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La vallée des larmes

 
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Eléonore D'Arcour
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MessagePosté le: Mar 7 Mar - 05:28 (2017)    Sujet du message: La vallée des larmes Répondre en citant

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Elénore pleurait doucement, recroquevillée contre un arbre de cette trop vaste forêt. La faim et la froid auraient pu être la cause de ce torrent de larmes se déversant sans relâche depuis plusieurs heures sur ces joues rougit par le vent glacé. Mais la cause était tout autre.

Depuis combien de temps Eléonore ne s'était elle pas laissée aller aux larmes? Depuis cette nuit où elle s'était jurée de ne plus pleurer, cette nuit qui avait goulument avalé son destin en voyant s'éteindre un à un tous les membres de sa famille, certainement. Cette nuit où elle s'était jurée de ne plus pleurer, préférant à jamais arboré ce sourire bercé de chants. Car oui, depuis cette nuit, Eléonore ne s'était plus jamais laissée aller aux larmes. Mais les serments ne sont ils pas fait pour être brisés ?

De nouveau elle venait de tout perdre. Elle qui croyait que le destin lui souriait enfin, venait de tout voir chavirer une fois de plus. Comment n'avaient ils pas pu voir venir cette troupe de brigands ? Ils étaient plus nombreux certes, mais pourquoi avait elle fuit au lieu de rester auprès de Loki et Montferrand ?

Elle sanglota un peu plus fort, se recroquevillant un peu plus pour garder la chaleur de son corps. Elle le savait, on ne survivait pas bien longtemps dehors, à moitié nue par un temps pareil. Elle n'avait même pas la force de faire un feu, encore moins de se lever ou d'appeler à l'aide. A quoi bon ? Ils étaient tout prêt ! Elle le savait, elle le sentait, elle entendait même parfois des brindilles craquer sous leurs pas lourds de leur cuirasses de mercenaires. Elle frissonna de froid autant que de peur, priant le ciel pour que le froid ait raison d'elle avant qu'ils ne la trouvent !

Ils communiquaient entre eux par des bruits d'oiseaux et autres animaux de la forêt. Ils se rapprochaient, par tous les Dieux, pourquoi la recherchaient ils autant ! Elle ? Une moins que rien ! Une sans valeur et sans importance !

C'est alors qu'une main énorme s'abattit sur son épaule, l'arrachant sans effort au sol, un cri d'effroi s'échappant de ses lèvres qu'elle croyait pourtant scellées par le froid.

"Tu croyais aller où comme ça ? " La voix graveleuse riait alors que la poigne sur son épaule était de plus en plus douloureuse. Projettée au sol au milieu de la bande de guerriers déchus, elle se pelotonna comme elle le pu pour cacher avec cette pudeur idiote, sa nudité et se protéger des éventuels coups à venir.

Mais ils ne vinrent pas.

"Attachez là, un autre petit détachement arrive." Le monstre aux yeux d'argent sous son heaume de fer rouillé, huma l'air avant de continuer. "Je sens l'or et les pierres, quelque chose me dit que c'est du bon gros gibier bien gras. On s'occupera de la rendre présentable pour la vente plus tard."

Aussitôt dit, aussitôt fait, Eléonore se retrouva encordée à un tronc alors que la petite troupe d'une dizaine d'hommes se volatilisa entre les arbres de la forêt.

Se cachant derrière les arbres, ils se mirent à épier la troupe d'hommes en armes, suivant le sentier, qui arrivaient droit sur leur guet apens. Dés qu'ils seraient assez prêt, les brigands se lanceraient sur eux, les faisant basculer de leur monture avec quelques coups de lames bien envoyés.
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Connor de Castleroc
Seigneur

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MessagePosté le: Jeu 9 Mar - 06:55 (2017)    Sujet du message: La vallée des larmes Répondre en citant

Depuis quelques temps, Connor était à la tête de la seigneurie familiale... enfin, officiellement bien sur. Car dans l'ombre, il tirait les ficelles depuis bien longtemps, ses manigances l'ayant finalement placées là où il avait toujours voulu être...mais de manière officielle à présent.
La seigneurie était dirigée d'une main de fer, par un homme qu'il ne valait mieux pas contrarié. Si tous voulaient vivre "heureux", il fallait simplement se plier aux directives du seigneur de ces terres, sans rechigner. Il y avait bien eu des mécontents, des contestataires dans les premiers temps, mais rapidement, on entendit plus parler d'eux.


