand la suspendait dans les airs à l’aide d’un système de poulie. C’est là que toute la cruauté d’un tel instrument se faisait ressentir. Irogenia ne pouvait pratiquement pas bouger, les picots parsemant également les barreaux de sa cage, la forçant à rester aussi droite que possible, en équilibre sur deux fines lamelles de métal. Cette position allait très vite devenir très inconfortable et déjà les lamelles sans pour autant lui faire mal étaient d’un contact assez désagréable. Si jamais elle tentait de s’appuyer sur une partie de la cage, les picots se rappelleraient à son bon souvenir mais de toute façon à un moment donné elle n’aurait pas le choix.

Sans qu’elle n’y prête attention, Armand la laissa là, refermant derrière lui la porte, laissant la malheureuse dans l’obscurité que seul combattait le braséro qui était comme là pour lui rappeler ce qu’il venait de lui infliger en la marquant sur la fesse.
La pression qu’exerçaient les lames contre ses pieds était déjà déplaisante et la jeune femme tenta de changer de position pour soulager un peu ses plantes de pied, les picots lui faisant immédiatement ressentir leur piqure. Si cela ne supprimait pas totalement la douleur qu’elle ressentait dans ses pieds, cela permettait au moins de l’amoindrir et en changeant régulièrement d’appui, elle parvenait à ne pas trop souffrir. La souffrance était là en permanence, de même que l’humiliation, le bâillon qu’elle portait la faisant baver abondamment.

Cette nuit encore fut atroce et Irogenia perdit la notion du temps, elle estimait simplement le temps qu’elle arrivait à passer dans une position avant de devoir en changer mais rapidement elle perdit le compte des changements, s’appuyant tantôt sur son dos, tantôt sur sa poitrine, sur un côté, sur l’autre, décollant un peu un pied au détriment de l’autre. Tous les moyens étaient bons pour se soulager un peu.
Elle fut la première surprise lorsqu’elle fut réveillée par le bruit de la porte de la salle de torture, son ventre et son menton maculés de bave. Cela signifiait qu’elle avait finalement réussi à dormir un peu mais ses yeux lui faisaient mal, sa tête aussi et tout cela en raison de la fatigue. Seule sa mâchoire ne la faisait plus souffrir, celle-ci s’étant habituée au bâillon. Et tout cela sans même parler de la douleur qu’elle ressentait dans tout son corps en raison de l’instrument de torture et plus particulièrement dans ses pieds et son dos sur lequel elle était appuyée présentement.

Si seulement elle avait pu dormir un peu plus, peut-être aurait-elle pu lutter un peu. Le brasero s’était éteint pendant la nuit et cela elle l’avait encore vu, aussi n’avait-elle probablement dormi qu’une petite heure ou deux.
Accrochant une torche au mur afin de voir ce qu’il faisait, Armand entreprit de la libérer mais sans redescendre la cage au préalable. Une fois libre, elle tenta de rester debout, de descendre de la cage dignement mais à peine fut-elle libre que ses jambes se dérobèrent sous elle et qu’elle s’effondra durement sur le sol, seuls ses bras lui évitant de se faire vraiment mal en cognant sa tête.

Alors qu’elle gisait là, Armand s’approcha et s’accroupit face à elle. Lui relevant doucement le menton et écartant quelques mèches de cheveux du visage de sa victime, il s’assura qu’elle le regardait bien avant de prendre la parole d’une voix douce :
« Tu peux arrêter tout cela si tu le souhaites. Il te suffit de céder. »
Avec douceur il lui caressait la joue, tandis que la jeune femme l’écoutait en silence. Céder, était-ce la bonne chose à faire ? Pourquoi s’imposait-elle de lutter ainsi ? A ce rythme elle ne survivrait pas jusqu’à son mariage car à voir l’escalade des violences que lui avait fait subir ce monstre, les deux journées à venir risquaient d’être bien pire encore. Survivre, voilà ce qu’elle devait faire et ce par tous les moyens, même les plus infamants.
« Il te suffit juste d’être une bonne esclave et je t’emmènerai loin de cet endroit et tu n’y reviendra plus jamais. Je te le promets. »
« Alors emmène-moi loin d’ici. Je me rends » parvint-elle à articuler.
***********************
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MessagePosté le: Sam 17 Oct - 07:56 (2015)    Sujet du message: La dame captive [PV Irogenia] Répondre en citant