L'armée, la milice de la seigneurie, avaient été renforcées, autant pour la protection des terres, que pour le respect des loi misent en place. Des espions, des agents vêtus à la manière des paysans...des habitants de ces terres. Ainsi Connor avait des yeux et des oreilles partout, sans compter les patrouilleurs. Et justement, ce jour, certaines informations, vinrent lui chatouiller les oreilles. Une petite troupe s'était invité sur ses terres, sans la moindre autorisation...sans être passée par l'un des avant-postes. Une troupes, qui d'après les informations qu'il avait reçu, ressemblait fort à des brigands, de simples vermines en maraude. Connor n'allait pas laisser passer cela, il allait s'occuper d'eux...et qui sait quelles richesses, ils pouvaient bien transporter avec eux.


Ces vermines avaient-elles seulement idées du chemin qu'ils venaient d'emprunter ? ...Un chemin qui les mènerait droit vers une mort aussi douloureuse, qu'inéluctable. Pensaient-il pouvoir traverser impunément ses terres, sans qu'il n'en soit averti ?
Si tel était le cas, ils verraient bientôt se refermer sur les mâchoires, du prédateur qui s'apprêtait à se refermer sur eux. Un plan germait dans son esprit... ses éclaireurs lui donnant des renseignements, sur l'avancé de cette troupe. Connor rassembla ses troupes et se mis bientôt en route.


Il n'avait pas été bien difficile de les suivre, l'inconscience, ou le fait qu'ils étaient sur de leur force...faisait qu'ils ne prenaient pas la peine de se montrer discrets. Après quelques heures, Connor avait rejoins ses patrouilleurs, qui lui firent un rapport sur la situation. Un plan fut échafaudé et tout le monde se mis en place. Le jeune seigneur avait également été prévenu, qu'une jeune femme était là, mais ne faisant pas partie de leur bande apparemment. Il verrait plus tard, qui elle était et ce qu'elle pourrait lui apporter.

Connor envoya son leurre, un petit contingent qui allait sans doute attirer l'attention, de cette bande de crétins sans cervelles. Il avait déjà eu affaire à ce genre d'hommes, lors de ces divers manigances, il en avait même employé pour accomplir de basses besognes...où réfléchir n'était pas un critère de recrutement. Tout se déroula bien sur comme prévu. Le leurre, se montra assez "bruyant" pour que toute l'attention des brigands soit tourné là où elle était souhaité. Connor ne put éviter un rictus, qui pouvait s'apparenter à un sourire. Se délectant avant l'heure, du massacre à venir.

Lorsque la troupe fut en place, sans surprise, les sales vermines se lancèrent sur eux...mais...
Les cavaliers talonnèrent leurs montures, pour s'éloigner au plus vite, de leurs assaillants. Lorsque ceux-ci se retrouvèrent sur le chemin, à tenter de s'en prendre à la troupe de Connor, celui-ci surgit des bois, avec une seconde troupe. Les archers firent leur apparition, en criblant de flèches les brigands.


Même avec des armures, une volée de flèches faisait toujours des dégâts. Puis Connor se jeta sur ses proies, avec le reste de sa troupe, pendant que les soldats ayant servit de leurre, faisait leur retour, pour soutenir leur seigneur. Les brigands, du moins, ceux qui étaient encore debout, se retrouvaient dans la pire des postures.  Réduites à peau de chagrin et encerclés par des soldats bien équipés et décidés à les décimer. Le cercle s'élargit, laissant les cavaliers passer sans s'arrêter, pour renverser ce qui restait de brigands. Puis le cercle se reforma, bientôt rejoint par les cavaliers, qui étaient descendus de leurs montures, pour venir renforcer la troupe.

Ensuite, tous fondirent sur les brigands qui se relevaient. Aucune demande de reddition n'avait été formulée, juste les cris des soldats qui chargeaient. Il était évident que tout ce que voulait le contingent, était un massacre pur et simple. Connor s'était emparé de son espadon, se ruant sur celui qu'il devinait être le chef de ce tas de vermines. la carrure imposant de Connor, associé au poids de son épée, firent que le choc fut violent et sonore. 
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Eléonore D'Arcour
esclave

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MessagePosté le: Mar 14 Mar - 05:50 (2017)    Sujet du message: La vallée des larmes Répondre en citant

La petite troupe de mercenaires croyant partis pour une ballade de printemps, un peu trop sûr d'eux, se retrouvèrent en enfer ! Les Flèches sifflaient de toute part et des hommes ne cessaient de se ruer vers eux tel un torrent.

Leur chef aurait bien sonné leur reddition et soufflé un coup de corne afin de cesser la déroute et fuir, mais se fut sans compter sur le diable lui même qui lui tomba dessus sous les traits d'un géant à la crinière blanche. La gorge fendue en deux au beau milieu de son souffle de demande de merci, il s'écroula au sol sans aucune grâce dans une marre de boue rougit par son sang.

De là où elle était, Eléonore ne voyait rien, elle ne faisait que deviner en entendant le bruit des armures, les cliquetis des armes et les hurlements de douleurs. Son visage se mit à blêmir...Et si toute la troupe de mercenaires y passait ? Qui viendrait la délivrer de son carcan de chaînes ? Allait elle périr de faim et de soif attachée à cet arbre ? Ou pire ! Allait elle servir de festin aux bêtes sauvages la nuit venue ?

Dans un élan de peur et poussée par la rage de survivre, elle se mit à tirer de toutes ses forces sur les chaines, mais ne réussit qu'à se meurtrir un peu plus les poignets et les chevilles, arrachant sa peau jusqu'au sang.

Il lui restait quoi ? Hurler ? Et si le combat n'était pas gagné par les mercenaires ? Si le gagnant était pire ?

Elle arrêta alors de tirer afin de réfléchir. A quoi bon tout cela. La malchance des Arcour, encore et toujours cette maudite guigne tel un mauvais sort. Elle était la dernière et n'avait pas réussi à faire revivre son nom. Avec elle il s'éteindrait à jamais. Le destin s'était bien joué d'elle en lui faisant miroiter un bel avenir avec Sébastian. Mais tout cela était parti comme la paille dans un feu.

Soupirant, elle s'adossa au tronc de l'arbre et écouta le combat battre son plein, grimaçant en imaginant la douleur des hommes sous les coups. Elle ne trouva même pas la force de prier pour ces pauvres âmes et finit par baisser son regard sur ses pieds gelés par cette terre trop froide.

Le bruit des combats cessa comme il avait commencé. Dans le silence revenu de la foret, elle n'entendit que son souffle saccadé puis vit apparaitre un des mercenaire, mal en point et le visage défait, il semblait fuir les flammes d'un enfer à ses trousses. Il lui jeta un regard perdu puis reprit sa course, aussitôt arrêté en plein effort par une flèche qui le transperça. Tombant à ses pieds, elle se recroquevilla un peu plus pour que le corps sans vie ne la frôle pas.

Laissant sa longue chevelure brune retomber sur son visage telle une muraille, elle se mit à prier dans un murmure. Telle une enfant, elle se mit à souhaiter que personne ne la verrais sous cette épaisse chevelure à laquelle se mêlait boue, paille et épines de pin.

"Passez sans me voir..." Murmurait elle sans oser relever ses grands yeux noirs pour voir le restant de la troupe envahir la petite clairière à la recherche de survivants parmi les mercenaires, à travers le rideau de sa chevelure.

Elle essaya de contrôler sa respiration, comme si le bruit pouvait y changer quelque chose. En d'autres temps, peut être aurait elle sourit de la situation. A Arcour, elle avait cessé de vivre, décidant que la mort ne pouvait être qu'une douce souffrance, mais en être aussi proche la terrifiait, la ramenant plusieurs années en arrière, sur les ruines d'un château en flammes. Elle attendit donc le coup de grâce. Après tout, personne ne voudrait se charger d'elle, une bouche de plus à nourrir et vu son état, les vainqueurs ne tireraient pas grand chose de sa vente.

Elle remit donc sa vie entre les mains de ce nouveau Dieu qu'elle avait apprit à connaitre, chantant en son for intérieur la chanson des Arcour dans un dernier hommage, ce qui lui donna un peu de baume au cœur.