Visiblement, elle s'était rendue à l'évidence. Elle ne pouvait pas lutter contre lui. Tout se qu'elle pouvait faire, c'était déposer les armes et accepter son sort et sa nouvelle vie en tant qu'esclave dans une prison dorrée. Au fond, ce n'était pas si différent de se qui l'aurait attendu si elle avait simplement tenu son rôle d'épouse. Mais Armand ne se préoccupait pas de ce genre de comparaison pour le moment. Elle acceptait son sort pour avoir une chance de sortir d'ici. Mais d'un autre côté, elle avait aussi accepté son sort pas plus tard que la veille et le matin même, elle s'était remise à le défier. Il fallait donc rester méfiant vis-à-vis de cette toute nouvelle soumission. Il était loin de lui faire vraiment confiance. C'était une certitude. Pour autant, il l'avait fait craquer. Et elle avait accepté d'obéir. Continuer à la punir maintenant serait sans doute assez contre productif. Il allait lui permettre de rentrer dans le rang. Si elle s'en écartait à nouveau, elle serait sévèrement punie, mais il allait lui laisser le bénéfice du doute.


Doucement, il aida la jeune femme à se mettre debout et lui passa une cape avec une capuche assez longue et profonde pour dissimuler son identité. Puis, il prit la chaîne qui était toujours accrochée à son collier et la guida pour la faire sortir de la pièce et la ramener directement dans sa chambre.


« J'ai fait quelques aménagements, j'espère qu'ils te conviendront. »


La chambre n'était plus vraiment celle que la jeune femme avait connu. Certes, il y avait toujours ce lit très massif et ces couvertures, mais on avait visiblement cherché à donner à cet endroit un côté beaucoup plus moyen-oriental qui avait un certain échos quant aux origine de la prisonnière des lieux. À ses yeux, se ne serait sûrement guère plus qu'une caricature de son ancienne vie, mais on pouvait au moins noter l'effort qu'avait fournis Armand pour se procurer les tapis et autres tentures sur lesquels les pacha d'orient n'auraient certainement pas craché.


Sur la table basse qui ornait à présent la pièce était disposé un repas chaud. Tirant doucement la laisse improvisée, Armand amena sa prisonnière vers la table et la fit asseoir pour lui permettre de se restaurer en sa compagnie.


Le fait qu'Armand ne soit vraiment pas sur qu'il puisse lui faire confiance ne signifiait pas qu'il n'avait pas espérer qu'elle plierait. Cela ne faisait qu'une journée qu'elle était entre ses mains. Elle devait sérieusement craindre se qui pourrait lui arriver pendant les deux autres journées si elle continuait à se révolter.


Irogenia engloutit la nourriture avec un grand appétit. Armand lui était plus mesuré, mais lui n'avait pas été privé depuis la veille. Il ne prêta pas attention aux manières plus que douteuse de sa future épouse et se contenta d'attendre qu'elle ait terminé.


Lorsque se fut fait, il repris la laisse et la guida jusqu'au lit. Elle allait pouvoir dormir, mais pas comme cela.


Débarrassée de sa cape, elle fut entravée. Ses mains glissées dans des sacs de cuir lui serraient inutiles pour tenter de fuir ou de défaire ses liens. Armand lui posa également une cagoule de cuir qui recouvrait intégralement son visage et l'aveuglait. Elle pourrait toujours parler, mais aurait quelques difficultés à cause de la rigidité du cuir pour articuler et se faire comprendre. Pour finir, la laisse fut raccrochée à une chaîne plus longue rivée dans le mur.


Une fois cela fait, Armand aida sa captive à s'allonger et à se glisser sous les couvertures pour se reposer et l'abandonna ainsi après un dernier baiser sur les lèvres masquées par le cuir.


Il la laissa se reposer, espérant sincèrement que cette fois, elle aurait comprit que son intérêt était de se soumettre.
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MessagePosté le: Jeu 22 Oct - 16:51 (2015)    Sujet du message: La dame captive [PV Irogenia] Répondre en citant

Non sans une certaine douceur, Armand aida sa captive à se relever et s’assura qu’elle tenait sur ses jambes avant de lui passer une longue cape à ample capuchon, celle-ci dissimulant parfaitement sa porteuse. Il se saisit ensuite de la chaine toujours fixée au collier d’Irogenia et leur fit quitter cet horrible endroit avant de les ramener vers la chambre de la jeune femme.
La jeune femme marchait en silence, tête basse, titubant un peu, ses pieds nus foulant le sol des couloirs. Elle était dans un état second, la fatigue étant toujours présente. En fait elle avançait plus ou moins en pilote automatique, lentement, doucement. Lorsqu’ils furent enfin devant la chambre, Armand lui dit qu’il avait effectué quelques aménagements et qu’il espérait que ceux-ci lui conviendraient.