Des pas lourds se rapprochaient d'elle, elle sentit l'odeur du sang et du fer sur la lame qui se rapprochait de son visage.

"A bientôt père." Murmura t'elle.
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Connor de Castleroc
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MessagePosté le: Mer 15 Mar - 08:36 (2017)    Sujet du message: La vallée des larmes Répondre en citant

Les mercenaires étaient tombé dans le piège...si facilement, qu'on aurait pu penser qu'ils l'avaient fait exprès. Ils ne brillaient pas par leur intelligence, si bien qu'un bref instant, Connor s'était demandé comment ils avaient pu survivre jusqu'à ce jour. Quoi qu'il en soit, cela ne durerait plus, leurs vies touchaient à leur fins. La plus grosse erreur qu'ils aient pu faire était d'avoir pénétré sur ces terres, qui pour eux, était un aller simple vers l'enfer.
Connor avait affiché un rictus malsain sur son visage, lorsqu'il vit la surprise, les regards perdus, lorsque les cavaliers s'étaient élancé, les laissant au milieu de volées de flèches meurtrières. Le temps qu'il comprennent dans quel piège ils étaient tombés, celui-ci s'était implacablement refermé sur eux.

Puis les survivants, les blessés, avaient eu ensuite à subir l'assaut d'ennemis en supériorité numérique. Même sans ces premiers morts, ils auraient été en sous nombre. Mais là, il comprenaient d'emblée, qu'il n'y avait d'espoir de fuite pour eux. Connor s'était d'entrée précipité sur le chef de cette troupe... et le géant avait abattu son espadon sur son ennemi. Celui-ci avait bien tenté de parer le coup, mais... la force de Connor, associé au poids de sa lame, fit que celle de son adversaire, se brisa sous le choc. Mais malheureusement pour lui, cela ne s'arrêta pas à cela, la lame sous l'élan, vint se ficher dans la gorge de sa victime. Leur chef venant de trépasser, sonna le glas du peu de cohésion dont les mercenaires faisaient preuve. Ils n'avaient plus qu'une idée, tenter de fuir. Le seigneur se délectait de toute cette peur, qui émanait d'eux...qui peu avant, se voyaient comme des prédateurs.

Il observa un instant leur chef, qui gisait à ses pieds...puis, marchant sur son cadavre, comme on marcherait sur une grosse racine, il s'avançant calmement, vers sa prochaine victime. Le pauvre mercenaire se retourna, afin de chercher une issue, mais il n'y en avait guère. Lorsqu'il se retourna, il n'eut pas le temps de demander grâce, que sa tête quitta ses épaules, d'un revers de lame. L'un des mercenaires se mit à courir, Connor prit l'arc de l'un de ses soldats. Il laissa l'homme courir un peu, banda l'arc, visa ... et le transperça d'une flèche. Regardant le mercenaire s'écrouler, il aperçu une silhouette attachée à un arbre. Une femme, à n'en point douter. Prisonnière de cette bande d'abrutis. Le colosse laissa ses soldats exécuter les derniers mercenaires et s'avança vers la jeune femme. Au fur et à mesure qu'il se rapprochait, il pouvait constater, qu'elle était dans un sale état. Il supposa qu'elle devait être encore en vie, car elle se semblait pas avoir été torturée... pas de trace de sang visible. Mais que comptaient-ils faire d'elle, surtout dans cet état ? Qui était-elle et que pouvait-elle représenter ? Des questions qui auraient bientôt réponses, si elle vivait encore.

Les longs cheveux de la prisonnière, lui masquaient le visage. Mais lorsqu'il fut tout près, il put croiser son regard un instant, au travers de ce masque, que lui offraient ses cheveux. Elle était toujours en vie, dans un état pitoyable, mais en vie. Qu'allait-il donc bien pouvoir faire d'elle ? La détacher et la laisser là ? La laisser là tout simplement ? Ou encore, abréger son calvaire ? L'emmener avec eux?....mais pour en faire quoi ? Il n'en savait rien encore. De sa lame, Connor lui releva le visage, afin que leurs regards se croisent à nouveaux. Il l'entendit murmurer
"A bientôt père."
 
- Hum.... tu souhaites retrouver ton père ? ... je suppose qu'il n'est plus de ce monde ? ...Je me demandais justement, ce que j'allais bien...pouvoir faire...de toi...

Les paroles avaient été un peu hachurées... une étrange impression l'ayant traversé, en voyant le visage de la jeune femme. Même crasseuse comme elle l'était, il avait l'impression qu'elle ne lui était pas totalement inconnue...même s'il n'aurait su dire, si tel était bien le cas. Il tourna la tête vers l'un des soldats qui l'avaient suivis, ordonnant qu'on fouille les mercenaires, afin de trouver les clés, qui lui ôteraient ses fers. Il se recula ensuite et d'un coup de son espadon, brisa la chaine, qui la liait à l'arbre, la laissant tomber à ses pieds. Le seigneur tourna de nouveau son attention vers la jeune femme.

- Qui es tu ? Et pourquoi ce ramassis de vermines, te traînaient dans leur sillage ?

Le temps qu'elle se décide à répondre, Connor ordonna à ses soldats, de fouiller les cadavres et un possible campement, à la recherche de tout ce qui pourrait être intéressant. Ils laisseraient ensuite soin au animaux, de se charger des carcasses.     
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Eléonore D'Arcour
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MessagePosté le: Jeu 16 Mar - 09:05 (2017)    Sujet du message: La vallée des larmes Répondre en citant

Leur regards s'étaient croisés à travers le voile de ses cheveux. Elle avait tout de suite baissé les yeux, un signe de respect ou de peur à moins que ce soit simplement toujours cette envie de passer inaperçue. Mais cela bien entendu n'arriva pas. Il se planta devant elle. Elle pouvait entendre son souffle, sentir son cœur palpitant encore de la folie des combats et cette odeur de sang qui maculait tout son être.

Recroquevillée contre son arbre, elle ne voyait plus que ses jambes puissantes et cette lame qui se rapprochait. Fermant les yeux elle attendit un trépas qui ne vint pas, alors que le métal glacé de l'épée brulait la peau de son menton, ne faisant que la forcer à relever la tête.

Comme elle l'avait fait si souvent, elle ne lutta pas et redressa son délicat visage vers celui que le destin avait érigé pour le moment comme son sauveur. N'ayant pas le temps de répondre aux diverses questions, elle vit avec horreur la lame se soulever pour s'abattre juste derrière elle avec une force inouïe, faisant se rompre dans un hurlement métallique la chaine qui la retenait.

"Merci" Lança t'elle malgré elle dans un murmure tout en se défaisant de ses chaines et se massant machinalement les poignets.

La voix puissante de l'homme lui avait posé des questions dont elle ne se rappelait pas vraiment le sens tout en en connaissant pourtant les réponses, car c'était à peu de choses prêt ce qui était toujours demandé, n'est ce pas ?

Elle aurait voulu pouvoir l'observer avant de répondre afin de savoir ce qu'il fallait taire ou au contraire avancer. Était il juste un home en armes ? Le chef ? Plus ? Connaissait il Sébastian ? Les questions commencèrent à se bousculer dans sa tête encore endolorie des mauvais traitements avant qu'elle ne se rappel de son rang...Le plus bas qui soit.

"Je me nomme Eléonore..." Une esclave avait juste un prénom, le reste tout le monde s'en foutait éperdument, alors à quoi bon signaler le reste ?

"Je suis...Enfin j'étais la possession du seigneur de Montferrand."
Avait elle vraiment besoin de rentrer dans les détails ? Certainement serait il assez logique pour comprendre que le seigneur et elle même avaient dû être prit dans le même traquenard auquel il venait d'échapper.

"Ces hommes..." Elle signala d'un signe de tête les cadavres au sol des mercenaires. "Ces hommes pensaient juste me revendre sur le marché afin de se payer quelques pichets." Elle haussa doucement des épaules, comme résignée à ne pas valoir plus. Quand à l'autre question de savoir ce qu'il allait faire d'elle, elle aurait pu comme toutes ces femmes se jeter à se pieds en vantant tout ce qu'elle pouvait faire dans une maisonnée ou tout simplement lui faire pour lui complaire. Mais elle répugna à cela, son honneur était peut être après tout, tout ce qui lui restait.