Relevant les yeux, elle découvrit les changements effectués. Cela correspondait exactement à la vision qu’un étranger pouvait avoir des salons de son pays… tentures et tapis ornaient à présent la pièce et si cela partait peut-être d’une bonne intention, cela donnait plus l’impression à Irogenia d’avoir pénétré dans un lupanar de bas étage, de ce royaume, voulant donner dans l’exotique. Il faudrait vraiment qu’elle fasse quelque chose pour cette décoration… Heureusement Armand avait conservé le lit à baldaquins de Hymir. Même s’il n’avait rien à voir avec celui que la jeune femme avait toujours connu chez elle, elle l’appréciait beaucoup. Elle aimait ce côté solide, même si lorsqu’elle y était attachée, cela jouait contre elle.
Il fallait en revanche laisser à Armand une chose, il avait été rapide pour obtenir ces décorations, même s’il avait commencé à chercher dès leur première rencontre, et n’avait pas perdu de temps pour procéder aux aménagements.

Une délicieuse odeur vint alors chatouiller les narines de la jeune femme et son regard se posa sur une table basse, celle-ci était plutôt jolie en revanche, sur laquelle trônait deux assiettes fumantes et instantanément le ventre de la seigneur gargouilla. Deux assiettes, c’était plutôt encourageant, elle allait certainement pouvoir se restaurer un peu. De la faim, de la soif ou du sommeil elle ne savait ce qui la tiraillait le plus. Elle luttait contre la fatigue et rêvait à présent de s’installer à cette table. Son geôlier n’eut pas à tirer bien fort sur la laisse pour qu’Irogenia le suive en direction de la table où elle s’installa, retirant son capuchon une fois assise en tailleur. Elle était toujours nue mais la cape était assez ample pour dissimuler ses charmes sans aucun problème. Enfin jusqu’à ce qu’elle sorte ses mains de sous le tissu pour se jeter sur la nourriture. Sa poitrine se dévoila mais elle n’en avait que faire, elle avait vraiment trop faim pour s’en préoccuper, ce qui se ressentit d’ailleurs dans ses manières. Elle n’avait que faire de ce qu’Armand penserait d’elle, elle mangeait vite, consciente que cette nourriture pouvait lui être retirée à tout moment.

Une fois qu’elle eut le ventre plein, son tortionnaire se leva et la mena jusqu’au lit en la tirant par sa laisse. Allait-il la laisser tranquille pour qu’elle se repose un peu ou bien comptait-il abuser d’elle à présent qu’elle avait repris quelques forces. Si tel était le cas elle se défendrait bec et ongles, prête à vendre cher sa dignité. Mais non, les intentions d’Armand étaient bien inoffensives en vérité. Cela n’empêcha pas Irogenia de se raidir lorsqu’il lui retira sa cape et lorsqu’il lui présenta les sacs dans lesquels il voulait enfermer ses mains, elle lui demanda :
« Que comptez-vous faire ? Vous comptez me toucher ? »
Devant la réponse négative, elle le laissa lui enfiler ces curieux objets de cuir. C’était ingénieux, tout en lui laissant une grande liberté de mouvement, cela la privait de l’usage de ses doigts, l’empêchant de se saisir de quelque objet que ce soit.

Nue et pour ainsi dire sans défense, elle pouvait toujours parler, appeler à l’aide, même si elle en avait conscience c’était inutile et ne ferait sans doute qu’ameuter des alliés de son bourreau. Ainsi, pour l’empêcher de crier, de voir et réduisant également son ouïe, d’ordinaire plutôt fine, l’homme lui passa une cagoule de cuir, bien ajustée afin de lui permettre de respirer par le nez. Ce qu’elle ne vit pas c’est qu’Armand fixa la chaine de son collier à une longue chaîne fixée au mur. Toujours debout, la jeune femme sentit qu’il la guidait en douceur pour qu’elle s’allonge sur le lit et si elle ne voyait pas la chaîne, elle la sentait battre contre elle. Elle sentit qu’on rabattait les couvertures sur elle puis une pression sur ses lèvres, sans doute un baiser qu’elle sentait mal à travers sa cagoule.