"Je m'occupait des cuisines dans la maison du seigneur de Montferrand." Hasarda t'elle en le regardant par dessous ses paupières de ses grands yeux noirs fatigués. Elle omis bien entendu de dire qu'elle était et faisait bien plus pour le seigneur, mais avait il vraiment besoin de l'entendre ?

Elle lui aurait bien demandé qui il était, mais de par son rang elle avait déjà assez parlé et là n'était pas ce qu'on demandait à une esclave. Trop parler c'était la menace de déplaire et de se retrouver pendue au bord du chemin. Elle retomba donc humblement dans le silence, restant prostrée à ses pieds à sa mercie.
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Connor de Castleroc
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MessagePosté le: Mar 21 Mar - 15:01 (2017)    Sujet du message: La vallée des larmes Répondre en citant

Lorsque leurs regards s'étaient croisés, la jeune femme avait bien vite baissé le sien. C'était une bonne chose, même si l'on soutenait peu souvent son regard. Peu lui importait la raison, il n'était pas mécontent qu'elle ai agit ainsi.
Connor avait ressenti cette sorte de résignation, à l'approche de sa lame...se demandant presque, si elle n'allait pas avancer sa gorge, au devant de sa lame, comme dans l'attente d'un coup de imposante grâce...qui toutefois, ne vint pas.

La jeune femme se laissait faire, presque mollement. Le colosse était certain, qu'il pourrait bien lui faire tout ce qu'il voudrait, qu'il n'y aurait pas l'ombre d'une rébellion. Qu'avait-elle donc subit, pour qu'il y ai un tel manque de réaction ?
Même lorsqu'il fit céder la chaine, abattant sa lame sur celle-ci, il n'y eu que son regard, qui afficha une réaction. Il put lire la peur de trépasser sous cette imposante lame, sans que le moindre son ne franchisse ses lèvres....si ce n'est un simple "merci" quand elle fut au sol à se masser les poignets.

Tout ce temps, la même question lui trottait dans la tête... que faire d'elle ? Il aurait put abréger ses souffrances et se débarrasser de cette question...mais pourquoi diable, ne l'avait-il pas fait ?
Il ne répondit pas à ce merci, attendant qu'elle réponde à ses questions. Finalement, elle se présenta. Eléonore... une simple esclave, une "possession", comme elle disait, d'un seigneur qu'il ne connaissait que de nom.
Eléonore lui parla ensuite des mercenaires... il semblait donc, qu'ils espéraient la vendre... pour boire quelques verres ? De la simple vermine de bas étages.


- Hum....des vermines sans envergures, sans ambition ! Te vendre juste pour boire... c'est pitoyable !

Il la vit hausser les épaules, puis son air, tout laissait voir, qu'elle y était résignée, avant que tout ceci n'arrive. Mais elle se repris assez vite, en expliquant ce qu'elle faisait, pour son précédent maitre. Le seigneur de Montferrand. Il ne le connaissait que de nom, jamais il n'avait rencontré cet homme.
La jeune femme se tue, restant à ses pieds, tel qu'elle était tombée, lorsqu'il l'avait délivré de cette chaine qui la liait à l'arbre. L'un des soldats s'approcha d'eux, avant qu'il n'ai le temps de s'adresser de nouveau à l'esclave.


- Seigneur de Castleroc.... tout a été récupéré ! Quels sont les ordres ?


Connor se tourna vers le soldat...

- Que les patrouilleurs repartent.... quant aux autres qu'ils se tiennent prêts, nous rentrons !


A nouveau, il se tourna vers l'esclave...

- Toi, tu viens avec moi !

Sans se soucier de savoir ce qu'elle voulait, il retourna vers son cheval, qu'un des soldats tenait par la bride. Il était certain qu'il valait mieux qu'elle suive. Lorsqu'il arriva à sa monture, il monta en selle et se tourna vers Eléonore, qu'il empoigna et installa souleva comme un fétu de paille et installa devant lui. Il prit ensuite la tête de sa troupe et prit le chemin de la forteresse. Une question lui trotta dans la tête et bien sur, il la posa.

- Comment t'es tu retrouvée là ?...Ton ancien maitre s'est-il débarrassé de toi ? T'es-tu enfuie, avant de tomber sur ce ramassis de bons à rien ?



( Désolé pour le temps de réponse et la qualité du post... )
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:33 (2017)    Sujet du message: La vallée des larmes

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