Seule, elle tenta de tirer sur la chaîne dans un premier temps mais cela n’était vraiment pas aisé et rapidement elle céda à la fatigue et glissa dans un sommeil réparateur. Elle bougea beaucoup durant celui-ci, si bien que lorsqu’Armand vint la retrouver, elle s’était échappée des couvertures et était partiellement exposée, couchée sur le flanc gauche, sa jambe droite remontée vers sa poitrine, tandis que la droite était toujours couverte. Son bras droit était replié contre elle, concourant avec sa jambe à dissimuler son buste, tandis que son autre main était glissée entre ses jambes alors qu’elle dormait toujours.
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MessagePosté le: Dim 25 Oct - 11:20 (2015)    Sujet du message: La dame captive [PV Irogenia] Répondre en citant

Armand avait laissé sa prisonnière dormir quelques heures. De quoi lui permettre de se reposer un petit peu et de reprendre quelques forces. Un traitement qu'il espérait profitable. Mais si elle recommençait à le défier, il allait falloir qu'il prenne à nouveau des mesures contre elle et se serait rapidement agacent de devoir procéder de la sorte à chaque fois. Sinon, elle connaîtrait simplement une mort prématurée et il affronterait quelques autres seigneurs aux dents longues qui se disputeraient l'héritage. Mais il n'avait pas l'intention de devoir sans arrêt reprendre son épouse sur tout ce qu'elle faisait. Il fallait qu'elle se tienne à sa place ou il s'en débarrasserait. Enfin, pour le moment, il lui laissait encore le bénéfice du doute. Elle avait encore le droit à sa chance bien sur. Mais elle avait bien assez dormis pour le moment. Il était temps de la réveiller.


En entrant dans la chambre, le jeune seigneur regarda quelques instants sa prisonnière. Le sommeil l'avait abandonnée dans une position... étrange. Mais en tout cas, ces entraves qu'elle portait ne semblait pas lui poser de problème. C'était tant mieux. Le jeune homme s'approcha d'elle et caressa la cagoule de cuir qui recouvrait son visage. Au début, la jeune femme se contenta de grommeler légèrement en bougeant.


« Réveille toi, ordonna doucement le jeune homme en détachant la laisse du mur pour la tirer légèrement. »


Elle fini semblait-il par rassembler ses esprits et commença à vouloir marmonner quelque chose. Le masque de cuir qui recouvrait son visage ne l'empêchait pas de parler, par contre, cela rendait ses tentatives de le faire quelque peu compliquées et assez difficiles à comprendre. Armand tira la laisse, l'obligeant à se redresser sans guère tenir compte de ses marronnages ni même essayer de les comprendre. Il ne fit pas non plus le moindre geste pour tenter de lui retirer sa cagoule de cuir ou les moufles dans lesquels ses mains étaient prisonnière. Il fallait que la jeune femme apprenne à se laisser guider. Elle n'était plus aux commandes à présent. Au mieux, elle était un trophée qu'Armand pouvait exhiber comme preuve de sa victoire. Elle avait été une noble dame, mais maintenant, il fallait qu'elle comprenne qu'elle n'avait plus de contrôle sur rien et qu'elle se fasse à cela.


Alors elle allait pour l'instant garder ses entraves.


« Viens avec moi, ordonna le jeune seigneur en tirant la laisse pour la faire sortir du lit. »


Elle suivit la laisse, pas parfaitement obéissante, mais pas non plus en révolte contre celui qui la guidait. Ils n'allèrent pas très loin et ne sortirent en fait même pas de la chambre. Armand alla s'installer dans un coin de la pièce avec les livres de compte de la seigneurie. Et bien sur, sa captive qu'il tenait au bout d'une laisse.


« A genoux, ordonna-t-il. »


Elle obéit sans précipitation, hésitant un peu du fait de son aveuglement, mais elle ne chercha pas non plus à résister ou à désobéir et s’installa sagement aux pieds de son très prochainement époux. Il allait falloir plus que cela bien sur, mais elle allait petit à petit apprendre que sa place était ainsi. Armand avait eu de nombreux soucis avec sa première épouse. Une jeune femme absolument insupportable qui lui avait mené la vie dure pendant leurs années de mariage. Il n'était pas question qu'il laisse à sa future femme la possibilité d'être aussi dérangeante que la précédente. Qu'elle le veuille ou non, sa place était à ses pieds.


Les minutes commençèrent à défiler alors qu'Armand parcourait les livres de compte qui relataient des richesses de ses nouveaux domaines avec à ses pieds la jeune étrangère toujours aveuglée et privée de ses mains, la chaine qu'elle portait pendant au bout de son lourd collier jusqu'à la main du jeune seigneur.


« Je suis impressionné, finit-il par lui dire. »


Armand tira doucement la laisse pour l'attirer vers lui, caressant le cuir qui couvrait son visage.


« Il semble que tu ais apporté avec toi un véritable trésor. Ce joli corps n'est pas la seule chose qui ait été rapporté du sud. »


De toute façon, que se soit le corps de la jeune femme ou bien son trésor, l'un comme l'autre lui appartenait. Tenant toujours la laisse, la main qui caressait le visage de la jeune femme glissa légèrement et s'aventura dans une légère caresse sur sa hanche.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:26 (2017)    Sujet du message: La dame captive [PV Irogenia]

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